Number : 6 mois aujourd'hui sans produit :) bon courage
eflie : un bref passage pour passer le boujour bon courage a toute et tous
Luigi : Les meufs coter rassurant mais le coter chiant l'emporte toujours :)
Number : ca gere ca :) enfin coté sub le reste a tafé dessus mais ca viens
Luigi : et oui et oui maintenant depuit peut 2mg/jour :) sa rox plus que la phase psycho merci barbara de me donner autant de force pour me peter la ruche
Number : Bon Eflie tu en es ou de ton decrochage de substance nuisible ? ici bientôt les 6 mois :)
Eflie : coucou LiliFraser merci pour tes encouragements ils sont les bienvenu :)
LiliFraser : Ils ont du mérite Luig et Number!! Luigi tient bon, je suis de tout coeur avce toi!! Take care :-)
Luigi : Nous sommes toujours à la recherche de témoignage pour étoffer notre blog ou juste un petit coucou
Eflie : Nous voila maintenant a 40 000 visites merci a tout le monde même si c’est dernier temps pas beaucoup de nouveautés
Number : 40 000 vistes :)
Eflie : Y gere putin c'est cool mais gaffe :) number is back
Number : 5 mois aujourd'hui :)
Number : gros encouragement a luigi, le plus dure et fait , tiens le coup
Luigi : Petit forme ce matin y a longtemps que je n’été dans cet état je penser que je pouvais brusquer les choses un peut
Luigi : plus rapidement mais le mental n’est pas prêt ou peut être simplement moi voila se que je redoutais si mon mental ne suis
Luigi : plus je sais que je suis dans la merde je le sais car je crains de devoir tripler les doses pour me remettre d’aplomb
Luigi : Me voila rendu a 2Mg/jour voie orale juste la phase psycho a passé :)
Number : ben moi approche des 5 mois a grand pas, dans 4 jours 5 mois sans produit :)
Number : c bien ^^
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Publié le 13/07/2006 à 13:08
Par eflie
Humeur : Ironique
Brutale ou progressive selon les produits, la dépendance est installée quand on ne peut plus se passer de consommer, sous peine de souffrances physiques et/ou psychiques. La dépendance, ça commence quand ?
La vie quotidienne tourne largement ou exclusivement autour de la recherche et de la prise du produit : on est pharmacodépendant.
Il existe deux dépendances, associées ou non, qui se caractérisent par des symptômes généraux :
l’impossibilité de résister au besoin de consommer ;
l’accroissement d’une tension interne, d’une anxiété avant la consommation habituelle ;
le soulagement ressenti lors de la consommation ;
le sentiment de perte de contrôle de soi pendant la consommation.
La dépendance psychique
La privation d’un produit entraîne une sensation de malaise, d’angoisse, allant parfois jusqu’à la dépression. Une fois qu’elle a cessé de consommer, la personne peut mettre du temps à s’adapter à cette vie sans le produit. Cet arrêt bouleverse ses habitudes, laisse un vide et permet la réapparition d’un mal-être que la consommation visait à supprimer. Cela explique la survenue possible de rechutes ; elles font partie du lent processus qui, à terme, peut permettre d’envisager la vie sans consommation problématique. La dépendance physique
Certains produits entraînent une dépendance physique : l’organisme réclame le produit à travers des symptômes physiques qui traduisent un état de manque La privation de certains produits tels que les opiacés, le tabac, l’alcool et certains médicaments psychoactifs engendre des malaises physiques qui varient selon le produit : douleurs avec les opiacés, tremblements majeurs avec l’alcool, convulsions avec les barbituriques et les benzodiazépines. Ces symptômes peuvent être accompagnés de troubles du comportement (anxiété, irascibilité, angoisse, agitation...). Lorsqu’une personne arrête de manière brutale ou progressive la prise d’une substance psychoactive, on parle de sevrage. Pour libérer l’organisme du besoin de la substance sans les effets physiques du manque, les personnes pharmacodépendantes peuvent trouver une aide médicale et psychologique. Il leur est proposé un traitement approprié qui peut prendre la forme d’un sevrage sous contrôle médical ou d’un traitement de substitution. Le suivi et l’accompagnement psychologique apportent une aide précieuse pour surmonter les difficultés du sevrage. Généralement, ce soutien favorise et renforce les résultats attendus.
Il est souvent difficile de distinguer la recherche de l’oubli, du sommeil, du soulagement de l’anxiété, de la recherche de sensations voluptueuses, du plaisir de fonctionner dans un "état second", voire de l’ivresse de l’anéantissement pour comprendre les motivations de ces consommations.
http://www.drogues.gouv.fr/article3071.html
Publié le 13/07/2006 à 13:06
Par eflie
L’usage de certaines substances n’est pas récent. En Asie, les feuilles du cannabis sont utilisées à des fins thérapeutiques depuis des millénaires. L’alcool apparaît dès l’Antiquité. La médecine grecque de l’Antiquité utilisait l’opium et en signalait déjà les dangers.
Aux XVIe et XVIIe siècles on se servait du tabac pour guérir les plaies. Au XIXe siècle, des chirurgiens employaient la cocaïne. Utilisés pour soigner et guérir, ces produits (dont l’usage varie selon les cultures et les traditions) étaient aussi employés dans des cérémonies sacrées, des fêtes, afin de modifier l’état de conscience et de renforcer les relations entre les personnes.
Autrefois, le mot drogue désignait un "médicament", une préparation des apothicaires (pharmaciens d’autrefois) destinée à soulager un malade. Puis il a été utilisé pour désigner les substances illicites et surtout l’héroïne.
Aujourd’hui, pour nommer l’ensemble de tous ces produits qui agissent sur le cerveau, que l’usage en soit interdit ou réglementé, on emploie le terme de "substances psychoactives".
http://www.drogues.gouv.fr/article3079.html
Publié le 13/07/2006 à 13:04
Par eflie
ocaïne, ecstasy, tabac, alcool, héroïne, médicaments psychoactifs... Tous les produits qui peuvent déclencher une dépendance chez l’homme ont en commun une propriété : ils augmentent la quantité de dopamine disponible dans une zone du cerveau, le circuit de récompense. Une substance psychoactive dont la structure moléculaire ressemble à celle d’une substance produite naturellement par l’organisme peut se fixer à la place de celle-ci sur les récepteurs spécifiques. 3 modes d’action sur le neuromédiateur selon les substances : certaines imitent les neuromédiateurs naturels et donc se substituent à eux dans les récepteurs : la morphine, par exemple, s’installe dans les récepteurs à endorphine, et la nicotine, dans les récepteurs à acétylcholine ;
certaines augmentent la sécrétion d’un neuromédiateur naturel : la cocaïne, par exemple, augmente la présence de dopamine dans la synapse, et l’ecstasy, celle de la sérotonine et de la dopamine ;
certaines bloquent un neuromédiateur naturel : par exemple, l’alcool bloque les récepteurs nommés NMDA.
Les substances psychoactives à risque de dépendance agissent sur un circuit du cerveau dont la fonction est de favoriser les fonctions vitales (système de récompense). Il est impliqué dans la récompense (plaisir cérébral) des comportements liés à la nutrition et à la reproduction de l’espèce. Il participe ainsi à la satisfaction de vivre. Les substances psychoactives sollicitent anormalement ce circuit naturel et engendrent à terme la possibilité de son déséquilibre permanent. La toxicité potentielle des substances psychoactives, comme celle de tout médicament, est liée à la quantité consommée et cette toxicité est variable d’un produit à l’autre. Donc, plus on consomme un produit à des doses toxiques, plus on en subit les conséquences. À l’inverse, moins on consomme un produit, ou si on le consomme à des doses non toxiques, moins on en subit les conséquences. Substance par substance, les effets sur le cerveau L’alcool se lie à de nombreux récepteurs biologiques comme les récepteurs à glutamate, GABA, sérotonine, nicotine. L’alcool est impliqué dans l’augmentation de la libération de dopamine dans le système mésocorticolimbique. Les amphétamines et leurs dérivés, comme l’ecstasy, provoquent des augmentations immédiates et importantes de sérotonine dans la synapse, mais aussi de dopamine, suivies d’un épuisement des stocks de ces neuromédiateurs. Un très grand nombre d’antidépresseurs agissent directement ou indirectement sur la libération de la dopamine. Le cannabis entraîne une faible libération de dopamine selon un mécanisme encore étudié et discuté. Les récepteurs cannabinoïdes sont présents en forte densité dans le système limbique (dans le noyau accumbens, dans le cervelet, l’hippocampe et le cortex). La cocaïne agit en empêchant la recapture de la dopamine au niveau des synapses. Ce faisant, elle augmente la présence et donc l’effet de la dopamine dans les synapses au niveau du cerveau des émotions (système limbique). L’ecstasy augmente la présence de sérotonine dans les synapses en bloquant sa recapture. Dans une moindre mesure, elle augmente également celle de la dopamine. L’héroïne est transformée dans le cerveau en morphine. Celle-ci se lie aux récepteurs opioïdes naturels (récepteurs des endorphines). Elle stimule également le système de la dopamine, mais par un mécanisme indirectr, en diminuant le contrôle des neurones GABA sur les neurones à dopamine. La nicotine du tabac, comme toutes les autres substances psychoactives induisant une dépendance, accroît la libération de dopamine par certains neurones. La nicotine imite l’action d’un neuromédiateur naturel, l’acétylcholine. Elle se lie aux récepteurs nicotiniques dans le cerveau. La nicotine facilite également la libération des endomorphines, ce qui expliquerait en partie son effet antalgique (contre la douleur).
http://www.drogues.gouv.fr/article3078.html
Publié le 13/07/2006 à 13:02
Par eflie
Humeur : Au secours !
«En demandant l’inscription du subutex au tableau des stupéfiants, la Mission de Lutte contre la Drogue fait un premier pas vers une démarche logique qui voudrait que l’on abandonne toute soi-disant «thérapie» de l’addiction aux drogues, basée sur l’administration d’un produit de substitution. Qui sait que la morphine fut utilisée par les «spécialistes» pour se substituer «sans aucun danger», disait-on déjà, à l’opium ? Mais la morphine créait une plus grande dépendance aux drogues que l’opium. Quel remède fut trouvé ? Je vous le donne en mille : l’héroïne, «substitut inoffensif», parole d’expert ! L’héroïne se révéla rapidement avoir des effets plus dévastateurs que la morphine. Vers 1948, un nouveau «médicament» apparaît, la méthadone, dont il est plus long de sortir que de l’héroïne. «Prendre de la méthadone, c’est comme changer de siège dans le Titanic» dira un ancien drogué.
Le subutex, facile à se procurer et peu onéreux, détruit rapidement les individus, au point que même les «experts» se sentent obligés d’élever la voix en demandant à ce que l’on en restreigne les modalités de délivrance aux seuls cas où il est donné sur ordonnance à titre de «thérapie». Tout un chacun s’interrogera sur la logique boiteuse d’un raisonnement qui voudrait que, parce qu’inscrit sur un papier à en-tête avec en bas un gribouillis en guise de signature, le subutex cesserait de causer les ravages qu’il produit ordinairement dans le corps et l’esprit. Cessons d’utiliser la Sécurité Sociale pour alimenter la caisse des dealers !»
Marie Bregman Annecy (74)
Publié le 13/07/2006 à 12:50
Par eflie
Le mythe de la « réduction des risques »
Où mène la politique des « drogues propres » ?
On connaît depuis toujours les problèmes de dépendance à l’opium. Sa forme la plus connue aujourd’hui est son dérivé pharmaceutique, l’héroïne, mais il s’agit en fait d’un anti-douleur dont l’abus entraîne de graves effets secondaires.
Il y a eu les guerres de l’opium, le crime organisé s’est approprié le trafic de l’héroïne et de nombreux artistes à la carrière prometteuse ont sombré dans la drogue. Comme dans d’autres cas, il faut éradiquer le problème avant qu’il ne détruise tout ou, mieux encore, empêcher dès le départ son apparition. L’un comme l’autre demande la mise en place d’une politique de prévention efficace pour assurer le futur de notre jeunesse. L’un des principaux obstacles à une véritable prévention est le développement du concept de soi-disant « réduction des risques ». Quand on s’occupe de groupes d’héroïnomanes, il est tout à fait normal de commencer par s’assurer que leurs habitudes de consommation ne nuisent pas à leur propre santé ou à celle des autres, entraînant souvent une issue fatale. Tous les efforts doivent donc être entrepris pour empêcher des morts prématurées. Mais une telle politique atteint rapidement ses limites, car elle ne fait que maintenir les toxicomanes dans une situation de dépendance à d’autres drogues, distribuées cette fois sur ordonnance par des « dealers en blouse blanche ».
La politique du pire
Sous l’influence de lobbies actifs, les autorités de plusieurs pays européens ont renoncé à désintoxiquer les héroïnomanes, et se sont orientées vers deux alternatives principales pour traiter la dépendance à l’héroïne : faire passer les toxicomanes de l’injection à l’inhalation (fumer la drogue) ou mettre gratuitement à leur disposition des seringues propres. Les deux constituent un moyen d’éviter la transmission du sida ou du HIV à d’autres utilisateurs.
La politique de réduction des risques se fonde également sur l’utilisation d’un produit de substitution à l’héroïne, principalement du Subutex ou de la méthadone, qui permet théoriquement de faire baisser la délinquance puisque le toxicomane n’a plus besoin de voler pour se procurer illégalement sa dose. La triste réalité, mise en relief par des études, est que 80 % de ceux qui sont sous prescription de méthadone consomment aussi des drogues de la rue au moins une fois par semaine (surtout de l’héroïne), et que 44 % consomment de l’héroïne quotidiennement.
Pendant longtemps, la France a résisté aux politiques de substitution et basé sa politique sur le sevrage des toxicomanes. Ainsi, on comptait en 1994 17 000 lieux de distribution de méthadone en Grande-Bretagne, presque autant en Italie et 3 500 en Espagne, contre 77 en France. L’exception française n’a pas résisté à la situation d’urgence créée par le sida et a connu un grand tournant en 1995. Même si la circulaire du 31/05/95 affirme encore vouloir « permettre à chaque patient d’élaborer une vie sans dépendance », de nombreux acteurs de la prévention de la toxicomanie considèrent qu’elle vise avant tout à la réduction des risques.
Le rapport de 1998 du Groupe d’évaluation des traitements de substitution indique clairement que celui-ci travaille en fonction d’objectifs définis en termes de réduction des dommages.
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Le Groupe d’évaluation des traitements de substitution indique clairement dans son rapport [1] qu’il travaille en fonction d’objectifs définis en termes de réduction des dommages : réduction de la mortalité, de la consommation d’héroïne et autres produits, baisse de la transmission des infections virales et amélioration de la qualité de vie. La seule consommation du médicament de substitution est considérée comme l’extrémité la plus favorable du spectre des effets que l’on peut attendre du traitement.
Pour ceux qui s’occupent de la réhabilitation des toxicomanes dans l’optique de mettre fin à la consommation de drogue en France, on est bien loin de l’objectif de faire disparaître la dépendance. L’utilisation de produits de substitution ne serait-elle pas plutôt, comme l’écrivait le Dr Olivenstein dans Le Monde diplomatique de novembre 1997, « un moyen peu coûteux de contrôler des toxicomanes placés sous camisole chimique, traités en malades chroniques » ?
Les promoteurs de la réduction des risques n’hésitent pourtant pas à qualifier la réhabilitation des toxicomanes et l’élimination de la dépendance « d’utopie d’un monde sans drogues » par opposition au soi-disant pragmatisme d’une politique de réduction des risques.
« La réduction des risques » est donc la bannière sous laquelle le ministère de la Santé poursuit son action. En 2002, les estimations officielles indiquent que sur 150 000 héroïnomanes, 70 000 sont traités au Subutex et 9 000 à la méthadone (certaines associations parlent de 30 000 personnes sous méthadone). Et bien que ces mêmes études annoncent ne pas pouvoir tirer de bilan suite au manque de recul, elles recommandent uniformément l’élargissement de cette politique de remplacement d’une drogue par une autre, les programmes de substitution à la méthadone, pour « diminuer le nombre d’héroïnomanes ».
Des études ont pourtant été menées sur des périodes significatives dans d’autres pays, disent les opposants aux programmes de substitution, et font apparaître des résultats dramatiques très éloignés des attentes des promoteurs de la méthadone.
« Il n’y a rien de mal à vouloir réduire les risques. Une mort due à l’ecstasy ou à toute autre drogue est une mort de trop », a déclaré Agnès Bron, porte-parole de l’association Non à la drogue, Oui à la vie, parrainée par l’Église de Scientologie.
« Là où rien ne va plus, c’est quand la politique de réduction des risques est menée au détriment de la prévention, de l’information et de la véritable réhabilitation. Les brochures actuelles de prévention ressemblent à un catalogue de conseils pour se droguer proprement. »
« Là où rien ne va plus, c’est quand la politique de réduction des risques est menée au détriment de la prévention, de l’information et de la véritable réhabilitation », Agnès Bron, porte-parole de l’association Non à la drogue, Oui à la vie.
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Selon A. Bron et d’autres responsables d’associations, la réduction des risques est peut-être née d’un concept raisonnable visant à réduire la délinquance et à sauver des vies. mais elle montre aujourd’hui ses limites, en particulier en ce qui concerne l’utilisation de produits de substitution comme la méthadone. Elle insiste avant tout sur la nécessité d’un effort concerté d’information sur la drogue en vue de la prévention dans les écoles françaises (voir article Drogue à l’école : comment protéger nos enfants ?). La méthadone est censée limiter les ravages causés par l’héroïne, mais les études ont montré qu’en fait elle prolonge et renforce la dépendance à la drogue. Les toxicomanes à la méthadone prennent différentes drogues, y compris les anti-rétrovirus HIV, pour « ajuster » la force de leur dosage de méthadone. Certains utilisateurs, qui n’ont pas de problème de HIV, ont choisi les drogues anti-virales comme moyen de rendre plus puissante leur prescription de méthadone.
Aux États-Unis, la méthadone a été en 2001 à l’origine de 10 725 overdoses (voir encadré). Il existe déjà des cliniques psychiatriques qui font la promotion d’une autre drogue, le « naltrex-one » en cas de « dépendance à l’héroïne et à la méthadone ».
L’échec de la politique « drogue contre drogue » Les tenants d’une politique palliative n’ont pas hésité à condamner la « tolérance zéro » en matière de stupéfiants ou la « guerre anti-drogue ». Pourtant, la « réduction des risques » est un échec : la drogue prend au piège de plus en plus de jeunes qui commencent de plus en plus tôt, met fin à plus de vies et alimente chaque année plus de délinquance. Le Dr Hovnanian, président du Comité national d’information sur la drogue, appelle dans la revue de l’association à « une politique à l’unisson des attentes des parents et des électeurs » et à la mise en place d’une prévention de proximité dans les établissements scolaires, dans le cadre d’un travail sérieux avec les associations agissant sur le terrain. « Une véritable prévention, menée sur 10 ans, peut faire régresser en 10 ans de 50 % le nombre des usagers de drogues chez les jeunes », explique-t-il.
Le député J.-P. Gorges, pour sa part, expose sans détours son point de vue : « La lutte contre la toxicomanie s’inscrit dans une démarche globale. [...]
« Une politique, digne de ce nom dans ce domaine, ne pourra réussir que si une véritable prévention est mise en œuvre. Celle qui, dès l’école, grâce à la mobilisation du corps enseignant, fera passer des valeurs, explicitera sans arrière-pensées la réalité de la drogue. »
Le gouvernement a récemment lancé une série de mesures destinées à mieux informer les jeunes à l’école. Il s’agit peut-être de la première étape d’une politique qui doit se poursuivre d’année en année, jusqu’à la fin de l’épidémie de drogue grâce à l’information, formant ainsi des adultes libres de drogue.
Alors que 77 % des parents [2] considèrent la drogue comme un problème majeur pour leurs enfants, il ne fait aucun doute que cette politique ferait l’objet d’un large soutien populaire. Source: http://www.ethique-liberte.org/spip/article.php3?id_article=31
Publié le 13/07/2006 à 12:37
Par eflie
Humeur : En colère
CES CACHETS QUI GRIGNOTENT LES CITÉS
Tranquillisants et produits de substitution font des ravages en banlieue. Ingurgités à forte dose, ils génèrent une sensation d’invincibilité propice au basculement dans la violence. Après la poudre, les pilules ? ENQUÊTE.
Rohypnol, Tranxen, Ceresta. Ces noms ne figurent pas au palmarès des saisies de drogue effectués dans les cités. Et pour cause : tous les trois sont des tranquillisants disponibles sur ordonnance. Des produits licites. Or un usage détourné de ces médicaments tend à se développer dont les ravages n’ont rien à envier à ceux de la poudre blanche. Ingurgités à haute dose, accompagnés de larges rasades de bière ou de whisky, ils produisent la même excitation que la cocaïne et une mise entre parenthèses de la réalité semblable à celle occasionnée par une prise d’héroïne. " Dans les quartiers populaires, le phénomène est assez massif, affirme Dominique Duprez, sociologue au CNRS. C’était fréquent chez les parents, notamment chez les femmes et cela s’étend maintenant aux jeunes. Les médicaments grignotent la part de l’héroïne qui est en baisse, toutes les analyses épidémiologiques le confirment. " Le Subutex, qui est un produit de substitution à l’héroïne, alimente des dérives équivalentes. Réduit en poudre, il se " shoote " et génère sa propre dépendance. " On voit des jeunes qui passent directement au Subutex, sans s’arrêter par la case héro, ajoute Dominique Duprez. " Une enquête menée en mai 1998 pour la direction régionale des services pénitentiaires auprès de 170 récidivistes de la maison d’arrêt de Loos-lez-Lille confirme le poids de ces produits. Les personnes sondées sont majoritairement jeunes, d’origine modeste, souvent sans ressources et pour la plupart originaires de la périphérie de l’agglomération lilloise. Plus d’un tiers d’entre eux (35 %) confessent qu’ils consommaient du Subutex ou des médicaments plus d’une fois par semaine avant leur première incarcération. En comparaison, les consommateurs de cocaïne sont largement moins nombreux (25 %) et ceux d’héroïne à peine plus (39 %).
Cet essor s’explique par la semi-faillite de la substitution. Les comprimés suppléent au Subutex quand le manque revient en force. Mais il y a autre chose. " Dans les quartiers, le toxico souffre d’une image dévalorisée, explique Élise Longé, directrice du centre de réduction des risque Effervescence à Saint-Ouen. Les médicaments de même que la consommation intensive de shit permettent de se défoncer sans recourir à la seringue qui est l’apanage du camé. " Le quartier Beaubourg-les Halles est d’ailleurs devenu le haut lieu du trafic dans la région parisienne. " C’est 60 à 100 francs le cachet de Subu (contre 200 la boîte de 7 en pharmacie - NDLR), et 30 à 50 francs celui de Rohypnol, souffle Ahmed, trente-sept ans, un ex-habitué.
Attention les dégâts ! Dans une tribune récemment publiée par Libération, trois médecins (1) demandaient l’interdiction du Rohypnol. Ils pointaient non seulement les risques de coma liés à une trop forte consommation mais aussi les dérives possibles vers la délinquance. Le flunitrazépam, la molécule mère, produit en effet un " état d’ébriété semi-conscient accompagné d’un sentiment d’invincibilité et suivi d’amnésie ". C’est " l’effet Rambo " sous l’emprise duquel, certains usagers peuvent être conduit à voler, cambrioler ou agresser à leur insu. " Je ne sentais plus rien, je me sentais capable de tout, raconte Ahmed. On se réveille en taule sans savoir pourquoi ". " Certains pickpockets en prennent avant d’aller faire les poches car ça enlève la peur ", précise Djamel, un membre de l’équipe d’Effervescence. Et un membre du parquet confirme : " Chaque fois que l’on entend Rohypnol dans un dossier de violence, ça donne un cocktail détonant. " Impossible néanmoins de quantifier la part des médicaments dans le passage à l’acte. Leur détection dans les urines n’est pratiquée que dans les affaires de trafic de stupéfiants. " On a très souvent des prévenus qui allèguent le jour de l’audience une consommation de ce type là, confie le parquetier. Est-ce à titre de stratégie ? On ne sait pas. " En définitive, les seuls usages avérés de cachets à des fins délinquantes sont les cas dits de soumission chimique. " Dans le milieu des rencontres homo par Internet, on voit des histoires où l’un fait boire à l’autre des médicaments sans lui dire et profite du fait qu’il est shooté pour le détrousser, raconte un expert en toxicologie auprès des tribunaux. Dans le monde de la haute couture, il y a souvent des accusations de viols sous l’emprise de ces produits. " Preuve que l’usage détourné des médicaments outrepasse les limites des quartiers.
Comment s’en sortir ? Toute la difficulté tient au fait qu’il s’agit là de produits licites, associés à l’idée de soin. " À partir de quel stade considère-t-on qu’une personne est accros aux cachets, interroge Laurence, membre d’Effervescence ? Si l’on dit que c’est quand elle avale son somnifère tous les soirs, alors beaucoup de gens sont concernés. " De fait, piquer des comprimés dans la pharmacie des parents est à la portée de tous. Tous les âges et toutes les classes. " On n’est plus dans les années quatre-vingt où l’on ne se défonçait qu’à un seul produit, ajoute Laurence. Maintenant, il y a le choix. Il reste à faire un gros travail de prévention. "
Benjamin Barthe
(1) " Merci pour le Rohypnol ", par Michel Ruel, Alain Morel et Laurent Elghozi, in Libération du 18 décembre.
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Donc je tente de monter un blog pour parler des drogues et tout particulièremen t du subutex et ces ravages sur le corps humain.
J’es père que si des personnes hésite encore a shooter du subutex ou autre drogues après avoir vue le peut d’images et infos que j’ai put réunir les dissuade sur le champ.
Amica lement, Eflie
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