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Publié le Samedi 05 mai 2007
Je crois me souvenir m’être interrogée dans un précédent article sur le double tranchant du film pastiche ; du moins « autodérisoire », pourrions-nous inventer pour la circonstance. Sous couvert d’autodérision, peut-on donner, impunément, au spectateur à voir un manuel complet du parfait scénario. On aurait pu rebaptisé Love… « La Comédie sentimentale pour les Nuls ». Sous-titre : « Écrivez votre premier scénario à la manière des auteurs les plus paresseux d’Hollywood ». Sous-partie : « Les Subtilités du genre simili anglais ». On bouffe donc 1h30 de situations, dialogues téléphonés mais c’est pas grave… c’est pour la bonne cause de l’autodérision ! Entre parenthèses, la mise en abîme du cinéma qui parle de cinéma est également une tarte à la crème à elle seule. Tous ces petits désastres évacués, Love… n’est pas déplaisant, il est même distrayant si on est d’humeur à laisser ses facultés de jugement sur pause, un moment. On est presque tenté, en sortant, de se jeter sur son Mac et entreprendre l’écriture d’une petite histoire racontant les mésaventures sentimentales d’une célibataire endurcie, de son beau voisin, de son attachement pour son couple d’amis homosexuels, de sa sœur volage, de son grand-père vieux beau et riche, de sa copine bientôt mariée mais en constante recherche d’amour et d’attention, de son autre copine lesbienne et manipulable, de la troisième terrorisée par la simple idée de solitude… Puis, on se dit que ce n’est pas si facile que cela en a l’air et qu’on aurait bien besoin d’un exemplaire de « Devenir écrivain pour les Nuls ».
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