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Publié le 13/12/2007 à 22:32
Par claude.segard
Réponse à un lecteur : à Monsieur Jean-Luc Lefort. Monsieur, Vous avez eu l'amabilité de mettre ce jour un commentaire sous l'Acte III des (més)aventures de Bébert, le chef de gare et je vous en remercie. Vous me posez la question de savoir si Bébert est seulement le fruit de mon imagination fertile ou bien s'il correspond à une personne réelle. La bonne réponse est votre première option.La langue française avec ses nombreux mots à plusieurs sens est une langue qui se prête ( pas à n'importe qui ! ) aisément aux jeux de mots et les étrangers qui l'apprennent sont souvent déroutés par les nombreuses occasions de se tromper pour passer d'une langue à l'autre. L'inverse est bien entendu vrai aussi; les Français qui veulent traduire un mot dans une autre langue langue sont obligés de tenir compte du contexte au risque de faire des contre-sens parfois monstrueux, en tout cas incompréhensible pour un étranger et même si ce dernier a de bonnes bases en français, il ne peut deviner le mot de départ.
Professeur d'allemand et m'intéressant à beaucoup d'autres langues d'ailleurs, je suis sensibilisé à la richesse de la langue française au point de pouvoir jouer avec ses innombrables possibilités de jeux de mots, ce qui me permet d'égayer mon blog avec des phrases à méditer ou bien comme ici avec une histoire un peu plus longue. Mon but est de faire sourire ou même rire mes lecteurs parmi lesquels se trouvent je le sais beaucoup de gens modestes qui n'ont pas toujours l'occasion d'être à la fête.
Cela ne m'empêche pas par ailleurs de traiter de sujets très sérieux et d'apporter ma modeste contribution à la réflexion pour un monde plus juste, plus humain. En vous remerciant encore de vous compter parmi mes lecteurs, je vous assure que votre patience sera bientôt récompensée en ce qui concerne la fin de l'histoire de Bébert, le chef de gare. Amicalement, Claude SEGARD.
Publié le 12/12/2007 à 23:45
Par claude.segard
UNE PETITE BLAGUE ALLEMANDE: IL VA PLEUVOIR, CA S'ARROSE !
Un orage s'annonce. Monsieur Schulz se hâte à travers son jardin avec son tuyau d'arrosage. Etonné, son voisin lui demande : " Mais pourquoi donc continuez-vous à arroser ? " Il va bientôt pleuvoir. - "Justement. Il faut absolument que j'aie terminé avant."
BLAGUE TIREE DE DEUTSCHE WITZE PAR GOOGLE.
AH, DES BETISES, COMME S'IL EN PLEUVAIT ! Claude SEGARD.
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Publié le 10/12/2007 à 19:30
Par claude.segard
LES (MES)AVENTURES DE BEBERT, LE CHEF DE GARE. (ACTE III ) 
D'habitude, Bébert avance avec un train de sénateur, mais là, il y a urgence, il s'agit de Micheline, son BB, comme il l'appelle. Il sait qu'il ne doit plus pleurer, il ne tire plus sur la sonnette des larmes et il arrête de ruminer. Il a à nouveau l'oeil vif, la démarche souple, les idées claires et pour lui, Micheline a toujours eu une conduite exemplaire, elle se proposait, non, ne parlons pas au passé, elle se propose même pour donner un coup de main, elle se charge par exemple des sacs postaux, une tâche qu'il ne faut pas prendre à la légère.  Et justement, l'idée lumineuse qui redonne de l'espoir à Bébert concerne la Une du « Petit Dégourdi »,journal régional que personne ne lit mais dont tout le monde commente le contenu, la Une donc accrochée à la porte des toilettes par son remplaçant, Marcel. Ce matin, les yeux de Bébert faisaient peine à voir à travers le brouillard à couper au couteau, couteau qui n'a même pas servi au petit déjeuner de Bébert, à le regarder , on pourrait se risquer à croire qu'il était complètement beurré.  Bébert avait regardé la feuille mais n'avait lu qu'entre les lignes, alors, bien sûr, il n'avait vu que du blanc tandis que son cerveau avait malgré tout enregistré les gros titres : « Transport de fonds, du nouveau après l'affaire du train postal, JULOT les gros bras a vidé son sac.» Bébert avait un préssentiment, il avait déjà entendu parlé de ce fameux Julot, à la tête de son gang « MEC », magouilles et Compagnie pour les initiés, condamné à cinq ans pour détournement d'avion plus cinq ans en prime pour escroc qui rit; et oui, il s'était payé la tête du président du Tribunal qui faillit avoir une attaque. Seulement voilà, Julot les gros bras a été libéré il y a trois mois pour bonne conduite.  Bébert fonce jusqu'au petit kiosque qu'il a mis en place à côté du guichet principal et que Micheline a décoré amoureusement pour les fêtes de fin d'année. Mais kiosque ça veut dire ? C'est la fin de tout ! Son stand a disparu, décidément, Marcel, son remplaçant, a besoin qu'on lui explique le sens des gravures, et lui Bébert doit absolument lire l'article pour en avoir le coeur net. Mais pour qui se prend-il, ce Marcel, il a beau être une armoire à glace, Bébert va lui montrer de quel bois il se chauffe, il sent déjà la température monter.  A la limite, Bébert se fiche pas mal du kiosque, mais Marcel aurait pu lui en parler, et là, il a dépassé les bornes. Pour l'instant, Bébert est à mille lieues de penser que l'attitude de son remplaçant n'était pas anodine, mais même s'il n'a pratiquement rien mangé depuis plusieurs jours, il est estomaqué et en même temps tellement électrifié qu'il va y avoir des étincelles,il y a de l'orage dans l'air, et il ne va pas y aller par quatre chemins pour demander des explications à Marcel qui justement est en train de lire le journal en question !  Bébert n'attend pas demain pour lui prendre le journal sans autre formalité, passe devant le grand panneau horaire, v érifie que le train postal est bien à 23h12, monte dans son logement, et, en fonction de ce qu'il va lire, il prendra les mesures qui s'imposent même s'il n'est pas géomètre. Il se dit que s'il a vu juste, il a déjà une petite idée de ce qu'il va décider. Et en passant devant la photo de Micheline avec un verre de jus de pomme à la main, il lui fait le serment d'éclaircir toute cette histoire même s'il fait déjà nuit. En somme, il fait à Micheline « Le serment du jus de pomme. » 
La suite au prochain épisode.
Claude SEGARD.
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Publié le 10/12/2007 à 18:07
Par claude.segard
Réponse à un lecteur : Réponse à Jean-Louis de Boulogne-sur-Mer. Le 4 décembre dernier, vous avez eu l'amabilité de me laisser un commentaire à propos de la sélection pour l'entrée au Lycée en Allemagne et je vous en remercie. Vous me posez la question de savoir ce que j'entends par une approche sociale plus forte des pays nordiques par rapport à l'Allemagne, et j'y réponds volontiers. En écrivant cette phrase, je pensais surtout à la poursuite d'études. En Suède notamment où le système est bien huilé depuis longtemps, les étudiants majeurs-en principe, ils le sont tous après avoir obtenu leur bac- sont véritablement considérés comme des adultes à part entière. Tout étudiant qui le désire peut obtenir une bourse, une sorte d'allocation d'études sous forme de prêt qui lui permet de vivre décemment, de se loger en résidence universitaire, de faire face à tous les besoins courants et bien entendu d'étudier. Ce prêt est accordé sans tenir compte des revenus des parents, on considère qu'à 18 ans, on est majeur, que l'on a donc le droit de vote et que l'on peut décider indépendamment des parents. Ce qui permet aux étudiants sérieux mais d'origine modeste de ne pas continuer à dépendre de leurs parents. Ce qui prévaut, c'est l'esprit de responsabilité; certes, il faut rembourser ce prêt, mais les étudiants ne commencent à le rembourser qu'à partir du moment où ils travaillent et ils remboursent moins ou même rien selon le montant de l'emprunt quand ils réussissent leurs examens rapidement. En simplifiant, les étudiants ont de bonnes conditions pour réussir, font tout pour réussir leurs études dans des délais les plus courts possibles, car cela signifie rembourser moins et entrer plus vite sur le marché du travail où les attendent des salaires élevés. En espérant avoir répondu à votre question, je suis ravi de vous compter parmi mes lecteurs.
Amicalement, Claude SEGARD.
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Publié le 09/12/2007 à 20:49
Par claude.segard
UNE PETITE BLAGUE ALLEMANDE POUR NOUS DISTRAIRE... Le médecin est appelé au beau milieu de la nuit. Il ausculte la patiente :
« Avez-vous déjà fait votre testament »
« Non, Docteur, est-ce donc vraiment si grave que ça ? »
« Faites venir un notaire et appelez tout de suite vos plus proches parents ! »
« Est-ce que cela signifie que je n'en ai plus pour longtemps? »
« Ce n'est pas ça, mais je ne veux pas être le seul à être sorti du lit au beau milieu de la nuit sans raison valable! » Blague extraite de Deutsche Witze.net par google.
Cette petite histoire me fait penser au Malade imaginaire de Molière.
Claude SEGARD.
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Publié le 08/12/2007 à 22:03
Par claude.segard
Quelques propositions en matière fiscale. Les quelques 800 000 foyers français âgés modestes touchés à 100% ou non par la redevance télévision 2008 à raison de 116 Euros à taux plein doivent se poser des questions tout comme beaucoup d'autres Français d'ailleurs contraints de se serrer la ceinture. Certains députés ont penché pour une exonération partielle de 50%, ce qui équivaut à une demie mesure, sans mauvais jeu de mots. A l'heure où la question du pouvoir d'achat alimente les colonnes des médias et bien entendu les conversations du plus grand nombre, pourquoi cette taxe n'est-elle pas purement et simplement supprimée tout comme l'a été la vignette automobile d'ailleurs ? Certes, les déficits doivent être contenus mais se torturer l'esprit pour faire rentrer de l'argent à tout prix, en pesant sur le porte-monnaie notamment celui des plus modestes, n'est pas la solution idéale. A noter que cette redevance n'existe plus par exemple aux Pays-Bas, au Luxembourg, en Espagne et au Portugal depuis plusieurs années, et leurs télévisions ne s'en portent pas plus mal pour autant. Pourquoi ne pas faire supporter les charges financières par ceux qui profitent le plus du petit écran, c'est à dire les publicitaires. Il est prouvé que les sommes investies dans la publicité à la télévision sont largement rentables, les annonceurs se bagarrant pour occuper les meilleurs créneaux, les téléspectateurs achetant plus facilement les produits qu'ils voient sur le petit écran? Il est vrai que la fusion de la redevance télévision avec la taxe d'habitation a eu lieu il y a trois ans et qu'en même temps, la fin de l'exonération de la redevance était prévue pour 2008. Mais pourquoi ne pas pousser la simplification jusqu'au bout? Puisque la taxe d'habitation dépend des revenus et que les foyers à revenus trop modestes bien nombreux en France en sont exonérés, il serait plus judicieux de la supprimer elle aussi ( Laurent Fabius l'avait d'ailleurs suggéré en son temps. ) et de tout faire fonctionner par rapport aux revenus. Il est effrayant de constater que de la paperasse est gaspillée pour des dossiers d'exonération justifiée sans compter bien entendu que des fonctionnaires sont payés pour s'occuper des demandes venant de foyers ne payant pas de toute façon d'impôts sur le revenu. Et que dire de la taxe d'habitation due pour les garages comme si l'on pouvait y habiter encore que des gens le font car ils ne disposent pas de revenus suffisants pour obtenir un logement décent ? Je me souviens au passage d'un monsieur décédé dans l'incendie de son garage où il avait élu domicile à Calais-Nord, c'était il y a environ trois ans. Pour continuer dans les simplifications administratives, il serait bon de regrouper à une seule adresse par secteur tout ce qui concerne la fiscalité, pourquoi déclarer d'un côté, payer de l'autre, tout cela est source d'erreurs, de retards, de désagréments de toutes sortes. Prenons l'exemple de Laon dans l'Aisne où une dispersion des différents services fiscaux en divers bâtiments de la ville coûte une fortune ne serait-ce qu'en fonctionnement. Saluons une réforme en cours qui va justement dans le bon sens, c'est la logique du guichet unique, du moins d'une seule adresse pour un dossier, ce qui normalement doit conduire à une meilleure gestion et à une meilleure compréhension entre administrations et usagers. Enfin, une autre réforme enmatière fiscale serait selon moi la bienvenue, il s'agit du prélèvement de l'impôt sur le revenu à la source comme cela existe dans d'autres pays comme l'Allemagne ou le Danemark pour ne citer que ceux-là. On en parle depuis quelques années déjà. Cela permettrait aux gens de savoir de savoir où ils en sont en matière de disponibilités financières; cela ne supprimerait pas la déclaration mais les contributions ne seraient plus versées après coup et chacun y trouverait son compte, c'est le cas de le dire. L'administration fiscale n'aurait pas à attendre l'année suivante et les contribuables auraient moins de surprises en cas d'imprévus indépendants de leur volonté. Pensons également aux nombreux problèmes générés actuellement par les déménagements à une époque où la mobilité géographique est un atout pour trouver ou retrouver du travail. On peut même imaginer un versement des retraites net d'impôts de façon à limiter la paperasse avec ou sans déménagement d'ailleurs.Il faudrait également une retenue à la source sur tous les revenus, absolument tous les revenus, surtout financiers, avec un taux de prélèvement forfaitaire raisonnable et éviter les parachutes dorés car tout le monde ne peut se permettre de prendre l'avion et de prendre une retraite tout en n'ayant pas forcément été à la hauteur de sa mission ! Blague à part, voilà modestement quelques pistes de réflexions sur lesquelles des personnes plus compétentes que moi peuvent se pencher en sachant également que toute réforme est bonne quand elle ne va pas à l'encontre des intérêts des personnels, des usagers et de l'administration elle-même, le but d'une réforme étant bien entendu d'aller dans le sens d'une amélioration générale.
Claude SEGARD.
Publié le 07/12/2007 à 22:37
Par claude.segard
LES (MES)AVENTURES DE BEBERT, LE CHEF DE GARE. ( ACTE II ).
Voilà bientôt huit jours et bien sûr huit nuits que Bébert a disjoncté et tout le monde est déjà au courant grâce aux reporters qui ont rempli leurs colonnes avec son sang qui n'a fait qu'un tour au point de perturber la circulation dans sa petite gare provinciale pendant au moins deux bonnes plombes. Sa hiérarchie l'a d'ailleurs mis au repos forcé sans fixer de date de reprise car Bébert est encore tout retourné. Gare à celui qui voudra approcher Bébert qui, on s'en souvient, avait mis un super aller-retour à un psychologue qui n'avait pas su prendre de gants avec notre malheureux alors qu'on était en plein hiver.  La nuit, Bébert ne dort pas, il ne peut pas dormir lui qui, dans sa vie, n'a connu que le droit chemin, à part peut-être les courbes généreuses de Micheline. Soulignons au passage que par courtoisie, nous n'entrerons pas dans les méandres de leur vie privée surtout que Bébert et Micheline nous ont donné pour consigne de garder leurs secrets, il y a dans ce domaine des barrières à ne pas franchir. Pour lui, sa vie est devenue une voie sans issue. S'aimer, c'est regarder tous les deux dans la même direction, mais maintenant, il est tout seul, il n'arrête pas de regarder son film préféré « Il était une voie dans l'ouest ».  Le jour, il parcourt la campagne comme un zombie, oh sa tête n'est pas belle à voir, on croirait bien qu'elle a rencontré un fer à repasser. Faut dire qu'à onze heures – Bébert aime bien manger de bonne heure – sa soupe s'est transformé en bouillon; visiblement, il n'est pas dans son assiette, faut dire qu'il n'a toujours pas avalé le départ de Micheline, alors, il a renvoyé toute la marchandise – remarquez, comme ça, il gardera la ligne - . Il est tellement énervé qu'il n'arrive pas à résoudre cette équation à une inconnue, surtout après vingt ans de voie commune. Non, décidément, Bébert n'en est toujours pas revenu que Micheline, sa Micheline, soit partie on ne sait où et il verse toutes les cinq minutes des larmes de crocodile.  Par défi, il continue à siffler même et surtout quand il traverse le village mais tous les villageois ne sont pas sympa comme les routiers. Au détour d'un chemin de traverse, un habitant malapris a même lancé à Bébert : « Tu peux toujours siffler, tu ne la reverra plus, ta Micheline »! Bien entendu, l'effronté s'est sauvé en quatrième vitesse craignant bien évidemment la foudre de Bébert qui en a ras la casquette de voir les gens se moquer de lui. 
La tête de Bébert est un vrai champ de bataille, alors, il va s'allonger dans l'herbe et il rumine et rumine encore plus comme la vache à côté de lui qui regarde tranquillement passer les trains. Non, il n'est vraiment pas en forme, Bébert, lui le boute-en-train de toujours d'après son horoscope,il n'a décidément pas le coeur à mettre de l'ambiance; en temps normal, vu qu'il est du signe du taureau, il aurait déjà crié : « oh, la vache », non pas en parlant de Micheline, mais de sa ruminante de voisine, une beauté digne de participer à un concours mais les circonstances sont toutes autres.  Bébert ne comprend toujours pas ce qui lui arrive; lui qui a toujours eu du bol jusqu'à présent n'a pas pu boire sa soupe préférée ce midi.Non, il y a vraiment quelque chose qui clôche dans ce départ de Micheline, on n'était pas encore à Pâques de toute façon. Et tout à coup, une idée traverse la tête de Bébert à la vitesse de l'éclair, le transporte sans délai chez lui, il file jusqu'à la salle des pas perdus de sa petite gare chérie car il croit à nouveau à son étoile qui ne l'a jamais quitté et tous ceux qui le voient passer croient qu'il a entendu des voix.

Bébert répète à qui mieux mieux « Faux départ, faux départ ».
La suite au prochain épisode.
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