rnd : ta bien raison il a une forse je sais meme pas comment il fait moi qui a pas le morale j'aimerai bien qui me donne un peu de ta forse
LiliFraser : Un petit bisou au Luigi qui assure grave la diminution!! le force est en toi pour la phase psycho à passer et le soutien d'1 personne en particulier :
RND : et encore un bon encouragement a toi luigi !! Luigi tient bon, je suis de tout coeur avce toi !! et mes felicitation a toi Number
Number : 6 mois aujourd'hui sans produit :) bon courage
eflie : un bref passage pour passer le boujour bon courage a toute et tous
lamiss : mes felisitation a luigi pour avoir besais tes dose je suis tres content pour toi continu comme sa
Luigi : Les meufs coter rassurant mais le coter chiant l'emporte toujours :)
Number : ca gere ca :) enfin coté sub le reste a tafé dessus mais ca viens
Luigi : et oui et oui maintenant depuit peut 2mg/jour :) sa rox plus que la phase psycho merci barbara de me donner autant de force pour me peter la ruche
Number : Bon Eflie tu en es ou de ton decrochage de substance nuisible ? ici bientôt les 6 mois :)
Eflie : coucou LiliFraser merci pour tes encouragements ils sont les bienvenu :)
LiliFraser : Ils ont du mérite Luig et Number!! Luigi tient bon, je suis de tout coeur avce toi!! Take care :-)
Luigi : Nous sommes toujours à la recherche de témoignage pour étoffer notre blog ou juste un petit coucou
Eflie : Nous voila maintenant a 40 000 visites merci a tout le monde même si c’est dernier temps pas beaucoup de nouveautés
Number : 40 000 vistes :)
Eflie : Y gere putin c'est cool mais gaffe :) number is back
Number : 5 mois aujourd'hui :)
Number : gros encouragement a luigi, le plus dure et fait , tiens le coup
Luigi : Petit forme ce matin y a longtemps que je n’été dans cet état je penser que je pouvais brusquer les choses un peut
Luigi : plus rapidement mais le mental n’est pas prêt ou peut être simplement moi voila se que je redoutais si mon mental ne suis
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Publié le 10/07/2009 à 17:31
Par eflie
Humeur : En colère
Subutex : les associations critiquent Cinq associations de réduction des risques liés aux drogues ont estimé aujourd'hui que les députés UMP qui ont présenté la veille à l'Assemblée un rapport préconisant le classement du Subutex comme stupéfiant étaient "arcboutés sur une position répressive". L'Association Française pour la Réduction des risques (AFR), l'Association Nationale des Intervenants en Toxicomanie et Addiction (Anitea), Médecins du Monde (MDM), Auto Support des Usagers de Drogues (Asud) et Aides soulignent dans un communiqué que cette proposition sur le médicament de substitution à l'héroïne "contre laquelle s'étaient élevées très unitairement de nombreuses associations" en 2006 avait "finalement été écartée" par le gouvernement UMP d'alors. "Depuis nous avons fait du chemin. La Caisse nationale d'assurance maladie renforce son contrôle, la Commission Nationale Addiction a évalué le problème et proposé des réponses tournées vers le soin, les centres de soins, les centres d'accompagnement et les médecins libéraux qui accueillent et aident ceux qui ont besoin de ce médicament pour vivre mieux (ils sont 100.000 en France) ont affiné leur prise en charge", soulignent les associations. "A l'évidence, ces députés arcboutés sur une position répressive ne sont pas intéressés par le travail des professionnels et ne s'informent pas de l'avancée des idées et de la science", poursuivent-elles.http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/02/05/01011-20090205FILWWW00572-subutex-les-associations-critiquent.php
Publié le 08/07/2009 à 20:14
Par eflie
Humeur : Rebelle
| Un comprimé de subutex découvert dans un yaourt apporté à un détenu | | | | | | | | | | |
| Burty Emilien espérait tromper la vigilance des officiers de police et faire parvenir le comprimé de subutex à son ami qui se trouve, lui, en détention au poste de police de Vallée Pitot. Mais son stratagème a été percé par les officiers et il a été interpellé le lundi 4 avril. C’est en procédant à un contrôle de routine que la police de Vallée Pitot a découvert le comprimé dissimulé dans le pot de yaourt. http://www.lexpress.mu/Story/2904~Un-comprim%C3%A9-de-subutex-d%C3%A9couvert-dans-un-yaourt-apport%C3%A9-%C3%A0-un-d%C3%A9tenu |
Publié le 08/07/2009 à 03:54
Par eflie
Humeur : En colère
Des députés français UMP proposent, une nouvelle fois, de classer le Subutex, un médicament de substitution à l'héroïne, comme stupéfiant. Il s'agit, selon eux, de lutter contre un "trafic important qui coûte cher à la sécurité sociale". Les associations d'usagers réagissent. C'est écrit dans un Rapport officiel présenté le 3 février dernier. "La prescription de produits de substitution a permis de réduire les comportements délinquants liés à la consommation de drogue (vols, agressions). Malheureusement, en raison de la souplesse dont bénéficie sa prescription, le Subutex a fait l'objet de trafics importants qui coûtent chers à la sécurité sociale", indiquent trois députés UMP (Françoise Branget, Jean-Paul Garraud, Pascale Gruny) dans leur Rapport parlementaire. Les trois députés affirment que le Subutex est "le 11ème produit le plus remboursé par la Caisse nationale d'assurance maladie". Ils estiment "qu'inscrire le Subutex comme stupéfiant serait un signe fort envers les usagers et les trafiquants". Cette demande va complètement à l'encontre de ce que défendent des associations d'usagers engagées dans la réduction des risques liés aux drogues (L'Association française pour la réduction des risques, Anitea, Médecins du Monde, Asud et AIDES, notamment). "A l'évidence, ces députés arc-boutés sur une position répressive ne sont pas intéressés par le travail des professionnels et ne s'informent pas de l'avancée des idées et de la science", dénoncent ces cinq associations dans un communiqué commun. "La politique du bâton (...) est totalement contreproductive en matière de santé publique et fait de nos bénéficiaires d'éternels boucs émissaires", précise le communiqué. La demande des trois députés va aussi à l'encontre du récent Rapport de l'Académie nationale de pharmacie qui ne recommande pas de classer le Subutex comme stupéfiant. En revanche, cette demande est très populaire à droite. En effet, depuis 2003, de nombreux parlementaires ont interpellé le gouvernement sur cette question et demandé le reclassement du Subutex. Un ancien député UMP Bruno Gilles (il est sénateur aujourd'hui) en avait même fait sa spécialité puisque tous les ans, il déposait son "Amendement Subutex". C'est d'ailleurs assez étonnant (et triste aussi) de voir l'énergie passée par cette formation politique à tenter de classer ce médicament comme drogue plutôt que de réfléchir à l'amélioration de l'accompagnement des personnes usagères de drogues.
 L'autre surprise, c'est que le Rapport laisse entendre qu'il serait aussi facile de se procurer du Subutex que des cachous. On peut donc rappeler que, depuis avril 2008, la prise en charge du Subutex et de la méthadone est soumise à des conditions assez drastiques. Dans cet arrêté du 1er avril, il est indiqué "l'obligation faite au patient d'indiquer au prescripteur, à chaque prescription, le nom du pharmacien qui sera chargé de la délivrance et à l'obligation faite au médecin de mentionner ce nom sur la prescription qui doit alors être exécutée par ce pharmacien.". Bref, il y a obligatoirement l'inscription sur l'ordonnance du nom du pharmacien qui va délivrer le médicament. Par ailleurs, le même texte indique que l'Assurance maladie ne peut prendre en charge ce médicament que dans le cadre "d'un protocole de soins". Enfin, il faut ajouter que la Caisse nationale d'assurance maladie a lancé depuis 2004 (!) un "plan de contrôle des traitements de substitution des dépendances aux opiacées. Selon le ministère de la Santé : "le nombre de bénéficiaires soupçonnés de mésusage ou de fraude a pu être baissé de 25 % en 2006". Plutôt que de crier au loup, il aurait sans doute mieux valu que les parlementaires en restent à leurs domaines de prédilection habituels (le député Jean-Paul Garraud est ainsi l'auteur d'une épatante proposition de loi sur le classement des grands crus de Saint-Emilion). Sans rire, il aurait surtout mieux valu qu'ils reconnaissent que le choix fait en 1996 d'un accès large (et encadré) aux traitements de substitution a permis de diminuer le nombre d'overdoses, de diminuer le nombre de contaminations par le VIH ou les hépatites, de réduire la consommation de produits et surtout d'améliorer les conditions de vie et l'accès aux soins des personnes consommatrices. Mais, cela n'a manifestement, pour eux, pas grand intérêt.
Source: http://www.seronet.info/article/subutex-des-deputes-ump-stupefiants-9925
Publié le 08/07/2009 à 03:14
Par eflie
Humeur : Maussade
POSSESSION DE SUBUTEX L’avocat de Sada Curpen réclame sa libération sans condition Incriminé par la passeuse Cindy Legallant, l’accusé pourrait retrouver la liberté, car la dénonciatrice est revenue sur ses déclarations. Elle dit l’avoir impliqué sous la contrainte. Sada Curpen a déjà été condamné dans une autre affaire de possession de Subutex.Me Raouf Gulbul, avocat de Sada Curpen, va loger une motion au tribunal de Mahébourg aujourd’hui, pour demander que la charge provisoire de possession de 21 577 de comprimés de Subutex soit rayée. L’avocat estime que si l’unique dénonciatrice, Cindy Legallant, a retiré ses allégations contre Sada Curpen, il n’y a aucune raison pour la police de le maintenir en détention. L’affidavit de Cindy Legallant, dans lequel elle dédouane Sada Curpen, remet-il en cause l’arrestation et la détention de ce dernier ? L’avocat de Sada Curpen, Me Raouf Gulbul, estime que son client doit bénéficier d’une liberté sans condition. Cindy Legallant, une nutritionniste de 31, avait été arrêtée à sa descente d’avion à l’aéroport international de Plaisance le 23 juillet. Les membres de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) avaient retrouvé 21 577 comprimés de Subutex dans ses valises. Lors de son interpellation, Cindy Legallant avait incriminé Sada Curpen, un habitant de Terre-Rouge déjà sous le coup d’une condamnation pour possession de Subutex. Selon Cindy Legallant, les comprimés lui étaient destinés. Ce dernier était alors soupçonné d’être le cerveau d’un important réseau de trafic de drogue et d’avoir des liens étroits avec des barons de la drogue en France. Sada Curpen, qui avait été libéré sous caution après avoir fait appel contre sa sentence de dix-huit mois, s’était constitué prisonnier quelques jours après les allégations de Cindy Legallant. Depuis, il est incarcéré à la prison de Beau-Bassin. Mais un revirement de taille s’est produit. Cindy Legallant, dans un affidavit juré le 10 octobre et rédigé par Me Iqbal Dauhoo, avoué, affirme qu’elle a donné le nom de Sada Curpen sous la contrainte(duress). «J’ai impliqué Sada Curpen, vu que le nom de ce dernier avait été mentionné à plusieurs reprises par les membres de l’ADSU lors de mon interrogatoire, comme étant le commanditaire probable de cette importation de drogue. Et j’ai pensé qu’en donnant son nom, je pourrais retrouver la liberté conditionnelle», peut-on lire dans l’affidavit. Détention arbitraire Cindy Legallant affirme également que son état «d’extrême désespoir, d’angoisse et d’impuissance» l’avait poussée à agir de la sorte. «Mon arrestation m’avait traumatisée à tel point que j’étais prête à tout pour retrouver la liberté», a-t-elle déclaré dans l’affidavit. Dans la conjoncture actuelle, le parquet devra solliciter l’avis du Directeur des poursuites publiques pour décider de la marche à suivre : maintenir ou pas les poursuites contre Sada Curpen. Selon Me Ashley Hurhangee, avocat, il est possible de maintenir la charge provisoire de possession de Subutex contre Sada Curpen. Tout va dépendre de l’enquête policière. «Si la police a pu réunir des preuves indépendantes contre le suspect, outre les allégations formulées par Cindy Legallant, alors l’affidavit de cette dernière ne dédouane pas complètement Sada Curpen. Mais si la police s’est basée uniquement sur les allégations de Cindy Legallant pour arrêter Sada Curpen, alors les poursuites devront tomber», explique Me Ashley Hurhangee. Me Raouf Gulbul est d’avis qu’un prolongement de la détention de son client est arbitraire, «surtout après que l’unique dénonciatrice se soit rétractée». Selon l’avocat, si la police s’est basée uniquement sur les allégations de Cindy Legallant pour arrêter Sada Curpen, il est raisonnable qu’elle le libère. «Il n’est pas prudent d’arrêter et de refuser la liberté à un individu sur la base de simples allégations. Sinon, personne n’est à l’abri. Il faut des preuve solides», soutient Me Raouf Gulbul. Me Ashley Hurhangee fait aussi ressortir que Cindy Legallant peut être poursuivie pour dénonciation malveillante en vertu du Dangerous Drugs Act. Quant à Sada Curpen, même si la charge est rayée en cour de Mahébourg aujourd’hui, il ne sera pas pour autant un homme libre. Il avait été trouvé coupable de possession de Rs 3 millions de Subutex. Sa sentence de dix-mois mois de prison avait été ramenée à quinze mois en appel. Ses hommes de loi, Mes Raouf Gulbul et Pazhany Rengasamy, avaient plaidé pour qu’il bénéficie d’une remise de peine. Il doit donc purger une peine d’emprisonnement de dix mois. CHEQUE SANS PROVISION Cindy Legallant interrogée aujourd’hui aux Casernes centrales ■ La nutritionniste sera interrogée aujourd’hui au quartier général du Central Criminal Investigation Department, aux casernes centrales, si tout se passe comme prévu. L’interrogatoire portera sur une somme de Rs 250 000 qu’elle aurait obtenue d’un Français. En échange de cette somme, elle devait faire de ce dernier un partenaire dans un projet de salon de coiffure. Comme le projet est tombé à l’eau, pour rembourser les Rs 250 000, Cindy Legallant aurait remis un chèque sans provision au Français.
Source voir lien suivant.
La suite ici :http://www.radiomoris.com/forum/nouvelles-de-lile-maurice/7101-affaire-subutex.html
Publié le 08/07/2009 à 03:10
Par eflie
Humeur : Rebelle
Subutex® : au commencement était le temgesic® injectable par Jimmy Kempfer L'arrivée du Subutex® a incontestablement servi à améliorer la vie de nombreux usagers. Mais les savoirs et les pratiques en matière de substitution ne correspondaient pas à l'ampleur des besoins. Il en résulte aujourd'hui une situation particulière : l'injection et le marché noir. Au regard de la buprénorphine prescrite (hors cadre) aux usagers de drogues français, le phénomène était absolument prévisible. Le contexte 1984 - 87 Les années Rybomunyl(1) En dépit de l'explosion du SIDA parmi les usagers de drogues et des appels alarmistes des épidémiologistes, la vente des seringues est toujours interdite. Celles que les toxicomanes français continuent de partager proviennent principalement des boîtes de " Rybomunyl injectable ", un vaccin contre certaines allergies qui coûte 24 F. Temgésic au cacao Pour toute substitution, les usagers n'avaient que les codéinés et, parfois, le controversé Palfium. Les plus audacieux néanmoins allaient voir au-delà des frontières et apprennent en 1985, qu'à Bruxelles, le Dr Reisinger prescrivait depuis peu un nouveau médicament impossible à trouver en France et qui supprimait le manque : le Temgésic. Quelques usagers de drogues français se rendirent alors régulièrement à Bruxelles. Les dix comprimés par jour prescrits ne soulagèrent que les moins dépendants ou les plus motivés. Les autres criaient à l'arnaque. Peu à peu, on comprit que le Temgésic pouvait soulager le manque à condition de ne pas être trop fortement " accroché " et de béné ficier d'un dosage correct. Quelques irréductibles admirent shooter les comprimés sublinguaux (appelés glossettes). Du coup, le Dr Reisinger leur prescrivit des pralinés au Temgésic spécialement préparés et mis sous blister par le pharmacien. Ce n'était pas légal, mais les autorités firent semblant de ne rien voir. Ce qui n'empêchait d'ailleurs pas les plus enragés de faire des shoots au cacao. (Mais ils ne l'avouèrent plus au docteur). Le début Et il y eut le Temgésic injectable. Enfin en 1987, peu après le décret Barzach qui légalisa la vente des seringues, le Temgésic fut enfin disponible en France mais uniquement sous forme IN-JECT-TA-BLE. D'abord au tableau B'' (prescription de 60 jours), il passa au tableau A (ordonnance normale) sur recommandation de la commission des stupéfiants. Le Temgésic étant un anti-douleur très efficace et très sûr, il fallait encourager l'utilisation en analgésie. Trop de médecins pensaient encore qu'ils prescrivaient de la dynamite lorsqu'ils utilisaient leur carnet à souche. Rapidement, de nombreux UD se mirent au Temgésic injectable et la vie de bon nombre d'entre eux s'améliora sensiblement. Finis les matins nauséeux à ingurgiter des comprimés codeinés, histoire de pouvoir bouger et " assurer " l'héroïne de la journée. Les UD pouvait s'injecter un produit propre, adapté à l'injection, qui permettait de vivre normalement et de plus, dissuadait de prendre de l'héroïne, vu que la buprénorphine empêchait plus ou moins de ressentir les effets de cette drogue. Suite naturelle et apparition du marché noir. En 1990, le Temgésic en comprimés sublinguaux de 0,2 mg arrive sur le marché hexagonal et remplace la formule injectable, réservée alors à la pharmacie hospitalière. Accessible avec une simple ordonnance, le Temgésic sublingual fut largement plébiscité. Si certains médecins rechignèrent à prescrire les dosages requis en substitution (plusieurs dizaines de comprimés par jour), le médicament permit à de très nombreux usagers d'améliorer leurs conditions de vie. Alors arriva ce qui était aisément prévisible : le Temgésic sublingual fut détourné et injecté. Ayant bénéficié au départ du même produit sous forme injectable, bon nombre d'usagers continuèrent à vouloir prendre les glossettes de la même manière. La dépendance vis-à-vis de la seringue et le rapport au " shoot ", est pour une bonne part dans le mécanisme complexe de l'addiction aux opiacés (même si la buprénorphine ne provoque pas de " flash "). N'oublions pas que le détournement est également une gageure, un défi et une preuve d'ingéniosité. Seuls, ceux qui étaient fermement décidés à décrocher ou à arrêter l'injection respectèrent la voie sublinguale. Les héroïnomanes qui " sniffaient " vidaient les petites ampoules de Temgésic sous la langue. Les autres souvent, dissolvaient les comprimés directement dans la seringue, sans aucune filtration, ce qui occasionna de nombreux abcès. La commission des stupéfiants s'inquiéta. Bernard Kouchner, déjà ministre de la santé à l'époque, signa le décret reclassant le Temgésic sublingual. Le médicament passa au tableau 1 (prescription sur carnet à souches pour 28 jours max). Le fameux carnet fut rebaptisé " carnet pour prescriptions spéciales " pour l'occasion. Pas mal de médecins rechignant à l'idée de se servir des " bons toxiques ", de nombreux toxicomanes s'en retournèrent vers l'héroïne et ses galères et pour la première fois apparut le marché noir du Temgésic. le Conseil de l'Ordre sévit La presse médicale parla de plus en plus du Temgésic, qui n'avait pas d'AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) pour la substitution (qui d'ailleurs n'existait pas officiellement) et le Conseil de l'Ordre des médecins se mit à inquiéter les praticiens qui osaient encore en prescrire. Quelques-uns furent poursuivis et condamnés, notamment la Dr Carpentier, un des pionniers de la substitution au Temgésic en France, plus tard chargé par le ministère de la santé de former les généralistes français à la substitution. Pendant ce temps, aux Etats-Unis où la buprénorphine était utilisée dans des programmes expérimentaux de sevrage et de substitution en comparaison avec la méthadone. Le dosage moyen se situait autour de 8 mg. Les usagers venaient chercher quotidiennement leur glossette dans un centre spécialisé où ils bénéficiaient d'un suivi psychosocial adapté. Les UD américains n'ayant pas connu le Temgésic injectable et la délivrance de BHD (Buprénorphine Haut Dosage) étant sévèrement encadrée, il n'y eut pas de détournements. La situation sanitaire et sociale des personnes bénéficiant du traitement s'améliora sensiblement. Notons également que les usagers de drogues de Baltimore où eut lieu une de ces évaluations consommaient entre 25 et 55 mg d'héroïne pure par jour, c'est-à-dire moins d'un dixième de gramme. La sévérité de leur dépendance était donc toute relative. L'étude américaine servit de référence et, en février 96, le Subutex fut disponible en France. Le détournement Qu'en est-il réellement? Actuellement plusieurs dizaines de milliers de personnes bénéficient d'un traitement de Subutex. Combien le détourne ? Qu'en est-il du marché noir ? Avancer des chiffres serait bien hasardeux mais le fabricant vient de se pencher sérieusement sur le problème. La tâche sera délicate. Les évaluations doivent être relativisées. La loi française garantit l'anonymat et la gratuité des soins pour les usagers fréquentant souvent plusieurs institutions. Si certains usagers admettent l'injection, d'autres peuvent cacher cette pour ne pas encourir de mesures de rétorsion ou tout simplement " pour na pas faire de peine au docteur ". Les abcès dus au détournement du Subutex ont par ailleurs parfois un aspect si spectaculaire que l'émotion suscitée peut également amplifier la réalité du problème. Le Subutex est apparu en premier dans le pays ou le Temgésic fut disponible sous forme injectable. Quel rôle la disponibilité initiale sous cette forme joua-t-elle dans l'engouement pour cette molécule chez nous ? Cet aspect, évident, n'a que rarement été évoqué. En Allemagne le Temgésic et en Espagne le Buprex(2) étaient connus bien avant de l'être en France mais n'intéressèrent pas les toxicomanes. Que faire ? Quelles leçons tirer de cette situation ? Il ne suffit pas de mettre un produit sur le marché en misant sur sa galénique pour éviter l'injection. Encore faut-il tenir compte des réelles pratiques des populations concernées, de leur histoire et de leur rapport au produit. La récente affaire du Témazépam en Angleterre devrait également nous faire réfléchir. un changement de formule destiné à rendre cette benzodiazépine plus difficile à injecter eut pour effet d'augmenter les accidents. Les débordements constatés chez nous n'enlèvent rien à la qualité du Subutex, qui peut être parfaitement adapté pour certains. Les nouvelles restrictions concernant sa prescription (limitée à huit jours sauf motif particulier) limiteront peut-être un peu sa propagation sur le marché noir. Certains préconisent une association de buprénorphine et de naloxone, qui aurait pour effet de mettre l'usager en manque en cas d'injection. Le manque n'est jamais thérapeutique. Cette formule n'est pas nécessaire pour ceux qui respectent la voie sublinguale. Les autres risquent de retourner massivement vers les dealers, les produits illégaux et frelatés, les codéinés... La solution ne se trouvera pas un accès encore plus restrictif mais dans un élargissement de la palette des produits proposés, adaptés à la demande des usagers, à leur parcours et à leurs possibilités. De Finlande, où le Subutex est disponible depuis peu mais dans un cadre extrêmement contraignant, des usagers viennent chaque mois à Paris se faire prescrire le précieux médicament de substitution. Pour (ne pas) conclure La solution ne se trouvera pas dans un accès encore plus limité ni dans la buprénorphine injectable qui ne limiterait en aucune façon la consommation de benzodiazépines souvent associés à l'injection de Subutex pour compenser le manque de sensations. Le Rohypnol est ainsi devenu son complément naturel et son abus a visiblement des conséquences plus graves en termes de santé publique que l'usage des drogues illicites. En revanche, un élargissement de l'offre des produits, adaptés à la demande des usagers, à leurs parcours et à leurs possibilités contribuerait certainement à résoudre une partie des problèmes. les expériences de prescription d'héroïne et d'autres opiacés en Suisse en sont une bonne illustration. Source: http://www.pistes.fr/swaps/10_4.htm
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Donc je tente de monter un blog pour parler des drogues et tout particulièremen t du subutex et ces ravages sur le corps humain.
J’es père que si des personnes hésite encore a shooter du subutex ou autre drogues après avoir vue le peut d’images et infos que j’ai put réunir les dissuade sur le champ.
Amica lement, Eflie
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