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Publié le 10/12/2007 à 19:30
Par claude.segard

LES (MES)AVENTURES DE BEBERT, LE CHEF DE GARE. (ACTE III )



   D'habitude, Bébert avance avec un train de sénateur, mais là, il y a urgence, il s'agit de Micheline, son BB, comme il l'appelle. Il sait qu'il ne doit plus pleurer, il ne tire plus sur la sonnette des larmes et il arrête de ruminer. Il a à nouveau l'oeil vif, la démarche souple, les idées claires et pour lui, Micheline a toujours eu une conduite exemplaire, elle se proposait, non, ne parlons pas au passé, elle se propose même pour donner un coup de main, elle se charge par exemple des sacs postaux, une tâche qu'il ne faut pas prendre à la légère.


   Et justement, l'idée lumineuse qui redonne de l'espoir à Bébert concerne la Une du « Petit Dégourdi »,journal régional que personne ne lit mais dont tout le monde commente le contenu, la Une donc accrochée à la porte des toilettes par son remplaçant, Marcel. Ce matin, les yeux de Bébert faisaient peine à voir à travers le brouillard à couper au couteau, couteau qui n'a même pas servi au petit déjeuner de Bébert, à le regarder , on pourrait se risquer à croire qu'il était complètement beurré.


   Bébert avait regardé la feuille mais n'avait lu qu'entre les lignes, alors, bien sûr, il n'avait vu que du blanc tandis que son cerveau avait malgré tout enregistré les gros titres : «  Transport de fonds, du nouveau après l'affaire du train postal, JULOT les gros bras a vidé son sac.» Bébert avait un préssentiment, il avait déjà entendu parlé de ce fameux Julot, à la tête de son gang « MEC », magouilles et Compagnie pour les initiés, condamné à cinq ans pour détournement d'avion plus cinq ans en prime pour escroc qui rit; et oui, il s'était payé la tête du président du Tribunal qui faillit avoir une attaque. Seulement voilà, Julot les gros bras a été libéré il y a trois mois pour bonne conduite.


   Bébert fonce jusqu'au petit kiosque qu'il a mis en place à côté du guichet principal et que Micheline a décoré amoureusement pour les fêtes de fin d'année. Mais kiosque ça veut dire ? C'est la fin de tout ! Son stand a disparu, décidément, Marcel, son remplaçant, a besoin qu'on lui explique le sens des gravures, et lui Bébert doit absolument lire l'article pour en avoir le coeur net. Mais pour qui se prend-il, ce Marcel, il a beau être une armoire à glace, Bébert va lui montrer de quel bois il se chauffe, il sent déjà la température monter.


   A la limite, Bébert se fiche pas mal du kiosque, mais Marcel aurait pu lui en parler, et là, il a dépassé les bornes. Pour l'instant, Bébert est à mille lieues de penser que l'attitude de son remplaçant n'était pas anodine, mais même s'il n'a pratiquement rien mangé depuis plusieurs jours, il est estomaqué et en même temps tellement électrifié qu'il va y avoir des étincelles,il y a de l'orage dans l'air, et il ne va pas y aller par quatre chemins pour demander des explications à Marcel qui justement est en train de lire le journal en question !


   Bébert n'attend pas demain pour lui prendre le journal sans autre formalité, passe devant le grand panneau horaire, v érifie que le train postal est bien à 23h12, monte dans son logement, et, en fonction de ce qu'il va lire, il prendra les mesures qui s'imposent même s'il n'est pas géomètre. Il se dit que s'il a vu juste, il a déjà une petite idée de ce qu'il va décider. Et en passant devant la photo de Micheline avec un verre de jus de pomme à la main, il lui fait le serment d'éclaircir toute cette histoire même s'il fait déjà nuit.


                                    En somme, il fait à Micheline « Le serment du jus de pomme. »


                                                                  La suite au prochain épisode.


                                                                               Claude SEGARD.


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Publié le 09/12/2007 à 20:49
Par claude.segard

                                         UNE PETITE BLAGUE ALLEMANDE POUR NOUS DISTRAIRE...


                             Le médecin est appelé au beau milieu de la nuit. Il ausculte la patiente :


   «  Avez-vous déjà fait votre testament »


   « Non, Docteur, est-ce donc vraiment si grave que ça ? »


   « Faites venir un notaire et appelez tout de suite vos plus proches parents ! »


   « Est-ce que cela signifie que je n'en ai plus pour longtemps? »


   « Ce n'est pas ça, mais je ne veux pas être le seul à être sorti du lit au beau milieu de la nuit sans raison valable! »


Blague extraite de Deutsche Witze.net par google.


Cette petite histoire me fait penser au Malade imaginaire de Molière.


Claude SEGARD.


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Publié le 07/12/2007 à 22:37
Par claude.segard

LES (MES)AVENTURES DE BEBERT, LE CHEF DE GARE. ( ACTE II ).

         


   Voilà bientôt huit jours et bien sûr huit nuits que Bébert a disjoncté et tout le monde est déjà au courant grâce aux reporters qui ont rempli leurs colonnes avec son sang qui n'a fait qu'un tour au point de perturber la circulation dans sa petite gare provinciale pendant au moins deux bonnes plombes. Sa hiérarchie l'a d'ailleurs mis au repos forcé sans fixer de date de reprise car Bébert est encore tout retourné. Gare à celui qui voudra approcher Bébert qui, on s'en souvient, avait mis un super aller-retour à un psychologue qui n'avait pas su prendre de gants avec notre malheureux alors qu'on était en plein hiver.


   La nuit, Bébert ne dort pas, il ne peut pas dormir lui qui, dans sa vie, n'a connu que le droit chemin, à part peut-être les courbes généreuses de Micheline. Soulignons au passage que par courtoisie, nous n'entrerons pas dans les méandres de leur vie privée surtout que Bébert et Micheline nous ont donné pour consigne de garder leurs secrets, il y a dans ce domaine des barrières à ne pas franchir. Pour lui, sa vie est devenue une voie sans issue. S'aimer, c'est regarder tous les deux dans la même direction, mais maintenant, il est tout seul, il n'arrête pas de regarder son film préféré «  Il était une voie dans l'ouest ».


   Le jour, il parcourt la campagne comme un zombie, oh sa tête n'est pas belle à voir, on croirait bien qu'elle a rencontré un fer à repasser. Faut dire qu'à onze heures – Bébert aime bien manger de bonne heure – sa soupe s'est transformé en bouillon; visiblement, il n'est pas dans son assiette, faut dire qu'il n'a toujours pas avalé le départ de Micheline, alors, il a renvoyé toute la marchandise – remarquez, comme ça, il gardera la ligne - . Il est tellement énervé qu'il n'arrive pas à résoudre cette équation à une inconnue, surtout après vingt ans de voie commune. Non, décidément, Bébert n'en est toujours pas revenu que Micheline, sa Micheline, soit partie on ne sait où et il verse toutes les cinq minutes des larmes de crocodile.


   Par défi, il continue à siffler même et surtout quand il traverse le village mais tous les villageois ne sont pas sympa comme les routiers. Au détour d'un chemin de traverse, un habitant malapris a même lancé à Bébert : « Tu peux toujours siffler, tu ne la reverra plus, ta Micheline »! Bien entendu, l'effronté s'est sauvé en quatrième vitesse craignant bien évidemment la foudre de Bébert qui en a ras la casquette de voir les gens se moquer de lui.

           


   La tête de Bébert est un vrai champ de bataille, alors, il va s'allonger dans l'herbe et il rumine et rumine encore plus comme la vache à côté de lui qui regarde tranquillement passer les trains. Non, il n'est vraiment pas en forme, Bébert, lui le boute-en-train de toujours d'après son horoscope,il n'a décidément pas le coeur à mettre de l'ambiance; en temps normal, vu qu'il est du signe du taureau, il aurait déjà crié : « oh, la vache », non pas en parlant de Micheline, mais de sa ruminante de voisine, une beauté digne de participer à un concours mais les circonstances sont toutes autres.


   Bébert ne comprend toujours pas ce qui lui arrive; lui qui a toujours eu du bol jusqu'à présent n'a pas pu boire sa soupe préférée ce midi.Non, il y a vraiment quelque chose qui clôche dans ce départ de Micheline, on n'était pas encore à Pâques de toute façon. Et tout à coup, une idée traverse la tête de Bébert à la vitesse de l'éclair, le transporte sans délai chez lui, il file jusqu'à la salle des pas perdus de sa petite gare chérie car il croit à nouveau à son étoile qui ne l'a jamais quitté et tous ceux qui le voient passer croient qu'il a entendu des voix.


Bébert répète à qui mieux mieux « Faux départ, faux départ ».


La suite au prochain épisode.


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Publié le 06/12/2007 à 19:55
Par claude.segard
  LE COMBLE POUR UN DENTISTE..    
                                          
                                     
   C'EST DE MANGER A TOUS LES RATELIERS !

     Claude SEGARD.

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Publié le 04/12/2007 à 23:25
Par claude.segard
    LE COMBLE POUR UN PLONGEUR...

    C'EST DE VOULOIR FAIRE CROIRE

    QUE, DANS LE FOND, C'EST LUI LE MEILLEUR.

        Claude SEGARD.

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Publié le 02/12/2007 à 15:23
Par claude.segard

                                              LES (MES)AVENTURES DE BEBERT, LE CHEF DE GARE.


   Depuis que sa Micheline est partie, Bébert n'est plus le même, on pourrait même dire qu'il déraille complètement. Les dirigeants régionaux de la SNCF n'ont pas pu empêcher la presse de s'intéresser au personnage. Quand les premiers reporters sont arrivés sur les lieux, ils ont trouvé Bébert en train d'essayer d'allumer une boogie avec un briquet. A n'en pas douter, Bébert en avait un coup dans le cigare et son émotion extrême lui donnait des vapeurs. Un psychologue, dépêché sur les lieux en train express avec ses valises sous les yeux car il n'avait pas d'autres bagages et n'avait visiblement pas dormi, recueillit les premières confidences de Bébert à la mine déconfite comme si le train de 4h05 lui était passé dessus.


   Pour Bébert, la vie avait toujours été aussi simple qu'une ligne droite. Très tôt, il avait su que sa voie était toute tracée; très vite, l'idée de devenir chef de gare avait fait son chemin dans sa tête. Pour le dérouter, ses faux copains d'école avaient essayé de l'emmener dans une voie de garage, autrement dit de le faire tomber dans le panneau d'une mauvaise orientation professionnelle, mais il avait vite compris leur manège et leur manoeuvre car même son horoscope lui avait plusieurs fois envoyé des signaux qui ne trompent pas en lui disant par exemple qu'après un bon départ, il n'avait qu'à continuer son petit bonhomme de chemin pour être sûr d'arriver à destination.


   Même pour sa vie sentimentale -les chemins du coeur sont parfois impénétrables- Bébert n'était pas allé chercher bien loin Micheline, celle qui allait lui faire connaître ses transports amoureux. C'est elle tout simplement qui était venue à lui une certaine nuit de la Saint-Sylvestre. Après une journée portes ouvertes à la maison de ses parents le jour de ses dix-huit ans, elle était tout bonnement partie à l'aventure, ayant pris le premier train pour n'importe où et était arrivée sans crier gare dans ce coin tranquille à la croisée des chemins de nulle part où Bébert sifflait même quand il n'y avait pas de train croyant certainement qu'un jour ou mieux une nuit, quelqu'un répondrait à son coup de sifflet sans pour autant se prendre pour un chien qui obéit à la voix de son maître. Non, cette nuit-là, après pas mal de kilomètres au hasard, Micheline décida d'un seul coup de descendre au prochain arrêt pour mettre fin à son long voyage improvisé. Elle voulait comme elle le dit à Bébert cette nuit-là enfin poser ses valises. Le seul hôtel dans ce coin paumé n'était pas fermé pour cause de réveillon à cette heure tardive mais plus aucune chambre n'était libre comme l'était Micheline.


   Bébert, qui avait complété son éducation grâce à un train de pèlerins de retour de Lourdes l'été précédent, saisit l'occasion pour montrer en tout bien tout honneur son sens de l'hospitalité à Micheline, laquelle accepta de suite l'invitation venant d'un inconnu certes mais en qui elle eut tout de suite confiance car il lui indiqua sans tarder l'heure du premier train du lendemain, il avait d'ailleurs déjà un ticket pour elle-et pourquoi pas avec elle? Et ce qui devait arriver, arriva, Micheline ne prit pas ce premier train, ni même le suivant d'ailleurs. Ah, on peut dire que cet amour démarra sur les chapeaux de roues pour deux êtres qui firent plus que se croiser sans s'arrêter, bien au contraire; on peut même ajouter que leur amour fut vécu à un train d'enfer.


   Seulement voilà, après une génération de vie et de voie commune, de train-train quotidien en somme, le poids des habitudes a fait son oeuvre. Micheline est partie comme elle était arrivée. Avant de prendre le train postal de 23h12, elle a quand même laissé une lettre à Bébert où était écrit: « Mon chéri, dans une gare, beaucoup de choses arrivent, surtout des trains; aujourd'hui, en ce 20ème anniversaire de notre Saint-Sylvestre, j'ai décidé de prendre un nouveau départ, un nouvel envol, alors, je file à l'aéroport .»


  Et Bébert tendit la lettre de Micheline au psychologue comme si celui-ci pouvait encore faire quelque chose. Ce dernier, pas aussi futé que notre Bison national, lâcha malencontreusement : «  C'était une erreur d'aiguillage, une de perdue, dix de retrouvées! » Alors là, le sang de Bébert ne fit qu'un tour, il allongea un direct à ce malotru. Comment, lui, Bébert, aussi fidèle qu'un horaire de chemin de fer, pourrait-il se consoler dans les bras de dix inconnues par dessus le marché, non, ce serait un marché de dupes, et il le lui rendrait au centuple à ce marchand de tickets perdants!


   Non, non, et encore non, Bébert ne pouvait y croire, lui qui avait toujours suivi à la lettre le chemin tracé par son destin, ne pouvait accepter que l'on puisse lui siffler aussi facilement dans quelle direction il devait aller maintenant. Alors, ne se contrôlant plus, Bébert alla dans la salle de contrôle et de régulation des trains, appuya sur tous les boutons que la colère lui avait donnés et mit un bazar complet dans la circulation justement à l'heure de pointe, aussi dans sa tête qui ne savait plus à quel train se vouer.


 

       


 

   Maintenant, Bébert, toujours sous tension, voit des Michelines partout car il garde espoir en se disant:


« Un train vaut mieux que deux tu l'auras ».


   Par ailleurs, la direction générale de la SNCF, ayant eu vent du désarroi de Bébert, a annoncé un train de mesures pour soutenir moralement tous ses agents déboussolés.


                                                                      La suite au prochain épisode.


Claude SEGARD.


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Publié le 28/11/2007 à 23:09
Par claude.segard
                                                       UNE BLAGUE ALLEMANDE:


Comment s'en sortir quand on est un chauffard.


   Un policier arrête un jeune homme qui s'est fait prendre à 80 km/h dans une zone limitée à 30 km/h.


Le policier : Puis-je voir votre permis de conduire, s'il vous plaît ?


Le jeune homme: Je n'en ai plus. On me l'a enlevé il y a quelques semaines après avoir conduit trois fois complètement ivre.


Le policier : Aha, puis-je alors voir la carte grise, s'il vous plaît ?


Le jeune homme : Ce n'est pas ma voiture, je l'ai volée.


Le policier : C'est une voiture volée ?


Le jeune homme : Oui – mais laissez-moi réfléchir un peu, je crois avoir vu les papiers dans la boîte à gants quand j'y ai mis mon pistolet.


Le policier : Vous avez un pistolet dans la boîte à gants ?


Le jeune homme : C'est exact. Je l'ai vite mis dedans après avoir abattu la conductrice du véhicule et après avoir mis le cadavre dans le coffre arrière.


Le policier : Comment, s'il vous plaît, vous avez un cadavre dans le coffre ?


Le jeune homme : Oui!


Le policier, après avoir entendu tout ça, appelle aussitôt son collègue de service par radio pour qu'il vienne lui prêter main forte. La voiture fut cernée et lorsque le collègue arriva, il se dirigea lentement vers le conducteur et lui demanda à nouveau :


Le 2ème policier : Puis-je voir votre permis de conduire s'il vous plaît ?


Le jeune homme : Bien sûr, le voici. ( Le conducteur lui montre le bon permis de conduire ).


Le 2ème policier : A qui est la voiture ?


Le jeune homme : A moi, voiciles papiers.


Le 2ème policier : Pouvez-vous également ouvrir la boîte à gants s'il vous plaît, je voudrais vérifier rapidement si vous n'y auriez pas déposé un pistolet par hasard.


Le jeune homme : Mais bien entendu. ( Il n'y avait bien sûr aucun pistolet ).


Le 2ème policier : Puis-je encore jeter un oeil dans votre coffre ? Mon collègue m'a dit que vous avez un cadavre dedans. Bien entendu: pas de cadavre dans le coffre.


Le 2ème policier : Maintenant, je n'y comprends plus rien du tout. Le policier qui vous a arrêté m'a dit que vous n'aviez pas de permis, que la voiture était volée, que vous aviez un pistolet dans la boîte à gants et un cadavre dans le coffre.


Le jeune homme : Alors là, super, et je parie qu'il vous a dit aussi que je roulais trop vite...


Blague extraite de Deutsche Witze.net par google.


C'est ce qu'on appelle avoir de l'aplomb...de pistolet ! Claude SEGARD


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