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Publié le 11/06/2007 à 18:00
Par Le Sparte
Voilà, nous y sommes. La bêta publique de Halo 3 vient de s'achever, laissant trois mois au Master Chief pour faire rutiler son armure avant son grand débarquement en septembre. Faisant partie des privilégiés à avoir pu y participer, il me semblait assez naturel de faire part de mes impressions pour ceux qui n'auraient pas pu s'y essayer.
Commençons par le premier grand point de débat sur les consoles next-gen avides de performance: les graphismes. Autant le dire de suite, aucune claque ne vous attend à l'allumage de la console. Certes les effets de particules ont été améliorés. Certes l'eau, la neige éclaboussante et quelques touffes d'herbe bercées par le vent rendent l'univers définitivement plus vivant. Reste que les améliorations dans le domaine relèvent pour l'essentiel de la nuance. A titre de comparaison, si le niveau graphique est à situer nettement au-dessus de Rainbow Six Vegas, il est également bien en-dessous d'un Gears of War.
Ce constat, il fallait d'ailleurs s'y attendre. L'exploitation des trois dimensions dans des cartes d'envergure exige une puissance de calcul que les tueurs de Locustes pouvaient consacrer aux textures des murs. Si une surprise doit venir au niveau visuel, elle viendra du solo, que plusieurs journalistes conviés dans les studios de Bungie avaient dit au-dessus de Gears of War. En somme, wait and see. On peut néanmoins souligner l'excellent travail accompli sur le level design. Les trois maps proposées sont vraiment remarquables d'asymétrie et de diversité, chacune proposant une alternance entre recoins obscurs et grandes plaines qui varient grandement l'expérience de jeu au sein d'une même partie.
 Mais passons plutôt à l'essentiel: le gameplay. Allez, pas d'histoires, sur ce point, Halo reste indétrônable. Les nouveautés proposées (nouvelle configuration du pad incluse) renouvellent l'ensemble sans dénaturer le plaisir de jeu. Fait appréciable, même si Halo reste bien évidemment un jeu spectaculaire qui en rajoute et encourage les confrontations brutales, l'aspect bourrin de Halo 2 m'a semblé amoindri dans cette nouvelle mouture, et ce pour trois raisons. D'abord, le dual wielding est redevenu un choix délicat plutôt que la condition sine qua non de la victoire. Sur ce point, Bungie semble donc avoir écouté les joueurs nostalgiques du premier opus. Ensuite, la seconde arme portée par le joueur apparaît désormais dans son dos, permettant de mieux jauger les forces en présence à l'avance. Enfin, les gadgets peuvent donner de véritables avantages tactiques et encourager la création de stratégies internes qui diversifient grandement le jeu (amener un appreil de gravitation au point A, puis récupérer le drapeau, et attendre le véhicule à l'abri d'un bouclier, etc).
Le gameplay comme les graphismes ne doivent pourtant pas faire omettre l'aspect sonore du titre. On notera ainsi l'excellente qualité de tous les bruitages que ce soit des rebondissement de grenades, aux pics projetés lors de l'explosion de la grenade brute, en passant par le rechargement des armes, tout s'avère extrêmement crédible. Ce soin apporté aux bruitages est vraiment significatif, au point de permettre une différenciation des divers sons en plein coeur du combat. Autre évolution majeure, Bungie a bien compris l'importance de la dimension communautaire qui entoure son titre et n'a pas hésité à forcer le trait. On peut d'ailleurs espérer que les ajouts dans ce domaine vont vite s'imposer comme des standards pour tout jeu Live à venir. Le système de véto très agréable (et moins bloquant que les votes de Battlefield qui forçaient souvent à la redondance), la possibilité de sauvegarder ses films et l'indispensable filtre de langue (enfin sur Halo!) contribuent tous à fournir au joueur une bien plus grande maîtrise sur son expérience viédoludique dans son ensemble. A ce stade, la seule innovation vraiment dispensable de Halo 3 à ce stade réside à mon sens dans les armes lourdes qui n'ont que bien peu d'intérêt face à un adversaire vraiment mobile. Mais ces dernières n'étant pas présentes au détriment d'autres armes, elles restent bienvenues pour les fins de soirées. En somme, quel bilan tirer du Messie de la 360? Halo 3 n'a pas (en multi du moins) les graphismes d'un seigneur, mais il faudrait vraiment être un coléoptère pour s'y arrêter. De même, non, Halo 3 ne sera sans doute pas (du moins sur la partie multi) la claque qu'avait pu être Halo 1 en son temps. De manière générale, il ne s'agit (heureusement) pas ici d'une révolution, mais de plusieurs réformes qui perfectionnent la copie d'ores et déjà excellente de Bungie.
Bref, la bêta, même amputée de part en part, tant par les modes de jeu que par les cartes proposées, nous manque déjà et c'est confiants que nous saluons Master Chief. Après tout, ce n'est qu'un au revoir...

Publié le 10/06/2007 à 22:22
Par Le Sparte
Animal Crossing Wild World étant un jeu qui s'apprécie sur la durée, il me fallait un peu de recul avant de proposer des impressions un peu plus complètes. Bien sûr mon expérience dans cet univers est encore jeune "comme nos existences" ainsi qu'aime à le dire Bill, le chaton adepte de musculation. Mais ces quelques semaines suffisent à comprendre la structure du titre et l'exploitation du concept de synchronie. Alors, qu'en est-il de toutes ces promesses? A vrai dire, le bilan est plutôt négatif. Certes des nouveautés surgissent peu à peu et l'on échange patiemment du courrier. Mais au bout d'un certain temps, il devient vite manifeste que le tout se résumera pour l'essentiel à de la collecte d'objets, avec une redondance qui, si elle n'est pas insupportable (cela fait toujours plaisir, et la curiosité pousse à allumer quotidiennement sa console) perd peu à peu de sa saveur. Le facteur temporel agit donc bien plus comme un retardateur que comme une véritable plus-value du gameplay. Autre déception: les dialogues. Contrairement à une opinion assez répandue dans la presse spécialisée, les conversations d'Animal Crossing sont la plupart du temps complètement inintéréssantes. Bien sûr l'ironie pointe son nez ci-et-là, mais il s'agit le plus souvent d'exceptions vite eclipsée au triste profit d'interactions trop stéréotypées. Après quelques dialogues, les avatars rencontrés ressemblent donc bien davantage à des pommiers que l'on secoue dans l'espoir d'en recueillir les fruits (une autre activité d'Animal Crossing soit dit en passant) qu'à des personnages disposant d'une profondeur que l'on prend plaisir à dévoiler. En somme, difficile de ne pas sentir derrière le monde "vivant" d'Animal Crossing les rouages d'une triste mécanique trop sommaire pour vraiment surprendre. Espérons que le succès commercial de ce titre donnera à d'autres développeurs (n'appartenant si possible pas à Nintendo) l'envie de reprendre le concept avec davantage d'ambition.
Publié le 03/06/2007 à 03:35
Par Le Sparte
Ce qui s'annonçait comme une banale exploration de la bêta d'Halo 3 s'est transformé hier en une soirée nostalgie, UFG Guilain m'ayant convié à rejoindre GP Espadrille et slosse pour quelques craquages de nuques sur Splinter Cell Pandora Tomorrow. A peine quelques minutes plus tard, je revêtais ma combinaison moulante en peau de nuit et retrouvais le jeu qui m'a fait rejoindre le Live voilà un peu plus de trois ans. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, il faut savoir que Splinter Cell Pandora Tomorrow reste sans conteste l'un des multijoueurs les plus innovants de ces dernières années. L'idée est pourtant simple: une équipe doit atteindre des objectifs en temps limité, tandis que l'autre doit les défendre. Mais ce qui aurait pu faire un banal "territoires" devient une perle vidéoludique (toujours inégalée) via l'adjonction d'une asymétrie inédite entre les deux équipes. En effet, tandis que l'équipe en défense adopte une vue FPS et se voit lourdement armée, celle en attaque est affublée d'une vue à la troisième personne et de tous les mouvements qui ont rendu les Splinter célèbres jusqu'à aujourd'hui. Loin des surenchères actuelles proposant l'affrontement de dizaines de joueurs, le second Splinter s'en tenait à un modeste deux contre deux qui plaçait la communication et la stratégie au coeur du gameplay. Les zones étant grandes à couvrir d'un côté comme de l'autre, la collaboration s'avère incontournable, de même qu'une parfaite maîtrise des cartes proposées et des possibilités offertes par le gameplay. Autant d'exigences qui ont hélas maintenu Pandora dans la clandestinité et hypothèquent tout espoir d'une suite du même calibre sur les consoles next gen. Dommage, du'autant que si peu nombreux sont ceux qui ont pris la peine d'apprivoiser le titre d'Ubisoft, ceux qui l'ont fait ne l'ont pas regretté.
Publié le 02/06/2007 à 19:03
Par Le Sparte
Si la richesse d'un jeu peut parfois venir de ce qu'on lui ajoute, elle est aussi bien souvent dépendante de ce qu'on lui retranche. Halo en est sans doute l'exemple le plus pertinent. En plus du gameplay étendu (conduite de véhicule, etc.) qui fait encore le succès de la série, on a tendance à oublier que c'est avec le Master Chief qu'est apparue pour la première fois (dans un FPS tout au moins) la limitation contraignant à ne porter que deux armes simultanément. Le bénéfice de la limitation, Nintendo l'a bien compris et est allé jusqu'à faire résider tout le concept de son jeu dans une limitation de taille, à savoir une synchronie absolue du temps de jeu et du temps réel. Autrement dit, lorsqu'il fait nuit à votre fenêtre, il fait également nuit dans votre Animal World, avec tout ce que l'heure avancée peut impliquer Ainsi, passé 23 heures, les commerces seront donc fermés, la population dormira et il ne vous restera qu'à contempler les étoiles ou pêcher au clair de lune, certains poissons n'apparaissant que sous les rayons pâles... à moins bien sûr que ce ne soit samedi, soirée festive pour tout le village.  Comme vous vous en doutez, les potentialités offertes par cette simple idée sont tout simplement réjouissantes, permettant d'établir un rapport très particulier avec l'univers proposé et incitant à de courtes sessions de jeu quotidiennes, parfois dictées par la console elle-même. En effet, si quelqu'un vous demande de livrer tel paquet pour 15h tapantes, il vous faudra être en train de jouer à cette heure précise, sinon... eh bien tant pis pour vous. Les missions de ce genre ne se répétant pas (comme dans la vraie vie), ce qui est manqué est manqué. D'un point de vue technique, Animal Crossing sur DS est un des clones résultant de la politique de Nintendo, qui a tendance à préférer un peu trop souvent le recyclage (Nintendo préfèrant le terme d' "adaptation") à l'innovation. Si quelques fonctionnalités se sont perdues lors du portage (un comble!), on doit bien concéder que le concept prend vraiment toute son ampleur sur une console portable. Au niveau des graphismes, le résultat est tout bonnement enchanteur. D'habitude allergique à la 3D sur DS qui heurte l'oeil habitué au rendu de la 360 (le Viewtiful Joe de la DS est retourné chez le vendeur dans l'heure pour son esthétique repoussante), j'ai trouvé celle d'Animal Crossing tout à fait adaptée au petit monde sauvage qu'elle sert. Pour ceux qui l'ont connu, l'atmosphère rappelle un peu celle d'un "Little Big Adventure", la dimension "sauver le monde" en moins. Reste à savoir dans quelle mesure le titre saura se renouveler et éviter la redondance. Intéresser le joueur jour après jour est un pari risqué, mais un pari vraisemblablement gagné pour la majorité de ceux qui s'y sont essayés, les utilisateurs rejoignant bien souvent les éloges décernés par la presse spécialisée. Ceci dit, si vous avez (comme moi) l'habitude de surfer quotidiennement sur quelques sites pour en guetter les nouveautés, le titre ne devrait pas trop vous déplaire... voire même vous enchanter! Il reste en tout cas un délicieux contrepoint à l'amnésie du frag perpétuel.
Publié le 31/05/2007 à 11:35
Par Le Sparte
Microsoft reprendrait-il du poil de la bête? Il y a bien longtemps que le géant de l'informatique n'avait pas été pionnier dans le domaine informatique, reprenant constamment à son compte (et avec une maladresse assez systématique) les concepts développés par ses concurrents, qu'il s'agisse du monde libre ou de l'opposant de toujours, Apple. Reste qu'aujourd'hui Microsoft redore lentement son blason pour qui est encore prêt à observer posément ses récentes innovations. Certes il ne faut pas se tourner vers Vista pour s'abreuver de nouveauté (système qui en plus d'être dépassé, ramène l'informatique en arrière en termes de convivialité multimédia), mais plutôt vers d'autres terrains de jeu. L'apport du xbox Live sur la première console de Microsoft, compte au nombre de ces innovations devenues un véritable standard sur toute console de nouvelle génération. Il ne s'agissait bien sûr que d'importer le concept du jeu en réseau issu du monde PC, mais de là à le porter dans le salon, il y avait un pas considérable à franchir. Microsoft risque bien de s'imposer à nouveau en appliquant le concept des écrans tactiles multi-points déjà utilisé par Apple dans son futur iPhone à... une table! Markétée sous le nom de Surface avec un bien joli logo violacé, la table en question sera intelligente et devra permettra (à terme) de travailler intuitivement sur son matériel multimédia et même de régler ses achats par simple imposition de sa carte de crédit. Le joueur que je suis a bien évidemment de nombreuses autres applications en tête, dont le portage de jeux de plateau. Quant à toucher un de ces petits bijoux, ou à en avoir un dans son salon, eh bien il vous faudra devenir riche ou plus vieux, la technologie risquant de demander une petite dizaine d'années avant d'être vulgarisée. A vous de voir ce qui est le moins incertain.
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