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Publié le 13/11/2006 à 23:34
Par 'DLKToi"
Tantrisme et Sexe C'est par l'acte sexuel que la vie se perpétue et que toutes les espèces se reproduisent, cet acte est donc au cœur de la vie, il en est l'enjeu véritable. Si l'individu fait de cet enjeu un acte sacré et qu'il devient extrêmement attentif aux énergies qui s'y manifestent, il peut remonter sans conteste jusqu'à la source même de la conscience et goûter en son sein sa nature profonde et véritable.Lorsque Conscience et l'Energie s'unissent il y a jouissance de l'être, voilà quel est l'enjeu véritable de l'acte amoureux. Dans l'acte sexuel, beaucoup de connaissances intimes et unes d'avec la nature réelle de soi sont données, mais le plus souvent, les individus consomment l'amour comme une performance physique ou plus simplement comme l'assouvissement d'une pulsion animale irrépressible. Dans le tantrisme, l'union sexuelle se trouve sacralisée, elle devient un formidable véhicule d'énergie, porteur d'épanouissement et de connaissance de soi. C'est pour cet enseignement naturel et toujours disponible, que les anciens ont vénéré le divin dans ce qu'ils considéraient comme son symbole le plus sûr et le plus explicite à savoir l'acte amoureux ou l'union du phallus et de la vulve. C'est pour cela également que de nombreux temples en Inde et au Népal, portent sur leurs frontons toutes les postures de l'amour physique, entre les hommes et les femmes explicitement unis dans les gestes de l'amour, quitte à décourager d'y entrer ceux qui n'ont pas le cœur pur et qui mêlent leur égoïsme et leur étroitesse d'esprit à ce qui est uniquement œuvre divine.

Pour ce faire, le tantrika érotise et sensualise tout son environnement, il cherche tout d'abord à faire monter le plaisir en l'accordant avec une grande spiritualité. Lorsqu'ils font l'amour, l'homme cherche l'orgasme sans éjaculation alors que la femme cherche à garder ses fluides. La continence sexuel implique que l'homme et la femme doivent éviter la perte de leur énergie sexuelle pendant l'acte amoureux, perte matérialisée dans le cas de l'homme par l'éjaculation, et dans le cas de la femme par un orgasme "de type explosif". L'homme doit exercer une puissante contraction des muscles pelviens et la femme des muscles vaginaux. Tous les deux pratiqueront également la contraction des spincters internes à l'anus. Une pression exercée sur le périnée est également propice au contrôle de l'orgasme. Le souffle doit être ample et profond et surtout lorsque les sens sont trop excités, il faut garder la tenue à poumons pleins, le plus longtemps possible. Les mouvements doivent être lents, marqués de pauses et de respirations. Ainsi l'un et l'autre se maintiendront très près du point de non retour dans un lieu réputé sûr. C'est seulement grâce à cette belle énergie, que chacun pourra alors obtenir des orgasmes sans émission de fluides. La femme, dit-on, obtient plus facilement cette diffusion de l'énergie dans le corps subtil, car elle a naturellement le don de l'amour, du plaisir et des sens. L'homme ne peut obtenir, par contre, cette même absorption qu'aux prix d'une plus grande vigilance. Dans tous les cas, le sacrifice consiste à offrir le fruit de cette union à la conscience dans un but purement spirituel. La visée de ce sacrifice est la mutation de l'énergie ainsi que sa sublimation dans un principe supérieur et transcendant. La mutation entraine au fil du temps l'élévation de la fréquence vibratoire dans tout le corps subtil, alors que la sublimation porte cette énergie vers le haut à travers le canal médian .
Publié le 13/11/2006 à 22:42
Par 'DLKToi"
le long de l’épine dorsale. En définitive, ce réveil échappe à toute logique et reste une expérience hors norme qu’il est impossible de codifier clairement. En la présence de l’éveil de Kundalini, le caractère de la personne est exacerbé, c’est pourquoi elle brasse chez l’individu tous ses sentiments intérieurs. Kundalini-Shakti fait en quelque sorte ressurgir de leurs gangues les plus profondes les tendances enfouies de l’âme (Vâsanâ) qui se mettent alors en branle et résonnent ou ravivent la trace vibrante des existences inconscientes passées et à venir. Sahaja-Yoga ou Yoga de la spontanéité. Pour ce faire, le Yogi doit aller uniquement sur une voie directe aussi brève que possible, celle qu’il découvre en lui-même et jusque dans son propre corps, lieu privilégié de l’expérience amoureuse. Cette double concentration réalise la fusion des deux Bindus, qui maintiennent le monde illusoire. Ces deux Bindus exercent une tension opposée, maintenant vibrant et illimité le spectre du Soi. D’un côté s’absorber dans l’infini penchant du lâcher prise et de l’abandon, dans la parfaite insouciance et de l’autre côté trouver l’absolue certitude du souvenir des actions passées et à venir, du goût de la chair et du lieu sans pitié. Le lieu sans pitié est d’une extrême importance et constitue à lui seul la pierre angulaire de la philosophie Tantrique : Il est le lieu où se révèle l’inévitable lutte pour la survie, le lieu où se révèle, en définitive, la puissance de l’individu qui se sait alors « seul » face à son destin.
Met à bas d’un seul coup et d’un seul, tous les discours et toutes les controverses. En bute à la limitation, sa condition ne lui laissant aucun répit, l’individu n’a de cesse ! Jeté dans le devenir, ici bas, esclave des lois des hommes et de la nature, il doit payer le tribu de toute une vie, avec pour seule perspective l’anéantissement de sa propre existence. Le goût de la brûlure, faite sienne, dans la bouche, comment pourrait-il s'affranchir, avec comme ultime arme, une fois de plus, ce qui a fait jusqu’à ce jour son esclavage ?
Le lieu sans pitié existe justement pour prendre appui, là ou nul n’interdit, là où il n’y a plus de jugement, de morale, là où seule réside la liberté d’entreprendre enfin ce qui nous tient à cœur. Pour se libérer du Karman, il faut jeter ses propres bûches au feu du sacrifice, alors elles constituent non plus une attache personnelle et un devenir d’esclave, mais un pont providentiel pour établir le chemin de la réintégration. Ce qui est en bas est en haut, et on se libère par ce qui attache. Sis fermement dans le lieu sans pitié, l’adepte met alors en perspective son propre devenir. Se voyant perdu dans le jeu des énergies sans limites, il perçoit l’impersonnalité des mondes, l’inefficience des convictions, et toute la vanité à y discerner une connaissance raisonnée. Il anéantit sans ambages les vues illusoires qui le tenaient obnubilé par ses propres modalités conscientes et inconscientes. S’étant simplement laissé enfermé par la complexité de sa propre histoire personnelle, il se voit rejouer les mêmes actes, dans le décor d’un théâtre éternel, où tant de Divines énergies applaudissent au spectacle, et dont les clameurs résonnent encore à ce jour dans le fracas du Son non frappé. L’esprit est le substrat de tous les êtres et comme l’on ne peut mordre sa propre bouche, on ne peut prendre conscience de cette conscience par la conscience encore ignorante, c’est à dire voilée ou inconsciente. C’est seulement l’intuition du cœur, l’appel amoureux qui peut servir de support, en aucun cas la pensée. Seule la vibration, la résonance encore pure.
Publié le 13/11/2006 à 22:37
Par 'DLKToi"

Kundalini-Shakti est le nom donné à l’énergie vitale et fondamentale, elle anime tous les niveaux de l’être, qu’il soit particulier ou universel. Kundalini signifie « la lovée » . Cette énergie, présente dans l’individu, est symbolisée sous la forme d’un serpent qui réside dans le centre subtil de la base, situé au bas de la colonne vertébrale. Ce serpent est, dit-on, enroulé trois fois et demi autour d’un Linga noir (le Svayambhu Linga), sa tête reposant, endormie, sur le sommet du linga. Le Linga de la base, de couleur noire, est vu comme une pierre oblongue, édifiée vers le haut. Il contient tout ce qui existe sous son aspect inconscient et inconnu. Linga signifie ‘phallus’ ou plus généralement ‘signe distinctif’ et encore plus fondamentalement : ‘singularité’. Svayambhu signifie ‘né de lui-même’ ou ‘auto-engendré’, à savoir quelqu’un qui n’a pas de parents, n’a pas d’origine connue, ou plus fondamentalement qui n’est pas conditionné par quelque chose qui lui serait extérieur. L’énergie de la Kundalini réside endormie dans les profondeurs de l’être. Elle dispense de ce fait un poison de somnolence (Vishà) qui engourdit l’individu et le maintient vivant comme dans un rêve. Mais ce serpent, dit-on, ne dort que d’un œil, et il se trouve en fait intéressé par certaines expériences qui, si elles se manifestent chez l’individu, vont alors comme le réveiller, et le faire se dresser. Ces expériences peuvent être provoquées par le Yoga, mais également par les épreuves de la vie elle-même. Elles ont toutes en commun d’être reliées à des énergies intenses et extraordinaires, ces énergies mobilisant, d’une manière ou d’une autre, la vitalité profonde de l’individu (Ojas). Le réveil de Kundalini-Shakti est justement la visée principale du Yoga tantrique. Ce réveil peut être provoqué de manière graduelle ou brusque, s’accompagner de connaissance ou laisser dans l’expectative. Ce réveil peut prendre différentes formes selon les individus et les moments de l’expérience, il peut prendre une intensité plus ou moins grande et manifester chez l’individu des symptômes différents. Ce réveil se réalise par des étapes plus ou moins longues au cours du temps, de la pratique, de la vie même de l’individu pour finalement se réaliser, dit-on, inévitablement au moment de la mort. Ces étapes sont comme autant de niveaux de l’énergie, qui s’étagent sous la forme de différents plexus (Chakra ).

Publié le 13/11/2006 à 22:31
Par 'DLKToi"
Fils de l'énergie divine (Pârvati), il subit une épreuve initiatique, mort et renaissance, par l'intervention du dieu suprême Shiva. Celui-ci le décapita, puis posa sur ses épaules une nouvelle tête, celle d'un éléphant, lui conférant ainsi tous les pouvoirs de cet animal royal et majestueux, et l'institua "Chef de ses troupes de Ganas", ces gnomes, ces lutins, ces nains malicieux que l'on retrouve comme petits génies, elfes, sylphes, faunes et farfadets dans les autres mythologie indo-européennes.

Ganesh est lié aux hommes, il joue le rôle auprès d'eux de messager céleste, il est le maître des obstacles qui empêche ou favorise l’individu sur la voie de la réintégration. Et dans l’individu, cette réintégration s’effectue, dans l’échelle du monde relatif, du bas vers le haut. Ce parcours va des éléments les plus objectifs vers les éléments les plus subjectifs, autrement dit l’adepte doit partir du corps, avec sa perception de l’extériorité et son sentiment d’intériorité, pour aller vers une unification de ces deux mêmes sensations. Ce parcours est réellement vu comme une remontée en sens contraire de la création, afin d’intégrer toutes les différenciations propres à l’individualité relative, dans un principe unificateur absolu. Ses deux Shakti sont Buddhi (l’intellect) et Siddhi (les pouvoirs). L’intelligence est ce qui, le plus souvent, sert l’homme dans sa décision du retour vers la réintégration, mais seuls, plus en avant, les pouvoirs lui permettront de la réaliser, encore s’il sait résister aux pouvoirs sur la matière et les personnes (Riddhi). Enfin sans être exhaustif nous donnons quelques uns des ses attributs : Son véhicule est le rat Mûshaka, Son ventre empli de vide contient tous les mondes, Ses grandes oreilles n'entendent que les bonnes paroles, et rejettent les mauvaises, Ses quatre bras représentent les quatre Védas, Son unique défense est le symbole de l'unicité et de la transcendance, La hache - parashu - arme classique de Shiva, détruit désir et attachement, et donc supprime agitation et chagrin, le nœud coulant - pasha - qui sert à capturer l'erreur, l' aiguillon à éléphant - ankusha - symbole de sa maîtrise sur le monde, La mâlâ, une guirlande ou un chapelet comportant 50 éléments, les 50 lettres de l'alphabet sanskrit, Sa trompe est considéré comme un bras ce qui en fait la seule divinité à en avoir un nombre impair, Son symbole est la Svastika, la croix gammée, ornée de quatres points à chaque angle. Le gâteau - modaka- ou le bol de friandises - modaka-patra - la douceur qui récompense le chercheur de vérité. Il se trouve dans le premier chakra,
Publié le 13/11/2006 à 22:28
Par 'DLKToi"
 Les bijàs sont des phonèmes monosyllabiques. Ils sont de véritables germes générateurs de pouvoir présents au sein de la conscience, en tant que mémoire de forme archétypale. Ces formes constituent toute la mémoire de la conscience, tout ce qu’elle possède en latence, d’un point de vue purement causal. Il s’agit réellement de son complexe (ou Nexus), infiniment vaste et en attente d’être révélé. Ce sont toutes les catégories de la conscience, le plus souvent représentées par toutes les lettres du langage. C’est pourquoi on associe volontiers le pouvoir de la conscience absolue à celui du verbe créateur, car lorsque ces formes archétypales entrent en vibration, en résonance, elles ont le pouvoir absolu sur toute manifestation et sur toute réalité observable. Les bijàs les plus couramment utilisés sont Om , So, Ham, Sa, Hrim, etc
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