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Tribune libre
Luigi : Les meufs coter rassurant mais le coter chiant l'emporte toujours :)
Number : ca gere ca :) enfin coté sub le reste a tafé dessus mais ca viens
Luigi : et oui et oui maintenant depuit peut 2mg/jour :) sa rox plus que la phase psycho merci barbara de me donner autant de force pour me peter la ruche
Number : Bon Eflie tu en es ou de ton decrochage de substance nuisible ? ici bientôt les 6 mois :)
Eflie : coucou LiliFraser merci pour tes encouragements ils sont les bienvenu :)
LiliFraser : Ils ont du mérite Luig et Number!! Luigi tient bon, je suis de tout coeur avce toi!! Take care :-)
Luigi : Nous sommes toujours à la recherche de témoignage pour étoffer notre blog ou juste un petit coucou
Eflie : Nous voila maintenant a 40 000 visites merci a tout le monde même si c’est dernier temps pas beaucoup de nouveautés
Number : 40 000 vistes :)
Eflie : Y gere putin c'est cool mais gaffe :) number is back
Number : 5 mois aujourd'hui :)
Number : gros encouragement a luigi, le plus dure et fait , tiens le coup
Luigi : Petit forme ce matin y a longtemps que je n’été dans cet état je penser que je pouvais brusquer les choses un peut
Luigi : plus rapidement mais le mental n’est pas prêt ou peut être simplement moi voila se que je redoutais si mon mental ne suis
Luigi : plus je sais que je suis dans la merde je le sais car je crains de devoir tripler les doses pour me remettre d’aplomb
Luigi : Me voila rendu a 2Mg/jour voie orale juste la phase psycho a passé :)
Number : ben moi approche des 5 mois a grand pas, dans 4 jours 5 mois sans produit :)
Number : c bien ^^
luigi : 3Mg/jour phases terminal bientot plus aucuns produits dans le corp :)
Number : dans qq jours 4 mois sans produit :)
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Publié le 08/07/2009 à 03:54
Par eflie
Humeur : En colère
Des députés français UMP proposent, une nouvelle fois, de classer le Subutex, un médicament de substitution à l'héroïne, comme stupéfiant. Il s'agit, selon eux, de lutter contre un "trafic important qui coûte cher à la sécurité sociale". Les associations d'usagers réagissent.
rapportsubutex_0.jpg

 

C'est écrit dans un Rapport officiel présenté le 3 février dernier. "La prescription de produits de substitution a permis de réduire les comportements délinquants liés à la consommation de drogue (vols, agressions). Malheureusement, en raison de la souplesse dont bénéficie sa prescription, le Subutex a fait l'objet de trafics importants qui coûtent chers à la sécurité sociale", indiquent trois députés UMP (Françoise Branget, Jean-Paul Garraud, Pascale Gruny) dans leur Rapport parlementaire. Les trois députés affirment que le Subutex est "le 11ème produit le plus remboursé par la Caisse nationale d'assurance maladie". Ils estiment "qu'inscrire le Subutex comme stupéfiant serait un signe fort envers les usagers et les trafiquants".


Cette demande va complètement à l'encontre de ce que défendent des associations d'usagers engagées dans la réduction des risques liés aux drogues (L'Association française pour la réduction des risques, Anitea, Médecins du Monde, Asud et AIDES, notamment). "A l'évidence, ces députés arc-boutés sur une position répressive ne sont pas intéressés par le travail des professionnels et ne s'informent pas de l'avancée des idées et de la science", dénoncent ces cinq associations dans un communiqué commun. "La politique du bâton (...) est totalement contreproductive en matière de santé publique et fait de nos bénéficiaires d'éternels boucs émissaires", précise le communiqué.  La demande des trois députés va aussi à l'encontre du récent Rapport de l'Académie nationale de pharmacie qui ne recommande pas de classer le Subutex comme stupéfiant. En revanche, cette demande est très populaire à droite. En effet, depuis 2003, de nombreux parlementaires ont interpellé le gouvernement sur cette question et demandé le reclassement du Subutex. Un ancien député UMP Bruno Gilles (il est sénateur aujourd'hui) en avait même fait sa spécialité puisque tous les ans, il déposait son "Amendement Subutex". C'est d'ailleurs assez étonnant (et triste aussi) de voir l'énergie passée par cette formation politique à tenter de classer ce médicament comme drogue plutôt que de réfléchir à l'amélioration de l'accompagnement des personnes usagères de drogues.

 

L'autre surprise, c'est que le Rapport laisse entendre qu'il serait aussi facile de se procurer du Subutex que des cachous. On peut donc rappeler que, depuis avril 2008, la prise en charge du Subutex et de la méthadone est soumise à des conditions assez drastiques. Dans cet arrêté du 1er avril, il est indiqué "l'obligation faite au patient d'indiquer au prescripteur, à chaque prescription, le nom du pharmacien qui sera chargé de la délivrance et à l'obligation faite au médecin de mentionner ce nom sur la prescription qui doit alors être exécutée par ce pharmacien.".  Bref, il y a obligatoirement l'inscription sur l'ordonnance du nom du pharmacien qui va délivrer le médicament. Par ailleurs, le même texte indique que l'Assurance maladie ne peut prendre en charge ce médicament que dans le cadre "d'un protocole de soins". Enfin, il faut ajouter que la Caisse nationale d'assurance maladie a lancé depuis 2004 (!) un "plan de contrôle des traitements de substitution des dépendances aux opiacées. Selon le ministère de la Santé : "le nombre de bénéficiaires soupçonnés de mésusage ou de fraude a pu être baissé de 25 % en 2006".


Plutôt que de crier au loup, il aurait sans doute mieux valu que les parlementaires en restent à leurs domaines de prédilection habituels (le député Jean-Paul Garraud est ainsi l'auteur d'une épatante proposition de loi sur le classement des grands crus de Saint-Emilion). Sans rire, il aurait surtout mieux valu qu'ils reconnaissent que le choix fait en 1996 d'un accès large (et encadré) aux traitements de substitution a permis de diminuer le nombre d'overdoses, de diminuer le nombre de contaminations par le VIH ou les hépatites, de réduire la consommation de produits et surtout d'améliorer les conditions de vie et l'accès aux soins des personnes consommatrices. Mais, cela n'a manifestement, pour eux, pas grand intérêt.

 

Source: http://www.seronet.info/article/subutex-des-deputes-ump-stupefiants-9925

 

 

Publié le 08/07/2009 à 03:14
Par eflie
Humeur : Maussade
POSSESSION DE SUBUTEX
L’avocat de Sada Curpen réclame sa libération sans condition

Incriminé par la passeuse Cindy Legallant, l’accusé pourrait retrouver la liberté, car la dénonciatrice est revenue sur ses déclarations. Elle dit l’avoir impliqué sous la contrainte.

Sada Curpen a déjà été condamné dans une autre affaire de possession de Subutex.Me Raouf Gulbul, avocat de Sada Curpen, va loger une motion au tribunal de Mahébourg aujourd’hui, pour demander que la charge provisoire de possession de 21 577 de comprimés de Subutex soit rayée. L’avocat estime que si l’unique dénonciatrice, Cindy Legallant, a retiré ses allégations contre Sada Curpen, il n’y a aucune raison pour la police de le maintenir en détention.

L’affidavit de Cindy Legallant, dans lequel elle dédouane Sada Curpen, remet-il en cause l’arrestation et la détention de ce dernier ? L’avocat de Sada Curpen, Me Raouf Gulbul, estime que son client doit bénéficier d’une liberté sans condition.

Cindy Legallant, une nutritionniste de 31, avait été arrêtée à sa descente d’avion à l’aéroport international de Plaisance le 23 juillet. Les membres de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) avaient retrouvé 21 577 comprimés de Subutex dans ses valises. Lors de son interpellation, Cindy Legallant avait incriminé Sada Curpen, un habitant de Terre-Rouge déjà sous le coup d’une condamnation pour possession de Subutex. Selon Cindy Legallant, les comprimés lui étaient destinés. Ce dernier était alors soupçonné d’être le cerveau d’un important réseau de trafic de drogue et d’avoir des liens étroits avec des barons de la drogue en France.

Sada Curpen, qui avait été libéré sous caution après avoir fait appel contre sa sentence de dix-huit mois, s’était constitué prisonnier quelques jours après les allégations de Cindy Legallant. Depuis, il est incarcéré à la prison de Beau-Bassin. Mais un revirement de taille s’est produit. Cindy Legallant, dans un affidavit juré le 10 octobre et rédigé par Me Iqbal Dauhoo, avoué, affirme qu’elle a donné le nom de Sada Curpen sous la contrainte(duress).

«J’ai impliqué Sada Curpen, vu que le nom de ce dernier avait été mentionné à plusieurs reprises par les membres de l’ADSU lors de mon interrogatoire, comme étant le commanditaire probable de cette importation de drogue. Et j’ai pensé qu’en donnant son nom, je pourrais retrouver la liberté conditionnelle», peut-on lire dans l’affidavit.


Détention arbitraire

Cindy Legallant affirme également que son état «d’extrême désespoir, d’angoisse et d’impuissance» l’avait poussée à agir de la sorte. «Mon arrestation m’avait traumatisée à tel point que j’étais prête à tout pour retrouver la liberté», a-t-elle déclaré dans l’affidavit. Dans la conjoncture actuelle, le parquet devra solliciter l’avis du Directeur des poursuites publiques pour décider de la marche à suivre : maintenir ou pas les poursuites contre Sada Curpen.

Selon Me Ashley Hurhangee, avocat, il est possible de maintenir la charge provisoire de possession de Subutex contre Sada Curpen. Tout va dépendre de l’enquête policière. «Si la police a pu réunir des preuves indépendantes contre le suspect, outre les allégations formulées par Cindy Legallant, alors l’affidavit de cette dernière ne dédouane pas complètement Sada Curpen. Mais si la police s’est basée uniquement sur les allégations de Cindy Legallant pour arrêter Sada Curpen, alors les poursuites devront tomber», explique Me Ashley Hurhangee.

Me Raouf Gulbul est d’avis qu’un prolongement de la détention de son client est arbitraire, «surtout après que l’unique dénonciatrice se soit rétractée». Selon l’avocat, si la police s’est basée uniquement sur les allégations de Cindy Legallant pour arrêter Sada Curpen, il est raisonnable qu’elle le libère. «Il n’est pas prudent d’arrêter et de refuser la liberté à un individu sur la base de simples allégations. Sinon, personne n’est à l’abri. Il faut des preuve solides», soutient Me Raouf Gulbul. Me Ashley Hurhangee fait aussi ressortir que Cindy Legallant peut être poursuivie pour dénonciation malveillante en vertu du Dangerous Drugs Act.

Quant à Sada Curpen, même si la charge est rayée en cour de Mahébourg aujourd’hui, il ne sera pas pour autant un homme libre. Il avait été trouvé coupable de possession de Rs 3 millions de Subutex. Sa sentence de dix-mois mois de prison avait été ramenée à quinze mois en appel. Ses hommes de loi, Mes Raouf Gulbul et Pazhany Rengasamy, avaient plaidé pour qu’il bénéficie d’une remise de peine. Il doit donc purger une peine d’emprisonnement de dix mois.





CHEQUE SANS PROVISION

Cindy Legallant interrogée aujourd’hui aux Casernes centrales

■ La nutritionniste sera interrogée aujourd’hui au quartier général du Central Criminal Investigation Department, aux casernes centrales, si tout se passe comme prévu. L’interrogatoire portera sur une somme de Rs 250 000 qu’elle aurait obtenue d’un Français. En échange de cette somme, elle devait faire de ce dernier un partenaire dans un projet de salon de coiffure. Comme le projet est tombé à l’eau, pour rembourser les Rs 250 000, Cindy Legallant aurait remis un chèque sans provision au Français.

Source voir lien suivant.

La suite ici :http://www.radiomoris.com/forum/nouvelles-de-lile-maurice/7101-affaire-subutex.html
Publié le 08/07/2009 à 03:10
Par eflie
Humeur : Rebelle

Subutex® : au commencement était le temgesic® injectable

par Jimmy Kempfer

L'arrivée du Subutex® a incontestablement servi à améliorer la vie de nombreux usagers. Mais les savoirs et les pratiques en matière de substitution ne correspondaient pas à l'ampleur des besoins. Il en résulte aujourd'hui une situation particulière : l'injection et le marché noir. Au regard de la buprénorphine prescrite (hors cadre) aux usagers de drogues français, le phénomène était absolument prévisible.

Le contexte

1984 - 87 Les années Rybomunyl(1)

En dépit de l'explosion du SIDA parmi les usagers de drogues et des appels alarmistes des épidémiologistes, la vente des seringues est toujours interdite. Celles que les toxicomanes français continuent de partager proviennent principalement des boîtes de " Rybomunyl injectable ", un vaccin contre certaines allergies qui coûte 24 F.

Temgésic au cacao

Pour toute substitution, les usagers n'avaient que les codéinés et, parfois, le controversé Palfium. Les plus audacieux néanmoins allaient voir au-delà des frontières et apprennent en 1985, qu'à Bruxelles, le Dr Reisinger prescrivait depuis peu un nouveau médicament impossible à trouver en France et qui supprimait le manque : le Temgésic.

Quelques usagers de drogues français se rendirent alors régulièrement à Bruxelles. Les dix comprimés par jour prescrits ne soulagèrent que les moins dépendants ou les plus motivés. Les autres criaient à l'arnaque.

Peu à peu, on comprit que le Temgésic pouvait soulager le manque à condition de ne pas être trop fortement " accroché " et de béné ficier d'un dosage correct. Quelques irréductibles admirent shooter les comprimés sublinguaux (appelés glossettes). Du coup, le Dr Reisinger leur prescrivit des pralinés au Temgésic spécialement préparés et mis sous blister par le pharmacien. Ce n'était pas légal, mais les autorités firent semblant de ne rien voir. Ce qui n'empêchait d'ailleurs pas les plus enragés de faire des shoots au cacao. (Mais ils ne l'avouèrent plus au docteur).

Le début

Et il y eut le Temgésic injectable.

Enfin en 1987, peu après le décret Barzach qui légalisa la vente des seringues, le Temgésic fut enfin disponible en France mais uniquement sous forme IN-JECT-TA-BLE. D'abord au tableau B'' (prescription de 60 jours), il passa au tableau A (ordonnance normale) sur recommandation de la commission des stupéfiants. Le Temgésic étant un anti-douleur très efficace et très sûr, il fallait encourager l'utilisation en analgésie. Trop de médecins pensaient encore qu'ils prescrivaient de la dynamite lorsqu'ils utilisaient leur carnet à souche. Rapidement, de nombreux UD se mirent au Temgésic injectable et la vie de bon nombre d'entre eux s'améliora sensiblement. Finis les matins nauséeux à ingurgiter des comprimés codeinés, histoire de pouvoir bouger et " assurer " l'héroïne de la journée. Les UD pouvait s'injecter un produit propre, adapté à l'injection, qui permettait de vivre normalement et de plus, dissuadait de prendre de l'héroïne, vu que la buprénorphine empêchait plus ou moins de ressentir les effets de cette drogue.

Suite naturelle et apparition du marché noir.

En 1990, le Temgésic en comprimés sublinguaux de 0,2 mg arrive sur le marché hexagonal et remplace la formule injectable, réservée alors à la pharmacie hospitalière. Accessible avec une simple ordonnance, le Temgésic sublingual fut largement plébiscité. Si certains médecins rechignèrent à prescrire les dosages requis en substitution (plusieurs dizaines de comprimés par jour), le médicament permit à de très nombreux usagers d'améliorer leurs conditions de vie.

Alors arriva ce qui était aisément prévisible : le Temgésic sublingual fut détourné et injecté. Ayant bénéficié au départ du même produit sous forme injectable, bon nombre d'usagers continuèrent à vouloir prendre les glossettes de la même manière. La dépendance vis-à-vis de la seringue et le rapport au " shoot ", est pour une bonne part dans le mécanisme complexe de l'addiction aux opiacés (même si la buprénorphine ne provoque pas de " flash "). N'oublions pas que le détournement est également une gageure, un défi et une preuve d'ingéniosité.

Seuls, ceux qui étaient fermement décidés à décrocher ou à arrêter l'injection respectèrent la voie sublinguale. Les héroïnomanes qui " sniffaient " vidaient les petites ampoules de Temgésic sous la langue.

Les autres souvent, dissolvaient les comprimés directement dans la seringue, sans aucune filtration, ce qui occasionna de nombreux abcès. La commission des stupéfiants s'inquiéta. Bernard Kouchner, déjà ministre de la santé à l'époque, signa le décret reclassant le Temgésic sublingual. Le médicament passa au tableau 1 (prescription sur carnet à souches pour 28 jours max). Le fameux carnet fut rebaptisé " carnet pour prescriptions spéciales " pour l'occasion.

Pas mal de médecins rechignant à l'idée de se servir des " bons toxiques ", de nombreux toxicomanes s'en retournèrent vers l'héroïne et ses galères et pour la première fois apparut le marché noir du Temgésic.

le Conseil de l'Ordre sévit

La presse médicale parla de plus en plus du Temgésic, qui n'avait pas d'AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) pour la substitution (qui d'ailleurs n'existait pas officiellement) et le Conseil de l'Ordre des médecins se mit à inquiéter les praticiens qui osaient encore en prescrire. Quelques-uns furent poursuivis et condamnés, notamment la Dr Carpentier, un des pionniers de la substitution au Temgésic en France, plus tard chargé par le ministère de la santé de former les généralistes français à la substitution.

Pendant ce temps, aux Etats-Unis où la buprénorphine était utilisée dans des programmes expérimentaux de sevrage et de substitution en comparaison avec la méthadone. Le dosage moyen se situait autour de 8 mg. Les usagers venaient chercher quotidiennement leur glossette dans un centre spécialisé où ils bénéficiaient d'un suivi psychosocial adapté. Les UD américains n'ayant pas connu le Temgésic injectable et la délivrance de BHD (Buprénorphine Haut Dosage) étant sévèrement encadrée, il n'y eut pas de détournements. La situation sanitaire et sociale des personnes bénéficiant du traitement s'améliora sensiblement. Notons également que les usagers de drogues de Baltimore où eut lieu une de ces évaluations consommaient entre 25 et 55 mg d'héroïne pure par jour, c'est-à-dire moins d'un dixième de gramme. La sévérité de leur dépendance était donc toute relative.

L'étude américaine servit de référence et, en février 96, le Subutex fut disponible en France.

Le détournement
Qu'en est-il réellement?

Actuellement plusieurs dizaines de milliers de personnes bénéficient d'un traitement de Subutex. Combien le détourne ? Qu'en est-il du marché noir ? Avancer des chiffres serait bien hasardeux mais le fabricant vient de se pencher sérieusement sur le problème. La tâche sera délicate. Les évaluations doivent être relativisées. La loi française garantit l'anonymat et la gratuité des soins pour les usagers fréquentant souvent plusieurs institutions. Si certains usagers admettent l'injection, d'autres peuvent cacher cette pour ne pas encourir de mesures de rétorsion ou tout simplement " pour na pas faire de peine au docteur ". Les abcès dus au détournement du Subutex ont par ailleurs parfois un aspect si spectaculaire que l'émotion suscitée peut également amplifier la réalité du problème.

Le Subutex est apparu en premier dans le pays ou le Temgésic fut disponible sous forme injectable. Quel rôle la disponibilité initiale sous cette forme joua-t-elle dans l'engouement pour cette molécule chez nous ? Cet aspect, évident, n'a que rarement été évoqué. En Allemagne le Temgésic et en Espagne le Buprex(2) étaient connus bien avant de l'être en France mais n'intéressèrent pas les toxicomanes.

Que faire ?

Quelles leçons tirer de cette situation ? Il ne suffit pas de mettre un produit sur le marché en misant sur sa galénique pour éviter l'injection. Encore faut-il tenir compte des réelles pratiques des populations concernées, de leur histoire et de leur rapport au produit.

La récente affaire du Témazépam en Angleterre devrait également nous faire réfléchir. un changement de formule destiné à rendre cette benzodiazépine plus difficile à injecter eut pour effet d'augmenter les accidents.

Les débordements constatés chez nous n'enlèvent rien à la qualité du Subutex, qui peut être parfaitement adapté pour certains. Les nouvelles restrictions concernant sa prescription (limitée à huit jours sauf motif particulier) limiteront peut-être un peu sa propagation sur le marché noir.

Certains préconisent une association de buprénorphine et de naloxone, qui aurait pour effet de mettre l'usager en manque en cas d'injection. Le manque n'est jamais thérapeutique. Cette formule n'est pas nécessaire pour ceux qui respectent la voie sublinguale. Les autres risquent de retourner massivement vers les dealers, les produits illégaux et frelatés, les codéinés...

La solution ne se trouvera pas un accès encore plus restrictif mais dans un élargissement de la palette des produits proposés, adaptés à la demande des usagers, à leur parcours et à leurs possibilités.

De Finlande, où le Subutex est disponible depuis peu mais dans un cadre extrêmement contraignant, des usagers viennent chaque mois à Paris se faire prescrire le précieux médicament de substitution.

Pour (ne pas) conclure

La solution ne se trouvera pas dans un accès encore plus limité ni dans la buprénorphine injectable qui ne limiterait en aucune façon la consommation de benzodiazépines souvent associés à l'injection de Subutex pour compenser le manque de sensations. Le Rohypnol est ainsi devenu son complément naturel et son abus a visiblement des conséquences plus graves en termes de santé publique que l'usage des drogues illicites.

En revanche, un élargissement de l'offre des produits, adaptés à la demande des usagers, à leurs parcours et à leurs possibilités contribuerait certainement à résoudre une partie des problèmes. les expériences de prescription d'héroïne et d'autres opiacés en Suisse en sont une bonne illustration.

 

 

Source: http://www.pistes.fr/swaps/10_4.htm

Publié le 08/07/2009 à 03:07
Par eflie
Humeur : Gaie
SAGES DETOURNES DU SUBUTEX

PLAN D’ACTION NATIONAL DE L’ASSURANCE MALADIE


En France entre 150000 et 180000 personnes consomment régulièrement des opiacés. [1]
De toutes les drogues, l’héroïne passe pour être la plus dure et la plus dangereuse pour la santé publique [2].
Après des débuts difficiles, les traitements de substitution aux opiacés (méthadone et buprénorphine haut dosage) ont été développés pour lutter contre la toxicomanie, et ceci dans le cadre d’une politique de réduction des risques.

Les bénéfices apportés en France par cette innovation sanitaire sont indéniables :

  • baisse des décès par surdose (5 fois moins de décès par surdose à l’héroïne entre 1994 et 2002) [8]
  • amélioration de la prise en charge des toxicomanes [9]
  • amélioration de leur qualité de vie [9] (50% des patients déclarent avoir une meilleure situation sociale) [8]
  • amélioration de l’insertion sociale des patients sous traitements [9](3 fois moins d’infraction à la législation des stupéfiants (héroïne) entre 1995 et 2003) [8]
  • baisse de la délinquance liée à l’usage d’opiacés [9]
  • baisse des grossesses à risque (3 fois moins de prématurés) [8]

Des usages détournés du SUBUTEX® (nom commercial de la buprénorphine haut dosage (BHD)), sont hélas à déplorer : utilisation intra veineuse, surdosage, trafic,  associations dangereuses (alcool, benzodiazépines), primo consommateurs...
La médiatisation récente de ces usages détournés du SUBUTEX® risque de nuire à l’image d’efficacité de ces traitements.
Les conséquences sanitaires de ces détournements sont graves et parmi elles, l’existence de primo consommateurs de BHD, sans dépendance antérieure aux opiacés, ce qui est bien entendu contraire aux objectifs de l’instauration des traitements de substitution, mais aussi intolérable d’un point de vue éthique.
La relative facilité d’accès au traitement par SUBUTEX® a permis de rendre disponible un traitement de substitution à de nombreux toxicomanes, mais les effets pervers sont nombreux, parmi eux l’existence d’un trafic de SUBUTEX®.
Ce trafic serait alimenté par des poly prescriptions en toute méconnaissance des prescripteurs et des dispensateurs.
Seule l’Assurance Maladie (AM) a les moyens de connaître ces patients déviants qui alimentent le marché noir, et cette dernière a engagé depuis début 2004 des contrôles renforcés pour le suivi des traitements de substitution.


LE PLAN D’ACTIONS NATIONAL DE L’AM

Le plan d’actions national de l’AM, lancé en 2004, pour lutter contre les abus et les fraudes liés au trafic, au mésusage des TSO, comporte deux volets : un volet contrôle et un volet qualité de prise en charge.

 Le volet contrôle

Les patients sont tout d’abord « ciblés » selon plusieurs indicateurs.
Les patients « suspects » sont convoqués, et s’ils refusent de se présenter et/ou de s’engager dans une prise en charge encadrée, ou s’ils persistent dans ce comportement, le remboursement des MSO est suspendu, en vertu de l’article L315-2 du CSS.
Mais la majorité des patients ont recours à une procédure de dispense d’avance des frais (80% bénéficient de la CMU (Couverture Maladie Universelle) ou de l’exonération au titre de l’ALD30 (Affection Liste longue Durée)). [14]
Il a donc été prévu une adaptation au principe de garantie de paiement définie à l’article 3.1 de la convention Sésame Vitale, avec les pharmaciens. [45]
Lors de la remise en cause du traitement, la Caisse de remboursement notifie à l’assuré une suspension du droit aux prestations en rapport avec le traitement de substitution. Elle informe alors les pharmaciens qui ont été impliqués dans la thérapeutique du patient, au cours des six derniers mois, individuellement par courrier. Ceux-ci ne peuvent plus alors pratiquer la dispense d’avance des frais, pour cette prestation donnée.

Les personnes identifiées comme revendeurs non consommateurs seront-elles, poursuites sur le plan pénal. Ainsi la CPAM de Toulouse a porté plainte en 2004 contre une quinzaine d’assurés sociaux « dont la consommation abusive laissait soupçonner qu’ils revendaient les médicaments achetés aux frais de la Sécu ». [H]
Dans le cadre de cette enquête, 5 pharmaciens ont été placés en garde à vue avant d’être mis en examen pour non respect de la législation des stupéfiants, ce qui a pu, selon les autorités judiciaires faciliter les trafics de ces médicaments. [46]
Ainsi, les professionnels de santé (PS) peuvent également être contrôlés et ceux qui auraient un comportement répréhensible (fraude, abus de prescription ou de délivrance), pourront être alors poursuivis devant les instances pénales et ordinales.

 Le volet qualité

Il consiste en la définition du protocole de diagnostic et thérapeutique, au sens de l’article L324-1 du CSS.
Cet article prévoit de subordonner le remboursement des prestations au respect d’un protocole de soins, élaboré avec le Médecin traitant, pour des patients bénéficiant de soins continus supérieurs à 6 mois. (Les patients sous traitement de substitution entrent dans ce cadre puisqu’il n’y a pas de durée optimale pour un TSO [8]).
Dans le cadre de ce protocole, le patient sera incité à désigner un seul médecin et un seul pharmacien, avec des possibilités d’assouplissement quand le patient est en vacances.
Le protocole est signé par le patient (protocole personnalisé de soins), qui s’engage à respecter le « contrat » établi avec le Médecin conseil et le Médecin traitant, sous peine de suspension des prestations ( remboursement des MSO).[15]
Ce plan a été approuvé par la Direction générale de la santé et la Direction de l’hospitalisation, après la consultation des sociétés savantes, des associations et du MILDT. [47]

 Ce qu’en pensent les syndicats de pharmaciens d’officine

Cette procédure a été établie avec l’accord de 2 syndicats de pharmaciens d’officine (FSPF et UNPF), signataires de la convention Sésame Vitale, à la condition que le champ d’application de ce dispositif soit limité aux MSO détournés de leur usage.

Un syndicat  de pharmaciens d’officine (USPO) s’y oppose et appelle à la « résistance ». Il invoque pour cela plusieurs raisons :

  • Il regrette que la lutte contre les usages détournés du SUBUTEX® incombent au seul pharmacien, qui peut par ailleurs se retrouver démuni face à un patient « suspecté » exigeant son traitement
  • Ce dispositif soulève un problème de santé publique : que faire si un sujet « suspecté » se présente avec une ordonnance en règle? Le pharmacien peut-il refuser la délivrance malgré une ordonnance conforme? Car la minorité de patients déviants ne risque t-elle pas de s’adapter au dispositif en choisissant de payer son traitement?
  • La dérogation à la convention Sésame Vitale pourrait être ensuite étendue à d’autres médicaments faisant l’objet d’usages détournés, ce qui obligerait alors le pharmacien à une véritable gestion d’une « liste noire de patients déviants ».

De plus, rien n’empêche le patient suspect de se faire délivrer le SUBUTEX® par de nouvelles pharmacies, qui n’auront pas été prévenues par la CPAM, de la suspension des prestations. Muni de sa carte vitale à jour, il pourra alors bénéficier du tiers payant, sans que rien ne s’y oppose. L’idéal aurait été que ce patient ne puisse pas bénéficier non plus de prescription, mais non seulement cela est irréalisable (tous les médecins ne peuvent pas être avertis), mais surtout cela pose des problèmes d’éthique.


CONCLUSION

Nul ne conteste que les dérives observées reposent sur l’accessibilité du SUBUTEX®. La grande disponibilité observée hors prescription implique qu’un grand nombre de prescriptions ne correspondent pas à de réels traitements.
 Mais comment un médecin peut il refuser une prescription ? De même il est difficile aux pharmaciens de refuser une délivrance? Pourtant, il est évident que seule une modification de la dispensation permettrait de freiner ces dérives.

Ces usages détournés nuisent à l’image d’efficacité des traitements de substitution dont les effets bénéfiques en terme de santé publique sont indéniables, et risqueraient de détourner la politique de substitution de ses objectifs originels de réduction des risques (ex : les pratiques d’injection du SUBUTEX®).

Le plan d’actions national de l’Assurance Maladie est un moyen de contrôle de ces usages détournés, mais encore faut il que les actions menées n’entraînent pas une réduction de l’accessibilité aux soins qui doit être au contraire élargie.
Néanmoins rien ne pourra se faire sans l’adhésion des  patients.      

Des réponses restent aussi à apporter aux mésusages tels que les surdoses ou l’injection intraveineuse du SUBUTEX®, qui ont des conséquences sanitaires graves chez le patient. Car nous pourrions considérer ces mésusages, non pas comme des abus mais comme des échecs thérapeutiques.
De nombreuses pistes sont à l’étude, comme par exemple une forme injectable de traitement de substitution pour les toxicomanes dépendants à l’injection.

Toujours est il que les médicaments de substitution aux opiacés ne sont qu’un volet du traitement de la toxicomanie, et que l’on ne peut que s’interroger sur la faiblesse de la prise en charge psychosociale de ces patients qui est primordiale pour la réussite du traitement.

 

 

Source: http://www.pharmechange.com/sections.php?op=viewarticle&artid=186

Publié le 08/07/2009 à 03:04
Par eflie
Humeur : Ironique

LE SUBUTEX®
Buprenorphine
= agoniste partiel des récepteurs morphiniques mu
et
= antagoniste des récepteurs Kappa

Action agoniste antagoniste qui :
1) – réduit le risque de surdosage, si le produit est utilisé seul
2) – nécessite une prise espacée d'au moins 12 heures de la dernière prise d'opiacé, pour éviter un syndrome de manque aigu et d'au moins 24 heures de la dernière prise de méthadone.

En pratique, attendre les 1er signes de manque apparaissant après une prise d'héroïne (ou d'opiacés) avant la prise de subutex.

SUBUTEX

Sublingual
Durée d'action

  • 1 cp à 8 mg ≈ 24 h au plus
  • certains patients ont besoin de 2 prises par jour. Il semblerait que prise du soir nécessite un dosage moins élevé.

Injecté/ou sniffé
Durée d'action

  • 1 cp à 8 mg
(entre 2 à 5 heures)
  • 1 à plusieurs « shoot »/jour
Poly Toxicomanie fréquente
(associée au Rohypnol)

Induction
Posologie

  • fonction de la quantité de produits
consommés antérieurement
  • 1 g d'héroïne/jour ↔ 8 mg de subutex
  • maximale de subutex = 16 mg/jour

L'injecteur consomme une quantité beaucoup plus élevée de subutex
3 à 4 cp/jour
(en fonction de ses moyens)

Effets indésirables
Subutex sub-lingual:
Constipation
Céphalées
Insomnies
Asthénie
Somnolence
Nausées
Vertiges
Hypotension orthostatique
Hyper Sudation
Difficultés mictionnelles

Subutex injecté ou sniffé:
Idem en sublingual
+
Oedèmes des membres supérieurs et inférieurs
Abcès septiques et non septiques
Abcès nécrotiques
Troubles de la motricité
Troubles de la sensibilité
Atteinte des nerfs périphériques
Risques : VIH + – Hep C + - Hep. B +

INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES
Alcool :augmentation des effets sédatifs,surdose,coma
Benzodiazépines:idem
Cocaïne : inconnu
Héroïne:attention:syndrome de manque aigu
Méthadone:idem
Antidépresseurs : à préciser
Antihistaminiques:à préciser

Contre-Indications :
< 15 ans
Hypersensibilité à la buprénorphine
Association avec les IMAO
Surveillance particulière dans les insuffisances respiratoires, rénales et hépatiques
Non recommandé dans les grossesses (préférer la méthadone)

Galénique
Comprimés sublinguaux  0,4 mg/2 mg/8 mg
Par boite de 7 cp

Equivalent en sulfate de morphine :
1 mg de buprémorphine ≈ 30 à 50 mg de sulfate de morphine
! sulfate de morphine et subutex : diminue la concentration des morphiniques
+
respecter les délais dus
aux caractéristiques
morphiniques
12 heures pour le sulfate de morphine
24 heures pour la méthadone

Prescription – délivrance :
Tout médecin peut initier le traitement
Prescription sur ordonnance sécuritée pour une durée maximum de 28 jours avec délivrance hebdomadaire obligatoire par le pharmacien, sauf mention très spéciale du prescripteur.

Lors de la 1ère consultation avec :
Un patient connu,
. prescription à 7 jours
. délivrance par le pharmacien pouvant varier de 1 jour à 7 jours
. nom de la pharmacie sur le bon toxique « préférable » et possibilité de refaire une évaluation du traitement avec le médecin prescripteur pouvant faire éventuellement un « chevauchement d'ordonnance » (à préciser sur la souche).

Un patient inconnu:essayer de contacter l'ancien prescripteur et relais si présentation d'une ancienne ordonnance

. s'assurer de la validité des droits d'assuré social en cours. Si pas d'assurance sociale, orientation vers centre de soins.

La 2ème consultation et les suivantes
Suivi en ville, ou si situation ingérable en ville: orientation sur les Centres de soins.

Le subutex est pris en charge à 65 %
Prix de la boite de 0,4 mg = 28,20 frs
2 mg = 65,10 frs
8 mg = 176,70 frs
L'objectif de la mise en place d'un traitement de substitution reste l'accès aux soins et la prise en charge médico-sociale du sujet toxicomane.

 

 

Source:http://www.reseausanteaddictionsud.org/les-addictions/toxicomanie/actualites/id-20-le-subutex-en-pratique


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Le blog d'eflie
Mon bloc perso.
Donc je tente de monter un blog pour parler des drogues et tout particulièremen t du subutex et ces ravages sur le corps humain.

J’es père que si des personnes hésite encore a shooter du subutex ou autre drogues après avoir vue le peut d’images et infos que j’ai put réunir les dissuade sur le champ.

Amica lement, Eflie
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