Tous mes articles
Enfer et Dame Nation, où je m'insurge ! suivant le principe d'action, réaction, planté du baton... Eponge, où je presse, afin que tu puisses goûter le peu de culture que j'ai et qu'avec un peu de chance, tu n'as pas... Fécondre, où je pique le rôle du père en semant une petite graine d'esprit et où je laisse aussi un peu s'exprimer la mouche que j'ai dans le casque Guedineries, où je pense enfin à toi, internaute égaré en ces contrées bizarres, en te proposant ce dont tu es le plus friand...
fam2lombre : youki ! j'ai réussi (enfin en partie)..désolé e julien, je fais le service minimum en ce moment...
fam2lombre : petits problèmes d'affichage sur i.e.7... désolée, je vais essayer d'y remédier
fam2lombre : c'est bien aimable ! d'autant que je suis un peu en perte de vitesse en ce moment :-)
L'Ange : Je passe et je vote 5
fam2lombre : ok, mais va falloir attendre un peu :-)
Julien : Peux tu me reexpliquer stp :punkygilmore@i france.com. Promis, je serai studieux ^^
Julien : Bouh, je n'y arrive pas ! Je vois bien les emplacements, je fais ce que tu dis mais aucun resultat, enfin si ça enleve les images d'origine !
fam2lombre : Va d’abord dans images. Charge les images voulues. Puis va dans thème, éditer thème perso Modification de la CSS puis pour l’image en tête de post :
... : blocposttitle background-imag e: url(http://blog .ifrance.com/no mdublog /...); pour les images sur les côtés : dans /* divers */
... : .illustration_g auche (ou droite) et de même tu entres l’url de l’image chargée
Julien : Bjr, voulais te demander, comment fais tu pour mettre des icones de south park a chaque article et sur les côtés? Merci. En tout cas, joli blog.
:I : et le dernier titre de post, c'est pas un message subliminal ?
kenod : être ou ne pas être ! Ni l 'un ni l' autre...
fam2lombre : ... bon, j'ai pas donné dans la légèreté sur les derniers articles... le prochain sera une gueudinerie histoire d'équilibrer la pesanteur
fam2lombre : t'inquiètes, mon ombre, c'est ma cachette de la honte ! j'avais anticipé ;-)
philantrop : et vive South Park !!!! gnééééééé timmy !!
philantrop : ben moi je sui tombé par asard sur ce site a la con et je pense ke le créateur devré allé se cacher ! nn il et bien fait serieusement
fam2lombre : je suis tombée dessus par hasard, en effet, mais je n'y suis pas restée par hasard
MasterOf.. : Merci de ton passage sur mon blog (tu as vraiment dû y tomber par hasard..).
l'ange : Blog classé 16ème! C'est le début de la gloire
Titi : j'avais cru voir passer un rominet...
Un : ange passe, doing, doing, doing
fam2lombre : qui se reconvertit en famsandwitch... .
pleyb foto : http://blog.ifr ance.com/pleyb
Toto : Il ya des sites exprès pour çà : http://blog.ifr ance.com/annu-b log
fam2lombre : et bien saddik, tu viens juste faire ta pub... bravo ! tu aurais au moins pu faire semblant de laisser un commentaire ! :-)
saddik : http://blog.ifr ance.com/abouay men/18
Tex : Ton blog classé 50ème çà démarre sur les chapeau de roues dis moi.
fam2lombre : Merki bien M. Agère, et longue vie en Neurtonie ;-)
Tex : Joli blog, bon style, j'adore!
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Publié le 15/02/2007 à 23:26
Par fam2lombre
http://www.fightingmediocrity.com/gallery.htmlJe remontais la rue de la République. Sur le trottoir d’en face, j’ai d’abord pensé qu’il était avec les deux personnes juste devant lui. Un couple ? Il parlait fort, sa voix résonnait par dessus les bruits habituels de la ville. C’est rare d’entendre clamer. Il crachait sur le mariage et sur le pays. Et on l’entendait tant, que d’un commun accord, tout le monde fît mine de ne pas le voir. Il a été englouti d’un coup par l’ignorance. Tout seul dans sa dimension. J’ai pensé qu’il était peut être ivre, très certainement boiteux. Un boiteux affectif, un décroché du convenu. J’ai songé à traverser la route, et à lui proposer d’aller boire un café. Qu’il vide son sac, même s’il était plein d’incohérences. Qu’il n’ait pas crié en vain. Qu’il se bute à quelque chose de tangible, une borne, une limite, un cadre. Quelqu’un. Il doit chercher les bords depuis un bon moment. Alors, il est dans l’espace qui disparaît. Qui s’évanouit. Eliminé.
Publié le 08/02/2007 à 16:14
Par fam2lombre
J’ai toujours trouvé insensé d’apprendre à l’école un tas de choses théoriques, sans jamais avoir appris à reconnaître les champignons comestibles des champignons toxiques. Il en va de même pour se construire un abri, faire du feu avec de l’amadouvier etc. Pour toutes ses choses, il faut avoir un oncle passionné et promeneur, aller chez les scouts ou peut être aller bosser à Samara. Non, à l’école, on apprend seulement à devenir un individu efficace, rentable pour telle ou telle entreprise, consommateur intégré au système et qui ne le remet surtout pas en cause. Et c’est pire aujourd’hui. Jeremy, alors que je lui donnait une punition qui l’obligeait à réfléchir à la notion de liberté et de limite, ayant bien pris soin de préciser ce que j’attendais de lui, revient me voir avec un air désorienté en me demandant : « c’est quoi qui faut que j’recopie »… fichtre ! la vraie punition, pour lui, c’est de devoir réfléchir. C’est qu’il n’en a pas l’habitude, ça ressemble un peu à du saut à l’élastique, il n’ose pas, ça lui fait peur. On en vient à se demander, exaspérant une paranoïa latente, si l’abrutissement n’est pas un complot bien monté. Générations entières qui doivent apprendre, apprendre, mais qui ignorent tout du mot comprendre et qui seraient incapables de survivre sans leur portable. J’avais terminé le dernier Fred Vargas que ma sœur m’a prêté, je n’avais plus rien à me mettre sous le neurtone. Alors Ravage m’a fait un clin d’œil, depuis son étagère : « relis moi ! » A l’école, un jour, il y a eu une prof de français qui nous à obligés à lire du Barjavel. On avait le choix entre trois bouquins. J’avais pris La nuit des temps. Et après ça, j’ai lu les deux autres, et d’autres encore. Extrait de Ravage, publié en 1943 :  | | « -insensé ! crie le vieillard. Le cataclysme qui faillit faire périr le monde est-il déjà si lointain qu’un homme de ton âge ait pu en oublier la leçon ? Ne sais-tu pas, ne vous l’ai-je pas appris à tous, que les hommes se perdirent justement parce qu’ils avaient voulu épargner leur peine ? Ils avaient fabriqué mille et mille et mille sortes de machines. Chacune d’elles remplaçait un de leurs gestes, un de leurs efforts. Elles travaillaient, marchaient, regardaient, écoutaient pour eux. Ils ne savaient plus se servir de leurs mains. Ils ne savaient plus faire d’effort, plus voir, plus entendre. | |
Autour de leurs os, leur chair inutile avait fondu. Dans leurs cerveaux, toute la connaissance du monde se réduisait à la conduite de ces machines. Quand elle s’arrêtèrent, toutes à la fois, par la volonté du Ciel, les hommes se trouvèrent comme des huîtres arrachées à leurs coquilles. Il ne leur restait qu’à mourir… » L’école tendait parfois des perches. J’avais saisi celle-là. C’était il y a un peu plus de dix ans, je pense. Et pourtant, l’école crée toujours plus de Jérôme Seita que de François Deschamps. Même sans parler du Ciel, même en arguant que ce personnage de François est vraiment « trop » : il y a quelque chose de mégalo dans ce patriarche, quelque chose d’extrémiste et intransigeant, lorsqu’il tue le garde qui s’est endormi, par la faute duquel ils se retrouvent encerclés par les flammes, même s’il y a quelque chose d’effrayant et de dérisoire dans la solution de brûler tous les savoirs techniques, même si l’on pourrait dériver de la sélection naturelle à l’eugénisme, malgré tout cela, et je dirais même, surtout pour tout cela, Ravage reste un ouvrage qui mérite plus qu’un détour. Comme une loupe, il grossit, met le doigt sur l’homme moderne, mort car déconnecté de son environnement.
| | J’y vois aussi tout le mal-être, le désintérêt pour cette vie « en rose, le rose qu’on nous propose », les recherches de sensations insensées qui remplacent un temps celle d’être vivant, de devoir survivre. J’y vois un système insensé, qui crée des masses manipulables, dépendantes, au lieu de créer des individus sains, j’y vois ceux qui n’auront plus qu’à monter une bonne campagne de communication pour utiliser ce mal-être, présentant de soi-disant solutions, des raisonnements bancales que les cerveaux malheureux et dépourvus de la dose d’esprit critique nécessaire avaleront comme automédication. | | |
Si l’école n’apprend pas la survie, certains prétendront pouvoir dire qui mérite de vivre ou de mourir, et d’autres les croiront.
Publié le 29/01/2007 à 00:34
Par fam2lombre
Humeur : Gaie
je sais, les fêtes sont passées, mais tout de même, prenez le temps...
 | | Ingrédients: Acheter une dinde d'environ 5 kgs et une bouteille de Whisky Prévoir du sel, du poivre, de l'huile et des bardes de lard. | | | | | | |
Recette: - Barder la dinde de lard, la saler; la poivrer et ajouter un filet d'huile d'olive. - Préchauffer le four therm. 7 pendant 10 minutes. - Se verser un verre de whisky. Le boire. - Mettre la dinde au four dans un plat à cuisson. - Se verser 2 verres de whisky et les boire. - Après une demi-heure, fourrer l'ouvrir et surbeiller le buisson de la pinde. - Brendre la vouteille de buiscuit et s'enfiler une bonne rasade. - Après une demi-heure, dituber jusqu'au bour. - Ouvrir la borte, reburner, revourner, enfin bref, mettre la guinde dans l'autre sens. - S'asseoir une un butain de chaise et reverdir 5 ou 6 verres de whisky. - Buire..., non luire.. ., non cuire la bringue bandant 4 heures. - Et hop, 5 berres de plus. - R'tirer le four de la dinde. - Se rebercer une bonne goulée de whisky. - Ramasser la dinde (l'est tombée par terre). L'ettuyer et la voutre sur un blat... sur un clat... sur une assiette. - Se béter la fibure à cause du gras sur le barrelage de la cuisine. - Ne pas essayer de se relever.- Décider qu'on est bien par terre et binir la mouteille de rhisky - Plus tard, ramber jusqu'au lit; dorbir ze gui reste de la nuit. - Le lendemain matin, prendre un Alka Seltzer, manger la dinde froide avec de la mayonnaise et nettoyer le bordel que vous avez mis dans la cuisine.
Durée de la préparation: Une bonne journée.
Publié le 22/01/2007 à 18:30
Par fam2lombre
Humeur : Ironique
Voilà voilà … après des années à être l’intello de service, la nana déprimée (cf. épisode 13, saison 1 de Daria) le garçon manqué, la fille anti superficielle par excellence, me voilà déguisée, grimée en pétasse décérébrée, et même que pour un peu, j’y prendrai goût. C’est reposant. Et il faut l’avouer, ça a d’la gueule.
Ça a commencé par les petits hauts décolletés, longue incubation, et récemment, la crise s’est intensifiée sans prévenir, avec pour premier symptôme aigu : une mini jupe. Ne reste de mon goût pour les fringues à papy que le tissus qui se rapproche étrangement de celui de ses vieilles casquettes et des sièges de ma première et défunte voiture : une 205 de 1981 baptisée « le tank 2 ».
Amen.
 | | Et là, point de non retour, emportée par la fièvre, j’ai fini par piloter en mode automatique jusqu’à une paire de bottes assortie au premier symptôme. Diantre ! Ce phénomène serait-il irréversible ? Est-ce qu’on en guérit ? Je m’inquiète. Je sais ce qui m’a contaminée : les filles à qui l’on répète sans cesse qu’elles sont jolies aimeraient entendre de temps à autre qu’on les apprécie pour ce qu’elles sont, et les intellos jalousent les sex symbols. | |
Le seul problème que je vois à ma mutation : j’ai comme l’impression que parfois l’habit, à défaut de faire le moine, déteint dessus.
C’est que la neutralité vestimentaire n’amène aucun commentaire et laisse place à la réflexion. Dès lors qu’on s’investit pour son intérieur – au sens propre, j’entends – ou pour choisir une paire de bottes, je crains que l’on ne tombe définitivement du côté des gens qui s’occupent à se customiser en faisant le bonheur de ceux qui promeuvent les icônes, pour nous vendre leur image, et donc surtout, tous les accessoires qui vont avec, dès lors, on tombe dans le camp des conversations qui ne font pas débat, qui n’apportent rien à la soupe primitive du monde des pensées humaines qui attend patiemment une réaction évolutive.
Publié le 30/12/2006 à 16:49
Par fam2lombre
Ce matin, outre mon radio réveil, qui glissait dans mon sommeil un reportage sur la situation en Irak, et mon portable qui revenait à la charge toutes les six minutes avec une régulière obstination, je fus aidée à m’extirper du lit par deux évangélistes cinquantenaires. Si si ! | | Ça surprend ! Surtout que j’avais les cheveux en vrac et que je m’attendais seulement à voir débarquer Tiote Mère, ma voisine, ma pote. Bien qu’étonnée de l’imaginer si matinale, j’étais prête à lancer un café. En bref : j’ai ouvert… | …sur deux papas barbus à lunettes. Le premier utilise sa main droite comme présentoir à un magazine intitulé « réveillez-vous ! » et me lance : « Est-ce qu’il vous arrive de vous demander pourquoi tout va mal en ce monde, et de vous dire, s’il y a un dieu, pourquoi laisse-t-il faire cela ? » Wo. Je pense confusément à Job. Il profite de mon air circonspect pour embrayer : « Vous arrive-t-il de chercher des réponses dans la Bible ? Eh bien dans ce magazine, vous trouverez ces réponses » Ah. Formidable. 
Je lui fais comprendre gentiment que je ne l’ai pas attendu pour me poser un bon millier de questions et que non, je ne suis pas réfractaire à une réflexion spirituelle et voire même religieuse. Mais… intérieurement, je me disais que s’il avait voulu vendre un adoucisseur d’eau à une petite vieille, il ne s’y serait pas pris autrement. Auraient-ils intégré une option VRP, maintenant, au catéchisme ? Et puis, ma bible à moi s’appelle « l’évangile au risque de la psychanalyse », de Françoise Dolto. Limpide. Je finis par dire aux apôtres : « écoutez messieurs, je vais continuer mon bonhomme de chemin sans ce magazine, bonne journée » ils abandonnent. Je me réfugie donc sous ma couette, libre de cette intrusion directe de Jésus dans mon petit quotidien répétitif. Prête à éteindre une énième fois le portable au moyen de la touche « répétition active ». Comme chaque matin. Mais c’est trop tard. L’ épisode me taraude tout de même un brin. Je sais bien qu’ils ont fait tout l’immeuble, mais je me demande quand même pourquoi ça tombe sur moi. « Réveillez-vous ! » Bon sang ! C’est plus que direct pour un message subliminal de la sainte trinité. Le réveil, le portable, les évangélistes. Jésus, en ayant marre de me voir me vautrer des heures à refuser de vivre un jour nouveau, à réitérer les mêmes erreurs dont la plus coriace est de m’accrocher à cette foutue nicotine qui me conserve le cerveau dans un état pseudo latent, Jésus donc, m’envoie ses VRP. L’ombre de Job se balade à nouveau. Je n’ai pas son intégrité.
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