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Publié le 22/03/2009 à 23:41
Par claude.segard
RÉPONSE AUX LECTEURS, À LUCAS LANDRY DE SAINT-OMER ET GUY ALLEMERSCH DE DUNKERQUE. RECHERCHE D'IMAGES.

Sous la blague illustrée de requins du 15 mars dernier, vous me demandez où je trouve les images qui accompagnent les textes qui paraissent sur mon blog. Il est vrai qu'il n'est pas toujours facile à première vue d'agrémenter un texte, une poésie, une blague ou un article sur un sujet sérieux ou non. Pour ma part, comme je l'ai déjà indiqué dans une réponse à un lecteur le 30 mai 2008, je cherche le plus souvent par google, rubrique images, en choisissant des mots-clefs les plus proches du sujet traité. Il est logique pour des Français de chercher en priorité en Français, mais j'ai la chance de connaître plusieurs langues ( allemand, anglais, néerlandais par exemple ) et de pouvoir puiser très largement dans la banque de données de google qui est un formidable moteur de recherche; pour les requins, j'ai cherché en français, en allemand ( Haifisch ) et même en anglais ( shark ), petite remarque au passage, il est possible de chercher au singulier ou au pluriel, Haifische et sharks et l'on élargit ainsi les possibilités.  Prenons un exemple dans le domaine du cheval, on peut bien entendu taper d'abord le mot cheval et faire défiler la galerie et cliquer sur l'image qui nous intéresse; seulement, le mot cheval est en lui-même bien trop vaste et si l'on ne trouve pas, il faut élargir le champ en opérant ce qu'on appelle en anglais un brainstorming ( tempête dans le cerveau )avec des synonymes ou bien des mots plus précis concernant le cheval; il est très étonnant de voir la richesse de vocabulaire qui tourne autour du cheval; en voici un aperçu: jockey, équitation, driver, dressage, poney, tiercé, quarté, quinté, pmu, sulky, pur sang, cow boy, rodéo, western, far west, ranch, Lucky Luke, Jolly Jumper, Les Dalton, country, country dancer, danse country, etc... Pour aller plus loin dans la recherche, on peut ajouter le mot gif ou gif animé, le mot photo ou un autre mot ou une expression comme coucher de soleil ou encore bord de mer selon l'ambiance que l'on veut créer ou qui est nécessaire, essayez aussi les mots dans différents ordres, ce qui permet un grand nombre de combinaisons. Une chose à savoir aussi, c'est que la banque de données s'enrichit sans cesse et il n'est pas étonnant d'obtenir des images différentes dès le lendemain à la même heure en tapant les mêmes mots-clefs, un conseil au passage: si une image ou un gif vous plaît, enregistrez-les aussitôt sur votre ordinateur même si vous pensez les utiliser seulement plus tard car vous n'êtes pas sûr de les retrouver facilement .
 Pour terminer, Monsieur Guy Allemersch, vous me demandez également des trucs pour aller sur des sites allemands et autres car votre fils va faire un blog et voudrait donc augmenter ses chances de trouver des images pour accompagner ses articles; procédez donc comme en français, mettez un ou plusieurs mots-clefs en langue étrangère et vous obtiendrez une galerie de plusieurs pages où vous pourrez donc puiser; le cas échéant, regardez dans un dictionnaire l'équivalent des mots qui vous intéressent; notez-bien également que la photo de la galerie fait elle-même partie d'un blog ou d'un site et qu'en visitant plusieurs pages, vous pourrez à nouveau tomber sur d'autres images intéressantes. Dernier point, faites bien attention au fait que toutes les images, gifs ou photos ne peuvent pas être utilisées librement, il faut dans certains cas demander l'autorisation, ou simplement mentionner l'origine, il peut aussi y avoir des droits d'auteur; dans le doute, abstenez-vous, et si jamais un auteur vous demande de retirer une photo ou une image, faites-le tout simplement. Amicalement, Claude SEGARD. Cliquez aussi sur http://blog.ifrance.com/segard.sangatt
Publié le 06/03/2009 à 12:45
Par claude.segard
RÉPONSE À UN LECTEUR, À FABRICE AU SUJET DE L'ENTREPRISE TIOXIDE À CALAIS. IL N'Y A PAS DE PARACHUTE SOCIAL !

Fabrice, Dans votre commentaire d'hier sous mon hommage à Monsieur Gaston Lannoy, ancien agriculteur-éleveur de Sangatte-Blériot-Plage, vous me posez la question de savoir si l'entreprise TIOXIDE va fermer. Les 270 employés de l'usine ont raison de s'inquiéter pour leur avenir car les perspectives ne sont pas bonnes, non seulement pour TIOXIDE, mais aussi pour de nombreuses entreprises du Calaisis. A cet égard, il faut souligner que nous sommes dans une crise mondiale et que la situation ne touche donc pas que CALAIS. Dans des articles précédents, j'ai bien indiqué que cette crise va durer au moins quatre ans car les mêmes causes produisent les mêmes effets; nous n'avons malheureusement pas encore touché le fond de cette dépression et le plus déplorable, c'est que pour l'instant, aucune véritable remise à plat du système qui l'a provoquée n'est envisagée. La plupart des pays agissent sur les effets extérieurs et apparents sans prendre le problème à bras le corps; pratiquement partout, il est question de plans de relance sans s'interroger à fond sur les mécanismes qui amènent les crises économiques. Le plus aberrant, c'est que des parachutes dorés existent pour des gestionnaires indélicats généreusement récompensés pour leur incompétence; par contre, il n'y a pas de parachute social pour les salariés qui subissent la loi des actionnaires qui n'ont d'yeux que pour la bourse. Il ne s'agit pas d'opposer les uns aux autres, il s'agit de trouver de nouvelles règles du jeu où l'humain ne serait pas oublié, car c'est bien de cela qu'il s'agit. L'argent-roi, le crédit facile sans garde-fou, la spéculation effrénée à tous les niveaux et par tous les acteurs de la vie économique font des millions de victimes dès que la machine déraille. Les entreprises comme les particuliers ont un porte-monnaie; dès que les sorties d'argent dépassent les rentrées, la sonnette d'alarme est tirée et la question de la survie est posée; comme l'on dit familièrement, ça ne peut plus durer comme ça! Une autre logique d'harmonie, de coopération et de développement économique- au passage, on devrait s'inspirer des pays nordiques!- doit être instaurée au niveau mondial, sinon, nous sommes condamnés à revivre des tensions nationales et internationales que personne ne souhaite mais qui réapparaîtront si nous ne changeons pas la donne. Aussi bizarre que cela puisse paraître, il faudrait que cette crise s'accélère pour provoquer une réelle prise de conscience que le système bancaire ne doit pas s'opposer à la question sociale. J'en veux pour preuve que la Banque Centrale Européenne vient de baisser son taux directeur et qu'elle envisage un nouveau « geste » à plus ou moins brève échéance, cela signifie que nous sommes bien dans un risque de déflation généralisée ( baisse des prix et même baisse des revenus ! ). La balle est dans le camp des dirigeants de ce monde; en tout cas, il est urgent d'agir non pas pour sauvegarder le système mais pour en construire un autre sur des bases beaucoup plus saines. En attendant, les réalités s'imposent à nous, et les particuliers que nous sommes n'avons qu'un seul choix possible : ne pas nous engager à la légère dans de gros crédits car l'avenir-et les revenus- sont encore incertains. Amicalement, Claude SEGARD. Cliquez aussi sur http://blog.ifrance.com/segard.sangatt
Publié le 24/02/2009 à 19:31
Par claude.segard
RÉPONSES AUX LECTEURS: (COMMENTAIRES SUR LA BLAGUE ALLEMANDE DE CE MARDI 24 FÉVRIER 2009 )

A PHILIPPE :
Bien sûr qu'il faut sauver les emplois, j'ajoute, il faut en créer d'autres ! Il est bien entendu nécessaire de changer de logique de l'argent -roi où les personnes ne sont plus respectées.
Si je suis branché Allemagne et Hollande ? En tant que professeur d'allemand, j'ai forcément un lien avec les pays de langue allemande, il n'y a pas que l'Allemagne où l'on parle allemand, j'apprécie aussi l'Autriche où je suis déjà allé pour aider des personnes âgées en vacances avec Michel Stiletto. Il est vrai que j'aime la Hollande dont j'apprends la langue, mais la Belgique aussi bien flamande que wallonne me plaît beaucoup aussi. Quant à dire que je n'aime pas l'Angleterre, disons que ce n'est pas un pays qui m'attire en priorité, mais il m'arrive d'y aller par exemple en excursion avec le Centre Social et Culturel de Sangatte qui organise des sorties agréables; les pays, c'est un peu comme la musique, on a ses préférences sans forcément dénigrer ceux qui ont des goûts différents.Respect avant tout ! Cependant, j'ai déjà pensé à mettre à l'avenir quelques bonnes citations en langue anglaise avec bien entendu la traduction en français.
À Paul BEHEN :
La crise est mondiale à part quelques exceptions et l'Allemagne comme les Pays-Bas sont touchés à peu près dans les mêmes proportions que la France. L'Allemagne va connaître de grosses difficultés surtout dans le secteur automobile et parce qu'elle dépend en grande partie de ses exportations, mais elle s'en sortira à mon avis plus vite et mieux que la France car elle a une poire pour la soif avec justement les bénéfices de son commerce extérieur positif l'an dernier, ce qui lui laisse une marge de manoeuvre, grâce aussi au fait que, comme je l'ai déjà écrit dans un article précédent, elle subit une pression démographique moins forte de sorte que moins de jeunes arrivent sur le marché du travail; de plus, la Chancelière et son gouvernement ont pris très rapidement des mesures de grande ampleur pour relancer l'économie. En ce qui concerne les Pays-Bas, il faut dire que le scenario sera presque le même qu'en Allemagne au niveau de la rapidité de sortie de crise: le consensus social permet déjà de travailler à temps partiel sans que la perte de salaire soit une catastrophe, faut dire que les salaires sont en général supérieurs aux salaires français, donc le chômage partiel s'il y a lieu n'a pas la même dimension négative qu'en France. Il est vrai qu'il faut changer le système, il faut surtout réduire les inégalités flagrantes; aurons-nous une grosse révolution de style MAI 68 ? Nous devons malheureusement admettre que des débordements extrêmes risquent de se produire si la fracture sociale n'est pas endiguée avec des mesures rapides ( j'ai déjà fait des propositions il y a peu ) qui donnent un fort signal d'espoir et surtout d'amélioration pour les plus démunis de plus en plus nombreux face à la crise.
À SOPHIA: 
Dans ma réponse à Paul Behen et dans des articles précédents, j'ai déjà répondu en grande partie à votre remarque. Je suis d'accord avec vous pour dire qu'enfin, la Bourse a craqué. La richesse plus ou moins artificielle basée sur la spéculation et non sur le travail voit ses limites avec la crise du crédit à tout va largement remis en cause. Souhaitons que les décideurs sauront prendre la mesure de cette stridente sonnette d'alarme pour engager les réformes nécessaires pas seulement au niveau de chaque pays individuellement où les électeurs devront bientôt se prononcer ne serait-ce qu'au niveau de l'Europe. C'est surtout une logique respectueuse des personnes qui doit se mettre en place, et non un système d'alternance de partis politiques qui se rejettent les responsabilités à chaque débat sans rien changer fondamentalement aux causes de la question sociale. Claude SEGARD. Cliquez aussi sur http://blog.ifrance.com/segard.sangatt
Publié le 09/02/2009 à 19:24
Par claude.segard
RÉPONSE À UN LECTEUR, À RENÉ DE GRAVELINES AU SUJET DE L'IMPLANTATION D'UN CENTRE LECLERCQ À OYE-PLAGE. 
René, Le projet d'implantation d'un centre LECLERCQ à OYE-PLAGE entre CALAIS et DUNKERQUE suscite soit l'adhésion soit le rejet ou même l'indifférence. Vous craignez pour les commerces déjà existants en nombre suffisant dans la commune. Votre préoccupation est légitime de savoir si cette nouvelle implantation ne va pas faire tout simplement une concurrence plus ou moins déloyale aux enseignes présentes depuis quelques années déjà. Si j'ai bien compris le projet, il ne s'agit pas d'une simple implantation pour elle-même. Elle s'inscrit dans la logique d'une zone de développement de la commune avec du commercial, de l'activité économique et du logement. Il est certain qu'une enseigne supplémentaire va drainer une clientèle locale qui aura ainsi un choix plus grand et aussi une clientèle plus large et de passage; un accroissement de la population locale devrait être bénéfique à tous les commerces et aux écoles en particulier. Le dossier a certainement été bien étudié par le maire, monsieur Olivier Majewicz, ainsi que par son adjoint chargé du développement économique, monsieur Debruyne. L'ouverture de l'enseigne LECLERCQ étant prévue pour 2012, il s'agit pour les commerces existants de s'y préparer en faisant tout pour attirer dès à présent une clientèle nouvelle à OYE-PLAGE, par un dynamisme renouvelé. Claude SEGARD. Cliquez aussi sur http://blog.ifrance.com/segard.sangatt
Publié le 08/02/2009 à 16:32
Par claude.segard
RÉPONSE À UN LECTEUR, À MR BERNARD VALAIS. « SI J'ÉTAIS PRÉSIDENT ». 
« Quelles sont les principales mesures concrètes que vous prendriez SI VOUS ÉTIEZ PRÉSIDENT ? » La question que vous me posez là est très flatteuse, même écrite avec un ton humoristique. Je n'ai pas la prétention d'exercer une si haute fonction mais je peux toutefois donner quelques pistes de réflexion à mes lecteurs et aux décideurs potentiels. Tout d'abord, comme je l'ai écrit pour Barack Obama, un homme ne peut pas tout, il doit être bien entouré. Certes, lorsque l'on est à la tête d'un pays, on représente une certaine orientation, une ligne directrice et l'on donne une impulsion à son gouvernement pour mener la politique voulue. Les réponses à la crise que nous vivons se trouvent évidemment entre les mains des dirigeants, mais elles se trouvent aussi en chacun de nous, toutes proportions gardées bien entendues. Ensuite, si l'on admet que nous vivons actuellement une récession de grande ampleur comparable à la crise de 1929, il est alors nécessaire de déclarer l'état d'urgence, et qui dit état d'urgence, dit inévitablement des mesures à prendre dans des délais les plus brefs car la précarité qui gagne de plus en plus de gens ne peut souffrir une attente supplémentaire pour entrevoir une éclaircie. D'un côté,le Gouvernement Français avec Nicolas Sarkozy comme chef d'orchestre, même s'il connaît les limites de son action par l'intégration européenne et aussi la mondialisation peut réunir un conseil de crise et décider par exemples des mesures applicables immédiatement pour que l'impact soit ressenti positivement dans l'opinion, par exemple : TVA à taux 0% pour les produits de première nécessité. Suppression de la première tranche d'impôt. Réquisition des logements vides. Interdiction des parachutes dorés. Augmentation conséquente de l'aide au logement.
Augmentation des allocations familiales. Allongement du congé maternité à un an ( comme en Suède ). Augmentation négociée des bas salaires et développement de l'intéressement. Création d'un fichier anti-endettement ( a existé jusqu'en 1965 ). Lancement de grands travaux d'enfouissement de lignes électriques ( nous n'en avons pas fini avec les tempêtes dont l'ampleur et la fréquence doivent nous inciter à faire de la prévention.) Développement des transports en commun. Par ailleurs, il est nécessaire que l'État, les Ministres et les Élus montrent l'exemple en ce qui concerne leur train de vie et prennent des mesures prouvant que les efforts ne sont pas seulement demandés aux plus faibles, à savoir: Suppression des départements et réduction du nombre de régions. Fusion de communes trop petites ou ayant des intérêts imbriqués pour une économie d'échelle. Diminution du nombre de députés. Interdiction de cumul des mandats, un mandat reconductible une seule fois. Suppression du parachute doré des députés non réélus. Réforme du système fiscal avec suppression de la taxe d'habitation ( Laurent Fabius l'avait proposé en son temps), les recettes reposant sur l'impôt sur les revenus et les capitaux avec retenue raisonnable à la source sur tous les revenus. Continuer les simplifications administratives, les procédures sont coûteuses en temps, paperasse, énergie. Rétablissement du service militaire sous une forme améliorée et adaptée aux défis du monde moderne ( j'y reviendrai dans un autre article ), par exemple les catastrophes naturelles. Relance de l'apprentissage dès 14 ans.
D'un autre côté, les solutions à la crise résident également en chacun de nous. Il faut rappeler que cette crise est surtout une crise du crédit mal utilisé par beaucoup de gens. Qui n'a pas dans son entourage et même dans sa propre famille, des personnes qui se sont endettées de façon inconsidérée malgré les conseils très avisés parfois de ceux qui savent garder les idées claires. Beaucoup de familles ou de personnes isolées ont cru au crédit facile, spécialement dans l'immobilier; ces personnes surendettées vous montraient même du doigt si vous ne faisiez pas comme elles, elles vous lançaient à la figure qu'il est idiot de payer un loyer et qu'il vaut mieux devenir propriétaire. Certes, cela répond à un besoin légitime, mais la question est toujours de savoir si l'on a les moyens de ses ambitions; c'est pour cela que je prône l'instauration d'un fichier anti-endettement car il n'y a rien de pire que de faire des crédits pour rembourser d'autres crédits, c'est la spirale infernale qui aboutit inéluctablement à la catastrophe, c'est à dire à la perte de ce que l'on a versé et même à des dettes pour une maison que l'on ne possède plus et dont on n'a jamais été propriétaire d'ailleurs. Comme je l'ai déjà écrit dans un autre article, il faut et il faudra encore faire des efforts, au moins, cela dépend de nous.
En résumé, le gouvernement se doit de jouer son rôle pour mettre en oeuvre des mesures rapidement suivies d'effets, mais chacun doit aussi se poser la question de savoir comment il peut contribuer à améliorer la situation. Voici, Monsieur Bernard Valais, quelques pistes de réflexion à mon modeste niveau; nous avons en France suffisamment de talents avec des postes à responsabilité, reste à trouver l'harmonie entre tous les acteurs avec bien entendu une énorme dose de respect et de concertation avec les partenaires sociaux pour que les réformes nécessaires réduisent franchement les écarts entre les plus riches et les plus démunis dans des délais très rapides car ce n'est pas en parlant sans arrêt de 2012 que la question sociale sera réglée pour tous ceux qui souffrent aujourd'hui. Claude SEGARD. Cliquez aussi sur http://blog.ifrance.com/segard.sangatt
Publié le 03/02/2009 à 23:56
Par claude.segard
RÉPONSE AUX LECTEURS, RÉPONSE À ANTOINE LEFORT, ANTONIO ET MAGALI. SUR LES PLANS DE RELANCE DE BARACK OBAMA ET DE NICOLAS SARKOZY. 
La crise actuelle, financière d'abord, économique ensuite et par voie de conséquence largement sociale, est mondiale. Si pratiquement aucun pays n'échappe à la récession, les réponses ne sont pas partout les mêmes bien que l'on parle de plans de relance mais ils sont différents dans leurs montants, leurs formes et surtout dans la rapidité de leur mise en oeuvre, dans les pays européens mais ailleurs également. L'Europe n'est pas encore un rempart contre notre dépendance vis-à-vis des États-Unis. Presque tous les regards sont tournés vers les États-Unis justement où la crise d'abord immobilière a été révélatrice des inconvénients du système spéculatif américain, franchement financière ensuite; en réalité, les deux sont liées et la bulle boursière a fini par éclater, victime de son succès artificiel. La mondialisation toujours plus poussée et l'imbrication inévitable de nos économies avec le géant américain rend les pays développés tout comme les pays dits émergeants dépendants de la moindre secousse aux États-Unis, c'est la loi de la réaction en chaîne.En période euphorique, c'est l'illusion de la croissance économique; par contre, en période de crise, c'est la douche froide et la descente aux enfers de tous ceux qui sont endettés par un mauvais pari sur l'avenir. Alors, quand la tendance va-t-elle s'inverser ? Les plans de relance de Barack Obama et de Nicolas Sarkozy vont-ils réussir ? S'il faut saluer l'élection de Barack Obama à la tête des États-Unis, il n'en reste pas moins vrai qu'un homme aussi talentueux soit-il ne peut réussir seul, il a besoin d'être bien entouré et bien conseillé car vouloir ne suffit pas; bousculer les habitudes est un défi à relever et il sera difficile à gagner. Barack Obama a promis la création de plusieurs millions d'emplois, ce qui est louable, seulement, les lobbies ne vont pas vouloir lâcher du lest facilement et changer un système purement libéral où les banques et la spéculation boursière jouent un rôle surdimmensionné au détriment du social. En ce qui concerne la France, nous avons la chance d'avoir un modèle social que certains pays nous envient mais qui connaît actuellement ses limites avec la crise car nous subissons au moins en partie les conséquences de la récession américaine. On pourrait souhaiter en France un plan de relance plus ambitieux avec un volet social plus marqué, seulement, la question essentielle n'est pas là. Eh bien, où est donc la question essentielle ? Dans la place de l'argent et du travail dans la vie de tous les jours. Le modèle américain est basé sur la spéculation sur l'avenir, sur le crédit comme moteur de croissance, sur la confiance basée sur le risque payé par les autres en période positive, en résumé sur la fuite en avant. Suivre ce modèle conduit à la catastrophe dès que la machine déraille car les salaires ne suivent pas les hausses de prix dans différents secteurs et en particulier celui de l'immobilier où l'endettement démesuré entraîne la chute folle de pans entiers de l'économie où l'on voit les désastres provoqués par la rentabilité immédiate de l'argent-roi au détriment de la valeur travail et de l'humain. Nous sommes malheureusement encore loin d'une régulation des mouvements de capitaux au niveau mondial et d'un système empêchant les abus. Si nous ne changeons pas de logique, nous ne sortirons pas de cette crise au mieux avant trois ou quatre ans car nous sommes encore dans une phase descendante qui durera au moins jusque la fin de cette année, nous aurons ensuite une phase attentiste d'au moins deux ans et c'est seulement après cette remise à plat que l'on pourra espérer une éclaircie. Un de mes lecteurs m'a posé la question de l'avenir pour Calais en particulier, ce sera le même scenario,même Tioxide est menacée. Pour conclure, nous sommes condamnés à exercer le seul pouvoir qui dépende de nous-mêmes : faire des efforts importants voire énormes, et surtout à ne pas nous engager à la légère dans le crédit démesuré car c'est ce qui aggrave la crise à court ou à moyen terme. Nous devons revoir nos comportements au quotidien et ne pas céder à la consommation aveugle et à n'importe quel prix. Un nouveau modèle social est à créer, avec de l'imagination et de l'organisation, les pays nordiques devraient nous inspirer beaucoup plus. Claude SEGARD. Cliquez aussi sur http://blog.ifrance.com/segard.sangatt
Publié le 09/01/2009 à 20:22
Par claude.segard
RÉPONSES AUX LECTEURS, À RODOLPHE DE BOULOGNE SUR MER ET JOËL DU 62100 AU SUJET DE LA DISPARITION DES DÉPARTEMENTS, DE LA HAUSSE DES IMPÔTS ET DE LA DÉFLATION QUI NOUS GUETTE. 
Alors que de plus en plus de Français se demandent de quoi l'avenir sera fait, qu'ils sont de gré ou de force obligés de se serrer la ceinture, nous assistons ici et là à des hausses d'impôts au niveau de certains départements dont le Pas de Calais. En ces temps de crise, comme vous le soulignez très bien, Rodolphe de Boulogne sur Mer, tout le monde devrait faire des efforts. Certains Maires ont compris qu'ils devaient avec leurs conseils municipaux montrer l'exemple d'une bonne gestion de l'argent des contribuables. Ils ont notamment décidé de réduire les dépenses pour les fêtes de fin d'année de différentes façons, en utilisant par exemple des ampoules consommant beaucoup moins d'électricité, en diminuant le nombre de nuits illuminées. D'autres ont purement et simplement supprimé les cérémonies de voeux à la population, d'autres encore ont réuni en une seule toutes celles qui étaient faites d'habitude. En résumé, des économies ont été réalisées et ce n'est pas une mauvaise chose surtout quand on sait que celles-ci sont allées aux plus démunis.
Que ce soit à l'échelon local ou départemental et bien entendu au dessus, il est louable que des élus prennent conscience que l'argent public n'est pas une caisse infinie dans laquelle il suffit de puiser pour dépenser sans compter avec ou sans impôts supplémentaires. Le particulier, lui, n'a pas cette possibilité de faire payer ses factures par les autres, c'est même plutôt le contraire qui se passe. Avant de décider un nouvel impôt ou d'augmenter ceux qui existent, nos dirigeants et élus seraient bien inspirés de suivre l'exemple des pays nordiques où ils doivent rendre des comptes concernant justement l'utilisation de l'argent public, avec la possibilité de devoir en répondre devant les tribunaux.
Il ne s'agit pas de monter du doigt telle ou telle personne ou telle ou telle collectivité territoriale, mais force est de constater que c'est le système qu'il faut changer, à savoir que les électeurs et contribuables ont le droit de savoir ce qui est fait avec leurs impôts. Quand ceux-ci reçoivent une belle plaquette de voeux de nouvel an réalisée avec leur argent, ils se posent légitimement des questions sur le train de vie de ceux qui profitent du système finalement sans avoir à se soucier pour leur propre avenir!
Alors, dans ces conditions, n'est-il pas nécessaire de s'interroger sur le fonctionnement de notre démocratie avec cette accumulation de structures administratives qui se superposent, s'entrecroisent ou même s'entrechoquent au préjudice de ceux qu 'elles sont censées servir? Oui à une clarification du rôle de chaque collectivité territoriale, de chaque échelon de décision et surtout oui à l'utilisation en bon père de famille de l'argent public! Les départements ont eu leur utilité à une époque où les choses étaient plus simples à gérer, seulement le monde évolue et se complique à la vitesse grand V et il est normal de viser à une plus grande efficacité de chaque niveau de compétences en en réduisant le nombre.
Ceci étant, il serait dommage que cette logique d'économies d'échelle devienne un leitmotiv aveugle dans tous les secteurs de la vie économique et sociale. Les économies de fonctionnement réalisées dans certaines structures doivent profiter à d'autres qui manquent de moyens, je pense notamment aux hôpitaux, au logement et à l'enseignement. Pour répondre à Joël du 62100 qui craint une déflation ( baisse générale des prix ), c'est en effet un danger réel si les revenus viennent aussi à baisser. Cependant, il faut se réjouir que les prix dans l'immobilier reprennent le chemin du raisonnable; il est certain que tous ceux qui avaient spéculé à la hausse et qui sont obligés de vendre ou de revendre à perte en sont pour leurs frais, c'est le cas de le dire; nous n'allons tout de même pas les plaindre, ils sont devenus les victimes d'un système où ils croyaient gagner, un système non pas basé sur le travail qui mérite salaire, mais sur la simple spéculation.
Pour conclure, il est temps de revenir au bon sens dans la conduite du budget personnel et on en attend tout autant de tous ceux qui gèrent l'argent public. Dépenser certes, mais à bon escient et en montrant l'exemple surtout quand on a des responsabilités politiques. Et que ceux qui ne parlent que de 2012 pour faire patienter les autres ne se réjouissent pas trop vite, ils risquent de déchanter bien avant car les réalités n'attendent pas le calendrier pour s'imposer. Ceux qui connaissent des difficultés aujourd'hui n'ont que faire de promesses qui n'engagent que ceux qui les font. Ceux qui dépensent l'argent des autres devront tôt ou tard rendre des comptes.
Claude SEGARD. Cliquez aussi sur http://blog.ifrance.com/segard.sangatt
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