POUR UNE REFORME QUI NE COUTERAIT PAS UN SOU, BIEN AU CONTRAIRE.

Dans les collèges et les lycées, la période actuelle se concrétise par une certaine effervescence autour des bulletins et des conseils de classe du premier trimestre qui n'en est pas un car il est déjà tronqué pour essayer d'équilibrer les deux autres, surtout le troisième. Chaque année, du temps, de l'énergie et surtout du papier sont dépensés pour faire un constat qui sera répété au deuxième trimestre peu de temps après en définitive vu la durée des vacances de Noël et de février.
Et pourtant, une réforme toute simple permettrait d'équilibrer l'année et de faire de sérieuses économies : il suffirait de diviser l'année scolaire en deux semestres au lieu de trois trimestres. Les conséquences positives d'une telle partition sont évidentes. Une harmonie entre les deux périodes étant plus facile à trouver, la fréquence des Interrogations Ecrites et des Devoirs Surveillés ne serait plus soumise à l'urgence du calendrier incontournable même et surtout lorsque tous les cours ont pu être assurés. Que dire alors d'une moyenne trimestrielle faite de très peu, trop peu de notes suite à un certain nombre d'heures perdues pour diverses raisons.
Sans forcément aller jusqu'à imposer un nombre minimum de Devoirs Surveillés par semestre comme en Allemagne, un étalement de tous les contrôles serait facilité et permettrait de diminuer le stress qui touche tous les acteurs de l'école y compris bien entendu l'administration à une période de l'année où la fatigue touche beaucoup de monde et pas seulement à l'école d'ailleurs. Certes, les élèves et les parents ont besoin d'un bilan intermédiaire, mais il n'est pas nécessaire de l'imprimer ni de multiplier les réunions coûteuses en temps et surtout en énergie qu'il faut économiser de plus en plus. Quoi qu'il en soit, le travail des élèves reste une donnée de base pour obtenir de bons, voire très bons résultats pourquoi pas avec moins de stress pour les principaux concernés mais aussi pour tous les partenaires de la communauté éducative.

Claude SEGARD.

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