Même sans avoir passé un 3e tour qui se refuse toujours à lui, Paul-Henri Mathieu reste satisfait du tournoi de Bercy édition 2006. Eliminé par un Tommy Robredo, désormais qualifié pour la Masters Cup, le Strasbourgeois a vu sa saison se terminer avec de nouveaux matches références en tête.
Tommy Robredo (ESP, 6) bat Paul-Henri Mathieu (FRA) 6-4, 7-6
Et maintenant un interview de Paulo après son match:
Paul-Henri Mathieu, à 0-3 dans le deuxième set il y a eu un moment de flottement. Avez-vous senti que vous pouviez renverser le match comme vous avez fait les deux tours précédents ?
P.H.M. : Cela se joue à un ou deux points. Si je les avais réussis je suis sûr que cela aurait changé quelque chose. Après on ne sait pas, j'ai eu moins de chance cette fois-ci.
Sur l'ensemble, Robredo a été très solide. Avez-vous eu l'impression de jouer face à un mur ?
P.H.M. : Il a fait un match vraiment plein. Il a été très difficile à déborder. J'ai commencé lentement, j'ai couru après le score tout au long de la rencontre. Ce qui m'a un peu plus épuisé. J'avais du mal à m'ajuster sur les coups faciles. De plus, il a très bien servi du début à la fin, ce qui n'a pas arrangé mon cas.
Vous avez marqué très peu de points sur les jeux de retour pendant tout le premier set. Est-ce parce qu'il a bien servi ou parce que vous n'étiez pas assez agressif ?
P.H.M. : Il a bien servi, son pourcentage de réussite élevé le prouvera certainement. J'étais moins tonique en début de match, j'anticipais un peu moins. C'est cette différence qui a fait la différence au final. Pourtant, plus le match avançait, plus je me sentais bien. Etre agressif, je crois que j'ai su l'être quand même.
Malgré le fait que vous chutiez une nouvelle fois au troisième tour, quelles satisfactions tirez-vous de ton tournoi à Bercy ?
P.H.M. : J'ai gagné deux matches contre de bons joueurs. Surtout hier contre Novak Djokovic, j'ai fait un excellent match. Je ne pense pas avoir joué un grand tennis, ni les deux premiers tours ni aujourd'hui face à Tommy Robredo. Mais ce qui est positif, c'est qu'en ne jouant pas très bien, en me bagarrant du début à la fin, j'ai accroché aujourd'hui un joueur du Top 10. Très positif même.
Quand vous dites qu'au début vous étiez moins tonique, est-ce parce que vous avez laissé beaucoup de force dans les précédentes confrontations ?
P.H.M. : Quand on fait des matches longs, le lendemain, on met plus de temps à entrer dans un match. Je n'étais pas si entamé que cela physiquement. Depuis deux ou trois jours, je traînais un petit virus, ce qui a dû me fatiguer un peu. Rien de grave, mais suffisamment présent pour m'embêter un peu.
La veille, Robredo semblait sous pression face à Grosjean parce qu'il jouait gros, une place pour le Masters. On a le sentiment que ce match passé, il se sublime de plus en plus. Vous l'avez ressenti ?
P.H.M. : Je m'en doutais. Avec la pression qu'il a eue sur les épaules, il a eu la sensation de revenir de nulle part. Forcément, quand on gagne un tel match, le lendemain on est plus relâché. Je m'attendais vraiment à ce qu'il fasse un match plus solide que le précédent, comme il l'a fait aujourd'hui. Je m'y étais préparé. Mais quand on revient de l'enfer, cela relâche pour le reste du tournoi.
A présent que votre saison est terminée, savez-vous comment s'organiser l'année prochaine ? Allez-vous continuer avec Thierry Champion, ou cherchez-vous ailleurs ?
P.H.M. : Je ne sais pas trop, mais a priori je vais chercher ailleurs. D'ailleurs, j'ai un peu commencé. Français, étranger, je ne sais pas trop. En tout cas, continuer avec Thierry n'est pas dans mes idées. Il n'y a pas énormément d'entraîneur sur le marché. Après, il faut que j'aie envie de vouloir m'entraîner avec une personne en particulier. Il faut qu'il y ait un bon échange. Et ce n'est pas évident.
Merci à Eurosport.







