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Publié le 03/02/2008 à 12:09
Par Croc
Coucou tout le monde !

Hier j'ai été au ciné (entrée en matière tout ce qu'il y a de plus fin) voir Sweeney Todd, le dernier Tim Burton. Il est excellent. Je dois dire que je connais Tim Burton de réputation depuis longtemps mais j'avais rarement eu l'occasion de regarder ses oeuvres qui me faisaient pourtant envie. Et puis la semaine dernière Talotte nous ramène Edward aux mains d'argent, magnifique lui aussi, j'ai adoré. Le trio Burton/Depp/Elfman fonctionne toujours à merveille, comme il me l'a été confirmé le lendemain en regardant Sleepy Hollow.

Puis hier donc Sweeney Todd, sanglant à souhait, ambiance morbide malgré les chants faussement gais et la tentative d'histoire d'amour. Il m'a donné faim ce film. Je suis très content de découvrir ce réalisateur dont j'ai envie de connaitre l'oeuvre depuis un moment...

Malheureusement, le film que je désirait le plus voir, je ne l'ai toujours pas vu. Cet Etrange Noël de Monsieur Jack me file entre les doigts chaque fois que je crois pouvoir enfin avoir le bonheur de le voir. Pour me consoler je me rematte l'intro reprise par Marilyn Manson en boucle, trop classe ^^



Publié le 20/01/2008 à 23:05
Par Croc



Gaaaah...*bave*

I wanna heal, I wanna feel like I'm close to something real
I wanna find something I've wanted all along
Somewhere I belong...
Publié le 17/01/2008 à 20:06
Par Croc
bvOui moi aussi mais c'est le titre de cette chanson que j'ai entendue à la radio et dont le texte est on-ne-peut plus d'actualité. Je l'ai trouvé bien écrite.

Je suis un homme de Cro-Magnon
Je suis un singe ou un poisson
Sur la Terre en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis un seul puis des millions
Je suis un homme au coeur de lion
A la guerre en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis un homme plein d'ambition
Belle voiture et belle maison
Dans la chambre ou dans le salon
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je fais l'amour et la révolution
Je fais le tour de la question
J'avance, avance à reculons
Et je tourne en rond, je tourne en rond.

Tu vois, j'suis pas un homme,
Je suis le roi de l'illusion
Au fond, qu'on me pardonne
Je suis le roi, le roi des cons.

Je fais le monde à ma façon
Coulé dans l'or et le béton
Corps en cage, jeté en prison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Assis devant ma télévision
Je suis de l'homme, la négation
Pur produit de consommation
Oui, mon compte est bon
Mon compte est bon.

Tu vois, j' suis pas un homme,
Je suis le roi de l'illusion
Au fond, qu'on me pardonne
Je suis le roi, le roi des cons.

C'est moi, le maître du feu,
Le maître du jeu, le maître du monde
Et vois ce que j'en ai fait,
Une Terre glacée, une Terre brûlée,
La Terre des hommes que les hommes abandonnent.

Je suis un homme au pied du mur
Comme une erreur de la nature
Sur la Terre sans d'autres raisons
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis un homme et je mesure
Toute l'horreur de ma nature
Pour ma peine, ma punition,
Moi je tourne en rond, je tourne en rond

Je suis un homme et je mesure
Toute l'horreur de ma nature
Pour ma peine, ma punition,
Moi je tourne en rond, je tourne en rond

Moi je tourne en rond, je tourne en rond



Je tourne en rond, je tourne en rond...à méditer ^^
Publié le 02/01/2008 à 18:25
Par Croc

Comme je le disais, on a trèèèès bien fété l'entrée en 2008 avec une de ces super fête pinaise ^^

J'en profite donc pour mettre une photo de tous mes amis auxquels je tiens tant et avec qui on passe des moments géniaux =D



Honneur aux dames et on commence par toi ririsse (en train d'essayer une coupe bananier O_o ), ma compagne de bus en Première et Terminale avec qui on se tape des méga-trips ^^




Ton déménagement loin de nous nous attriste un peu mais évidemment on garde le contact et on t'aime toujours autant =)











Here comes my best friend, j'ai nommé Talotte !

Un peu rêveuse sur cette photo mais je trouve qu'elle correspond pas mal à ton tempérament. Tu te cherches beaucoup et en même temps tu reste pleine d'espoir et rêveuse.

On se parle, on s'écoute, on se soutient, je suis vraiment content de t'avoir trouvé et qu'on ai réussi à rester meilleurs amis après ce qu'on s'est fait ^^

J'attend nos 60 ans pour voir si on y sera vraiment assis sur ce banc ;)






Ma Tite Wura qui se repose un peu après toute l'énergie dépensée à se secouer dans tous les sens sur la piste ^^

Je vais pas faire un éloge de chacun de vous à toutes les photos,surtout que toi je pense que tu sais déjà ce que j'ai à dire :P

(La robe à l'air marron mais elle est vraiment noire, si si j'vous jure ^^)














Béné, la copine d'RM largement aussi timbrée que lui et qu'on connait depuis peu. Ce que je regrette puisque d'après ce que j'en vois, on s'entend tous à merveille. =)

T'inquiètes pas ayé on te compte parmis nous maintenant ^^

(Si t'en doutais encore, la preuve en est faite =) )










Aux mecs maintenant, ici Chozo, le Métal-Pawarest nous ayant gratifié d'une sacrée séance de Headbang durant Trollhammaren et Master Passion Greed. Grand littéraire qui a d'ailleurs pour cela tout mon respect ^^ and like anyone else, a good friend of mine.

A sa droite Water, l'hôte et l'un des éléments du binôme d'organisateurs. Il nous a offert une splendide soirée celui là même si on l'a relativement peu vu à cause justement du fait qu'il doive s'occuper de la maison =\ Mon pote depuis plus de 7 ans et c'est pas près de s'arrêter ^^



Merci à vous deux =)











Daxtex, un marrant invétéré, deuxième du binôme organisation qui lui aussi nous a permis de nous payer une bonne tranche de rigolade grâce aux Dumb Games qu'il nous a proposé avec Water ^^

Là il est un peu blazé sur la photo mais ça a été chaud d'en trouver une de toi y'en a pas beaucoup et je voulais éviter celle où tu nous joues le visage de psychose :P













Thanelkc, l'homme rat qui a été très cool à cette soirée quand on sait qu'il peut être méga chiant quand il s'y met =D

Très peu de headbang, dommage avec ta super touffe ^^



Et punaise, ta chemise ferme là un peu de temps en temps xD







RM, le copain de sa copine, qui nous joue ici un peu de gratte, il a beau être modeste là dessus, c'est un as vu qu'il y touche depuis un an et qu'il ne prend aucun cours ^^

Le DJ de la soirée aussi, jolie playlist, bien joué mec ^^

À côté le Chozo qui surveille SA guitare car notre ami Rominou a eu la flemme de se la trimballer dans le RER B-l-R/Paris/Savigny =P (Et on le comprend x) )


















Boubou : "NON PAS ENCORE DU PAIN !!! JE VEUX DU MUSE !!!" XD
Il a quand même gardé son calme et s'est bien lâché sur la piste quand il le fallait ^^

La vidéo de toi en transe est énorme mais j'ai la flemme de la mettre sur Youtube pour l'afficher ici xD

T'es celui qui est le plus loin de nous maintenant mais tu t'es quand même déplacé pour la fête ça fait plaisir =)










Jordan, toi aussi tu t'es bien planqué, dur de trouver une photo où on te voit bien ^^

En train d'essayer de m'apprendre à danser...il est mignon x) On te voit pas souvent non plus mais pourtant tu ne diminues pas dans notre estime, bonne chance pour ton n-ième cursus scolaire =\
Et à bientôt j'espère !
















Et enfin, moi, mon sourire niais et mon gros bouton ^^

J'ai pas grand chose à me dire sinon à me remercier pour m'être remercié dans cet article =\





T'inquiètes pas, on gardera toujours le contact !








Quand je vous disais qu'elle est complètement à la masse... =\

















Et il en est fier ce gros maso ^^



Remarque il a raison vu comment il a masterisé le bouffage de yaourt ! :P










Pour finir, encore moi et les 3 femmes de ma vie ^^ (y'a tout un tas d'autres photos où l'on fait la fête mais je suppose que vous allez les mettre sur vos blogs et cet article est déjà bien rempli :D )






Bon ayé c'est fini, vivement la prochaine fête, bonne continuation à vous tous et re-re-bonne année !!

=DDDDD
Publié le 01/01/2008 à 18:31
Par Croc

Tout d'abord je vous (re)souhaite à toutes et à tous une très bonne et heureuse année 2008, remplie de tout un tas de petits bonheurs et de grandes réussites !

Ensuite je voudrais remercier toute l'équipe qui m'a fait passer un second réveillon inoubliable en leur compagnie hier soir/ce matin et leur dire que je les aime tous. Fête démentielle, jeux trippants, musiques planantes, ambiance de folie, danses magiques, nuit douce, petit déjeuner...original XD, aux revoirs un peu triste vu qu'on risque de pas se revoir avant quelques temps mais comme toujours, le bilan est méga positif ^^

Maintenant faut se reposer, se remettre dans le bain et essayer de se mettre au taf, ça par contre ça va être plus délicat

En attendant la suite, bon courage à tous, gros bisous et que cette année se passe encore sans encombre pour notre amitié =)
Publié le 29/12/2007 à 22:10
Par Croc

Juste parceque j'ai trouvé le gadget sympa et que ces chansons comptent parmis mes préférées (même si il y'en a de nombreuses autres évidemment) voici un petit medley de vidéos sur Dailymotion avec entre autre une chanson bien marrante : le café, il y a aussi "le doigt sur ton étoile" chanson dont les paroles sont un peu plus loin sur ce blog, un live de Ghost Love Score, ma préférée ^^ et aussi un AMV du Seigneur des Anneaux sur Fantasmic Gethsemane (*boulet fais gaffe à pas écrire de conneries...*) que j'ai trouvé assez sympa. Amusez vous ! =)
Publié le 28/12/2007 à 23:05
Par Croc
Apparemment un certain nombre d'entre vous réclamaient de l'action et bien le chapitre 3 tombe pile poil puisque c'est ici que commence l'histoire ai-je envie de dire. Après les deux chapitres introductifs, celui-ci entamme un peu l'intrigue qui n'est pas forcément ce qu'elle à l'air d'être =) Il y aura par contre toujours des petites présentation du monde dans lequel on est plongés, distillés au fil de l'histoire, c'est comme ça que je compte tout raconter ^^

Bonne lecture !



C'était le début de l'après-midi lorsqu'ils filèrent droit au nord, en direction du lac. À pied, ils n'auraient pas le temps d'atteindre la ville avant le lendemain au moins. Ils marchèrent pourtant d'un pas rapide jusqu'à atteindre la berge sud de l'étendue d'eau de l'autre côté de laquelle se trouvait leur destination. Ils arrivèrent là à la tombée de la nuit.
-On arrivera pas de l'autre côté avant un moment, ça ne sert à rien de continuer cette nuit, on va dormir par là, déclara Kemerck en scrutant l'horizon qui ne laissait même pas paraître la moindre trace de la cité de l'autre côté de l'étendue, à présent noire, du lac.
-Oh ! À la belle étoile au bord d'un lac ! Tu es trop romantique en fait sous ta mine renfrognée, clama joyeusement Ryel ce qui eut pour effet de tracer un léger sourire retenu sur le visage de Kemerck. Il avait trop l'habitude de ce genre de plaisanteries de sa part.
Ils allumèrent un feu et s'installèrent sommairement au bord de la surface miroitante. Allongés sur le sol chacun d'un côté des flammes, leurs sacs sous la tête, ils tardèrent à trouver le sommeil sous le ciel étoilé.
-Il fait pas si chaud que ça en fait ici...tu pourrais me prêter ton manteau au moins ?
-Si tu t'habillais un peu plus...
-Quoi ? Mais je m'habille comme je veux ! Et puis je te croyais plus serviable que ça avec les demois... ne parvint-elle pas à finir avant de recevoir un lourd morceau d'étoffe en pleine tête. Ça t'amuse j'espère... Elle consentit tout de même à se couvrir du manteau rouge sombre qui venait de la heurter et alla se recroqueviller contre Kemerck tout près du feu, puis ils s'endormirent.

Le lendemain, ils ne tardèrent pas trop à reprendre leur route vers la ville en prenant soin de contourner le lac par l'est. Ils marchèrent en silence toute la journée. Seule Ryel rompait parfois le silence. Cela était toujours de bonne augure et donnait le sourire à Kemerck. La journée fut plutôt belle et leur trajet se passa sans encombre. Ils arrivèrent à destination une fois de plus à la tombée de la nuit. Ils voyaient à moins d'un demi-mille devant eux l'entrée de la ville. Kemerck y était passé quelques fois durant son long séjour à Gastiri mais il la connaissait sans doute moins que Ryel qui avait du la visiter plus de fois que lui. Il lui demanda donc pour commencer, où ils devaient se renseigner pour savoir ce qui était arrivé à leur convoi. Ils se rendirent à la grande épicerie dont elle lui parla et d'où provenaient les ravitaillements.

Ils franchirent la porte est de la ville en silence et se rendirent vite compte que c'était ce même silence qui les accueillait. Les rues étaient très peu éclairées seule une forte illumination semblait provenir de la place au centre ville ainsi que quelques voix et parfois des cris enthousiastes, une réunion de villageois pensèrent-ils. Ils ne s'aventurèrent cependant pas tout de suite jusque là et se contentèrent de longer le côté sud du village pour atteindre leur épicerie au sud-ouest. Après avoir frappé à la porte sans réponse, Kemerck hésita un instant puis poussa du pied la porte qui s'ouvrit sans résistance. L'intérieur ressemblait en effet à une grande épicerie qui aurait en revanche reçu la visite d'un troupeau de bêtes sauvages. Les étagères étaient renversées, les tables fracassées, les vitres brisées et les rideaux et autre tissus tous plus ou moins déchirés. Seuls le comptoir, deux tables et quelques chaises semblaient tenir encore debout. Sur ses gardes à la vue du chambardement ayant eu lieu, il entra doucement puis se rassura en constatant la couche de poussière qui indiquait que personne n'avait du mettre les pieds ici depuis ce qui s'y était passé.
-Apparemment ceux qui ont fait ça en ont fini depuis un moment, l'endroit n'a plus l'air dangereux. Par contre...tu es sûre que c'est une épicerie ? Interrogea-t-il sa compagne de voyage en désignant les chaises et tables. Je ne savais pas qu'on faisait attendre les clients autour d'une table.
-Et bien...on dirait que l'endroit s'est diversifié depuis la dernière fois que je suis venue. Il y a des bouteilles derrière le comptoir, à mon avis les ventes ne lui rapportaient plus assez...
-Forcément s'il ne vient plus livrer ses clients...
-Depuis quand tu fais de l'humour ? Surtout dans cet endroit aussi sin...
Kemerck venait de la baillônner de sa main et, d'un geste rapide, l'entoura de son bras libre et glissa avec elle contre un mur près d'une vitre crasseuse qui laissait entrevoir l'extérieur par un carreau brisé. Ryel semblait vouloir de nouveau lui lancer une de ses habituelles réprimandes mais s'interrompit lorsqu'elle entendit une voix forte venant de l'extérieur demander :
-C'est normal que ce soit ouvert chez l'épicier ? Je croyais que tout le monde était réuni, il ne devrait pas y avoir un autre de ces bouseux dans les rues à cette heure-ci.

Elle regarda à son tour par le carreau et vit trois hommes au coin de la rue qui regardaient en direction de la porte qu'ils avaient effectivement laissé ouverte. D'ici on ne pouvait pas bien distinguer leur visage par la petite ouverture et dans la pénombre mais leurs voix rauques n'avaient pas l'air de les classer parmis les humains. Ils semblaient porter des sortes d'uniformes de guerre en cuir, l'un d'eux portant une hache et les deux autres des courtes épées. Quand l'un d'entre eux commença à s'approcher, Ryel paniqua un instant et voulut chercher une sortie par l'arrière boutique mais Kemerck la saisit de nouveau avant qu'elle ne parcoure plus de deux mètres. Trop tard : elle avait trébuché sur une étagère tombée au sol. Lui avait pu l'empêcher de tomber mais pas d'alerter les trois brutes à l'extérieur. Quand il revint se poster à la fenêtre, son champ de vision était vide. Ils devaient être tout proche de la porte à présent et les deux autres semblaient avoir rejoint le premier éclaireur. Il regarda de nouveau Ryel qui semblait toute confuse il lui dit sans bruit de ne pas s'en faire, ce n'était pas grave et s'approcha doucement de la porte en longeant le mur.
-Si vous croyez qu'on va venir vous chercher là dedans vous vous tromper, sortez tout de suite ou on appelle des renforts et on fera s'effondrer cette bâtisse s'il le faut, vous savez que nous en sommes capables, tonna une voix à l'extérieur, la lueur de leurs torches parvenant déjà jusqu'à l'intérieur.
Il se mit à réfléchir rapidement mais avant qu'il ne réagisse il fut bousculé par Ryel qui courut vers l'ouverture de la porte. Cette fois-ci, il ne parvint pas à la retenir. Elle atterit à genoux au pied de la porte, il crut qu'elle était tombée mais quand les torches l'éclairèrent, il comprit que cela faisait partie du jeu. Elle avait détaché ses cheveux et s'était couverte de la poussière qu'elle avait trouvée dans le coin où il l'avait laissé. Son visage sale affichait deux traînées noires laissées par de fausses larmes.
-S'il vous plait, sanglotta-elle. Je ne veux de mal à personne, c'est juste...vous comprenez je suis affamé et...mes enfants...
Mauvaise idée pensa Kemerck. La réaction ne se fit pas attendre, les trois hommes – du moins en apparence - s'approchèrent et dévisagèrent Ryel.
-On dirait qu'on s'est fait du souci pour rien les gars...regardez la, c'est qu'une crasseuse qui cherche à manger.
-Peu importe elle devrait être avec tous les autres, elle a rien à faire ici.

À ces mots, ils entrèrent l'un après l'autre. Celui qui portait une hache la mit à sa ceinture puis s'approcha de Ryel et la souleva par le cou comme s'il s'était agit d'une simple poupée de chiffon. Il commença à peine à l'examiner, une lueur menacante sur le visage quand il sentit une vive douleur à la tempe gauche qui le projeta à quelques mètres de là, contre un mur en laissant la femme sur place. Kemerck venait de sortir de l'ombre, lui assénant un puissant coup de genou à hauteur du visage. Les deux autres regardèrent la scène incrédules. Il était à présent debout sur un table, derrière Ryel qui se trouvait entre lui et les deux soldats. Lorsqu'ils réagirent enfin et accoururent dans leur direction, l'épée à la main, elle se retrouna vers Kemerck qui la saisit par les poignets et la souleva rapidement pour la faire passer au dessus de lui et la voir atterrir juste sur le comptoir à environ 2 mètres derrière eux. Ils avaient eu de nombreuses occasions de s'entrainer à ce genre d'accobaties mais jamais lors d'un vrai combat, du moins pour Ryel. Concernant Kemerck, ce n'était pas la première fois qu'il se battait, d'ailleurs cela commençait à lui manquer un peu. Aussi, il esquissa un sourire de contentement lorsque ses deux agresseurs ne se trouvèrent plus qu'à un mètre de lui.

L'un deux abbatit son épée dans un ample mouvement que Kemerck esquiva d'un simple pas sur le côté avant de reposer son pied sur la garde de la lame à présent fichée dans la table. Il profita de sa position pour pivoter sur ce même pied et envoyer l'autre en plein dans le cou de son adversaire qui abandonna son épée et s'étala au sol. Kemerck atterit sur le sol également mais bien campé sur ses deux appuis, face au dernier des trois encore debout, décontenancé. Celui-ci essaya de lancer un vague coup de taille mais son action était trop imprécise, Kemerck roula sur le sol pour éviter de finir tranché et se redressa juste sur le flanc droit du soldat. Il attrapa le bras encore entrainé par le mouvement de l'épée et envoya son agresseur s'écraser contre la tranche de la porte, toujours ouverte. « Kemerck ! ». Derrière lui, Ryel venait de hurler : le premier des trois n'était pas hors course et venait de se relever pour se précipiter derrière le comptoir. Kemerck eu juste le temps de prendre son élan puis, appuyé sur un chaise, sauta à travers la pièce pour rebondir sur le comptoir et applatir le visage de celui dont la hache menaçait bientôt son amie entre ses pieds joints et le mur du fond de la pièce.

Après quelques secondes où ils contemplèrent la pièce à présent silencieuse, Ryel se jeta dans les bras de Kemerck, surpris, qui eut juste le temps de la réceptionner sans tomber à son tour. Toute la poussière soulevée pendant le combat emplissait l'air et ils commencèrent à tousser en se dirigeant vers l'extérieur. Une fois dans la rue, il s'arrêtèrent quelques instants et reprirent leur souffle. Ryel fût la première à rompre le silence :
-Je me doute que tu dois être pris autant au dépourvu que moi mais...qu'est-ce que ça veut dire tout ça ? Et que faisaient ces hommes ici ?
-Justement je ne crois pas qu'il s'agisse d'Hommes...Ils étaient plus grands que la moyenne et avaient l'air un peu plus robustes. Et leurs voix...et puis ces marques rouges sur leur visage...on aurait dit des guerriers Arhènes .
-T'as eu le temps de voir leur visage toi ? Et dans cette pénombre en plus ? Et puis c'est quoi comme race les Arhènes ? Ryel semblait perdue.
-En général quand tu te bas au corps à corps, tu t'habitue à voir le visage de tes adversaires...les Arhènes sont un peuple de l'extrême nord-est du continent. Ils restent cloitrés sur leur territoire, sont plutôt renfermés et refractaires à la comunication avec le reste de la planète aussi on ne les connait pas beaucoup. Ils n'ont pas participé à l'union du monde d'aujourd'hui, ils sont un peuple passif la plupart du temps malgré que les conditions assez rudes dans lesquels ils vivent en fassent de bons guerriers. Je le sais parce que j'ai déjà eu affaire à quelques-uns d'entre eux quand je me promenais dans le nord.
-Passifs mais pas pacifiques...Et qu'est-ce qu'ils fichaient là alors ces trois là ? Ils ont l'air bien loin de chez eux.
-J'aurais bien une petite idée mais pour ça il faudrait savoir pourquoi les rues sont désertes et ce qu'il se passe sur la place du village.
-Bah qu'est-ce que tu attends ? On y va allez allez ! le pressa-t-elle en commençant à avancer dans la rue.
-Vu ce qui vient de se dérouler, je vais te proposer quelque chose de plus prudent.

Quelques minutes plus tard, ils parcouraient les toits de la ville en se dirigeant progressivement vers le centre d'où partaient la plupart des ruelles et, on distinguait bien d'ici, provenait effectivement la lueur de bon nombre de torches. Kemerck avançait courbé et d'un pas plutôt assuré sur les toits relativement peu inclinés de la ville tandis que Ryel le suivait du mieux qu'elle pouvait, ses pieds nus glissant sur les tuiles.
-Plus prudent tu disais ?
-Tu n'avais qu'à avoir des bottes comme moi au lieu de tes sandales, qui ne tiennent pas aux pieds, mais que tu as parfaitement le droit de porter, anticipa-t-il.
-Tu en fais trop là...

Ils arrivèrent à hauteur de la place et s'accroupirent au bord du toit sur lequel ils se trouvaient. D'ici ils pouvaient distinguer absolument toute la scène en contrebas : à leur gauche se dressait un estrade, adossée à un bâtiment lui même encadré par l'entrée de deux larges rues. Au centre de la place, environ deux à trois cents personnes assises par terre, les unes contre les autres à se réchauffer ou se réconforter, certaines semblaient sanglotter. Tout autour de la place, tenant les torches qui éclairaient la scène, des soldats semblables aux trois que Kemerck avait assommés il y a quelques minutes, semblaient maintenir l'ordre. Sur l'estrade, une dizaine de ces soldats étaient dressés et l'un d'eux était en train de s'adresser à la foule.
-Il semble que tout le monde soit là et ait respecté le couvre-feu. Je vous rappelle que quiconque ne se présente pas à l'appel, erre dans les rues de nuit ou tente de quitter le village verra sa famille en subir les conséquences ! Nous restons dans cette ville pour une durée encore indéterminée mais nous ne voulons pas la moindre tentative de rebellion ou je crois bien que nous n'aurons plus la moindre pitié.
-Mais qu'est-ce qui se passe ?! Ils sont en train de couper le village du monde lui aussi ? souffla Ryel.
-On dirait bien...
A ce moment là, arriva essoufflé un soldat que Kemerck reconnu comme celui à la hache qui avait le premier agressé Ryel.
-Je crois qu'on va avoir des problèmes...
-Sergent ! hurla celui-ci à l'adresse de celui qui venait de parler aux habitants. Notre patrouille...on était chez l'épicier...et on s'est fait attaquer...une pouilleuse et un grand type brun...on a pas eu le temps de comprendre ... nous sont tombés dessus... lâcha-t-il hors d'haleine.

Après un temps de réflexion, le sergent sauta de l'estrade et se dirigea d'un pas décidé en direction des habitants. Il saisit un villageois au hasard et l'entraina par le bras sous les cris indignés des habitants. Certains tentèrent de se révolter mais l'ordre était maintenu par les nombreux gardes. Une fois remonté sur son piédestal, le chef Arhène se retourna vers la population et souleva l'homme d'une seule main.
-Maintenant vous allez me dire qui se cachait chez l'épicier. Je veux que vous les dénonciez tout de suite, vous avez une minute avant que ce type ne fasse les frais de votre silence...Alors ! Qui était-ce ?
Personne ne répondit mais des regards apeurés et des protestations vives s'élevaient sur la place. Ryel également était sous le choc de voir cet homme en danger de mort par leur faute, elle était pétrifiée et ne savait pas quoi faire. Elle se rendit compte quelques secondes plus tard que Kemerck l'avait laissée là et qu'il s'approchait du toit juste au dessus de l'estrade.
-Mais qu'est-ce que tu fais ? Ça va pas ? Tu comptes pas les affronter quand même, regarde leur nombre...
-Je sais pas encore comment je vais faire mais je ne vais certainement pas rester et regarder. Toi par contre tu ne bouges pas et tu pries tous les dieux et déesses que tu connais.

En quelques secondes, d'un pas rapide et silencieux, il se retrouva juste au dessus du promontoire de bois sur lequel se trouvaient un dizaine de soldats et le sergent qui tenait toujours l'homme à bout de bras.
-Il ne vous reste plus beaucoup de temps pour vous décider !

Plus beaucoup de temps, pensa Kemerck. Plus le temps de réfléchir donc. Il passa à l'action, se jetant dans la gueule du loup sans avoir la moindre idée de ce qu'il y ferait. Il tomba du haut du toit tandis que dans la foule, des cris s'élevèrent à la vue de cette grande cape rouge qui fondit depuis le toit directement sur les épaules de celui des soldats qui s'adressait à eux depuis un long moment. La cape rouge fut tout ce qu'ils purent distinguer avant que de celle-ci ne sorte le villageois qui sauta à bas de l'estrade et courut rejoindre les autres. Les soldats se ruèrent au centre de l'estrade. Ryel distinguait un peu mieux ce qui se passait autour de Kemerck depuis là haut. Il occupait à lui seul tous les gardes présents sur l'estrade ainsi que nombre d'autres qui acouraient dans sa direction. Elle voyait le grand morceau d'étoffe rouge, son manteau, virevoleter en cercles tandis que nombre de soldats tombaient en s'en approchant. A la vue du sang qui commençait à couler sur le sol de pierre de la place, elle comprit qu'il avait sortit ses dagues pour se battre cette fois-ci. Il les lui avait montré quelques fois au village, ils s'étaient même entrainés avec pour s'amuser, mais jamais avant ce soir elle ne l'avait vu combattre aussi sérieusement et jamais jusqu'à cet instant elle ne l'avait vu tuer qui que ce soit. Malgré cette sensation étrange, elle se leva et pris conscience que, les gardes en grande partie occupés, il était temps pour les habitants de fuir ces lieux. Elle prit une profonde inspiration et hurla aux villageois, à présent debout pour tenter d'apercevoir ce qui se déroulait à quelques mètres de leurs yeux ébahis :
-Réveillez-vous en bas ! C'est pour vous qu'il se bat alors profitez-en ! Il n'y a plus beaucoup de gardes autour de vous alors débarrassez vous d'eux et fuyez !

Ce que les soldats encore vigilants entedirent. Ils se dirigèrent alors vers la foule mais les plus forts et braves hommes du village se levèrent et les attaquèrent à leur tour, leurs mains étaient nues mais à présent suffisament nombreuses et déterminées pour mettre les gardes à terre. Ryel elle aussi se lança dans le combat et sauta depuis son toit sur les épaules d'un soldat dont elle brisa le cou entre ses genoux. Elle prit ensuite la direction d'une large rue vers laquelle la majeure partie de la foule commençait à se diriger. A l'entrée de cette rue, un garde tenta de lui barrer le passage mais il n'y parvint pas, certainement gêné par le pied encore nu de la jeune femme qu'il reçu juste sur le menton.

De son côté, Kemerck commençait à faiblir non seulement sous l'intensité de l'effort mais surtout sous les coups que lui assénaient les soldats avant de tomber sous ses taillades mortelles. Il entendait les cris des habitants qui se battaient pour leur survie s'éloigner de la place en direction des rues. Il avait même pu apercevoir un instant Ryel sautant de son toit tandis qu'elle venait de déclencher la révolte des villageois. Mais seul face à tous ces soldats, il finit par tomber sous un coup de trop. Sa tête heurta le plancher de bois et il vit, en une dernière vision floue, la place se vider de ses occupants tandis qu'il perdait conscience.


à suivre :D
Publié le 15/12/2007 à 17:50
Par Croc
Coucou chers lecteurs ! =)

Rapidement : ça biche bien pour moi, pas grand chose à raconter de ma semaine et de toute façon tout le monde s'en badigeonne les gonades avec le pinceau de l'indifférence ^^

Noël approche, le réveillon aussi, mais surtout les vacances xD On va bientôt se revoir les amis :) Vous me manquez un chouill' mais j'ai même pas peur je sais bien qu'on pourra pas se perdre maintenant !



Bon ayé voilà le chapitre 2 de l'histoire que vous avez pu entammer la semaine dernière. J'ai donné au personnage principal un nom qui rappellera quelque chose à certains ^^ Mais je suis pas encore sûr qu'il plaise à tout le monde même si moi je le trouve pas trop mal. Il parait qu'il fait un peu tache m'enfin...

Voici la suite :


Il était parti il y a de cela quelques semaines.

 

Le village dans lequel il se trouvait à cette époque n'était pas son village natal, loin de là. Il y avait atterrit environ trois ans auparavant. Il n'avait pas de métier en particulier mais il subsistait avec tout ce qu'il avait amassé lors de ses voyages. Il faisait évidemment de nombreuses étapes qui lui permirent de lier quelques relations un peu partout à travers le continent. Mais cette fois-ci, il avait décidé de faire une pause dans ses pérégrinations pour s'installer dans cette petite bourgade tranquille.

 

Tranquille, c'était le mot. Il ne devait pas y avoir plus de deux cents habitants à Gastiri. Ils connaissaient ainsi quasiment tous et quand un nouvel arrivant passa par là, il ne manqua pas d'être remarqué. D'habitude, il y avait un peu plus de passage dans les village où il faisait étape. Hors Gastiri était plutôt retiré et n'avait pas l'habitude des nouvelles têtes. Au beau milieu d'une immense plaine, seule une forêt à l'est et un lac à quelques kilomètres plus au nord permettaient de fournir les ressources nécessaires à la survie de cet ilot, perdu au beau milieu du désert vert qui formait plus de la moitié du continent. C'était de l'herbe à perte de vue. Le seul contact avec le reste du monde était un modeste convoi de deux ou trois charriots qui venait réapprovisionner le village toutes les deux semaines.

 

A son arrivé dans le village, il ne comptait pas y rester plus de quelques jours, comme à son habitude. Il avait été chaleureusement accueilli par l'aubergiste et sa femme qui n'avaient pas fait de nouvelle rencontre depuis qu'ils étaient eux même arrivés dans le village. Après une bonne nuit de sommeil, il commençait à hésiter à repartir sur les routes : les voyages avaient beau l'enchanter, ils n'étaient pas sans le fatiguer. Au vu de la gentillesse des gens qu'il avait pu croiser et de la bonne humeur générale qui émanait des habitants et du village en lui même, il décida de tenter la vie de sédentaire. Il commença par en parler aux aubergistes qui l'avaient accueilli et ils lui affirmèrent qu'une paire de bras de plus ne manquerait pas au village. Il n'y avait pas vraiment de métier fixe qu'il pourrait exercer mais au cours de ces trois années, il s'était spécialisé dans la diversité. Il rendait toutes sortes de services aussi bien aux quelques agriculteurs ou aux chasseurs que pour aider à l'organisation de fêtes ou cérémonies dans lesquelles il adorait user de ses talents d'artificier. A vrai dire, il était un peu partout au village et tout le monde le connaissait sans pour autant savoir qui il était.


Il était tout le temps présent, à rendre service mais on savait peu de lui, il n'en parlait pas beaucoup ou du moins il tâchait de rester en surface. Il ne savait pas trop pourquoi mais partager ne serait-ce qu'un rien de son intimité de l'intéressait guère. Il y avait bien des gens à Gastiri de qui il se sentait un peu plus proche que les autres. Notamment la seule qu'il pourrait appeler son amie en dehors de ses premiers hôtes - les aubergistes. Il s'agissait de leur fille Ryel, d'un an son ainée. Dès qu'il avait du temps libre, on pouvait le trouver soit seul chez lui, soit en compagnie de la jeune femme. Il appréciait sa présence car elle savait à la fois avoir des conversations intéressantes avec lui, sans empiéter sur tout ce qu'il gardait sous silence, et à la fois laisser planer de beaux silences quand il le fallait. Il s'entendaient donc bien tous les deux, se disputaient seulement ce qu'il fallait et ils ne mettaient pas longtemps à se pardonner. Il n'y avait jamais rien eu que de l'amitié entre eux. Ce n'était pas vraiment le genre de Kemerck - c'est ainsi qu'il s'appelait - de succomber aux charmes d'une fille, il y avait pensé certes mais n'avait jamais rien ressenti d'aussi fort pour une femme, de ce qu'il se rappelle. Les amitiés aussi forte non plus n'étaient pas son genre mais Ryel lui paraissait différente.


Au village, il était installé dans une grand chambre au dessus de l'auberge, les aubergistes y habitaient à leur arrivée dans ce village mais depuis, ils avaient eu de quoi acheter une maison à deux pas de là et cette chambre était restée abandonnée. Ils avaient donc décidé d'installer Kemerck là haut puisqu'il n'avait nulle part ailleurs où rester. Depuis qu'il s'y était installé, c'était devenu un lieu très personnel et, à part Ryel quelques fois, il n'y laissait rentrer personne. L'endroit était simple et assez sombre. Il avait masqué la plupart des fenêtres avec des rideaux pourpres ou bordeaux. L'atmosphère était feutrée et un silence perpétuel y régnait malgré que chaque soir, trois étages plus bas, l'auberge acceuillait de nombreux clients.


Il se rappelait de la première fois que Ryel avait mit les pieds dans cette chambre. Ils se connaissaient depuis un peu moins d'un mois mais il se sentait déjà en confiance avec elle. Il était entré en premier et avait été directement se jeter sur son lit, comme à chaque fois qu'il passait un peu de temps là. Allongé sur le dos, le regard perdu. Le jeune femme, elle, était restée sur le pas de la porte et avait longuement observé la chambre sans bouger. Ses yeux verts, brillants, scrutaient les moindre détails comme si elle essayait de déchiffrer la personnalité de son ami en étudiant son antre. Ryel était une grande femme, presque autant que Kemerck, aux longs cheveux noirs souvent attachés en une queue de cheval. Ses yeux rieurs et ses fines lèvres souvent souriantes lui donnaient un visage serein la plupart du temps. Elle était agréable et avait un don pour mettre les gens de bonne humeur.

 

Après des longues minutes, elle avait franchit le pas de la porte, s'était avancé jusqu'au pied du lit, inexpressive, puis avait mis les mains sur ses hanches et avait regardé Kemerck avec un large sourire. « C'est tout toi ! » avait-elle déclaré d'un ton joyeux. Puis ils étaient restés là quelques heures à parler et se taire, comme à chaque moments passés ensembles. Depuis cette fois, leur amitié et leur complicité n'avait cessé d'être de plus en plus forte.

 

La vie dans ce village avait suivit son cours tranquille durant trois années donc, ou un peu moins. Puis un jour, ou plutôt un mois entier, on n'avait eu de nouvelles du convoi censé venir ravitailler le village. Kemerck, qui était devenu l'homme à tout faire du village, s'était naturellement proposé pour aller voir ce qui s'était passé à la ville et éventuellement remédier au problème. Ryel avait tenu à l'accompagner et malgré qu'il aurait préféré la savoir en sécurité au village, il ne put que céder tant elle était décidée à le suivre. Après s'être préparés assez sommairement, ils avaient dit au revoir aux principales personnalités du village qui les avaient accompagné jusqu'à la sortie nord puis ils s'étaient mis en route.

Publié le 08/12/2007 à 11:57
Par Croc

Salut tout le monde !

Vous vous êtes bien amusés sur les derniers commentaires ? xD Bon, aujourd'hui, comme j'ai vu que Water et Thane avaient eux même posté le(s) premier(s) chapitre(s) de leur fic et que la mienne est au chaud depuis un moment bah je vous fait partager le premier chapitre aussi, je sais pas trop si vous aurez droit à la suite encore...

Le style est pas terrible en effet c'est tout moi qui l'ai écrite donc comme d'habitude les descriptions sont peut-être chiantes (et encore j'en ai enlevé un paquet) mais c'est parce que pour me vider cette histoire de la tête j'ai envie d'être très très précis pour que tout le monde ait la même image. Pourtant chacun se fait la sienne ^^

Bref, heu...je suis pas super décidé sur le nom du héros mais de toute façon son nom n'est pas dit dans le premier chapitre :D


Voilà comment cette histoire commence.


La nuit était mouvementée par les trombes d'eau qui se déversaient sur la région, rendant un doux écho des lourdes gouttes sur le sol. Il n'y avait personne à cette heure-ci entre la lisière de la forêt et le village. Pas plus de passage dans le village en lui même au vu du temps peu accueillant. Les chaussures noires du voyageur s'écrasaient sur le sol boueux et les flaques d'eau. La pluie s'abattait impitoyablement sur le long manteau rouge sombre de l'homme dont on pouvait apercevoir les longs cheveux noirs trempés glissant hors de son capuchon. Il avançait d'un pas décidé dans la rue principale déserte, se dirigeant vers l'auberge la plus proche, seule fenêtre de la ville qui éclairait quelque peu l'extérieur.


Il ouvrit la porte de bois imbibée d'eau puis entra dans l'auberge. Il y faisait chaud et il y avait une ambiance plutôt festive malgré les conditions dantesques qui régnaient dehors. Il se dirigea vers le bar sans même prendre le temps de se sécher un peu, laissant son manteau goutter sur le parquet derrière ses pas. Quelques regards se posèrent sur lui, aussi froids que l'avait été son entrée mais il ne s'en faisait plus trop pour ça, les curieux étaient relativement peu nombreux ce soir là. Arrivé au comptoir, il demanda à l'aubergiste qui le regardait d'un air plutôt intrigué, légèrement méfiant : « Bonsoir, je cherche une chambre pour cette nuit et... à boire pour l'instant s'il vous plait. »


Ce disant, il retira sa capuche puis se retourna, observant d'un regard courant la salle, auberge classique à première vue, avec des clients passant par tous les stades de l'ébriété sans en être encore à l'état d'ivre mort : ce n'était que le début de la soirée.


Il observa de nouveau le patron, qui rejeta son torchon sur l'épaule après avoir nettoyé la tasse puis se dirigea de l'autre côté du comptoir. L'homme au crâne dégarni et au visage marqué par la fatigue et les années désigna le client à une serveuse qui vint lui apporter une infusion fumante à sa place. Le voyageur la remercia d'un sourire qu'elle lui rendit avant qu'il ne plonge le nez dans sa tasse.


Il laissait aller son regard sur les murs jaune pâle de l'auberge ainsi que sur les nombreuse tables plus ou moins animées en tâchant de se reposer l'esprit du mieux qu'il pouvait. Après quelques minutes de solitude face à sa boisson, une danseuse fit son apparition sur la scène suivant l'annonce de la serveuse. Tandis que la musique s'élevait au sein de l'auberge, elle entama une danse des plus gracieuses. Cette arrivée fut accueillie par de nombreux applaudissements et sifflements enthousiastes dans la salle, en effet la danseuse était plutôt jolie, le visage fin et légèrement pointu, ses cheveux relâchés volant autour d'elle, elle se laissait porter par la musique rendant une danse étrangement captivante. Le voyageur semblait hypnotisé, à la fois par la musique et par les mouvements de la jeune femme. Il n'applaudissait pas, il ne bougeait même pas, il était ébahi : c'était la première fois qu'il observait une personne qui semblait ainsi transportée par la musique, presque comme lui. La musique avait toujours eu pour effet de le mettre en transe en quelques sortes, il aimait la sentir près de lui, comme une unique et très bonne compagne de voyage, lui qui parcourait le monde depuis un petit moment déjà.


Après une petite dizaine de minutes, une fois la danse terminée et lui tiré de sa rêverie, la danseuse quitta la scène le laissant de nouveau seul face à sa tasse à présent froide et presque vide. Il se retourna vers le comptoir, vida sa dernière gorgée puis la reposa en sortant de sous son manteau une bourse en cuir plutôt bien remplie. Il appela l'aubergiste pour lui payer sa consommation ainsi que la chambre dont il reçut la clé. Il quitta alors la salle avant que la danseuse ne remonte sur scène et ne l'emporte de nouveau dans de longues et lointaines rêveries. Il monta l'escalier derrière la porte sur le côté du comptoir puis arriva dans un couloir éclairé de quelques bougies sur lequel donnaient une demi-douzaine de portes. La clé cliqueta dans la serrure quelques secondes avant de laisser bailler la porte en chêne de la chambre. La lumière du couloir glissa alors à l'intérieur éclairant simplement un coin de celle-ci. On ne pouvait ainsi distinguer qu'une petite commode à côté d'un grand lit drapé de blanc. Il entra et ferma immédiatement la porte à clé derrière lui, pour se diriger vers la commode aperçue auparavant et allumer la lampe à huile qui y trônait. Il distingua alors plus nettement l'ameublement : La chambre était plutôt spacieuse pour lui seul. Un lit et une commode contre le mur adjacent à celui de la porte, ainsi qu'une armoire en face et une simple fenêtre sur le dernier mur, qui donnait sur la rue d'où était venu le voyageur et dont il s'empressa de tirer les rideaux.


N'ayant que très peu d'affaires sur lui, il déposa son manteau sur une chaise placée contre le mur de la porte, à côté d'une simple table en bois, et se laissa tomber sur le lit, le regard fixé sur le plafond. Il se mit alors à songer à la journée qu'il venait de vivre : Il était parti tôt le matin, d'un petit village de l'autre côté de la forêt, un peu plus animé que celui-ci semblait-il même si la pluie battante qui tambourinait encore aux carreaux de l'unique fenêtre devait y être pour quelque chose. Il avait ensuite marché sereinement à travers la forêt, toute la journée, avant d'en ressortir un peu plus d'une heure et demie auparavant. Ses pas l'avaient guidés finalement jusqu'à cette auberge, où il avait aperçu une jolie danseuse. Il se prit à sourire en repensant à elle et surtout à la façon dont elle dansait. Il regrettait à présent de ne pas avoir tenté de faire connaissance et d'avoir fui la salle de manière si précipitée. Tant pis, de toute manière, il n'était censé rester dans ce village que très peu de temps, bien que sa destination n'ait jamais été aussi proche, il ne pouvait pas s'en détourner à présent, il fallait qu'il termine son voyage.


Il tâcha à présent de vider son esprit, ne pensant plus à rien, laissant la musique le bercer. Il ferma les yeux et revit tout son périple en rêve.

Publié le 21/11/2007 à 22:13
Par Croc
Je vis au milieu des nuages
J'attends mon atterissage
Mon arrivée est prévue
Juste dans les temps

Je marcherais nu sur la rue
Après tout ce que j'y aurais vu
J'aurais dû sauver la terre
Mais je ne vais pas le faire

Personne ne sait qui je suis en vrai
Personne ne sait ce que je fais
Accroché à ton étoile
Personne ne sait

J'aime bien regarder ton visage
Les yeux tournés vers les nuages
On aime tout ce qui est sale
Le doigt sur ton étoile

Comme jamais personne n'a fait ce qu'on voulait
Personne n'a fait ce qu'on aimait
On fera tout ce qu'on voudra
Le doigt sur ton étoile

Si tu pouvais savoir
Quand je pense à toi
Tout ce que je fais
Rien qu'en pensant à toi

Si tu pouvais savoir
Quand je pense à toi
Tout ce que je me fais
Rien qu'en pensant à toi

Malgré les paroles un peu provocantes (juste ce qu'il faut), mais en même temps c'est du Indo, la chanson est super ^^
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Water : c'est t'im, c'est t'im t'im t'im, tintintintintin ppôssiiii ssiiii ssiiiiible
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