Le 4 décembre dernier, vous avez eu l'amabilité de me laisser un commentaire à propos de la sélection pour l'entrée au Lycée en Allemagne et je vous en remercie. Vous me posez la question de savoir ce que j'entends par une approche sociale plus forte des pays nordiques par rapport à l'Allemagne, et j'y réponds volontiers.
En écrivant cette phrase, je pensais surtout à la poursuite d'études. En Suède notamment où le système est bien huilé depuis longtemps, les étudiants majeurs-en principe, ils le sont tous après avoir obtenu leur bac- sont véritablement considérés comme des adultes à part entière. Tout étudiant qui le désire peut obtenir une bourse, une sorte d'allocation d'études sous forme de prêt qui lui permet de vivre décemment, de se loger en résidence universitaire, de faire face à tous les besoins courants et bien entendu d'étudier. Ce prêt est accordé sans tenir compte des revenus des parents, on considère qu'à 18 ans, on est majeur, que l'on a donc le droit de vote et que l'on peut décider indépendamment des parents. Ce qui permet aux étudiants sérieux mais d'origine modeste de ne pas continuer à dépendre de leurs parents.
Ce qui prévaut, c'est l'esprit de responsabilité; certes, il faut rembourser ce prêt, mais les étudiants ne commencent à le rembourser qu'à partir du moment où ils travaillent et ils remboursent moins ou même rien selon le montant de l'emprunt quand ils réussissent leurs examens rapidement. En simplifiant, les étudiants ont de bonnes conditions pour réussir, font tout pour réussir leurs études dans des délais les plus courts possibles, car cela signifie rembourser moins et entrer plus vite sur le marché du travail où les attendent des salaires élevés.
En espérant avoir répondu à votre question, je suis ravi de vous compter parmi mes lecteurs.
Amicalement, Claude SEGARD.
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