J’ai dix ans. Je sais que c’est pas vrai mais j’ai dix ans… Mais si, c’est vrai, dès que je me retrouve devant un film comme Spider-man, j’ai bien dix ans. La même naïveté, le même émerveillement, la même rafraîchissante simplicité. D’accord, c’est manichéen. D’accord, c’est perclus de bons sentiments, vecteur d’une idéologie presque religieuse, bien éloignée de mes conceptions, pourtant. J’ai envie de laisser tout cela et dire que le jeune Spider-man-Peter Parker montre que le côté obscur de l’homme n’est pas forcément où il paraît à première vue. Ce n’est pas tandis qu'il se laisse submerger par ses émotions négatives, qu’il porte sa mèche rebelle et enfile son costume noir que Spidey est mauvais. Il l’est davantage quand il est tout ce qu’il y a de plus humain : lorsque obsédé par sa propre personne, il néglige la douleur de Mary-Jane, lorsque grisé par l’enthousiasme populaire, il fanfaronne et fait le paon, embrasse une jolie groupie à la barbe de sa véritable petite amie, lorsque se sentant menacé dans son travail, il écrase avec autosatisfaction son concurrent. Comme il s’agit de cinéma, d’un film de super-héros, tout est bien qui finit bien et la mentalité du garçon évolue vitesse V capitale. Ce qu’on appelle du cinéma fantastique…







