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Publié le 13/11/2006 à 23:29
Par 'DLKToi"

« Sans Toi, tout l'univers doué d'une vision équilibrée découvre l'objectivité. Par contre, Toi seul, -le Souverain de cet univers- possède une vision impaire. C'est l'Œil spirituel de l'illumination, ouvert par l'Amour et qui figure le Sujet conscient au-delà de la connaissance et du connu, célébré comme l'Œil de feu qui consume la dualité embrasant le cœur d'amour divin, et comme Œil lumineux d'où rayonne amour et félicité, incomparable ambroisie".

L'individu, puisant pourtant sa vie dans l'ambroisie céleste, ne peut obtenir ce goût tant qu'il n'aura pas compris la nature spécifique de cet abîme mystique. En effet, tout ce qui se reflète dans la conscience par l'intermédiaire des sens constitue la danse de Shiva, symbolisée par Nataraja, le danseur cosmique. L'effet et la manifestation de cette danse prennent des rythmes variés, et surtout des niveaux de réalité différente.

Cette danse continuelle, cette variation à l'infini, constitue le seul pouvoir de la conscience. Cette puissance se manifeste par une réalité éphémère, car dépourvue de substance véritable. La mort et la résorption à la fin emportent tout sur leur passage. L'individu est fait pour jouer sa partition dans une séquence donnée, infiniment courte et ponctuelle, puis il doit laisser la place à d'autres instruments, à d'autres formes, à d'autres notes. L'énergie est à ce niveau impersonnelle, automatique, elle suit une partition d'ensemble qui nie l'individu, plus sûrement pour l'espèce et mieux encore pour se jouer du temps.

Cette danse, cette musique, est seulement expression car le danseur étant lui-même sans forme, il ne peut prendre alors que toutes sortes de formes passagères, et ce encore de manière empirique, aléatoire, comme par touches successives, se donnant à essayer. Cette danse qui recouvre entièrement la conscience des êtres appartient à l'expérience volatile, à l'épreuve du temps. Les œuvres, les gestes et les formes se font et se défont, apparaissent et s'effacent par le déroulement du temps.

Pourtant cette impermanence est essentielle à l'activité du Seigneur car elle lui est indispensable pour y trouver un plaisir toujours renouvelé, et pour y retrouver sans cesse sa véritable source d'inspiration qui est contenue dans la sensation gracieuse de son être. Cette sensation, ce contact ne doit jamais être perdu, mais au contraire toujours ressenti, toujours recherché en des formes nouvelles et il y revient d'autant plus volontiers que cette sensation intime lui est inépuisable.

Publié le 09/11/2006 à 21:31
Par 'DLKToi"

2droite a gauche......
Publié le 08/11/2006 à 13:29
Par 'DLKToi"
Chant de Cacamatzin

Amis écoutez !

Que nul ne vive orgueilleusement !
La colère, les querelles,
Oubliez-les, effacez-les !
Il est temps ici-bas.

Hier on mes disait,
Au jeu de balle,
On me disait, on murmurait :
Comment être un homme ?
Comment agir avec sagesse ?
J'y songe sans cesse.
Tous disaient :
Nulle parole n'est véridique ici-bas

 Les Mayas sont gens de mémoire 
et gens de parole ".

 Des grands textes aux traditions orales, du Popol Vuh à la plus modeste oraison, ils usent des mêmes procédés stylistiques, déploient les mêmes figures poétiques, concourent à la transmission des mêmes messages. Que ceux-ci soient gravés, peints ou tissés, ils signifient tout cela à la fois, que leur voix soient celles du quotidien, des dieux, ou des ancêtres, tous et toutes se mêlent, conversent poursuivent un dialogue immémorial qui se joue du temps et de l'espace... Introspection dans les mille formes du dire Maya.
Cacamatzin (1494-1520)

Publié le 07/11/2006 à 10:45
Par 'DLKToi"
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