Il s'agit d'une des rares espèces animales dont on connaisse un tel langage codé.Mais quel tournant de l'évolution a pu conduire à un moyen de communication aussi complexe ? La récente découverte d'un biologiste de l'Université de la Californie à San Diego, James Nieh, pourrait fournir une réponse. Les abeilles ont deux modes de communication : l'un par des signaux chimiques, pour guider les autres membres de la ruche vers la nourriture, et l'autre par ces mystérieuses danses exécutées dans la ruche. Dans une étude publiée en août, James Nieh et ses collègues brésiliens ont découvert que certaines espèces d'abeilles prédatrices « espionnent » les indices chimiques laissés par d'autres espèces pour guider leurs congénères vers des sources de nourriture. Ces prédatrices peuvent ainsi s'approprier les fleurs avant les autres abeilles. D'où l'intérêt de développer un langage codé complexe, la danse : elle permet aux abeilles de communiquer leurs informations discrètement, à l'intérieur de la ruche.
