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Publié le 12/12/2006 à 22:09
Par 'DLKToi"
dao jing 50____22___22___6 ;) 50 L'homme sort de la vie pour entrer dans la mort. Il y a treize causes de vie et treize causes de mort40. A peine est-il né que ces treize causes de mort l'entraînent rapidement au trépas. Quelle en est la raison ? C'est qu'il veut vivre avec trop d'intensité. Or j'ai appris que celui qui sait gouverner sa vie ne craint sur sa route ni le rhinocéros ni le tigre. S'il entre dans une armée, il n'a besoin ni de cuirasse ni d'armes. Le rhinocéros ne saurait où le frapper de sa corne, le tigre où le déchirer de ses ongles, le soldat où le percer de son glaive. Quelle en est la cause ? Il est à l'abri de la mort41 !
40. Ce passage a reçu une multitude d'interprétations qui manquent, la plupart, de justesse et de clarté. L'explication de Yen-kiun-ping me parait seule plausible ; mais elle m'oblige de rendre le mot tou (vulgo « disciple, compagnon ») par « voie, cause ». Plusieurs commentateurs l'ont expliqué de la même manière par tao. Il y a treize causes de vie, c'est-à-dire treize moyens d'arriver à la vie spirituelle, savoir la vacuité, l'attachement au non-être, la pureté, la quiétude, l'amour de l'obscurité, la pauvreté, la mollesse, la faiblesse, l'humilité, le dépouillement, la modestie, la souplesse, l'économie. Il y a treize causes de mort, qui sont le contraire des treize états que nous venons d'énumérer, savoir : la plénitude, l'attachement aux êtres, l'impureté, l'agitation, le désir de briller, la richesse, la dureté, la force, la fierté, l'excès de l'opulence, la hauteur, l'inflexibilité, la prodigalité. 41. Un Ancien disait : Celui qui aime la vie peut être tué ; celui qui aime la pureté peut être souillé ; celui qui aime la gloire peut être couvert d'ignominie ; celui qui aime la perfection peut la perdre. Mais si l'homme reste étranger à la vie (corporelle), qui est-ce qui peut le tuer ? S'il reste étranger à la pureté, qui est-ce qui peut le souiller ? S'il reste étranger à la gloire, qui est-ce qui peut le déshonorer ? S'il reste étranger à la perfection, qui est-ce qui peut la lui faire perdre ? Celui qui comprend cela peut se jouer de la vie et de la mort. Pourquoi l'homme peut-il être blessé par la corne du rhinocéros, par les ongles du tigre, par l'épée du soldat ? Parce qu'il a un corps. S'il sait se dégager de son corps, intérieurement il ne verra plus son corps ; extérieurement il ne verra plus les objets sensibles. La mort ne pourra l'atteindre par aucun endroit.
Publié le 12/12/2006 à 22:03
Par 'DLKToi"
dao jing44___22___22
Qu'est-ce qui nous touche de plus près, de notre gloire ou de notre personne ? Qu'est-ce qui nous est le plus précieux, de notre personne ou de nos richesses ? Quel est le plus grand malheur, de les acquérir ou de les perdre ? C'est pourquoi celui qui a de grandes passion est nécessairement exposé à de grands sacrifices. Celui qui cache un riche trésor éprouve nécessairement de grandes pertes. Celui qui sait se suffire est à l'abri du déshonneur. Celui qui sait s'arrêter ne périclite jamais. Il pourra subsister longtemps.
J’ai regardé au loin. J’ai vu quelque chose qui bougeait. Je me suis approché. J’ai vu un animal. Je me suis encore approché. J’ai vu un homme. Je me suis encore approché. J’ai vu que c’était mon frère. Fable tibétaine
Publié le 12/12/2006 à 21:52
Par 'DLKToi"
open the gatte:) yi king 32/60
dao jing32/60
32
Le Tao est éternel et n'a pas de nom. Quoiqu'il soit petit de sa nature, le monde entier ne pourrait le subjuguer. Si les vassaux et les rois peuvent le conserver, tous les êtres viendront spontanément se soumettre à eux. Le ciel et la terre s'uniront ensemble pour faire descendre une douce rosée, et les peuples se pacifieront d'eux-mêmes sans que personne le leur ordonne. Dès que le Tao se fut divisé, il eut un nom. Ce nom une fois établi, il faut savoir se retenir. Celui qui sait se retenir ne périclite jamais. Le Tao est répandu dans l'univers19. (Tous les êtres retournent à lui) comme les rivières et les ruisseaux des montagnes retournent aux fleuves et aux mers20.
19. Le Tao est répandu dans l'univers ; il n'y a pas une créature qui ne le possède, pas un lieu où il ne se trouve. La phrase : « De même que l'eau des rivières retourne nécessairement vers la mer » signifie que, dans l'univers, toutes choses retournent nécessairement au Tao. Les rivières et les mers sont le lieu où se réunissent les eaux ; les rivières et les ruisseaux des montagnes sont des portions et comme des subdivisions des eaux. Le Tao est l'origine de tous les êtres ; tous les êtres sont des ramifications du Tao. Toutes les rivières et les ruisseaux des montagnes reviennent au point central où se réunissent les eaux, et de même tous les êtres vont se rendre à leur origine (c'est-à-dire ; rentrent dans le Tao d'où ils sont sortis). 20. Ce dernier passage a pour but d'inculquer fortement aux vassaux et aux rois l'obligation de conserver le Tao, dont la pratique leur assurera la protection du ciel et la soumission des hommes. J'ai ajouté les mots « les êtres retournent à lui » pour mettre ma traduction en harmonie avec les meilleurs commentaires. Du reste, sans ce sous-entendu, il serait impossible de donner un sens à la dernière phrase de ce chapitre.
60
Pour gouverner un grand royaume, (on doit) imiter (celui qui) fait cuire48 un petit poisson. Lorsque le prince dirige l'empire par le Tao, les démons ne montrent point leur puissance. Ce n'est point que les démons manquent de puissance, c'est que les démons ne blessent point les hommes. Ce n'est point que les démons ne (puissent) blesser les hommes, c'est que le Saint lui-même ne blesse point les hommes. Ni le Saint ni les démons ne les blessent ; c'est pourquoi il confondent ensemble leur vertu.
48. Lorsqu'on fait cuire un petit poisson, on n'ôte ni ses entrailles ni ses écailles ; on n'ose le manier rudement de peur de l'écraser. De même, lorsqu'on gouverne un grand royaume, il ne faut pas se donner beaucoup de mouvement, ni établir une multitude de lois et de règlements, de peur de tourmenter les inférieurs et de les exciter au désordre. Le Saint emploie le vide et la lumière (c'est-à-dire se dépouille de ses passions et dissipe leurs ténèbres) pour nourrir sa nature, la modération et l'économie pour subvenir aux besoins de son corps, la pureté et l'attention la plus sévère pour fortifier sa volonté, le calme et la quiétude pour gouverner son royaume. Lorsqu'on gouverne l'empire par le Tao, les démons n'osent montrer leur puissance, parce qu'un Saint est assis sur le trône. Si les démons n'osent montrer leur puissance pour nuire aux hommes, ce n'est pas qu'ils manquent de puissance, c'est uniquement parce que la perversité ne peut vaincre la droiture. C'est pourquoi on reconnaît que si les démons n'osent attaquer les hommes, c'est parce qu'ils craignent et respectent l'homme droit et sage qui est sur le trône. Si le Saint n'ose nuire au peuple, c'est qu'il l'affectionne comme s'il était son père. Si, dans le nombre, il se trouve des hommes aveugles qui se laissent aller au mal, le Saint se garde de les punir immédiatement à cause du mal qu'ils ont fait. Il les sauve par sa bonté, il les console par ses bienfaits et les fait revenir au bien. Le Saint ne fait point de mal au peuple, et alors les démons se convertissent. Cela montre la grandeur de sa vertu. De leur côté, les démons ne font point de mal aux hommes ; cela prouve aussi l'excellence de leur vertu. Tout l'empire en attribue le mérite au Saint ; mais celui-ci ne voit aucun mérite dans ses œuvres, et il rapporte ce mérite aux démons. Ainsi ils confondent ensemble leur vertu.
Publié le 12/12/2006 à 21:24
Par 'DLKToi"
22
Ce qui est incomplet devient entier. Ce qui est courbé devient droit. Ce qui est creux devient plein. Ce qui est usé devient neuf. Avec peu (de désirs) on acquiert le Tao ; avec beaucoup (de désirs) on s'égare. De là vient que le saint homme conserve l'Unité (le Tao), et il est le modèle du monde. Il ne se met pas en lumière, c'est pourquoi il brille. Il ne s'approuve point, c'est pourquoi il jette de l'éclat. Il ne se vante point, c'est pourquoi il a du mérite. Il ne se glorifie point, c'est pourquoi il est le supérieur des autres. Il ne lutte point, c'est pourquoi il n'y a personne dans l'empire qui puisse lutter contre lui. L'axiome des anciens : Ce qui est incomplet devient entier, était-ce une expression vide de sens ? Quand l'homme est devenu véritablement parfait, (le monde) vient se soumettre à lui.
6
L'esprit de la vallée3 ne meurt pas ; on l'appelle la femelle mystérieuse. La porte de la femelle mystérieuse s'appelle la racine du ciel et de la terre. Il est éternel et semble exister (matériellement). Si l'on en fait usage, on n'éprouve aucune fatigue.
3. L'expression kou-chen, « l'Esprit de la vallée », désigne le Tao. Le mot kou, « vallée », se prend ici dans un sens figuré. Une vallée est vide et cependant elle a un corps, c'est-à-dire elle existe matériellement. Mais « l'Esprit de la vallée » est vide et immatériel (littéralement : et sans corps). Ce qui est vide et immatériel n'a point reçu la vie ; comment pourrait-il mourir ? L'expression kou-chen, « l'Esprit de la vallée », est destinée à exprimer sa vertu (la vertu du Tao). L'expression hiouen-p'in, « la femelle mystérieuse », sert à exprimer ses mérites. Cette « femelle » produit tous les êtres. On l'appelle hiouen, « mystérieuse », pour dire que si l'on voit naître les êtres, on ne voit pas ce qui les fait naître. Le mot hiouen a le sens de « obscur, profond, impénétrable ». Tous les êtres ont reçu la vie, et, en conséquence, ils sont sujets à la mort. « L'Esprit de la vallée » n'est point né, c'est pourquoi il ne meurt pas.
Publié le 12/12/2006 à 21:11
Par 'DLKToi"
dia28 lune du paon yi jing::22:::::22!::::6:::::
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Soung / Le Conflit En haut K'ien : Le Créateur En bas K'an : L'Insondable, l'Eau
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