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Publié le 03/02/2009 à 23:56
Par claude.segard
RÉPONSE AUX LECTEURS, RÉPONSE À ANTOINE LEFORT, ANTONIO ET MAGALI. SUR LES PLANS DE RELANCE DE BARACK OBAMA ET DE NICOLAS SARKOZY. 
La crise actuelle, financière d'abord, économique ensuite et par voie de conséquence largement sociale, est mondiale. Si pratiquement aucun pays n'échappe à la récession, les réponses ne sont pas partout les mêmes bien que l'on parle de plans de relance mais ils sont différents dans leurs montants, leurs formes et surtout dans la rapidité de leur mise en oeuvre, dans les pays européens mais ailleurs également. L'Europe n'est pas encore un rempart contre notre dépendance vis-à-vis des États-Unis. Presque tous les regards sont tournés vers les États-Unis justement où la crise d'abord immobilière a été révélatrice des inconvénients du système spéculatif américain, franchement financière ensuite; en réalité, les deux sont liées et la bulle boursière a fini par éclater, victime de son succès artificiel. La mondialisation toujours plus poussée et l'imbrication inévitable de nos économies avec le géant américain rend les pays développés tout comme les pays dits émergeants dépendants de la moindre secousse aux États-Unis, c'est la loi de la réaction en chaîne.En période euphorique, c'est l'illusion de la croissance économique; par contre, en période de crise, c'est la douche froide et la descente aux enfers de tous ceux qui sont endettés par un mauvais pari sur l'avenir. Alors, quand la tendance va-t-elle s'inverser ? Les plans de relance de Barack Obama et de Nicolas Sarkozy vont-ils réussir ? S'il faut saluer l'élection de Barack Obama à la tête des États-Unis, il n'en reste pas moins vrai qu'un homme aussi talentueux soit-il ne peut réussir seul, il a besoin d'être bien entouré et bien conseillé car vouloir ne suffit pas; bousculer les habitudes est un défi à relever et il sera difficile à gagner. Barack Obama a promis la création de plusieurs millions d'emplois, ce qui est louable, seulement, les lobbies ne vont pas vouloir lâcher du lest facilement et changer un système purement libéral où les banques et la spéculation boursière jouent un rôle surdimmensionné au détriment du social. En ce qui concerne la France, nous avons la chance d'avoir un modèle social que certains pays nous envient mais qui connaît actuellement ses limites avec la crise car nous subissons au moins en partie les conséquences de la récession américaine. On pourrait souhaiter en France un plan de relance plus ambitieux avec un volet social plus marqué, seulement, la question essentielle n'est pas là. Eh bien, où est donc la question essentielle ? Dans la place de l'argent et du travail dans la vie de tous les jours. Le modèle américain est basé sur la spéculation sur l'avenir, sur le crédit comme moteur de croissance, sur la confiance basée sur le risque payé par les autres en période positive, en résumé sur la fuite en avant. Suivre ce modèle conduit à la catastrophe dès que la machine déraille car les salaires ne suivent pas les hausses de prix dans différents secteurs et en particulier celui de l'immobilier où l'endettement démesuré entraîne la chute folle de pans entiers de l'économie où l'on voit les désastres provoqués par la rentabilité immédiate de l'argent-roi au détriment de la valeur travail et de l'humain. Nous sommes malheureusement encore loin d'une régulation des mouvements de capitaux au niveau mondial et d'un système empêchant les abus. Si nous ne changeons pas de logique, nous ne sortirons pas de cette crise au mieux avant trois ou quatre ans car nous sommes encore dans une phase descendante qui durera au moins jusque la fin de cette année, nous aurons ensuite une phase attentiste d'au moins deux ans et c'est seulement après cette remise à plat que l'on pourra espérer une éclaircie. Un de mes lecteurs m'a posé la question de l'avenir pour Calais en particulier, ce sera le même scenario,même Tioxide est menacée. Pour conclure, nous sommes condamnés à exercer le seul pouvoir qui dépende de nous-mêmes : faire des efforts importants voire énormes, et surtout à ne pas nous engager à la légère dans le crédit démesuré car c'est ce qui aggrave la crise à court ou à moyen terme. Nous devons revoir nos comportements au quotidien et ne pas céder à la consommation aveugle et à n'importe quel prix. Un nouveau modèle social est à créer, avec de l'imagination et de l'organisation, les pays nordiques devraient nous inspirer beaucoup plus. Claude SEGARD. Cliquez aussi sur http://blog.ifrance.com/segard.sangatt
Publié le 09/01/2009 à 20:22
Par claude.segard
RÉPONSES AUX LECTEURS, À RODOLPHE DE BOULOGNE SUR MER ET JOËL DU 62100 AU SUJET DE LA DISPARITION DES DÉPARTEMENTS, DE LA HAUSSE DES IMPÔTS ET DE LA DÉFLATION QUI NOUS GUETTE. 
Alors que de plus en plus de Français se demandent de quoi l'avenir sera fait, qu'ils sont de gré ou de force obligés de se serrer la ceinture, nous assistons ici et là à des hausses d'impôts au niveau de certains départements dont le Pas de Calais. En ces temps de crise, comme vous le soulignez très bien, Rodolphe de Boulogne sur Mer, tout le monde devrait faire des efforts. Certains Maires ont compris qu'ils devaient avec leurs conseils municipaux montrer l'exemple d'une bonne gestion de l'argent des contribuables. Ils ont notamment décidé de réduire les dépenses pour les fêtes de fin d'année de différentes façons, en utilisant par exemple des ampoules consommant beaucoup moins d'électricité, en diminuant le nombre de nuits illuminées. D'autres ont purement et simplement supprimé les cérémonies de voeux à la population, d'autres encore ont réuni en une seule toutes celles qui étaient faites d'habitude. En résumé, des économies ont été réalisées et ce n'est pas une mauvaise chose surtout quand on sait que celles-ci sont allées aux plus démunis.
Que ce soit à l'échelon local ou départemental et bien entendu au dessus, il est louable que des élus prennent conscience que l'argent public n'est pas une caisse infinie dans laquelle il suffit de puiser pour dépenser sans compter avec ou sans impôts supplémentaires. Le particulier, lui, n'a pas cette possibilité de faire payer ses factures par les autres, c'est même plutôt le contraire qui se passe. Avant de décider un nouvel impôt ou d'augmenter ceux qui existent, nos dirigeants et élus seraient bien inspirés de suivre l'exemple des pays nordiques où ils doivent rendre des comptes concernant justement l'utilisation de l'argent public, avec la possibilité de devoir en répondre devant les tribunaux.
Il ne s'agit pas de monter du doigt telle ou telle personne ou telle ou telle collectivité territoriale, mais force est de constater que c'est le système qu'il faut changer, à savoir que les électeurs et contribuables ont le droit de savoir ce qui est fait avec leurs impôts. Quand ceux-ci reçoivent une belle plaquette de voeux de nouvel an réalisée avec leur argent, ils se posent légitimement des questions sur le train de vie de ceux qui profitent du système finalement sans avoir à se soucier pour leur propre avenir!
Alors, dans ces conditions, n'est-il pas nécessaire de s'interroger sur le fonctionnement de notre démocratie avec cette accumulation de structures administratives qui se superposent, s'entrecroisent ou même s'entrechoquent au préjudice de ceux qu 'elles sont censées servir? Oui à une clarification du rôle de chaque collectivité territoriale, de chaque échelon de décision et surtout oui à l'utilisation en bon père de famille de l'argent public! Les départements ont eu leur utilité à une époque où les choses étaient plus simples à gérer, seulement le monde évolue et se complique à la vitesse grand V et il est normal de viser à une plus grande efficacité de chaque niveau de compétences en en réduisant le nombre.
Ceci étant, il serait dommage que cette logique d'économies d'échelle devienne un leitmotiv aveugle dans tous les secteurs de la vie économique et sociale. Les économies de fonctionnement réalisées dans certaines structures doivent profiter à d'autres qui manquent de moyens, je pense notamment aux hôpitaux, au logement et à l'enseignement. Pour répondre à Joël du 62100 qui craint une déflation ( baisse générale des prix ), c'est en effet un danger réel si les revenus viennent aussi à baisser. Cependant, il faut se réjouir que les prix dans l'immobilier reprennent le chemin du raisonnable; il est certain que tous ceux qui avaient spéculé à la hausse et qui sont obligés de vendre ou de revendre à perte en sont pour leurs frais, c'est le cas de le dire; nous n'allons tout de même pas les plaindre, ils sont devenus les victimes d'un système où ils croyaient gagner, un système non pas basé sur le travail qui mérite salaire, mais sur la simple spéculation.
Pour conclure, il est temps de revenir au bon sens dans la conduite du budget personnel et on en attend tout autant de tous ceux qui gèrent l'argent public. Dépenser certes, mais à bon escient et en montrant l'exemple surtout quand on a des responsabilités politiques. Et que ceux qui ne parlent que de 2012 pour faire patienter les autres ne se réjouissent pas trop vite, ils risquent de déchanter bien avant car les réalités n'attendent pas le calendrier pour s'imposer. Ceux qui connaissent des difficultés aujourd'hui n'ont que faire de promesses qui n'engagent que ceux qui les font. Ceux qui dépensent l'argent des autres devront tôt ou tard rendre des comptes.
Claude SEGARD. Cliquez aussi sur http://blog.ifrance.com/segard.sangatt
Publié le 22/12/2008 à 20:25
Par claude.segard
RÉPONSE À UN LECTEUR, À JACQUES DE GRAVELINES AU SUJET DU DÉFILÉ DU PÈRE NOËL EN CALÈCHE À COQUELLES LE DIMANCHE 21 DÉCEMBRE 2008. 
Monsieur, Vous vous êtes déplacé à Coquelles ce dimanche 21 décembre 2008 et vous avez été déçu de voir le peu de monde venir assister au défilé du Père Noël en calèche de sorte que vous êtes reparti sur Gravelines dont vous êtes originaire et dont vous vantez à juste titre le Marché de Noël. Figurez vous que j'ai fait le même constat que vous. Coquelles n'a visiblement pas attiré la foule tandis que Gravelines faisait le plein. Comme un de mes collègues de travail présent dimanche Place Charles Valentin à Gravelines, j'ai pu assister à la descente du Père Noël en rappel du Beffroi avec ses lutins. Il est vrai que la réputation du Marché de Noël de la Ville de Gravelines qui se poursuit d'ailleurs jusqu'au 24 décembre n'est plus à faire. La publicité est effectivement bien faite et a une portée assez conséquente, jusqu'en Belgique comme vous le soulignez, il faut ajouter que le programme a tout pour être attractif, Le Père Noël qui descend le beffroi en rappel plaît aux adultes mais aussi bien sûr aux enfants à qui des friandises sont remises ensuite, la balade aux flambeaux pour les enfants ce lundi, déambulation des Pères Noël musiciens dès 16 heures et feu d'artifice à 21 heures 30 demain mardi 23 décembre entre autres animations avec le concours des commerçants, La Maison du Patrimoine et bien entendu l'Office de Tourisme.
Vous conseillez au Comité des Fêtes de Coquelles d'être plus ambitieux pour l'an prochain, peut-être en programmant un Marché de Noël avec des animations suffisamment importantes pour attirer du monde. Vu que préparer une manifestation, petite ou grande d'ailleurs, demande de l'organisation, des idées, du matériel et surtout des personnes bénévoles en plus des services techniques de la Ville pour s'en occuper, souhaitons que le Comité des Fêtes de Coquelles soit effectivement plus ambitieux pour l'an prochain pour que la Fête des Enfants qu'est Noël soit un succès aussi à Coquelles quelle que soit la forme des festivités. Pour ma part, je suis convaincu que le Conseil Municipal de Coquelles avec son Maire Michel Hamy sauront apporter leur concours tout comme d'autres personnes de bonne volonté. Claude SEGARD. Cliquez aussi sur http://blog.ifrance.com/segard.sangatt
Publié le 13/12/2008 à 18:35
Par claude.segard
RÉPONSE AUX LECTEURS, À MM YVES DUCROCQ ET NOËL ISAËRT. LE PLAN DE RELANCE DE NICOLAS SARKOZY A-T-IL DES CHANCES DE RÉUSSIR ? À vous deux, chers lecteurs, vous avez résumé les arguments qui ne poussent pas, du moins dans l'immédiat, à l'optimisme. Même si tout un chacun aspire à une sortie de crise, il faut regarder la réalité en face : il ne se passe pas une journée sans que l'on nous annonce une mauvaise nouvelle, la fermeture d'une unité de production avec du chômage partiel à la clef donc une perte de revenus pour les salariés; pire, certaines entreprises sont purement proches du dépôt de bilan. Nous vivons actuellement une crise de surproduction, d'un excès de « toujours plus » déjà évoqué par François de Closets il y a plus de vingt ans. Coluche expliquait de façon humoristique certes les licenciements par les stocks démesurés que l'on n'arrivait pas à écouler assez vite, il expliquait aussi le retour des embauches par la reconstitution des stocks redevenus insuffisants. À ce petit jeu où les plus faibles ne rigolent pas, l'économie d'un pays, et maintenant du monde entier pratiquement, serait une suite de phases d'expansion et de récession. Les deux secteurs les plus touchés actuellement et aussi les plus significatifs sont l'automobile et l'immobilier. Accorder une prime de 1000€ aux propriétaires d'un vieux véhicule pour l'achat d'un neuf part d'un bon principe, rajeunir le parc automobile, mais la question est toujours la même : les acheteurs potentiels disposent-ils du budget nécessaire et suffisant pour s'engager, vraisemblablement à crédit, encore que celui-ci est en régression lui aussi.Pour l'heure, le prix du pétrole est à la baisse en signe de recul de la consommation, alors pourquoi acheter un véhicule qui ne roulera pas beaucoup ? Doubler le nombre de « bénéficiaires » d'un crédit à taux zéro pour un achat immobilier relève d'un voeu pieux car c'est admettre que la plupart des Français à revenus insuffisants augmente. À voir le nombre de pancartes ou d'annonces « à vendre » se multiplier de façon exponentielle aussi bien pour les véhicules que pour les logements et autres bureaux, il n'est pas facile de croire à la réussite d'un plan qui ne concerne qu'une partie de secteurs en crise. Nous n'avons pas encore touché le fond de cette crise due au système financier de modèle américain qui consiste à payer ses crédits avec un ou plusieurs autres crédits, c'est la spirale infernale, la fuite en avant. J'en veux pour preuve que nous sommes sans arrêt sollicités pour accepter un crédit pour tout et même n'importe quoi pour nous faire croire que l'argent est facile alors que nous sommes condamnés à redoubler d'efforts. Pour conclure, je citerai une phrase pleine de bon sens de ma grand-mère Maria, que nous appelions affectueusement mémère Maria, « quand on n'a pas de sous, on n'achète pas! ». Il ne faut pas vivre au dessus de ses moyens, à condition d'en avoir bien sûr, raison de plus quand on n'en a pas! Pour l'heure, les clients redeviennent les rois surtout en ne se précipitant pas pour acheter, les vendeurs devront casser les prix au point que certains parleront de grande braderie dans tous les secteurs, dans l'immobilier et l'automobile en particulier pour se mettre justement au niveau des moyens financiers des acheteurs.
Claude SEGARD. Cliquez aussi sur http://blog.ifrance.com/segard.sangatt
Publié le 23/11/2008 à 18:28
Par claude.segard
RÉPONSE À UN LECTEUR, À ALAIN LAMBERT AU SUJET DU TOURISME DANS LE NORD PAS DE CALAIS.

Monsieur Lambert, Le 18 novembre dernier, vous avez eu l'amabilité de me mettre un commentaire sous ma réponse à Monsieur Henri Leclercq qui me demandait ce que je pensais de la volonté de Philippe De Villiers de faire de la Vendée le premier département touristique de France. Vous me demandez ce que je propose pour la Région Nord Pas de Calais, la Côte d'Opale et Sangatte en particulier, et je vous donne ici volontiers une réponse. Malgré ses nombreux atouts, la Région Nord Pas de Calais n'accueille pas autant de touristes qu'elle le mérite, c'est le moins que l'on puisse dire. Bien qu'elle soit une région privilégiée du passage des Britanniques vers le Continent et des continentaux vers la Grande-Bretagne, elle en reste le plus souvent à ce stade, c'est à dire qu'elle n'est pas forcément une destination, et quand elle l'est, ce n'est pas pour une longue durée. Si le tourisme dans la région était il y a environ trente ans un tourisme populaire qui venait volontiers passer entre trois semaines et un mois de préférence sur la Côte, il a beaucoup évolué d'abord pour des raisons financières et ensuite parce que les exigences des touristes vont vers plus de qualité tout simplement.
Certes, de gros efforts ont été faits mais la région souffre d'un déficit d'image. Il est certain que le film de Dany Boon, « Bienvenue chez les Chtis » a agi positivement, en ce sens qu'il a éveillé la curiosité des Français « Sudistes » et d'étrangers, nos voisins belges par exemple,en particulier pour la ville de Bergues mais aussi bien entendu pour la région toute entière. Alors, qu'est-ce qui fait encore défaut à la région pour qu'elle soit mieux connue ? La communication, certains parleraient plutôt de publicité, n'est pas encore au top; heureusement, Internet commence à produire ses effets positifs car de nombreux acteurs du tourisme ont bien compris ce qu'ils peuvent attendre d'un tel moyen de communication peu coûteux par rapport à sa dimension mondiale, chacun sait que les encarts publicitaires classiques ne sont pas toujours rentables. Plus loin, une fois que l'on a réussi à exister, entre autres moyens, sur le web et à attirer les touristes français mais aussi étrangers, le pari est-il gagné pour autant? Non, bien évidemment; une fois sur place, les touristes se font vite une idée de ce qu'ils doivent penser. Si jamais ils sont déçus, ils ne reviendront pas personnellement, et ne feront pas le meilleur écho non plus. Ne pas décevoir est une des priorités. Chacun connaît le sens de l'accueil des gens du Nord, la chaleur qu'ils ont dedans car le climat n'est pas toujours au rendez-vous.
Pas de problème particulier pour communiquer avec des Français ou des francophones, mais qu'en est-il en ce qui concerne les étrangers ? Nous sommes à un carrefour géographique privilégié avec les Britanniques, les Belges, Néerlandais et les Allemands et même les Scandinaves au pouvoir d'achat supérieur au nôtre et nous souffrons d'un déficit d'image dû au manque de maîtrise des langues étrangères. Ce qui est vrai pour la France entière, l'est pour la région en particulier : les Français ne font pas assez d'efforts en langues. Une étude faite en 1998 par le Commissariat Général au Tourisme à l'occasion du Mondial de Foot-Ball faisait déjà ce constat; les étrangers citent très souvent en priorité ce qu'ils considèrent comme un énorme défaut. Si l'on prend le problème à l'envers, pourquoi y a-t-il autant de Français qui vont faire un tour sur la Côte belge ne serait-ce qu'une journée ? L'ouverture des commerces, en priorité les cafés et les restaurants en nombre avec bien entendu l'accueil en français même si l'on se trouve en zone flamande, les commerçants faisant l'effort de parler plusieurs langues, car il n'y a pas que le français. Après ce constat, que proposer pour la région Nord-Pas de Calais, la Côte d'Opale et Sangatte en particulier ? Un gros effort de communication-infrastructures comme par exemple l'électrification de la ligne de chemin de fer Calais-Dunkerque, des parkings gratuits pour les bus en Centre Ville, au passage, c'est ce qui manque aux 4B à Calais, mais aussi dans les communes qui se veulent touristiques; langues étrangères ensuite car tous les touristes étrangers n'apprennent pas le français; enfin, conforter ou créer des évènements qui mettent la Région en situation de destination et non de passage éphémère.
Pour Sangatte, il faudrait commencer par mettre fin à ce désert commercial, car une ville sans commerces-ouverts quand ils existent!- c'est une ville-dortoir. Quant à des équipements directement touristiques ou non, il est préférable de s'orienter vers des structures dont le succès ne dépend pas du temps qu'il fait, ne serait-ce que pour des raisons de rentabilité élémentaire. Que ceux qui veulent un golf par exemple le financent avec leur propre argent, et là, ils connaîtront leur douleur. Comme je l'ai déjà écrit dans un article à ce sujet en été 2007, il est facile de dépenser de l'argent public, donc l'argent des autres, mais quand on doit sortir l'argent de son propre porte-monnaie, on ne se bouscule pas pour investir. Si le projet était viable, il existerait déjà! J'aurai l'occasion de revenir sur Sangatte et la Côte d'Opale également à divers titres.
En espérant avoir répondu, au moins en partie, à votre interrogation, je vous souhaite, Monsieur Alain Lambert, de trouver toujours autant de plaisir à la lecture de mon blog. Claude SEGARD. Cliquez aussi sur http://blog.ifrance.com/segard.sangatt
Publié le 16/11/2008 à 15:48
Par claude.segard
RÉPONSE À UN LECTEUR, À MONSIEUR HENRI LECLERCQ. LA VENDÉE, PREMIER DÉPARTEMENT TOURISTIQUE DE FRANCE ? 
Monsieur, Dans votre commentaire du 13 novembre dernier sous mon article du 09 novembre intitulé « Vendée Globe et mur de Berlin, un rendez-vous avec l'histoire », vous me posez la question de savoir ce que je pense de la volonté de Philippe de Villiers de faire de la Vendée le premier département touristique français, je vous réponds volontiers: La France est le premier pays touristique mondial; elle reçoit en effet chaque année plus de touristes qu'elle n'a d'habitants. Ce succès est dû au fait que le pays a de quoi satisfaire pratiquement tous les goûts et en toute saison. Bien entendu, c'est l'été que l'affluence se fait le plus remarquer et les départements du sud avec en particulier ceux de la Côte d'Azur se taillent la part du lion d'une manne que d'autres pays nous envient. La Vendée fait partie des départements qui voient leur population se multiplier de façon significative pendant la belle saison qui correspond bien entendu aux vacances scolaires d'été des touristes français et aussi à celles des autres pays. L'attractivité de la Vendée s'explique en premier lieu par le climat: le nombre d'heures d'ensoleillement par an et en particulier pendant la saison estivale lié à des températures plus qu'agréables fait que le département est une destination et non un hasard touristique. Les responsables politiques des départements de bord de mer essaient bien entendu d'en valoriser l'image et de faire en sorte que la fréquentation augmente avec l'impact évident en termes économiques, autrement dit en nombre d'emplois créés ou consolidés. Seulement, l'industrie touristique ne peut se contenter des quelques mois d'été pour vivre ou même dans certains cas survivre. Il est nécessaire de développer les stations en toutes saisons, chose que Léonce Déprez, qui a été longtemps Maire du Touquet, avait comprise et surtout mise en application de façon intelligente bien avant tout le monde.
 Dans cette optique, Philippe De Villiers a la même démarche pour renforcer la notoriété et l'attractivité de la Vendée, département dont il est Président du Conseil Général. Le développement ne se décrète pas et ne s'obtient pas grâce à une baguette magique, une volonté est nécessaire; mais que développer en priorité car tout ne peut se faire en même temps ne serait-ce que pour des raisons financières ? Les professionnels répondent à l'unisson : les infrastructures, et ils ont raison; qu'il s'agisse de l'offre hôtelière, en campings et autres possibilités d'hébergement ou d'animations de différentes sortes, elles ne peuvent prendre leur pleine efficacité que si les infrastructures routières, autoroutières, ferroviaires et aériennes sont de qualité. Dans ce domaine, la Vendée a fait de gros progrès indéniables.
Mais qu'est-ce qu'il faut de plus pour que les souhaits se transforment en réalité ? Un ou plusieurs évènements-phare de préférence hors saison touristique traditionnelle, bien entendu, car nous vivons de plus en plus dans un monde de communication. La médiatisation du Vendée Globe participe de toute évidence à cette opération en faveur du département de la Vendée dont les retombées se font sentir de façon continue depuis au moins une génération déjà; je ne sais pas si Philippe De Villiers réussira son pari de faire de la Vendée le premier département touristique français, en tout cas, le succès du Vendée Globe fait que la ville des Sables d'Olonne rayonne bien au delà de son périmètre immédiat, entraînant du même coup une zone géographique assez large dans une logique de développement. Pour conclure, le Vendée Globe conforte le département de la Vendée dans sa vocation touristique , élément qui a des répercussions positives également dans d'autres secteurs économiques directement liés ou non au tourisme. Le point fort du Vendée Globe est d'avoir lieu en hiver, à une période théorique de morte-saison qui le sera de moins en moins si la population résidentielle à demeure continue d'augmenter, ce qui a un impact inévitable au niveau des équipements rentables à l'année. En espérant avoir répondu clairement à votre question, je vous souhaite, Monsieur Henri Leclercq, de continuer à lire mon blog avec plaisir. Claude SEGARD. Cliquez aussi sur http://blog.ifrance.com/segard.sangatt
Publié le 11/11/2008 à 17:40
Par claude.segard
RÉPONSE À UN LECTEUR, À MONSIEUR DANIEL LEMAIRE DES ENVIRONS DE GRAVELINES.

Monsieur,
Le 08 novembre dernier, vous avez eu l'amabilité de m'écrire un commentaire sous la phrase à méditer d'Albert Einstein – dans la vie, les plus belles choses ne sont pas celles que l'on obtient avec de l'argent- phrase que j'ai mise sur mon blog le 30 octobre 2008, et je vous en remercie. Vous appréciez les blagues qui permettent de rigoler malgré tout en cette période de crise et vous me demandez si je crois à une remontée de l'extrême-droite en Allemagne à cause de la crise qui ressemble à celle de 1929. Je vous réponds volontiers: Il est évident qu'il faut craindre une remontée des extrémismes en général et de l'extrême-droite en particulier mais pas seulement en Allemagne vu que la crise que nous connaissons actuellement est mondiale et va certainement durer quatre ou cinq ans étant donné que les causes profondes ne sont pas fondamentalement remises en cause, j'en veux pour preuve les mesures qui n'ont pour but que de sauver le système bancaire actuel, du moins dans l'immédiat. La bulle spéculative a éclaté et touche maintenant la Chine par un effet de dominos ou de vases communiquants, ce qui va inévitablement conduire à des mouvements sociaux et des bouleversements politiques dans de nombreux pays parce que le chômage va s'étendre de façon assez rapide. Alors, dans ce contexte qui ne pousse pas vraiment à l'optimisme, c'est le moins que l'on puisse dire, que va-t-il se passer en Allemagne? Notre voisin n'échappe pas à la crise et le risque existe de revoir quelques vieux démons se manifester, seulement, l'Allemagne a deux atouts dans son jeu, si je peux m'exprimer ainsi : d'abord, la balance de son commerce extérieur est positive, ce qui lui laisse une marge de manoeuvre pour un certain temps encore, ensuite, sa pyramide des âges fait que moins de jeunes, par rapport à la France par exemple, arrivent sur le marché du travail pour plusieurs années encore, ce qui lui laisse un répit et le temps de trouver une stratégie pour limiter les dégâts. À l'automne 2009 auront lieu les prochaines élections législatives en Allemagne et il y a fort à parier que le parti Chrétien Démocrate ( CDU ) gagnera largement et permettra à l'actuelle Chancelière Angela Merkel de rester à la tête du pays, tant sa popularité est grande.Il faut dire que parti Social-démocrate ( SPD ) n'a pas la cote dans le pays et n'a pas forcément choisi le meilleur candidat en la personne de Frank-Walter Steinmeier, actuellement Ministre des Affaires Étrangères d'un gouvernement de coalition, coalition signe d'un pragmatisme qui n'a pas vraiment disparu en Allemagne quoi qu'en disent certains observateurs. L'extrême droite, mais aussi l'extrême gauche n'ont à mon humble avis que peu de chances de percer vu les perspectives actuelles; les Libéraux et les Verts prendront certainement des voix au parti Social-démocrate, ce qui renforcera le poids de la CDU. Il ne faut donc pas s'attendre à de grands chambardements politiques en Allemagne dans un avenir proche car elle a les moyens de limiter les effets négatifs de la crise. De plus, le pays est bien placé pour savoir que tout débordement extrême n'est pas la solution, le réalisme étant plus adapté. En espérant avoir répondu à vos interrogations, je vous souhaite, monsieur Daniel Lemaire, de continuer à lire mon blog avec plaisir. Claude SEGARD. Cliquez aussi sur http://blog.ifrance.com/segard.sangatt
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