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Publié le 27/09/2008
Par claude.segard
 

LA GRANDE BRADERIE IMMOBILIÈRE CONTINUE.

LA CRISE FINANCIÈRE EST LÀ, MAIS PAS POUR TOUT LE MONDE!


   La grande braderie immobilière que je constatais début juin dernier connaît actuellement sa suite logique : la grande braderie bancaire. Même si le phénomène de faillite bancaire ne touche en théorie actuellement que les États-Unis, il ne faut pas s'attendre à ce que l'Oncle Sam fasse hériter les Européens d'une fortune colossale, mais bien au contraire d'uncadeau empoisonné : la bulle déflationniste. Même si les politiques économiques de la plupart des pays européens n'en portent pas officiellement le nom, il faut bien déjà parler de récession, de rigueur avec une faible inflation et un chômage grandissant ainsi qu'une montée de la pauvreté visible ou non. Malgré les déclarations rassurantes de bon nombre de nos dirigeants, nous sommes déjà en pleine crise économique équivalente en ampleur à celle de 1929 au niveau des causes. Après la forte spéculation purement financière à l'américaine, c'est à dire non basée sur le travail et la vraie croissance, c'est le reflux à la vitesse grand V.

   Le libéralisme à tout crin donne l'illusion de s'enrichir facilement en période de propérité économique mais agit comme un boomerang dès que la bulle éclate car elle était de toute façon superficielle. L'euphorie de la bourse fait place à la déconfiture des organismes financiers et des particuliers qui se sont engagés à la légère dans des paris risqués à moyen ou à long terme mais dont les effets négatifs se font sentir à court terme, source de catastrophe. Tous ceux qui ont abusé du crédit sont pris au piège et que ce soit aus États-Unis ou bien même en Europe, on ne parle actuellement que de venir en aide aux banques et autres établissements financiers alors que les principales victimes sont encore une fois les petites gens.

   Il y a une question que l'on doit se poser : qui est responsable et coupable ? Ceux qui proposent des crédits ou ceux qui les acceptent ? La plupart des gens croient que la crise, c'est comme les accidents, ça n'arrive qu'aux autres. Ils veulent à tout prix, c'est le cas de le dire, devenir propriétaire d'une belle maison, d'une belle voiture, se payer des vacances plusieurs fois dans l'année, mais quand le porte-monnaie craque, ils s'aperçoivent que la belle vie, c'est comme Capri, c'est fini. Il faut voir pour s'en convaincre le nombre de logements à vendre qui gonfle tous les jours. A force de vouloir vivre au dessus de ses moyens,et surtout à crédit, il y a toujours un moment où la réalité s'impose à tous, ou presque. En effet, tout le monde ne subit pas la crise, loin s'en faut !

L'aberration dans cette crise qui risque de durer pour le plus grand nombre, c'est que le « système » profite dans certains cas aux responsables de la situation; pour simplifier, il suffit de penser à ce qu'on a l'habitude d'appeler les parachutes dorés. Il ne s'agit pas de montrer du doigt ceux qui ont fait des erreurs de gestion et qui subissent la dure loi du licenciement, il s'agit de dénoncer les abus car c'est bien là que le bât blesse. Pourquoi récompenser largement les responsables de catastrophes ?

   En définitive, ce sont toujours les contribuables qui paient les pots cassés. Ils ont droit à la double peine : ils subissent directement les conséquences de politiques au sens global décidées par d'autres et paient la facture au final pour renflouer les caisses de ceux à l'origine du problème pour ne pas employer un mot plus fort. En fait, malgré la bonne volonté affichée par les gouvernements successifs dans différents pays depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, tout le tohu-bohu actuel comme les précédents vient du fait que nous sommes sous la tutelle des États-Unis qui font la pluie et le beau temps en jouant avec la valeur de leur monnaie.

   Si les pays européens et les autres pays émergeants veulent pouvoir agir positivement sur leur propre destin et aussi sur le reste du monde, il est urgent de changer les règles des mécanismes financiers internationaux. La mondialisation s'impose à nous avec les lois américaines du marche-ou-crève avec un Dollar qui joue au yoyo, il serait temps de donner à l'Euro le rôle qu'il était censé jouer à sa création, c'est à dire un rôle de régulateur en lui ajoutant un rôle social en étant au service des populations et non l'inverse.

   Pour conclure, l'énergie devenant de plus en plus une préoccupation majeure du plus grand nombre, il serait juducieux de faire en sorte que l'Euro remplace le Dollar pour le règlement de nos approvisionnements notamment en pétrole d'une part, et qu'une nouvelle solidarité financière internationale se mette en place grâce à lui d'autre part, le modèle américain n'étant pas l'idéal. Sinon, l'écart entre les pays pauvres et les pays dits riches risque de continuer à se creuser. De la même manière, il est urgent de mettre fin aux inégalités criantes à l'intérieur d'un même pays en s'attaquant en priorité aux largesses dont bénéficient une minorité de privilégiés tandis que la majorité se soucie de son lendemain. Des pauvres dans des pays riches ? Va comprendre, Charles ! La balle est dans le camp des politiques.

 

Claude SEGARD. Cliquez aussi sur       http://blog.ifrance.com/segard.sangatt

Les commentaires
Publié le 28/09/2008
Par Pour les moules Raoul
Vous avez raison encore une fois, ce sont les petits qui vont trinquer comme toujours; pas de parachutes dorés pour les Sangattois privés de la parole au sujet des moulières. Je viens de mettre un commentaire sur le blog de votre frère Jean; alors, ça y est, il y a une plainte de déposée, j'espère que certains vont répondre de leurs actes, les responsables doivent être punis, à tous les niveaux!
Super votre article, au moins vous, vous défendez les petits.
Pour les moules, Raoul.
Publié le 01/10/2008
Par Philippe M.
Bonjour, je viens de mettre un long commentaire sur le blog de votre frère Jean; je ne serai pas aussi long pour vous; je veux seulement vous dire bravo pour votre blog, je vous félicite pour cet article car vous défendez les petites gens; vous êtes surtout modéré mais vos traductions des chansons de Tokio Hotel plaisent à ma fille et à sa meilleure copine ! Tous les week-ends, elles attendent la prochaine chanson. Pas mauvaises non plus, vos blagues allamandes et hollandaises ! Bon, j'arrête là, je suis bavard!
Philippe M.
Publié le 01/10/2008
Par Marc Rombouts
Les pays qui ont décidé le résultat de la deuxième guerre ont maintenant le pouvoir dans le monde. Après plus qu'un demi-siècle ce sont les Etats-Unis en les pays anglophones qui ont le pouvoir le plus beaucoup avec le capitalisme comme système. Je pense que les politiciens de l'Europe ne peuvent rien changer. C'est trop tard. L'Union de l'Europe était une chance pour changer beaucoup, mais cela ne va pas assez vite. J'ai l'impression que beaucoup de politiciens socialistes sont devenus déjà libérale.
Je vois aussi que la pauvreté n'est plus consideré que quelque chose d'injustice. L'indifférence pour la pauvreté est devenu de plus en plus grande. En réalité j'ai l'impression que les politiciens le considère comme une chose inévitable. Mais je crois que nous sommes dans le début d'une autre époque, malheureusement beaucoup de gens vont devenir pauvre, et maintenant tout le monde va sentir et connaître les caractéristiques negatives du capitalisme, il ne faut rien attendre des hommes politques, qui n'a pas de travail est paresseux, ce sont les pauvres qui sont mauvais, le système est bon.
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