Tout d'abord, le tournage est fini, depuis une semaine d'ailleurs, on attends mi-septembre pour voir le résultat final, courage Water ! On a encore deux trois trucs à régler d'ailleurs, quelques prises de vue à faire, je bouge pas d'ici moi de toute façon donc ça sera fait. Commençons par un bilan de ce tournage. Côté filmage, tout s'est bien passé, on a bien bossé, même si on était pas très très assidus ^^' (merci MGS 4 !) On a aussi passé pas mal de bons moments, de bons trips (Saluuut !, C'tait pas mal là ?, Aïe...coup dur etc..) soirées sympas aussi mais par contre...PUTAIN APRENNEZ A TENIR UNE BARAQUE ! xD J'ai toujours pas fini de nettoyer...avec mon boulot j'ai pas beaucoup de temps pour moi alors en plus, tout nettoyer...^^" D'ailleurs, je tiens à te remercier énormément ma Talotte, toi qui a été si dévouée cette semaine, je sais que tu t'en fous et que la seule récompense aurait été un peu plus d'aide, mais moi entre le boulot et le tournage...j'en pouvais plus, ouais excuse bidon puisque je me vidais les neurones sur la PS3, n'empêche la prochaine fois les gars faudra faire un peu plus gaffe à la baraque :D Pour en revenir à toi Talotte, j'espère que tu m'en veux pas trop, je savais pas trop quoi faire cette semaine, la fatigue plus la paranoïa me rendent vraiment encore plus maladroit qu'avant. J'ai cru que tu m'en voulais énormément, peut-être était-ce le cas, peut-être ma paranoïa est toujours aussi grave (on se demande pourquoi...), en tout cas, tu me reparles comme avant, quand on en a l'occasion, et ça me rassure beaucoup. Tout le reste tient toujours Anne-Talotte <3. Bizarrement, (ceci est une transition de pgm) je me suis senti un peu seul parfois malgré la dizaine d'amis qui trainaient dans ma baraque...sentiment étrange. Bon, dans l'ensemble je garde un très très bon souvenir de ce tournage, mais comme à chaque fois, faut que ma part dépressive soit déçue. Oui je suis chiant.
D'ailleurs, j'ai beaucoup beaucoup beaucoup réfléchi ces derniers temps, au boulot je me fais tellement chier avec mes cartons que j'ai que ça à foutre alors...et comme d'hab', ça m'amène à plein d'interrogations, de déceptions à propos du monde. Je vais commencer par déblatérer mes opinions les plus pessimistes à l'égard de l'humanité. Oui oui, je sais on les connaît, mais quand même. Me suis rendu compte que, ma vie sera difficilement celle dont j'ai rêvé, un brillant ingénieur qui construit des belles maisons écolos, dont la sienne avec sa femme qui l'aime, ses gosses dont il se veut un modèle idéal et à qui il donne une éducation et une culture développée, leur ouvre l'esprit. Bah apparemment cette vie sera dure à mener dans ce monde. Ce monde où les gens s'aiment de moins en moins, respectent de moins en moins la vie, la nature, les autres, les idées, la culture. Ils ne se soucient même plus de construire le monde mais se cantonnent à leur plaisir personnel. Ce qui ressort chez TOUS les êtres humains de la nouvelles génération des pays aisés c'est "moi j'veux profiter d'la vie !". Certes, on le veut tous, mais on dirait que ceux là en ont une conception bien particulière. Profiter = faire toutes les folies, les excès possible, ne pas faire attention aux conséquences, penser à court terme, être obtu et penser avoir la seule véritée existante : la tektonik/être un gangsta/le pouvoir/etc... Les gens veulent plus avoir de gosse, trop emcombrant, le mariage ? mmh...pas avant 30 ans ! on peut pas profiter sinon ! alors on vit ensemble 20 ans, on se marie et on divorce après 2 ans...parcequ'on veut pas s'emmerder, alors le moindre petit couac, zou, à la porte, comme si on allait se faire chier à discuter et à régler ça entre gens intelligents ! Quelle idée...t'façon l'intelligence et la réflexion aussi c'est devenu de la connerie maintenant. "Ouais moi tchu vois chuis un gars cool, chme prend pas la tête !" => "je suis débile et j'en suis fier, c'est trop dur de réfléchir et comme je suis con et obtu, je me rend pas compte de ce que ça peut apporter, d'ailleurs les intellos c'est tous des cons" (remarquez la logique indéniable).
Enfin brEEEEEEEEEEEEEEF ! (sisi t'inquiètes spéciale dédicace)
Je vais continuer à essayer de frayer MON chemin malgré la grande majorité de la société qui y soit peu propice et on verra bien ce que ça donnera, rendez vous dans 10 ans.
Bon...c'est tout ? moi qui me sentait comme une cocotte minute, je trouve que je me suis vidé relativement rapidement...tant mieux d'un côté si j'ai été synthétique, je pense avoir été clair de plus. Ah oui par contre, là quand j'écris j'arrondis pas les angles hein, mais je suis loin d'être au fond du gouffre à vouloir m'en tailler les veines tellement le monde il pue, je constate, ça me dégoûte mais je fais avec, comme quand je mange des petits pois. (Humanité <=> petit pois, un peu vache le type non ? je préfère "relativiste"...) Donc en bref, je critique, je me plains, mais je vais bien, je reste comme vous me connaissez...(c'est pas barabant ce caractère de merde ? moi en tout cas 24/24 à mes côtés, parfois on craque un peu ^^' merci à vous bande d'amis, sacrés courageux)
Je crois n'avoir pas oublié de chose importante, sinon j'y reviendrais. Bon, je vous laisse avec un petit morceau, me demandez pas pourquoi celui là, j'avais envie.
Et aussi comme ça fait longtemps et que Chozo il en veut, le chapitre 4 de ma fic non relu et non corrigé (t'façon il se passe rien dans ce chapitre :P et le suivant non plus... et la suite est pas écrite :D), trop la flemme et pis j'arrive pas à écrire comme il faut. J'aime beaucoup mon histoire, elle est longue et grande et s'étend dans ma tête en permanence depuis au moins mes 12 ou 13 ans que ce monde à germé, mais je n'aime pas comment je l'écris, faudra que je collabore avec l'un de vous, grand écrivain (aka Chozo ou Thane).
Bref final, voici le texte, à plus sous l'bus :
A son réveil, Kemerck était toujours dans le lit de l'auberge et il lui fallut quelques secondes pour se rappeler que ces ultimes souvenirs dataient de bien plus longtemps que la veille. Tout cela datait en effet de près d'un mois. C'était même la dernière fois qu'il avait revu Ryel, depuis il n'avait aucune idée de ce qu'elle était devenue mais il était persuadé qu'elle s'était échappée et qu'elle vivait toujours, du moins il l'espérait. Pour le moment, même s'il aurait préféré parcourir le reste du continent voire du monde à sa recherche, il fallait qu'il continue sa route vers la capitale. Il sortit donc de la chambre en prenant sur l'épaule son grand manteau, seul et unique bagage, puis desendit l'escalier et s'arrêta à l'entrée de la grande salle de l'auberge. Elle paraissait bien vide ce matin. Il ne restait qu'une serveuse derrière le comptoir, le patron qui semblait finir de ranger tables et chaises et la danseuse de la veille, assise à une table. Kemerck alla commander une boisson chaude afin de se réveiller un peu pour la route d'aujourd'hui. Il attendit quelques secondes qu'on lui servit mais pendant ce temps, il avait fixé son attention sur la danseuse. Seule à sa table, elle était pensive, le regard perdu, face à une grande tasse fumante. Un sac de voyage était posé au pied de sa chaise : elle était sur le départ.
Après quelques secondes d'hésitation, Kemerck décida d'aller s'asseoir à sa table. Il ne sut pas trop comment démarrer la conversation mais tandis qu'il prenait une chaise il demanda :
-Ça ne vous dérange pas si je me joint à vous ?
-Mmh non allez-y si ça vous fait plaisir.
Elle avait l'air épuisée. Elle était passablement décoiffé, sans doute n'avait elle pas pris la peine de se démêler ce matin, et Kemerck put remarquer parmis ses cheveux noirs de nombreuses mèches d'une couleur à mi-chemin entre le violet et le bleu. Elle avait les paupières lourdes et chaque gorgée de sa boisson semblait la réveiller un peu plus.
-Pourquoi vous lever si tôt après la nuit que vous avez dû passer ? Vous aussi vous avez de la route ?
-De la route ? Oui plutôt. C'est également votre cas donc ?
-En effet, je dois me rendre à la capitale le plus rapidement possible, je ne m'attarde pas trop dans les villages, juste pour la nuit. Je pensais que vous travailliez ici.
-On peut dire ça mais seulement pour quelques jours, maintenant c'est terminé donc je vais continuer vers le sud et je verrai ce que je trouverai dans le prochain village.
Le sud, c'était également sa route et, il ne savait pas trop pourquoi mais, il l'aurait bien partagé quelques temps avec elle. Elle avait l'air assez intelligente derrière une froideur apparente, elle ne lui en avait pas demandé plus quand il avait laissé entendre que son voyage était important sans pour autant l'ignorer. La serveuse aporta la boisson de Kemerck, il la remercia puis reprit alors la conversation.
-Hum, je...je ne vois pas trop comment vous expliquer ça mais...voilà, mon voyage dure depuis un bon moment et depuis un tout petit peu moins longtemps je suis seul à le faire comme vous le voyez. Le fait est que ce n'est pas pour visiter la ville que je me rend à Céphalis et...quand je vous ai vu danser hier, transportée par cette musique, magnifique soit dit en passant, il m'a semblé que...vous pourriez avoir quelque « talent » qui m'aurait aidé dans ce voyage. C'est un peu étrange présenté comme ça mais, je suis sûr que vous de votre côté...vous voyez de quoi je veux parler...
Elle fronça les sourcils imperceptiblement, intriguée, puis son visage reprit l'attitude inexpressive qu'il avait depuis le début de leur conversation. Après quelques gorgées, elle fixa les yeux de Kemerck qui restèrent aussi imperturbables que les siens. Elle posa alors sa tasse et saisit celle de Kemerck. Il la laissa faire et continuait de la fixer. Après quelques secondes où ni l'un ni l'autre ne bougea, elle la lui rendit, sans en avoir bu la moindre goutte. Quand il la reprit, Kemerck sentit ses doigts refroidir. Il jeta alors un coup d'oeil dans la tasse pour s'apercevoir que le liquide y était figé, légèrement plus clair. Il la retourna alors et sa boisson tomba d'un bloc sur la table : elle l'avait congelée. Un mince sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu'elle les replongeaient dans sa propre tasse.
-Si c'est ça que vous entendez par « talent », je suis magicienne à mes heures en effet. La musique aussi c'en était.
Kemerck ne sut pas trop quoi répondre, il n'avait pas croisé beaucoup de magiciens durant ses pérégrinations mais il fut surpris d'avoir pu en détecter une. Il continua alors où il s'était arrêté.
-Je n'ai pas l'habitude de faire confiance rapidement mais le temps me manque et même si je ne vous connais pas je pense ne pas me tromper. Vous n'êtes pas très causante et vous ne m'avez pas envoyé me faire voir, je prend ça pour des points positifs...J'aimerai que vous m'accompagniez jusqu'à la capitale. Si vous voulez nous pourrons nous arrêter dans un village le soir histoire de gagner un peu d'argent ou alors je vous paierai une fois la destination atteinte pour le temps...
-L'argent ne m'intéresse pas, l'interrompit-elle. Si je fais ça c'est juste pour ne pas mourrir de faim et puis...ça m'amuse alors pourquoi se priver.
-D'accord très bien, nous aurons de quoi manger si vous m'accompagnez, je ne vous cache pas qu'il y a des risques comme vous l'aurez sans doute deviné vous même c'est pourquoi vos talents seront sans doute utiles.
Il chercha quoi dire de plus mais il n'eût pas besoin d'en rajouter. La danseuse se leva, et par un claquement de doigt ses cheveux se coiffèrent en un chignon compliqué qui laissait paraître à présent plus de mèches violettes que de cheveux noirs. Elle était vêtue d'une tunique aux manches longues, assortie à ses mèches et décorée de nombreux motifs en léger relief. Elle tendit la main vers Kemerck et dit simplement :
-Appelle moi Cyanna, je n'aime pas mon vrai nom.
Kemerck se leva à son tour et se présenta en serrant la main de Cyanna. Celle-ci sortit de son sac des gants gris clair qui laissaient découverts le bout de ses doigts. « Ils servent à canaliser ma puissance magique quand je les porte, et pour voyager c'est plus prudent d'être prêt au combat ces derniers temps » lui expliqua-t-elle avant de mettre le sac sur son épaule.
-Tu as l'air bien équipée, remarqua-t-il en désignant le sac.
-Oui enfin il n'y a en gros que quelques vêtements de rechange et un peu matériel à moi.
-Moi je n'ai que mes deux dagues et un peu d'argent dans mon manteau, il faudrait que je pense à racheter un peu de poudres, je suis assez doué avec le feu en général, artificier en quelques sortes.
-Je vois le genre, mais il n'y a pas de boutiques intéressantes pour toi dans cette ville, on sera peut-être plus chanceux dans la prochaine.
Ils prirent donc la direction de la sortie après que Kemerck ait payé sa boisson. Il était encore tôt le matin et un léger brouillard couvrait l'allée principale du village. Le sol aurait été boueux s'il n'avait pas été gelé par les basses températures de la nuit. En se dirigeant vers la sortie sud-est du village, ils ne croisèrent qu'un passant et deux commerçants qui ouvraient à peine leurs boutiques.
Ce jour, leur route fut plutôt morne : le brouillard se leva au milieu de la matinée mais le ciel persista dans sa teinte grise jusqu'en fin d'après midi. Ils suivirent en grande partie le pied d'une petite chaîne de montagne de basse altitude qu'ils durent traverser en direction du sud un peu avant le crépuscule. Le chemin qui leur permit d'effectuer cette traversée serpentait entre quelques monts dont un qu'ils durent partiellement gravir. Ce fût sans grande difficulté qu'il atteignirent la face sud de la chaîne de montagne à la tombée de la nuit. Ils n'avaient pas dit grand chose de toute la journée, aucun des deux n'étant de nature bavarde. Cela leur convenait ainsi, ils s'étaient compris sans échanger trop de paroles et chacun était implicitement d'accord pour que l'autre reste dans son silence. Ils ne se repoussaient pas pour autant et avaient partagé un des repas que Cyanna avait dans son sac à la mi-journée en lançant quelques vagues remarques sur leurs passés de voyageurs.
Au sortir des montagnes, ils s'assirent sous un renfoncement creusé dans la roche et Kemerck alluma rapidement un feu grâce au peu de poudres qui lui restaient. Ils entamèrent ainsi leur repas du soir : quelques morceaux de viande qu'ils firent cuire à la flamme et du pain.
-Bien voilà un jour de voyage de moins à effectuer, déclara Kemerck.
-Céphalis est presque toujours aussi loin de toute façon, on y sera pas avant trois bonnes semaines à ce rythme là, lui fit remarquer Cyanna.
-C'est sûr qu'on irait plus vite avec une monture mais dans la région je n'en ai trouvé aucune. Peut-être un peu plus au sud...
Cyanna ne continua pas la conversation plus loin, elle se tut un moment et cessa de manger. Kemerck compris qu'elle souhaiter lui demander autre chose, plus important. Il cessa également de parler et de manger et attendit le temps qu'il fallut pour que sa langue se délie.
-Ce voyage...à la capitale, qu'a-t-il de si important ? Pourquoi tiens tu tant à y arriver vite et...pourquoi cherches tu des renforts pour le trajet ? Tu as vraiment si peur de ne pas arriver là-bas ?
C'était au tour de Kemerck de rester silencieux à présent. Il savait qu'il lui faudrait répondre à ce genre de questions, il laissait planer beaucoup de secrets sur les raisons pour lesquels il se rendait à la plus grande cité de toute la planète, la cité royale qui plus est ainsi que la plus éloignée de son point de départ de toutes les villes du contient.
-J'ai pas vraiment l'habitude de poser trop de questions tu sais, et je me porte mieux quand on ne m'en pose pas non plus mais là...j'aimerai savoir pour quoi je risque peut-être ma vie.
-Bien sûr c'est normal, je me doutait que tu finiras par me le demander à un moment même si ça se voit que c'est pas trop ton truc les questions. Moi non plus soit dit en passant mais là je vais répondre puisque c'est vraiment important, comme tu l'as toi même compris.
C'est alors qu'il entreprit le récit du début de son voyage, en commençant par tout ce dont il avait rêvé la nuit passée. Il lui fallut cependant le continuer au delà de son combat sur la place du village où il avait laissé Ryel.


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