En réponse à Jérôme Pottez
( Commentaire sous mon article du 29 août 2008 sur la suppression
des départements et appel à voter pour les cantonales).

Monsieur Pottez,
Vous m'avez écrit un commentaire sous mon article du 29 août 2008 et je vous en remercie vivement. Il est vrai que je n'aime pas trop la politique politicienne et que j'aime la vie publique en général et à Sangatte en particulier, ma commune de naissance. Je ne reviendrai pas sur les municipales où je devais me présenter, mais plusieurs facteurs ont joué un rôle important pour faire que j'ai préféré m'abstenir d'être sur une liste pour m'occuper amplement de mon frère Jean en attente d'une greffe complète de foie; j'ai aussi donné la priorité à ma vie professionnelle qui m'oblige à des déplacements sur une zone assez large vu que je fais partie d'une brigade de remplacements de professeurs sans compter les nombreux stages que je fais et mon apprentissage du néerlandais.
Il m'est agréable de lire que vous aimez ma proposition de qualifier trois candidats pour le deuxième tour de la présidentielle, vous trouvez bien aussi ma proposition de ne faire qu'un seul tour aux cantonales en sélectionnant deux candidats d'office; cela supprimerait les appels que vous qualifiez de contre-nature. En général, je suis d'avis que nous avons besoin d'une simplification non abusive de la vie quotidienne en général et de la vie démocratique en particulier avec les élections par exemple. Il est bien dommage de constater que l'abstention gagne du terrain lors de nombreux scrutins, cela a pour conséquence que ceux qui sont élus n'ont pas d'électorat franchement majoritaire; l'idéal pour moi étant d'avoir la majorité par rapport aux inscrits, ce qui donne une vraie représentativité et bien entendu une légitimité certaine.
Vous ne savez plus qui vous a dit que j'ai rencontré Lionel JOSPIN quand j'étais en Allemagne et vous me demandez si c'est vrai et ce que je pense de lui. Je vous réponds volontiers: c'est le 9 janvier 1999 que j'ai rencontré Lionel JOSPIN, alors Premier Ministre, lorsqu'il est venu à QUEDLINDBURG dans le Land de Saxe-Anhalt; j'étais en Allemagne pour une année scolaire dans le cadre d'un échange poste pour poste pour professeurs de langue dans la ville voisine de BLANKENBURG. Lionel JOSPIN et Gerhard SCHROEDER alors Chancelier de la République Fédérale Allemande se sont rencontrés dans le cadre de l'inscription de la ville de QUEDLINDBURG au patrimoine de l'UNESCO pour ses maisons à comlombages si je me souviens bien.
Si je n'ai pu discuter avec le Chancelier allemand, j'ai pu m'entretenir avec Lionel JOSPIN quelques instants et je peux vous dire qu'il m'a laissé une image très positive. La conversation fut très cordiale et j'en garde je l'avoue un très bon souvenir. Il méritait à mon sens d'être au deuxième tour de la Présidentielle de 2002, mais les électeurs en avaient décidé autrement, ce sont eux d'ailleurs qui décident à chaque élection. A cet égard, je rappelle que je suis pour le vote obligatoire comme en Belgique, cela supprimerait la contradiction des gens qui se plaignent alors qu'ils ne s'intéressent pas ou plus à la vie publique, et qui râlent quand ils ne sont pas consultés pour des sujets qui les concernent directement. Je suis convaincu que la grande majorité des hommes et des femmes politiques sont sincères dans leur engagement; personnellement, je fais plus confiance aux personnes qu'aux appareils politiques pour faire mon choix car suivre une discipline de parti ne convient pas à mon esprit indépendant. De plus, la vie m'a appris que la théorie, c'est bien gentil, mais la confiance en une personne a plus de poids, pas la couleur politique.
En espérant avoir répondu à votre question, je vous souhaite de continuer à lire mon blog avec plaisir.
Claude SEGARD.
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