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Lisabuzz.com parle de Le blog de Cris SARO : Alors là, franchement, c'est du caviar, du web-caviar pour être exact ! Le blog de Cris SARO regorge de traits d'esprits et de perles linguistiques... D'ailleurs, peut-on parler de Blog, alors qu'il s agit, à n'en pas douter, de grande litterature ? Le Sud Est a enfin trouvé son nouveau Victor Hugo en la personne de Cris SARO. Ca va être dur de faire mieux. pourvu que ca dure ! signé http://blog.lisabuzz.com
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Un auteur... un livre... un mystère sous les eaux du lac de Serre-Ponçon.
"La chaussure d'Aldebert" Tome I: le retour de Josué.
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Beorn : Salut, on a reçu notre exemplaire de la Chaussure d'Aldebert et il en cours de lecture... On espère bien le faire décicacer par l'auteur très bientôt.
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J’aime : mon béret, l’informatique, ma grande table et la bonne bouffe, les animaux, la nature, les sciences, lire, jouer de la guitare, l'aérographe, etc... La vie quoi !
J’adore : ma mère, écrire, avoir des amis autour de moi, le billard français et... et...
Je déteste : les maladies, la chaleur, l’ennui, la télé, la foule et... et...
Je suis horrifié par : la bêtise, l’ignorance, l’hypocrisie et surtout... surtout... : la cupidité
et l'égoïsme.

L e vécu : devenu autodidacte très jeune, j’étanche ma soif de savoir par la lecture. Doué pour la musique, j’en fais mon métier pendant 22 ans comme bassiste et découvre l’électronique et les métiers du son. Un disque avorté en sus des magouilles du show-biz me font abandonner rapidement ce milieu sournois.
Habitué aux fastes de la facilité, les différents jobs qui se sont succédés n’ayant pas toujours été évidents, je monte ma propre société d’informatique en 1999. Hélas, il y a peu de temps, un accident me conduit à l’hôpital dans un état grave. C’est sur ce lit qu’est né Aldebert.
Ayant vu la lumière ouvrant le passage vers l'au-delà et un personnage m’incitant à revenir en arrière car ce n’était pas mon heure, pour l’instant, je me suis éveillé avec mille questions et la certitude d’un grand secret dévoilé. Incapable de le transcrire réellement et profitant de mon invalidité temporaire, j’ai décidé d’écrire ce roman, en mêlant fiction et réalité, pour partager cette évidence, lourde à porter, avec le commun des mortels. L'inspiration m'est venue grace à une vieille chaussure d'enfant trouvée dans un bois, une petite merveille magnifiquement conservée... celle de la photo. Merci à elle.
Publié le Jeudi 09 août 2007 à 19:13
Par cris
Humeur : Souriante




Prisonnier d’un caillou. Quelle aventure ! Pendant plusieurs centaines d’années, ma pensée était limitée, donc primaire. Il fallait que je médite sur ma maladresse, mes erreurs, ma lâcheté. Seules mes facultés de base fonctionnaient. Impossible de m’évader de ma coquille de granit.

Je ressassais toujours la même histoire, je recherchais sans cesse les raisons de mes fautes.

Un fait était certain : ce que j’avais fait, je l’avais fait par amour. Par amour des premiers hominiens, futurs réceptacles des âmes jeunes. Leurs cerveaux rudimentaires ne pouvaient encore accueillir cette énergie fondamentale et indispensable au bon fonctionnement de l’univers.

Toujours est-il que je croupissais au milieu des atomes de cette masse difforme, issue du magma central. Alors que j’étais ballotté par les éléments déchaînés d’une planète inconnue, mon entendement évolua. Petit à petit, mes pensées confuses disparaissaient laissant la place à une conscience saine et positive, constructive. De ce fait, ma véritable personnalité et les pouvoirs qui en découlaient devenaient plus forts, siècles après siècles.

Mon premier effort fut de me projeter à l’extérieur de ce bloc. C’était atroce. J’avais l’impression d’être déchiré, disloqué alors que je n’étais que pensée, normalement insensible sur ce monde matériel. J’arrivais enfin à m’extirper en me libérant de cette force magnétique engendrée par les atomes de ce roc, geôlier intraitable et incorruptible. Je découvris enfin la lumière d’un soleil inconnu qui m’avait grillé pendant des lustres, redoublant d’intensité lorsque les molécules d’eau d’un lac sulfureux venaient à me recouvrir partiellement.

Ayant visité de nombreux mondes, de nombreuses planètes avant ma bourde, je conclus rapidement que j’avais été envoyé sur un monde en formation, très jeune, néanmoins susceptible d’accueillir les premiers protozoaires rhizopodes qui allaient engendrer la vie.

Ce n’était pas nécessaire que je poursuive plus loin mes investigations. Il n’y avait rien d’intéressant à voir sur cette terre déchirée si ce n’est un volcan en éruption à proximité qui, et je l’espérais vivement, allait bientôt me libérer de ce caillou monotone et ennuyeux.

Ayant réintégré ma cellule, j’échafaudais déjà des plans sur mon avenir d’âme et plus particulièrement comment cacher à mon Maître, la singularité de mon savoir retrouvé. Je n’imaginais pas, à ce moment là, que j’étais en train de préparer ma deuxième grossière erreur qui allait me coûter cher, très cher.

Je passe sur la longue période qui suivit pour arriver à l’instant décisif où la lave m’a engloutie, m’envoyant pour la première fois dans un brouillard poisseux.




La suite bientôt.

Cris

Copyright © Cris SARO 2007






Publié le Vendredi 10 août 2007 à 18:17
Par cris
Humeur : Souriante


                  

Cris
Publié le Samedi 11 août 2007 à 17:30
Par cris
Humeur : Souriante



Histoire de Sybil, assistant d'Elohim, gardien du savoir universel.
L'amour qu'il porte aux hommes va l'entraîner dans une spirale diabolique.

Positionné aux abords d’un monde heureux, j’écoutais ces voix suaves que les hommes produisaient. J’observais leurs faits et gestes, leur façon de vivre, leur évolution déjà bien élaborée.

Je me délectais de leurs joies, de leurs peines allant jusqu’à mettre mon grain de sel dans leur intimité. Ils étaient formidables, naïfs même. Tout leur semblait beau, simple et amusant. Ils ne connaissaient pas la jalousie, l’envie ou la cupidité. Leur chemin était tracé, sans faille, propre. Les cris d’enfants, d’une alacrité débordante, reflétaient cette allégresse communicative.

Le désordre soudain qui venait d’envahir cette planète enchantée me tira de mon atonie intellectuelle. Je m’approche, inquiet et curieux, de leur monde. Ils étaient figés par la peur, dépassés par ce qu’ils voyaient.

Leur environnement prenait une couleur jaunâtre, pâle. Les plantes se desséchaient, le ciel s’assombrissait. Des nuages pourpres voilaient leur étoile, empêchant la propagation de ses rayons bienfaiteurs. Des grondements sourds montaient du sol, des soubresauts secouaient les montagnes. Persuadé de l’impact d’un astéroïde, j’entrepris immédiatement la recherche du point de collision afin d’agir au plus vite et essayer de limiter ses effets, mes pouvoirs sur la matière étant illimités.

Mais hélas, ce que je découvris me laissa pantois. Il y avait bien eu impact, un impact particulier, un impact d’antimatière. La rencontre de particules et de leurs antiparticules avait donné naissance à la dématérialisation de la planète engendrant un rayonnement électromagnétique colossal. Une énorme cavité circulaire aux contours parfaits et lisses remplaçait maintenant une partie de l’hémisphère Sud et de l’océan le bordant. L’eau formait un mur vertical vertigineux, en contraste flagrant avec le fond de cette excavation qui absorbait totalement tous les rayonnements qui la pénétraient. La sagesse me dictait d’appeler immédiatement le Maître et l’informer des évènements. Mais mon esprit, fragilisé par le sentiment de ce profond attachement aux humains, manifesta le besoin insensé de les sauver de ce cataclysme. Je mettais le pied dans un engrenage fatal.

Poussant plus loin mes investigations, allant jusqu’aux tréfonds de cette anomalie destructrice au péril d’être disloqué, j’allais devoir mener mon premier combat contre la matière noire. Ses sbires m’attendaient, posés sur leurs proéminences écarlates, leurs yeux de braise fixés sur moi. Quelles étranges créatures, leur membre inférieur issu d’une protubérance annulaire, située à la face inférieure de l’encéphale, émettait un jet continu d’ondes cramoisies qui tenaient sûrement le rôle de propulseur. Effet que j’allais constater assez rapidement.

Ce qui me semblait un organe visuel, une sclérotique fibreuse m’impressionnait, elle était semblable à la fusion des soleils. C’est de là que parti un flux arachnéen qui pénétra mon énergie provocant une perte partielle de ma lucidité. Se déplaçant à la vitesse de la lumière, ils virevoltaient autour de moi bloquant ainsi le contact permanent avec la pensée sublime. J’étais pris au piège, incapable de réagir face à ces vagues négatives qui m’agressaient, leur composition physique m’étant inconnue. Ils étaient des milliers, des centaines de milliers rassemblés en grappes grouillantes prêtes à fondre sur leur premier ennemi, ce que j’étais, malheureusement. Mon seul salut restait la fuite mais où passer dans cet amalgame de monstres hideux ?

Je devenais de plus en plus faible, ils puisaient mon essence vitale ce qui les rendaient davantage menaçants.

J’étais perdu. Toute ma puissance était inutile face à tant de haine et de violence. Il ne me restait qu’une solution : utiliser ce qui me restait de vitalité pour déclencher une réaction thermonucléaire qui assure la fusion de quatre noyaux d’hydrogène (quatre protons) pour former un noyau d’hélium qui associe deux protons et deux neutrons. La température obtenue, soit douze millions de kelvins, devait suffire pour désintégrer ces êtres malfaisants. Cet acte irréfléchi, idiot, conçu pour sauver ma misérable existence au détriment de ceux que j’adulais par-dessus tout, allait avoir des conséquences désastreuses pour l’éternité.

 

                        

La suite demain.

Copyright © Cris SARO 2007

Cris




Publié le Dimanche 12 août 2007 à 18:46
Par cris
Humeur : Souriante
 
Histoire de Sybil, assistant d'Elohim, gardien du savoir universel.
L'amour qu'il porte aux hommes va l'entraîner dans une spirale diabolique.


                     

J’étais devenu, sous l’effet de leurs flux gorgés de négativité vénéneuse, un égoïste, un goujat. Fier de moi, j’avais surestimé mon potentiel de survie face à un tel déploiement d’énergie destructrice.

Un étourdissement suprême me fit plonger dans le noir. Je n’avais plus aucun dynamisme, je devais être annihilé, évaporé en particules microcosmiques et entraîné au gré des vents sidéraux.

Pourtant, mon moi, ma personnalité était intacte sauf que je n’avais aucune sensation concrète. Après ces milliards d’années passées auprès d’étoiles lumineuses, bénéfiques, réconfortantes ; de ces planètes accueillantes aux couleurs mirobolantes, ce noir intense et froid m’impressionnait. Je me désespérais de ne pouvoir agir, me sortir de cette prison inconnue. Quelle déchéance ! Moi, le gardien du savoir réduit en une molécule mémoire atteint d’une vacuité intellectuelle absolue. Le seul bien qui me restait se résumait aux souvenirs abondants récoltés pendant quatorze milliards d’années et de cet amour pour les humains. Théoriquement, ma mémoire aurait du disparaître lors de la dislocation des mes atomes, définitivement. Il fallait que je me résigne. Je devais être, comme disaient les hommes : mort. Seule subsistait ce qu’ils appelaient l’Âme, condamnée à errer éternellement dans les cieux à la recherche de la vérité. Mais moi, je la connaissais la vérité ! Et je n’étais pas humain ! Aurais-je été un homme qui avait trouvé cette vérité et que cette vérité aurait de nouveau banni ? Et si cette vérité était le Maître ! Créateur d’innombrables univers, planètes et étoiles ! Il m’aurait alors puni pour ma défaillance et mon erreur et renvoyé à mon état premier ? Non, non, j’étais avec lui le jour de l’expansion originelle, et son meilleur assistant. Puis sa bonté et son pardon étaient tels qu’il aurait été  incapable de me faire autant de mal. Me condamner à errer pour l’éternité serait plus qu’une punition, cela aurait été un forfait odieux, répugnant.

Tout bien réfléchi, j’optais plutôt pour une hypothèse plus probable. J’avais la chance de conserver mes souvenirs intacts, impérissables et lui seul aurait pu intervenir en un instant, bloquant l’écoulement de mes connaissances en séparant les particules centrales vitales du savoir de celles composant mon aura, simples atomes sensibles au rayonnement de la pensée unique. Voilà, cela devenait une certitude, une conviction profonde mais qu’attendait-il pour me reconstituer en mon état original ? Aurais-je échappé à son emprise ?

C’est sur ce dernier souvenir que les gardiens se retirèrent me laissant encore une fois seul dans le néant. Tout a disparu en un instant. La lumière, la cathédrale de lumière a disparu. Je suis soucieux. C’est bien la première fois qu’un tel évènement se produit lors de mon évaluation. Ils étaient loin d’avoir fait le tour de mes vies passées et de mes sottises.

        

La suite demain.

Copyright © Cris SARO 2007

Cris





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