(Demandez la traduction aux latinistes)
éé je suis Croc et je me plains
éé je suis Croc et je me fais pitié en écrivant ça
éé...bref.
Ceux que ça soule de me voir me plaindre lisez même pas osef, t'façon ça changera rien, ça sera oublié dans quelques jours, on en parlera plus jusqu'à la prochaine fois.
Enfin bon voilà, de nouveau je pense, je rumine, trop. J'arrive pas à me concentrer sur quoi que ce soit plus de trente secondes, ensuite je part dans des digressions philosophiques. Et le pire c'est que ça devient de plus en plus basique : "Ce monde...est pourri !" "mais putain mais c'est incroyable les gens sont d'un con..." etc... etc... je vous fait pas profiter, ça commence à m'ennuyer profondément ces constatations répétitive, je les trouve de plus en plus creuses. Je me trouve de plus en plus creux. Je ne suis motivé par rien à part voir les pawarest *nom de groupe d'amis moins merdique que "les tchouss" "les troubs" "les kisskiss" etc... c'est déjà ça*. Je n'ai pas de passion, je fais rien en dehors des cours, la prépa me gave profondément, les cours sont extrêmement intéressants mais le travail me semble si euh...futile ? pas dans le sens où j'ai pas besoin d'en fournir pour garder le niveau, ça je le vois que mon niveau baisse, mais dans le sens où je ne vois pas où ça me mène, les concours, quel intérêt ? Pourquoi je dois savoir diagonaliser une putain de matrice, prouver que H est une sous-algèbre réelle pour faire de ce monde un monde écolo, responsable, où la logique et l'humanité trouvent leur harmonie (parce qu'il faut bien avouer que n'importe quelle machine aurait compris que le travail d'équipe est bien plus efficace et qu'un peu de jugeotte et d'esprit d'équipe chez les humains pourrait bien améliorer les choses...) ?
Pour autant je ne compte pas abandonner, je veux devenir cet ingénieur dont je rêve la vie, j'aspire à ce modèle immatériel comme je me les suis toujours construit depuis tout petit, ces héros que j'ai toujours envié et que je n'ai jamais réussi à être. Une identité, et une dont je sois fier. Je suis creux. C'est affligeant comme ce que je suis n'a pas de sens, d'utilité, de consistance dans ce monde. Sur le plan quidamesque je me fais chier, un ennui profond de gens que je me force à ne plus mépriser, où je cherche les qualités chez les personnes que je croise sur ma route pour ne pas les ignorer, pour saisir un peu du sens et du fonctionnement humain. J'ai trouvé des gens digne d'intérêt ici et je tiens à eux, je suis content, ça laisse un espoir à l'humanité (même si quelques gens bien face aux milions de...de...mmh...pff comment décrire ça, des personne dont le manque de réflexion est si bas que je me dis tout le temps qu'on est dans un mauvais film de gangster où les méchants agissent avec encore moins de logique, d'idéal et d'humanité que les méchants de Walker...). Et d'un autre côté, il y a le plan HPesque dans lequel je trouve tout d'une logique implacable, une harmonie, une cohérence dans l'existence, dans les propos, dans les relations...sauf que...sauf que c'est bizarre, ce n'est pas complètement chez moi non plus. Parfois je suis déçu. Déçu de l'extrêmisme de Water irréfléchi même si j'admire son extravertissement, sa foi passionnée en ses projets, son mépris des critiques et des regards interloqués. Ensuite il y a aussi tous les autres dont je ne vais pas faire de cas par cas, j'ai pris Water au hasard parce que c'est celui que je fréquente depuis le plus longtemps et qu'on sait bien qu'il est...euh...tellement Water x). Les autres aussi parfois me déçoivent bien qu'ils sucitent en général mon admiration. Ne le prenez pas mal si j'ai fait un cas particulier et une généralisation des autres, je fais pas de classement. Vous le savez.
Shikashi, je ne me sens donc pas entièrement à ma place là non plus bien que je sache qu'il m'en est gardé une, notamment par Chozo qui m'a un jour appelé son frère. J'admire, j'admire et j'élève mes plus proches amis au dessus de moi, je me trouve pas digne de leur force de caractère, leur personnalité, restant creux. En gros je flotte dans le nowhere entre les hp et les humains (cette distinction est bien évidemment imagée et sommaire), sans but, sans chez moi parfaitement défini (même si je me sens quand même plus au chaud chez les hp...évidemment). Et ça c'est très frustrant/démotivant tout ce que voulez de désagréable...
Bon...faich' je suis plus inspiré, pourtant avant l'écriture je l'étais beaucoup. Comme d'hab'.
Bonne nuit tout le monde.
*train lancé à 8 000 km/h qui s'arrête net comme s'il avait percuté superman*

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