Ocean’s 13 m’a porté malheur… La réalité a dépassé la superstition : j’y ai laissé mon téléphone portable. Outre cette perte fâcheuse, que je n’ai pas l’excentricité d’imputer au film ou son numéro prophétique mais seulement à ma négligence, je n’ai pas grand chose de manifeste à raconter à propos du troisième volet des aventures de la bande à Clooney. L’esprit et l’ambiance des précédents sont conservés, mais une certaine paresse se fait sentir. La réalisation est à son minimum syndical (échelon Soderbergh quand même) et le charme de George et Brad est naturel, donc pas besoin de faire beaucoup d’effort à ce niveau. L’histoire n’est pas passionnante. Al Pacino s’est sans doute fait remplacer par une doublure. Les blagues de potaches ne sont pas vraiment inspirées. Reste quelques séquences d’humour au second degré souriantes. Si le but était de transmettre au spectateur que les 13 d’Ocean étaient un peu usés de monter des arnaques brillantes et qu’ils préféreraient que l’âge de la retraite ne soit pas repoussée, c’est réussit ! L’ennui et l’usure sont rendus à la perfection. Si telle n’était pas l’intention, pas de quoi revendiquer un treizième mois.







