Je me demande si quelqu’un qui n’écrit pas un tant soit peu est à même de goûter la saveur de ce film. J’irais même plus loin : ne faut-il pas avoir été biographe soi-même pour entrer dans la psychologie de cet homme ? Comme lui devient quasiment son sujet – l’excentrique Howard Hughes – plus le film avance. Car c’est vraiment ça être biographe : s’oublier et renaître dans la peau d’un autre. Au péril de son équilibre mental parfois. Pour tous ceux que le thème laisse froids, Faussaire vaut aussi pour son retour historique, son regard satirique sur le monde de l’édition, la truculence de son second rôle, la farce des situations et l’inventivité (« vraie ») de l’arnaque. L’histoire ne dit pas si cette biographie de biographe est le résultat d’une imposture ! Toujours est-il que je ne me suis pas senti volée en sortant.







