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Publié le 28/12/2007
Par Croc
Apparemment un certain nombre d'entre vous réclamaient de l'action et bien le chapitre 3 tombe pile poil puisque c'est ici que commence l'histoire ai-je envie de dire. Après les deux chapitres introductifs, celui-ci entamme un peu l'intrigue qui n'est pas forcément ce qu'elle à l'air d'être =) Il y aura par contre toujours des petites présentation du monde dans lequel on est plongés, distillés au fil de l'histoire, c'est comme ça que je compte tout raconter ^^

Bonne lecture !



C'était le début de l'après-midi lorsqu'ils filèrent droit au nord, en direction du lac. À pied, ils n'auraient pas le temps d'atteindre la ville avant le lendemain au moins. Ils marchèrent pourtant d'un pas rapide jusqu'à atteindre la berge sud de l'étendue d'eau de l'autre côté de laquelle se trouvait leur destination. Ils arrivèrent là à la tombée de la nuit.
-On arrivera pas de l'autre côté avant un moment, ça ne sert à rien de continuer cette nuit, on va dormir par là, déclara Kemerck en scrutant l'horizon qui ne laissait même pas paraître la moindre trace de la cité de l'autre côté de l'étendue, à présent noire, du lac.
-Oh ! À la belle étoile au bord d'un lac ! Tu es trop romantique en fait sous ta mine renfrognée, clama joyeusement Ryel ce qui eut pour effet de tracer un léger sourire retenu sur le visage de Kemerck. Il avait trop l'habitude de ce genre de plaisanteries de sa part.
Ils allumèrent un feu et s'installèrent sommairement au bord de la surface miroitante. Allongés sur le sol chacun d'un côté des flammes, leurs sacs sous la tête, ils tardèrent à trouver le sommeil sous le ciel étoilé.
-Il fait pas si chaud que ça en fait ici...tu pourrais me prêter ton manteau au moins ?
-Si tu t'habillais un peu plus...
-Quoi ? Mais je m'habille comme je veux ! Et puis je te croyais plus serviable que ça avec les demois... ne parvint-elle pas à finir avant de recevoir un lourd morceau d'étoffe en pleine tête. Ça t'amuse j'espère... Elle consentit tout de même à se couvrir du manteau rouge sombre qui venait de la heurter et alla se recroqueviller contre Kemerck tout près du feu, puis ils s'endormirent.

Le lendemain, ils ne tardèrent pas trop à reprendre leur route vers la ville en prenant soin de contourner le lac par l'est. Ils marchèrent en silence toute la journée. Seule Ryel rompait parfois le silence. Cela était toujours de bonne augure et donnait le sourire à Kemerck. La journée fut plutôt belle et leur trajet se passa sans encombre. Ils arrivèrent à destination une fois de plus à la tombée de la nuit. Ils voyaient à moins d'un demi-mille devant eux l'entrée de la ville. Kemerck y était passé quelques fois durant son long séjour à Gastiri mais il la connaissait sans doute moins que Ryel qui avait du la visiter plus de fois que lui. Il lui demanda donc pour commencer, où ils devaient se renseigner pour savoir ce qui était arrivé à leur convoi. Ils se rendirent à la grande épicerie dont elle lui parla et d'où provenaient les ravitaillements.

Ils franchirent la porte est de la ville en silence et se rendirent vite compte que c'était ce même silence qui les accueillait. Les rues étaient très peu éclairées seule une forte illumination semblait provenir de la place au centre ville ainsi que quelques voix et parfois des cris enthousiastes, une réunion de villageois pensèrent-ils. Ils ne s'aventurèrent cependant pas tout de suite jusque là et se contentèrent de longer le côté sud du village pour atteindre leur épicerie au sud-ouest. Après avoir frappé à la porte sans réponse, Kemerck hésita un instant puis poussa du pied la porte qui s'ouvrit sans résistance. L'intérieur ressemblait en effet à une grande épicerie qui aurait en revanche reçu la visite d'un troupeau de bêtes sauvages. Les étagères étaient renversées, les tables fracassées, les vitres brisées et les rideaux et autre tissus tous plus ou moins déchirés. Seuls le comptoir, deux tables et quelques chaises semblaient tenir encore debout. Sur ses gardes à la vue du chambardement ayant eu lieu, il entra doucement puis se rassura en constatant la couche de poussière qui indiquait que personne n'avait du mettre les pieds ici depuis ce qui s'y était passé.
-Apparemment ceux qui ont fait ça en ont fini depuis un moment, l'endroit n'a plus l'air dangereux. Par contre...tu es sûre que c'est une épicerie ? Interrogea-t-il sa compagne de voyage en désignant les chaises et tables. Je ne savais pas qu'on faisait attendre les clients autour d'une table.
-Et bien...on dirait que l'endroit s'est diversifié depuis la dernière fois que je suis venue. Il y a des bouteilles derrière le comptoir, à mon avis les ventes ne lui rapportaient plus assez...
-Forcément s'il ne vient plus livrer ses clients...
-Depuis quand tu fais de l'humour ? Surtout dans cet endroit aussi sin...
Kemerck venait de la baillônner de sa main et, d'un geste rapide, l'entoura de son bras libre et glissa avec elle contre un mur près d'une vitre crasseuse qui laissait entrevoir l'extérieur par un carreau brisé. Ryel semblait vouloir de nouveau lui lancer une de ses habituelles réprimandes mais s'interrompit lorsqu'elle entendit une voix forte venant de l'extérieur demander :
-C'est normal que ce soit ouvert chez l'épicier ? Je croyais que tout le monde était réuni, il ne devrait pas y avoir un autre de ces bouseux dans les rues à cette heure-ci.

Elle regarda à son tour par le carreau et vit trois hommes au coin de la rue qui regardaient en direction de la porte qu'ils avaient effectivement laissé ouverte. D'ici on ne pouvait pas bien distinguer leur visage par la petite ouverture et dans la pénombre mais leurs voix rauques n'avaient pas l'air de les classer parmis les humains. Ils semblaient porter des sortes d'uniformes de guerre en cuir, l'un d'eux portant une hache et les deux autres des courtes épées. Quand l'un d'entre eux commença à s'approcher, Ryel paniqua un instant et voulut chercher une sortie par l'arrière boutique mais Kemerck la saisit de nouveau avant qu'elle ne parcoure plus de deux mètres. Trop tard : elle avait trébuché sur une étagère tombée au sol. Lui avait pu l'empêcher de tomber mais pas d'alerter les trois brutes à l'extérieur. Quand il revint se poster à la fenêtre, son champ de vision était vide. Ils devaient être tout proche de la porte à présent et les deux autres semblaient avoir rejoint le premier éclaireur. Il regarda de nouveau Ryel qui semblait toute confuse il lui dit sans bruit de ne pas s'en faire, ce n'était pas grave et s'approcha doucement de la porte en longeant le mur.
-Si vous croyez qu'on va venir vous chercher là dedans vous vous tromper, sortez tout de suite ou on appelle des renforts et on fera s'effondrer cette bâtisse s'il le faut, vous savez que nous en sommes capables, tonna une voix à l'extérieur, la lueur de leurs torches parvenant déjà jusqu'à l'intérieur.
Il se mit à réfléchir rapidement mais avant qu'il ne réagisse il fut bousculé par Ryel qui courut vers l'ouverture de la porte. Cette fois-ci, il ne parvint pas à la retenir. Elle atterit à genoux au pied de la porte, il crut qu'elle était tombée mais quand les torches l'éclairèrent, il comprit que cela faisait partie du jeu. Elle avait détaché ses cheveux et s'était couverte de la poussière qu'elle avait trouvée dans le coin où il l'avait laissé. Son visage sale affichait deux traînées noires laissées par de fausses larmes.
-S'il vous plait, sanglotta-elle. Je ne veux de mal à personne, c'est juste...vous comprenez je suis affamé et...mes enfants...
Mauvaise idée pensa Kemerck. La réaction ne se fit pas attendre, les trois hommes – du moins en apparence - s'approchèrent et dévisagèrent Ryel.
-On dirait qu'on s'est fait du souci pour rien les gars...regardez la, c'est qu'une crasseuse qui cherche à manger.
-Peu importe elle devrait être avec tous les autres, elle a rien à faire ici.

À ces mots, ils entrèrent l'un après l'autre. Celui qui portait une hache la mit à sa ceinture puis s'approcha de Ryel et la souleva par le cou comme s'il s'était agit d'une simple poupée de chiffon. Il commença à peine à l'examiner, une lueur menacante sur le visage quand il sentit une vive douleur à la tempe gauche qui le projeta à quelques mètres de là, contre un mur en laissant la femme sur place. Kemerck venait de sortir de l'ombre, lui assénant un puissant coup de genou à hauteur du visage. Les deux autres regardèrent la scène incrédules. Il était à présent debout sur un table, derrière Ryel qui se trouvait entre lui et les deux soldats. Lorsqu'ils réagirent enfin et accoururent dans leur direction, l'épée à la main, elle se retrouna vers Kemerck qui la saisit par les poignets et la souleva rapidement pour la faire passer au dessus de lui et la voir atterrir juste sur le comptoir à environ 2 mètres derrière eux. Ils avaient eu de nombreuses occasions de s'entrainer à ce genre d'accobaties mais jamais lors d'un vrai combat, du moins pour Ryel. Concernant Kemerck, ce n'était pas la première fois qu'il se battait, d'ailleurs cela commençait à lui manquer un peu. Aussi, il esquissa un sourire de contentement lorsque ses deux agresseurs ne se trouvèrent plus qu'à un mètre de lui.

L'un deux abbatit son épée dans un ample mouvement que Kemerck esquiva d'un simple pas sur le côté avant de reposer son pied sur la garde de la lame à présent fichée dans la table. Il profita de sa position pour pivoter sur ce même pied et envoyer l'autre en plein dans le cou de son adversaire qui abandonna son épée et s'étala au sol. Kemerck atterit sur le sol également mais bien campé sur ses deux appuis, face au dernier des trois encore debout, décontenancé. Celui-ci essaya de lancer un vague coup de taille mais son action était trop imprécise, Kemerck roula sur le sol pour éviter de finir tranché et se redressa juste sur le flanc droit du soldat. Il attrapa le bras encore entrainé par le mouvement de l'épée et envoya son agresseur s'écraser contre la tranche de la porte, toujours ouverte. « Kemerck ! ». Derrière lui, Ryel venait de hurler : le premier des trois n'était pas hors course et venait de se relever pour se précipiter derrière le comptoir. Kemerck eu juste le temps de prendre son élan puis, appuyé sur un chaise, sauta à travers la pièce pour rebondir sur le comptoir et applatir le visage de celui dont la hache menaçait bientôt son amie entre ses pieds joints et le mur du fond de la pièce.

Après quelques secondes où ils contemplèrent la pièce à présent silencieuse, Ryel se jeta dans les bras de Kemerck, surpris, qui eut juste le temps de la réceptionner sans tomber à son tour. Toute la poussière soulevée pendant le combat emplissait l'air et ils commencèrent à tousser en se dirigeant vers l'extérieur. Une fois dans la rue, il s'arrêtèrent quelques instants et reprirent leur souffle. Ryel fût la première à rompre le silence :
-Je me doute que tu dois être pris autant au dépourvu que moi mais...qu'est-ce que ça veut dire tout ça ? Et que faisaient ces hommes ici ?
-Justement je ne crois pas qu'il s'agisse d'Hommes...Ils étaient plus grands que la moyenne et avaient l'air un peu plus robustes. Et leurs voix...et puis ces marques rouges sur leur visage...on aurait dit des guerriers Arhènes .
-T'as eu le temps de voir leur visage toi ? Et dans cette pénombre en plus ? Et puis c'est quoi comme race les Arhènes ? Ryel semblait perdue.
-En général quand tu te bas au corps à corps, tu t'habitue à voir le visage de tes adversaires...les Arhènes sont un peuple de l'extrême nord-est du continent. Ils restent cloitrés sur leur territoire, sont plutôt renfermés et refractaires à la comunication avec le reste de la planète aussi on ne les connait pas beaucoup. Ils n'ont pas participé à l'union du monde d'aujourd'hui, ils sont un peuple passif la plupart du temps malgré que les conditions assez rudes dans lesquels ils vivent en fassent de bons guerriers. Je le sais parce que j'ai déjà eu affaire à quelques-uns d'entre eux quand je me promenais dans le nord.
-Passifs mais pas pacifiques...Et qu'est-ce qu'ils fichaient là alors ces trois là ? Ils ont l'air bien loin de chez eux.
-J'aurais bien une petite idée mais pour ça il faudrait savoir pourquoi les rues sont désertes et ce qu'il se passe sur la place du village.
-Bah qu'est-ce que tu attends ? On y va allez allez ! le pressa-t-elle en commençant à avancer dans la rue.
-Vu ce qui vient de se dérouler, je vais te proposer quelque chose de plus prudent.

Quelques minutes plus tard, ils parcouraient les toits de la ville en se dirigeant progressivement vers le centre d'où partaient la plupart des ruelles et, on distinguait bien d'ici, provenait effectivement la lueur de bon nombre de torches. Kemerck avançait courbé et d'un pas plutôt assuré sur les toits relativement peu inclinés de la ville tandis que Ryel le suivait du mieux qu'elle pouvait, ses pieds nus glissant sur les tuiles.
-Plus prudent tu disais ?
-Tu n'avais qu'à avoir des bottes comme moi au lieu de tes sandales, qui ne tiennent pas aux pieds, mais que tu as parfaitement le droit de porter, anticipa-t-il.
-Tu en fais trop là...

Ils arrivèrent à hauteur de la place et s'accroupirent au bord du toit sur lequel ils se trouvaient. D'ici ils pouvaient distinguer absolument toute la scène en contrebas : à leur gauche se dressait un estrade, adossée à un bâtiment lui même encadré par l'entrée de deux larges rues. Au centre de la place, environ deux à trois cents personnes assises par terre, les unes contre les autres à se réchauffer ou se réconforter, certaines semblaient sanglotter. Tout autour de la place, tenant les torches qui éclairaient la scène, des soldats semblables aux trois que Kemerck avait assommés il y a quelques minutes, semblaient maintenir l'ordre. Sur l'estrade, une dizaine de ces soldats étaient dressés et l'un d'eux était en train de s'adresser à la foule.
-Il semble que tout le monde soit là et ait respecté le couvre-feu. Je vous rappelle que quiconque ne se présente pas à l'appel, erre dans les rues de nuit ou tente de quitter le village verra sa famille en subir les conséquences ! Nous restons dans cette ville pour une durée encore indéterminée mais nous ne voulons pas la moindre tentative de rebellion ou je crois bien que nous n'aurons plus la moindre pitié.
-Mais qu'est-ce qui se passe ?! Ils sont en train de couper le village du monde lui aussi ? souffla Ryel.
-On dirait bien...
A ce moment là, arriva essoufflé un soldat que Kemerck reconnu comme celui à la hache qui avait le premier agressé Ryel.
-Je crois qu'on va avoir des problèmes...
-Sergent ! hurla celui-ci à l'adresse de celui qui venait de parler aux habitants. Notre patrouille...on était chez l'épicier...et on s'est fait attaquer...une pouilleuse et un grand type brun...on a pas eu le temps de comprendre ... nous sont tombés dessus... lâcha-t-il hors d'haleine.

Après un temps de réflexion, le sergent sauta de l'estrade et se dirigea d'un pas décidé en direction des habitants. Il saisit un villageois au hasard et l'entraina par le bras sous les cris indignés des habitants. Certains tentèrent de se révolter mais l'ordre était maintenu par les nombreux gardes. Une fois remonté sur son piédestal, le chef Arhène se retourna vers la population et souleva l'homme d'une seule main.
-Maintenant vous allez me dire qui se cachait chez l'épicier. Je veux que vous les dénonciez tout de suite, vous avez une minute avant que ce type ne fasse les frais de votre silence...Alors ! Qui était-ce ?
Personne ne répondit mais des regards apeurés et des protestations vives s'élevaient sur la place. Ryel également était sous le choc de voir cet homme en danger de mort par leur faute, elle était pétrifiée et ne savait pas quoi faire. Elle se rendit compte quelques secondes plus tard que Kemerck l'avait laissée là et qu'il s'approchait du toit juste au dessus de l'estrade.
-Mais qu'est-ce que tu fais ? Ça va pas ? Tu comptes pas les affronter quand même, regarde leur nombre...
-Je sais pas encore comment je vais faire mais je ne vais certainement pas rester et regarder. Toi par contre tu ne bouges pas et tu pries tous les dieux et déesses que tu connais.

En quelques secondes, d'un pas rapide et silencieux, il se retrouva juste au dessus du promontoire de bois sur lequel se trouvaient un dizaine de soldats et le sergent qui tenait toujours l'homme à bout de bras.
-Il ne vous reste plus beaucoup de temps pour vous décider !

Plus beaucoup de temps, pensa Kemerck. Plus le temps de réfléchir donc. Il passa à l'action, se jetant dans la gueule du loup sans avoir la moindre idée de ce qu'il y ferait. Il tomba du haut du toit tandis que dans la foule, des cris s'élevèrent à la vue de cette grande cape rouge qui fondit depuis le toit directement sur les épaules de celui des soldats qui s'adressait à eux depuis un long moment. La cape rouge fut tout ce qu'ils purent distinguer avant que de celle-ci ne sorte le villageois qui sauta à bas de l'estrade et courut rejoindre les autres. Les soldats se ruèrent au centre de l'estrade. Ryel distinguait un peu mieux ce qui se passait autour de Kemerck depuis là haut. Il occupait à lui seul tous les gardes présents sur l'estrade ainsi que nombre d'autres qui acouraient dans sa direction. Elle voyait le grand morceau d'étoffe rouge, son manteau, virevoleter en cercles tandis que nombre de soldats tombaient en s'en approchant. A la vue du sang qui commençait à couler sur le sol de pierre de la place, elle comprit qu'il avait sortit ses dagues pour se battre cette fois-ci. Il les lui avait montré quelques fois au village, ils s'étaient même entrainés avec pour s'amuser, mais jamais avant ce soir elle ne l'avait vu combattre aussi sérieusement et jamais jusqu'à cet instant elle ne l'avait vu tuer qui que ce soit. Malgré cette sensation étrange, elle se leva et pris conscience que, les gardes en grande partie occupés, il était temps pour les habitants de fuir ces lieux. Elle prit une profonde inspiration et hurla aux villageois, à présent debout pour tenter d'apercevoir ce qui se déroulait à quelques mètres de leurs yeux ébahis :
-Réveillez-vous en bas ! C'est pour vous qu'il se bat alors profitez-en ! Il n'y a plus beaucoup de gardes autour de vous alors débarrassez vous d'eux et fuyez !

Ce que les soldats encore vigilants entedirent. Ils se dirigèrent alors vers la foule mais les plus forts et braves hommes du village se levèrent et les attaquèrent à leur tour, leurs mains étaient nues mais à présent suffisament nombreuses et déterminées pour mettre les gardes à terre. Ryel elle aussi se lança dans le combat et sauta depuis son toit sur les épaules d'un soldat dont elle brisa le cou entre ses genoux. Elle prit ensuite la direction d'une large rue vers laquelle la majeure partie de la foule commençait à se diriger. A l'entrée de cette rue, un garde tenta de lui barrer le passage mais il n'y parvint pas, certainement gêné par le pied encore nu de la jeune femme qu'il reçu juste sur le menton.

De son côté, Kemerck commençait à faiblir non seulement sous l'intensité de l'effort mais surtout sous les coups que lui assénaient les soldats avant de tomber sous ses taillades mortelles. Il entendait les cris des habitants qui se battaient pour leur survie s'éloigner de la place en direction des rues. Il avait même pu apercevoir un instant Ryel sautant de son toit tandis qu'elle venait de déclencher la révolte des villageois. Mais seul face à tous ces soldats, il finit par tomber sous un coup de trop. Sa tête heurta le plancher de bois et il vit, en une dernière vision floue, la place se vider de ses occupants tandis qu'il perdait conscience.


à suivre :D
Les commentaires
Publié le 29/12/2007
Par Water
C'est mangaesque
Publié le 29/12/2007
Par Manifesto_363
Eheh pas mal !!! C'est bien raconté j'aime bien ! ^^
Publié le 29/12/2007
Par Thanelkc
J'ai pas lu mais c'est bien continue ;)
Publié le 05/01/2008
Par Ta plus grande fan!
J'aime beaucoup bravo^^ Par contre j'y mettrai bien des claques à cette nana xD
Publié le 05/01/2008
Par crocblanc77
Pourquoi ça tu la trouves si chiante que ça ? x)
Publié le 05/01/2008
Par Ta plus grande fan!
Ouuuuuuuuuiiiiiii!! Le type de fille insuportable xD
Publié le 09/05/2008
Par Chozo
L'ai enfin lu. C'est le meilleur chapitre je crois.

Vivement le 4 :oD
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