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Tribune libre
Number : 6 mois aujourd'hui sans produit :) bon courage
eflie : un bref passage pour passer le boujour bon courage a toute et tous
Luigi : Les meufs coter rassurant mais le coter chiant l'emporte toujours :)
Number : ca gere ca :) enfin coté sub le reste a tafé dessus mais ca viens
Luigi : et oui et oui maintenant depuit peut 2mg/jour :) sa rox plus que la phase psycho merci barbara de me donner autant de force pour me peter la ruche
Number : Bon Eflie tu en es ou de ton decrochage de substance nuisible ? ici bientôt les 6 mois :)
Eflie : coucou LiliFraser merci pour tes encouragements ils sont les bienvenu :)
LiliFraser : Ils ont du mérite Luig et Number!! Luigi tient bon, je suis de tout coeur avce toi!! Take care :-)
Luigi : Nous sommes toujours à la recherche de témoignage pour étoffer notre blog ou juste un petit coucou
Eflie : Nous voila maintenant a 40 000 visites merci a tout le monde même si c’est dernier temps pas beaucoup de nouveautés
Number : 40 000 vistes :)
Eflie : Y gere putin c'est cool mais gaffe :) number is back
Number : 5 mois aujourd'hui :)
Number : gros encouragement a luigi, le plus dure et fait , tiens le coup
Luigi : Petit forme ce matin y a longtemps que je n’été dans cet état je penser que je pouvais brusquer les choses un peut
Luigi : plus rapidement mais le mental n’est pas prêt ou peut être simplement moi voila se que je redoutais si mon mental ne suis
Luigi : plus je sais que je suis dans la merde je le sais car je crains de devoir tripler les doses pour me remettre d’aplomb
Luigi : Me voila rendu a 2Mg/jour voie orale juste la phase psycho a passé :)
Number : ben moi approche des 5 mois a grand pas, dans 4 jours 5 mois sans produit :)
Number : c bien ^^
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Publié le 21/05/2008 à 14:00
Par eflie
Humeur : Rebelle
Un cas de primoconsommation de
subutex de rue chez un jeune adulte

Xavier AKNINE
Médecin Généraliste, Praticien Hospitalier à temps partiel au CSST Gainville,
Hôpital R. Ballanger, Aulnay S/Bois.
Émail : ms@ext.jussieu.fr


Introduction

L’augmentation régulière du nombre de patients toxicomanes substitués par le
SUBUTEX® (80 000 en 2003) a entraîné le développement d’un marché clandestin
de rue non négligeable. Ainsi, la disponibilité accrue de ce médicament
en milieu urbain et semi-rural peut être à l’origine de primoconsommations de
SUBUTEX® chez des personnes non dépendantes des opiacés. On rapporte
ainsi l’observation d’un jeune homme de 21 ans hospitalisé en psychiatrie à
l’hôpital R. Ballanger à Aulnay (93) en juin 2003.

Observation

S. avait été amené aux urgences par les pompiers pour intoxication médicamenteuse.
Il avait ingéré un mélange de buprénorphine (SUBUTEX®), de
citalopram (SEROPRAM®) et d’alcool dans un contexte d’errance et de rupture
familiale. Ce jeune homme a quitté le domicile familial il y a 2 ans et s’est
retrouvé SDF, dans l’incapacité de mener à terme toute démarche de réinsertion
socio-professionnelle.

Un cas de primoconsommation de subutex de rue chez un jeune adulte
110 Psychotropes – Vol. 10 no 1
Il a un lourd passé familial marqué par l’absence du père, souvent éloigné
du domicile du fait de sa profession (chauffeur-routier) et une mère qui s’est
livrée à la prostitution depuis plusieurs années. Cette situation a conduit au
placement en famille d’accueil de S. à l’âge de 10 ans et de son frère, plus
jeune. À 18 ans, S. a formulé le souhait de revenir au domicile familial alors
que son frère a préféré rester dans la famille d’accueil. À son retour, S. s’est
trouvé rapidement en conflit avec sa mère qui le menaçait souvent d’exclusion
du domicile. Seule une voisine lui apportait un soutien moral et matériel (aide
financière, lessive). S. s’est alors soustrait à ce milieu familial hostile pour
passer ses journées et ses nuits dehors à errer seul ou avec des amis. Ainsi, il a
eu l’occasion de consommer des psychotropes de rue : il a d’abord pris du
SEROPRAM® pendant plusieurs mois. L’interrogatoire ne permet pas de préciser
l’effet escompté (antidépresseur ou recherche d’effet stupéfiant).
Ensuite, il sera amené à consommer du SUBUTEX® pendant 5 mois par
voie sublinguale et nasale sans jamais avoir pris d’héroïne ni de codéine. En
dehors de cet usage de médicaments psychotropes, il fume du cannabis sans
abus (un joint par jour) et consomme de l’alcool occasionnellement. Il vit de
mendicité en petit groupe.
Au fil des mois, s’installe une dépression qui l’amène à un passage à l’acte
(abus de SEROPRAM®, de SUBUTEX® et d’alcool) évoquant un appel à
l’aide.
Le jeune homme est donc amené aux urgences par les pompiers en état de
coma stade 1 et sera hospitalisé en psychiatrie. Le surlendemain de son admission,
il fugue pour se procurer du SUBUTEX® en ville. Il sera alors fait appel
au médecin du centre Gainville (CSST situé dans l’hôpital) afin d’évaluer la
pharmacodépendance de ce patient et de prescrire un traitement substitutif
adapté. Le patient sera équilibré avec 6 mg par jour de SUBUTEX® et un
anxiolytique associé. Durant l’hospitalisation, le patient dénote une personnalité
hystérique très marquée (mise en scène théâtrale fréquente, agitation psycho-
motrice, instabilité, changements de vêtements pluri-quotidiens,
somatisation, difficultés à se concentrer pour suivre une conversation, logorrhée).

Conclusion

Ce cas clinique de primoconsommation de SUBUTEX® de rue qui a évolué
vers une pharmacodépendance confirme le risque de voir se développer les
conduites d’essai de ce médicament largement disponible dans les quartiers.
Ce phénomène est relativement récent puisque l’AMM du SUBUTEX®

remonte à 1996.Il répond à des motivations diverses : recherche de
néoperceptions voisines de celles des opiacés avec un mésusage fréquemment
associé (comprimé fumé, sniffé ou injecté), tentative de soulagement d’une
souffrance psychique voire d’une dépression profonde dans un contexte d’errance.
Cette consommation clandestine de SUBUTEX® détourné de son usage
thérapeutique se pratique généralement dans le cadre d’une polytoxicomanie
associant benzodiazépines, barbituriques, alcool, amphétamines et cocaïne.
Ce phénomène est à l’origine de graves complications en terme de santé
publique et mentale.
Reçu en décembre 2003


Psychotropes – Vol. 10 no 1 111
Publié le 21/05/2008 à 13:59
Par eflie
Humeur : Gaie
Informations sur le bon usage du SUBUTEX®
 


Madame, Monsieur, Cher(e) Confrère,

La mise sur le marché du SUBUTEX® (buprénorphine) en 1996, dans le traitement substitutif des pharmacodépendances majeures aux opiacés, a permis de diminuer de façon notable le nombre de décès par overdose, tout en réduisant la consommation de l'héroïne et d'améliorer l'insertion professionnelle, les conditions de vie et l'accès aux soins des toxicomanes.

Tout ceci n'aurait pu avoir lieu sans l'implication des professionnels de santé dans la prise en charge au long cours de cette population particulière et sans le développement des réseaux.

Le SUBUTEX® a connu une croissance rapide et soutenue des ventes depuis 1996. Environ 80 000 patients sont actuellement traités par ce médicament.

Cependant, sa large utilisation est à l'origine de la survenue d'effets indésirables graves (cas d'atteinte hépatique et de dépression respiratoire), d'abus et d'usage détourné (injection intraveineuse, association de substances psychoactives, trafic de revente) :

- L'injection intraveineuse du SUBUTEX® concerne dans certaines études,
jusqu'à 30% des consommateurs selon le mode de prise en charge. Outre le risque de contamination virale, cette pratique d'administration majore le risque de dépression respiratoire et de surdosage, notamment lorsqu'elle est associée à la consommation de benzodiazépines ou d'alcool. Par ailleurs, la présence de certains excipients dans la forme comprimé du SUBUTEX® est responsable de complications locales (abcès, phlegmons, nécroses, thromboses veineuses) ou systémiques (candidoses), parfois sévères.

- L'association du SUBUTEX® avec d'autres produits psychoactifs, notamment l'alcool et les benzodiazépines, concerne jusqu'à 40% des patients selon le mode de prise en charge. Elle majore les risques de surdosage et la survenue de dépressions respiratoires.

- Des atteintes hépatiques de type cytolytique (1 cas pour 3150 patients), d'évolution le plus souvent favorable, ont été observées avec le SUBUTEX® dans les conditions normales d'utilisation. Toutefois, elles peuvent être sévères, en cas de non respect des recommandations préconisées par l'AMM et conduire au décès.

- Un circuit parallèle du médicament avec, notamment, un phénomène de trafic de rue, de revente ou de troc, a été confirmé par des rapports de police, des enquêtes sur le terrain et des observations de professionnels de santé.

Aussi, compte tenu du nombre croissant de patients sous SUBUTEX® et des risques sanitaires liés à son mésusage et à son abus, l'Afssaps souhaite rappeler les recommandations rédigées en 1997, conjointement par la Direction Générale de la Santé et les Conseil nationaux des Ordres des médecins et des pharmaciens :

 

  1. assurer un suivi régulier des patients, adapter la durée de prescription du SUBUTEX® en fonction de l'état du patient et éviter les associations de médicaments non justifiées.

  2. rechercher avec le patient la dose qui évite l'apparition du syndrome de manque d'héroïne.

  3. proposer, en collaboration avec le pharmacien, une dispensation fractionnée, voire quotidienne à l'officine, en particulier en début de traitement.

  4. informer les patients du danger de l'association de benzodiazépines et/ou d'alcool avec le SUBUTEX®.

  5. proposer une prise en charge globale des polytoxicomanies.

  6. prendre conscience du risque d'usage détourné et/ou abusif. Le médecin doit communiquer avec le patient sur la pratique de l'injection intraveineuse et de ses risques potentiels.

  7. proposer aux patients un soutien psychologique associé à une prise en charge sociale.

  8. orienter le patient vers des services spécialisés pour traiter les pathologies associées (VIH, VHC, troubles psychiatriques, etc.). Une étroite collaboration dans le cadre d'un réseau multidisciplinaire est indispensable pour garantir la qualité du suivi.

Ces huit recommandations sont déjà prises en compte dans le Résumé des Caractéristiques du Produit du SUBUTEX®.

De plus, afin de limiter l'usage détourné de ce médicament, l'Afssaps recommande de :

- contacter, avec l'accord du patient, un pharmacien référent et préciser son nom sur l'ordonnance sécurisée. Lorsque le médecin n'a pas déterminé de pharmacien référent, le pharmacien prendra contact avec le prescripteur et en informera le patient.

- contacter le médecin-conseil de la sécurité sociale lorsque le patient bénéficie de soins continus d'une durée supérieure à 6 mois. Un examen sera alors réalisé conjointement par les deux médecins afin de rédiger un protocole thérapeutique, que le patient devra suivre sous peine de ne plus bénéficier, partiellement ou totalement, des prestations de la sécurité sociale. (article L.324-1 du code de la sécurité sociale).

La politique de substitution est aujourd'hui reconnue. Néanmoins, sa réussite est conditionnée par l'engagement de l'ensemble des professionnels de santé au respect de ces recommandations.

Je vous remercie de nous accompagner dans cette démarche visant à garantir la qualité de la prise en charge du patient toxicomane et vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.



Source: http://afssaps.sante.fr/htm//10/filltrpsc/lp030703.htm



Publié le 21/05/2008 à 12:23
Par eflie
Humeur : Tendre

LA PRISE EN CHARGE D'UN TOXICOMANE:

La prescription du Subutex

Par le Dr Jean-Paul Gervaisot


Si prescrire n’est pas guérir, L'utilisation de la buprénorphine haute dose comme substitution au "manque" et/ou au "besoin" psychique, permet de réduire les risques morbides et sociaux chez le toxicomane.

L’autorisation de mise sur le marché de la buprénorphine haute dose (Subutex) en médecine de ville dans le cadre de la substitution aux opiacés illicites chez les toxicomanes, permet désormais aux médecins de ville de prescrire cette molécule. L'indication théorique est le toxicomane lourd, c'est-à-dire consommant depuis des années et ayant échoué maintes fois dans ses tentatives de sevrage (hôpital, postcures). Elle s'inscrit "dans le cadre d'une prise en charge médicale, sociale et psychologique" (AMM).

I1 existe trois dosages du Subutex : 0,4 mg, 2 mg, et 8 mg, le Subutex est délivré, comme le seront tôt ou tard tous les médicaments, sur ordonnances sécurisées, pour une durée n'excédant pas 28 jours, et qui sera plus courte, quotidienne, bi-hebdomadaire ou hebdomadaire, notamment au début du traitement. La posologie en une prise quotidienne est ajustée progressivement jusqu'a la dose utile. La dose de 24 mg/j ne doit pas être dépassée. Le produit doit être utilisé par voie per linguale et le prescripteur veillera à ce qu'il ne soit pas injecté.

En pratique, l'objectif du médecin est de réduire les risques morbides et sociaux ; la substitution s'adresse donc à tout toxicomane n'ayant pas les ressources psychologiques pour affronter les contraintes de sa vie sans prendre d'héroïne.

Les consultations initiales doivent être au moins hebdomadaires au début puis bimensuelles. On peut s'aider d'une délivrance fractionnée par le pharmacien (quotidienne ou hebdomadaire).

Au-delà des indications stricto sensu, on distingue utilement deux types d'effets médicamenteux à l'actif de la buprénorphine : l'effet substitutif et l'effet psychotrope. On distingue également deux modalités de substitution : une substitution à court terme qui couvre essentiellement le manque physique, et une substitution à long terme qui couvre 1'envie de consommer, c'est-à-dire tant le manque physique , que psychique.

Des risques de "défonce" limités

L'effet substitutif : la buprénorphine est un agoniste antagoniste des récepteurs opiacés, sur lesquels elle se fixe avec une affinité supérieure aux opiacés, les déplaçant éventuellement s'ils préexistent. La buprénorphine a, sur les récepteurs centraux, un effet agoniste prédominant à dose modérée, puis un effet antagoniste prédominant à dose élevée.

Les conséquences sont un effet antalgique puissant et un effet psychotrope, moins intense que l'héroïne, dose dépendant, et sans action supplémentaire au-delà d'une certaine dose. Cette particularité a l'avantage de limiter les risques d'overdose ainsi que de "défonce", tant par absorption massive que par usage simultané d'opiacés. La méthadone n'offre pas cette sécurité d'emploi, sinon à forte dose.

L'introduction de la buprénorphine chez un consommateur d'opiacés peut, du fait de son effet antagoniste, induire un état de manque relatif pendant 48 h.

Les effets psychotropes : tous les produits opiacés et apparentés ont des effets psychotropes. Le premier à les avoir détaillés et à en avoir fait au moins temporairement l'apologie est Sigmund Freud.

Les effets thérapeutiques les plus connus sont sédatifs et anxiolytiques. Les effets anti psychotiques sont moins connus mais indiscutables. I1 est classique de voir apparaître, au cours d'un sevrage ou d'un état de manque, des symptômes dissociatifs ou hallucinatoires qui disparaissent à la reprise d'un stupéfiant ou s'atténuent sous neuroleptiques.

Utilisés de façon chronique, les opiacés peuvent induire des états dépressifs et de désinvestissement. De plus, le phénomène de tolérance neurobiologique oblige, si l'on souhaite garder les mêmes effets psychotropes, à augmenter régulièrement les doses (phénomène bien connu avec les benzodiazépines).

La buprènorphine semblerait se différencier des opiacés dans ses effets psychotropes par un moindre effet dépressif.

L'attitude thérapeutique préconisée lors du sevrage tend vers une monothérapie (buprénorphine ou méthadone), sans benzodiazépine, ni neuroleptique, et une psychothérapie orientée vers le "non exprimé" et dans le "non su" puisque les symptômes ne s'expriment pas ou peu et que 1'effet psychotrope est le plus souvent ignoré du prescripteur.

II y a substitution et substitution

En pratique, il existe deux sortes d'états de manque justifiant deux approches différentes de la substitution et des objectifs thérapeutiques distincts :

- les états de manque physique en rapport avec la pharmacodépendance physique,
- les états de manque psychique en rapport avec la pharmacodépendance psychique.

Substitution et pharmacodépendance physique : une dose quotidienne de 6 mg de buprénorphine permet d'éviter myalgies, colites, angoisses et sueurs. Cette dose limitée n'èvite pas les phénomènes de besoin de drogue dans des contextes habituels de consommation (offre du produit par le dealer, amis qui se "shootent" dans 1'entourage, situations conflictuelles au cours desquelles la consommation était réactionnelle, situation de repli autistique.)

Pendant les 48 premières heures, un état de manque relatif peut être dû à l'effet antagoniste sur les récepteurs, déjà signalé.

La démarche thérapeutique doit faire prendre conscience que la consommation d'opiacés est générée non seulement par 1'état de manque physique, mais aussi par des pulsions liées au contexte dans lequel le toxicomane évolue. Le travail consiste alors à lui faire repérer ces situations et à l'amener à trouver des solutions (évitement, règlement des contentieux, etc.). Il importera d'essayer de faire verbaliser par le patient les circonstances qui ont favorisé cette orientation vers la toxicomanie. Certaines "révélations" se font après des années! Psychothérapie et réinsertion dans le milieu familial et socioprofessionnel sont indispensables, sans oublier 1'éducation des proches.

Pallier au "manque", puis retrouver une vie normale

A terme, un sevrage du produit de substitution sera possible. Ce type de substitution s'apparente donc à un présevrage plus qu'à une parfaite substitution. Elle expose au risque inévitable de la continuation du "shoot" occasionnel et des pathologies qui s'y attachent. 11 faut savoir repérer les limites du patient face à la pharmacodépendance psychique, 1'environnement, sa tolérance au manque et si besoin passer à l'autre type de substitution.

Substitution et pharmacodépendance psychique: à la différence de la pharmacodépendance physique, la pharmacodépendance psychique s'exprime encore après un sevrage physique. Ses symptômes vont du besoin de consommer aux symptômes très atténués de manque physique.

L'usage de fortes doses de buprénorphine, 8 à16 mg par jour, limite fortement ces besoins et les risques de reconsommation lors de situations critiques. La dose utile est trouvée en interrogeant le patient sur ses états de manque "récurrents". S'il y a consommation d'opiacés IV, on augmente la dose du produit de substitution. 11 n'y a en théorie pas de dose maximum.

L'absence d'ètat de manque doit permettre au patient de retrouver une vie sociale normale, de recréer des liens sociaux, familiaux et professionnels et de s'implanter hors du milieu à risque.

La prise en charge psychothérapique peut être moins pesante que la précédente.

Mais les risques de rechute sont beaucoup plus élevés à l'arrêt de la substitution qui ne doit être envisagée qu'aprés une sortie des contextes et situations à risque de consommation. Cette substitution peut durer plusieurs années.

La relation psychothérapique ne doit pas tomber dans le monotone renouvellement d'ordonnance. L'appréciation de 1'état du toxicomane et de son évolution est difficile car tout semble se dérouler aisément. Le bilan des acquis se fait lorsque l'on arrête la substitution. Parfois, après plusieurs années, on s'aperçoit qu'il n'y a aucun acquis psychologique ou psychiatrique car le patient perd ses "nouveaux moyens de communication" ou révèle une pathologie mentale ou n'assume plus des situations familiales conflictuelles qu'il semblait tolérer sous substitution. L'arrêt de la substitution doit donc se faire à l'occasion de périodes très sereines de sa vie, alors qu'il aura appris à surseoir à ses pulsions. Un antidépresseur peut utilement accompagner cette phase de "sensibilisation comportementale".

L'arrêt de la substitution

Quelque soit le mode de substitution, il arrive un moment où le patient semble pouvoir s'en passer. Se pose alors le problème du sevrage, soit brutal, de type hospitalier, soit progressif, moins traumatisant.

En pratique, le patient a souvent lui même commencé à baisser les doses en s'aidant du dosage à 0,4 mg. On peut pour cela profiter d'une période de vacances. La période de sevrage dure quinze jours à un mois selon les doses initiales. Elle peut être plus longue. 11 faut prévenir le sujet d'un échec possible.

Le sevrage intervient classiquement après trois années de traitement, sans que cette période soit impérative. 11 a lieu après évaluation des acquis et détermination des critères d'arrêt : critères médicaux (stabilité des sérologies virales, prise de poids, cycles hors contraception, sexualité chez l'homme, disparition de la constipation, soins dentaires effectués, absence de nouvelle pathologie), mais aussi sociaux (réinsertion familiale et sociale, permis, voiture, travail, rapports avec la famille, sport, etc.).

Prescrire n'est pas guérir, ni même prendre en charge un toxicomane. Ainsi l'utilisation d'une substitution n'est pas obligatoire ni indispensable, son indication dépend du patient auquel elle s'adresse. Le médecin doit rester maître de sa prescription et savoir expliquer au toxicomane le pourquoi de ce choix et ses conséquences comportementales.

Une prise en charge en réseau est conseillée, de même qu'une liaison avec des centres spécialisés.

L'usage psychotrope des produits de substitution n'est pas à négliger mais reste à évaluer.


Source: http://www.stethonet.org/fmc/toxico2.htm

Publié le 21/05/2008 à 12:13
Par eflie
Humeur : Ironique
Aujourd’hui à 15h00, 15 militants d’Act Up-Paris ont perturbé la commission nationale des traitements de substitution, qui réunissait des intervenants en toxicomanie ainsi que Schering Plough, qui présentait à cette occasion une forme non-injectable du Subutex(r) : le SUBOXONE (buprénorphine/naloxone).
Cette réunion avait pour but de présenter ce produit, en vue d’une autorisation de mise sur le marché (A.M.M.). Act Up-Paris exige que ce produit n’obtienne pas son A.M.M., car remplacer le Subutex (qui n’a pas réalisé "l’idéal" d’une véritable politique de substitution) par une autre forme de Subutex "inshootable", c’est amener les usagers de drogues qui ne désirent pas arrêter le shoot, à retourner dans la rue, c’est leur faire prendre à nouveau des risques.
L’introduction de ce produit sur le marché français constitue une régression inacceptable de la politique de réduction des risques "à la française". Au contraire, il faut une galénique injectable pour élargir la palette de substitution et développer l’accès aux seringues.
Dans le contexte actuel de répression maintenu par la loi de 1970, la seule manière d’éviter de "galérer" est de faire le choix forcé de la substitution : faux choix qui ne deviendra vrai pour l’usager que lorsqu’il pourra choisir lui-même sa voie.
Dire oui au Subutex "inshootable", c’est préserver "le tabou de l’injection", gpour forcer à l’abstinence et exiger sournoisement le sevrage. Act Up-Paris prédit une catastrophe sanitaire si l’A.M.M. de ce produit est accordée au laboratoire Schering Plough.
L’amélioration de la condition sanitaire et sociale des usagers de drogues ne peut être pensée sans une remise en cause radicale de la loi de 1970. En savoir plus.

Source:
Publié le 21/05/2008 à 12:11
Par eflie
Humeur : Gaie

publié en ligne : novembre 2006 dans Action 104

Le Ministre de la Santé a décidé de ne pas reclasser le Subutex dans la catégorie des produits stupéfiants. Il a finalement entendu les associations qui avaient fait front contre ce projet et choisi de ne pas suivre la MILDT qui était à l’origine de la proposition. Il s’agit d’une victoire importante et d’un désaveu pour Didier Jayle, président de la MILDT, qui paie ainsi son incapacité à mettre en oeuvre un processus de concertation. Mais il faut maintenant que nous transformions cette « non-défaite » en victoire en réfléchissant à des évolutions possibles des traitements de substitution qui s’appuient réellement sur les besoins des usagerEs.

Il aura finalement fallu attendre la conférence de l’IAS à Toronto pour avoir le fin mot de l’affaire du Subutex. C’est en effet à cette occasion que le ministre de la Santé a officiellement annoncé qu’il ne le reclasserait pas. Les chargéEs de communication de Xavier Bertrand s’étaient même arrangé pour obtenir un papier dans le Monde à la veille de son arrivée à Toronto, histoire de désamorcer les critiques qui s’annonçaient. C’était un peu tard et les critiques redoutées ne manquèrent pas de s’exprimer puisque le Dr Alex Wodak (médecin australien considéré comme l’un des papes de la réduction des risques au niveau mondial) ne manqua pas de l’égratigner en plénière, alors même que Xavier Bertrand était assis à ses côtés. Passons sur cet épisode, il faut maintenant en tirer quelques leçons et penser à la longue liste de ce qu’il reste à faire en matière de substitution.

Le premier enseignement de cette bataille est que la réduction des risques liés à l’usage de drogues demeure l’un des champs les plus accidentés de la démocratie sanitaire. Un terrain meuble où continuent de s’affronter les préjugés plus que les idées, les considérations morales plus que les rationalités, et sur lequel on voudrait, au mieux, cantonner les usagèrEs au rôle de victimes, au pire à celui de présuméEs coupables. Penser les usagèrEs de drogues comme des acteurs/actrices de leur propre santé commence à être accepté, même si cela reste souvent très théorique ; les impliquer concrètement dans la conduite des politiques publiques frise encore le blasphème. Une fois de plus, depuis son arrivée à la MILDT, Didier Jayle a cru pouvoir nous imposer le fait du prince comme mode de concertation et il semble raisonnable de croire que cette affaire ne sera pas la dernière où des décisions autocratiques menaceront de balayer des années de fragile consensus.

La deuxième leçon, plus encourageante, est que les acteurs/actrices de la réduction des risques et de l’auto-support ont, malgré tout, appris à montrer les dents. Nous tairons ici le nom des multiples associations plutôt sages qui nous ont ouvertement réclamé un zap du président de la MILDT. Le fait est que nous n’aurons finalement pas eu besoin de le faire (tant le personnage est déconsidéré au sein même du gouvernement dont il dépend) mais cette capacité de mobilisation et la pugnacité dont l’ensemble des acteurs/actrices a fait montre est une véritable force pour l’avenir. Un avenir qui commence tout de suite puisque plusieurs chantiers sont ouverts du côté de la substitution.

Le premier chantier est celui de l’amélioration de l’accès à la méthadone. C’était une des principales recommandations de la conférence de consensus de 2004 sur les traitements de substitution et le ministère de la Santé s’est engagé à la suivre. La première solution pour améliorer l’accès à la méthadone, c’est de permettre sa primo-prescription par la médecine de ville. Actuellement, unE usagèrE qui veut initier un tel traitement doit passer par un Centre de Soins Spécialisés en Toxicomanie (CSST) ; ce qui dissuade un certain nombre, rétifVEs à emprunter un tel parcours ou simplement dans l’impossibilité de le faire pour d’évidentes raisons d’implantation géographique des CSST. Pour autoriser cette prescription directe par les médecins de ville, l’ANRS a été chargée de mener une étude, dont malheureusement les objectifs et les critères sont assez flous, pour ne pas dire étranges. Nous ne comprenons pas, en effet, la pertinence de comparer les pratiques à risques en termes de partage de matériel et d’incidence du VHC entre un groupe d’usagèrEs qui accéderait à la méthadone par unE médecin de ville et un autre groupe y accédant par un CSST. La seule question que tout le monde se pose est la suivante : y aura-t-il ou non plus de surdoses chez les usagèrEs qui ne seraient pas passéEs par un CSST ? Question à laquelle l’étude ne pourra que très difficilement répondre puisqu’elle ne concernera que 400 usagèrEs, alors que le nombre de surdoses mortelles de méthadone (au cours des dernières années) varie de 9 à 25 décès/an pour environ 15 000 personnes traitées, soit entre 0,06 et 0,16 %.

Deux nouveaux produits sont susceptibles de venir compléter assez vite le dispositif : la méthadone forme sèche (gélules au lieu de sirop) et le Suboxone dit Subutex « in-shootable ». Le premier est très attendu par les usagèrEs de la méthadone puisque les gélules allégeraient au quotidien le stockage et le transport de leur traitement, mais aussi parce que l’on craint que l’absorption quotidienne d’un sirop soit susceptible de poser des problèmes à long terme (diabète, etc.). Un avantage supplémentaire de cette forme sèche est d’être adaptée à la vie des usagèrEs les plus marginaliséEs (et notamment aux usagèrEs sans domicile) qui sont dans l’incapacité de stocker les flacons de méthadone sirop. Ces usagèrEs marginaliséEs, qui sont souvent les premièrEs à injecter le Subutex ou à le « booster » avec d’autres consommations, pourraient ainsi passer à la méthadone qui donne de bien meilleurs résultats du fait de ses effets antidépresseurs et ne conduit qu’à de bien moindres mésusages. Le problème est que la méthadone sèche est susceptible d’être injectée contrairement à la forme sirop, que la méthadone est un vrai « toxique » et peut donner lieu à des surdoses mortelles (ce qui n’est pas le cas du Subutex) et enfin qu’il est plus facile de revendre au marché noir des gélules que des flacons de sirop. A l’heure actuelle, il est donc envisagé qu’elle ne soit délivrée qu’à des usagèrEs traitéEs à la méthadone depuis au moins un an. Ce qui exclut de fait les usagèrEs de drogue qui ne seraient pas passés par une « période d’essai » avec le sirop, et donc les usagèrEs marginaliséEs... Nous devrons donc tenter de réduire cette période pour faciliter l’accès à la méthadone des usagèrEs qui ne peuvent que très difficilement passer par la forme sirop tout en étant évidemment très attentifVEs à la manière de procéder, afin de ne pas exposer les usagèrEs à de nouveaux dangers.

Le Suboxone, quant à lui, peut avoir un intérêt pour un certain nombre d’usagèrEs qui se sentiraient prêts à arrêter l’injection et que ce produit pourrait aider, mais il pose aussi un grand nombre de problèmes non résolus qui imposent donc une grande vigilance. En effet, ce produit qui contient de la naloxone (la molécule utilisée pour traiter les overdoses) a pour effet de générer un syndrome de sevrage (une crise de manque) lorsqu’il est injecté au lieu d’être laissé sous la langue. Cet effet a pour objectif de dissuader l’usagèrE et on est en droit d’imaginer que cela puisse être efficace dans un certain nombre de cas, mais il reste à prendre toutes les précautions nécessaires pour ne pas avoir comme résultat final le contraire de ce qui était attendu : le retour de l’héroïne et des overdoses. Si en effet, les généralistes prescripteurEs étaient tentéEs de faire passer leurs patientEs substituéEs au Suboxone de manière trop systématique, il est possible que des usagèrEs incapables de mettre fin à leurs pratiques d’injection se tournent à nouveau vers l’héroïne. Il est même possible que des usagèrEs mal informéEs et qui injecteraient le Suboxone recourent à l’héroïne pour gérer la crise de manque qui s’en suivrait, au risque de faire une surdose puisque l’effet de l’héroïne serait atténué par le Suboxone. Le laboratoire Schering-Plough qui produit ce traitement s’est de toute façon engagé à procéder à des études cliniques complémentaires, notamment pour les usagèrEs passant du Subutex au Suboxone puisque les études menées jusqu’à présent s’intéressaient surtout aux usagèrEs passant de l’héroïne au Suboxone. Et nous serons particulièrement intransigeantEs sur le fait que ces études soient menées à leur terme avant toute autorisation de mise sur le marché. Et ce, quelle que soit l’intensité du lobbying exercé par Schering-Plough, qui voudrait bien compenser avec ce nouveau produit la diminution des profits liés à la récente apparition d’une version générique du Subutex.

Parallèlement, et nous l’avons répété à maintes reprises depuis des mois : « pas de substitution inshootable sans substitution shootable ». De nombreuxSES usagèrEs traitéEs au Subutex sont incapables de mettre un terme immédiatement à leur pratique d’injection. Si la méthadone peut être une première réponse, si le Suboxone peut en être une seconde, la plupart de nos voisinEs européenNEs ont complété leur dispositif par des programmes de substitution injectable. Il existe en effet plusieurs produits qui permettraient aux usagèrEs dans l’incapacité d’interrompre leurs pratiques d’injection de réduire les conséquences de ce geste. Le Subutex, parce qu’il contient de l’amidon, entraîne des dommages graves chez les usagèrEs qui l’injectent alors qu’il existe des formes injectables de morphine, de méthadone ou même de buprénorphine qui ne posent évidemment pas les mêmes problèmes.

Réduire les risques liés à l’usage de drogue, ce n’est plus empêcher les individuEs d’utiliser des drogues à tout prix et il en va de même pour réduire les risques liés à l’injection, une société sans injection, ça n’existe pas, qu’on le veuille ou non. Mais ouvrir cette nouvelle porte, c’est encore une fois s’exposer aux foudres des forcenéEs de l’abstinence qui pensent aujourd’hui encore que l’abcès et l’amputation sont des méthodes satisfaisantes pour prévenir l’usage de drogues.

 

Source: http://www.actupparis.org/article2815.html


Publié le 17/05/2008 à 23:37
Par eflie
Humeur : Maussade

Les usages détournés du Subutex

Par le Dr Jean-Paul Gervaisot


Le subutex est un produit de substitution de l'héroïne, c'est à dire qu'il sert à éviter l'état de manque chez les personnes désireuses de ne plus consommer cette drogue. Il leur permet également de résister à la tentation de recommencer dans toutes les circonstances qui peuvent les amener à reconsommer (sollicitations, contrariétés, pressions morales, déprime ou dépression). Il est utilisé par prise sous la langue. Sa prescription chez un ancien usager d'héroïne peut être utile durant plusieurs années voire à vie.

1 / Les mésusages du Subutex.

Le shoot ou la voie intra-veineuse.

Le shoot n'apporte pas grand chose au consommateur sinon le geste qui le ramène à sa consommation d'héroïne, et qui donc par cela à un effet " satisfaisant ", et une certaine rapidité d'action, très relative, puisque pris à dose efficace et régulièrement, il n'y a pas d'état de manque ressenti (une prise toutes les 24 heures suffit).

Les risques du shoot sont par contre important. Le plus évoqué est celui de la phlébite et des embolies pulmonaires secondaires. Le produit est fabriqué pour ne pas être injecté, il est donc dense et génère des obstructions veineuses. La migration expose donc aux embolies et les cas sont légions. Ce risque existait déjà avec l'héroïne, on estime qu'une overdose sur deux est en réalité une embolie pulmonaire. Ce problème a toujours été et l'est toujours. Il semblerait toutefois que le subutex soit plus agressif pour les veines que l'héroïne. Mais la prescription de ce dernier et son usage a probablement dépassé en France l'usage d'héroïne. Dans le même temps, le nombre de décès a été divisé par prés de trois !. La remise en cause du subutex ne saurait donc être à l'ordre du jour.
Un autre problème du shoot du subutex est que par voie intraveineuse, un tiers du produit est détruit par le foie. Il faut donc des doses plus élevées en intraveineux que sous la langue pour stabiliser un consommateur d'héroïne.

En pratique, chez une personne qui peut se rendre quotidiennement à la pharmacie, la parade consiste à prescrire en délivrance quotidienne avec prise devant le pharmacien. Il y a bien sûr toujours quelques trucs pour shooter quand même. L'objectif de ces prescriptions est de faire réaliser à l'usager que la consommation per os, bien suivie, est confortable et satisfaisante.
Chez les personnes qui travaillent, la prise quotidienne devant le pharmacien peut fragiliser l'insertion sociale (arrêt de travail, licenciement). Il faut calculer le risque, être prudent, se faire aider par les proches avec l'accord du patient, savoir parfois attendre les vacances.

Le sniff.

L'absorption par voie nasale du subutex est souvent méconnue. Elle est le fait d'anciens " sniffeurs d'héroïne ". Il n'y a pas à ma connaissance de pathologie liée à cet usage : le subutex n'est pas un vasoconstricteur comme la cocaïne.

2/ Le surdosage.

Le surdosage n'a pas de conséquence sur la santé chez la personne sous subutex. Je n'ai pour ma part que très peu de patients qui ont besoin de 24 mg par jour, l'immense majorité a 12 mg et moins. Ces doses élevées doivent faire évoquer 3 situations :
- le partage des doses avec un proche,
- la revente ou le trafic,
- L'usage associé d'autres psychotropes.

3/ L'usage associé à d'autres psychotropes. Cannabis, alcool, benzodiazépines.

L'usage associé a un autre psychotrope est facile à mettre en évidence. La personne arrête son héroïne (ou la continue de façon irrégulière) mais n'évolue pas socialement et psychologiquement. Il n'y a pas d'élan de réinsertion. On doit donc éliminer un trouble psychologique ou psychiatrique associé. En l'absence de trouble, l'usage d'autres psychotropes est plus que probable.
La question de l'usage d'un autre psychotrope doit être posée, la réponse est la plupart du temps très franche s'il s'agit de cannabis, beaucoup moins s'il s'agit d'alcool, de benzodiazépines, d'héroïne, plus rarement de cocaïne.

Il est important de rappeler à l'usager (et au médecin) que " sa " prise en charge n'a pas pour objet d'obtenir l'arrêt de l'opiacé mais plutôt qu'il arrive à un état de bien-être physique et psychique, c'est à dire que le patient ne meurt pas d'un autre produit légal ou illégal et qu'il soit bien dans sa tête.

Source:

Publié le 24/03/2008 à 19:59
Par eflie
Humeur : Gaie
Un réseau de médecins, pharmaciens et revendeurs du produit de substitution à l'héroïne a été démantelé.

Par Jacqueline COIGNARD
QUOTIDIEN : lundi 2 avril 2007

Source:

Trois médecins, six pharmaciens et trois dealers présumés ont été mis en examen, samedi, dans une affaire de trafic de produits de substitution à l'héroïne, principalement du Subutex. La brigade des stupéfiants de Paris était sur le coup depuis octobre, après l'arrestation inopinée d'un homme en possession de trente-deux ordonnances pour du Subutex. L'enquête s'est soldée par cette douzaine d'interpellations, mercredi et jeudi, à Paris et dans la région parisienne. Ces personnes mises en examen par la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy pour infraction à la législation sur les stupéfiants, infraction à la législation sur les produits vénéneux et ou escroquerie à la Sécurité sociale, se seraient livrées à un juteux trafic, depuis 2004.
Attestations. D'après les enquêteurs, les trois médecins rédigeaient à tour de bras des ordonnances vendues 20 euros pièce, pour du Subutex ou du Skénan (antalgique puissant). Ces praticiens, exerçant dans le XIXe à Paris, à Villejuif (Val-de-Marne) et à Montreuil (Seine-Saint-Denis), se faisaient aussi rembourser les consultations par la Sécurité sociale en fournissant de fausses attestations de Couverture maladie universelle (CMU) ou d'Aide médicale d'Etat (AME) donnant droit à la gratuité. Ainsi, au cabinet de l'un des médecins, les enquêteurs seraient tombés sur un millier de photocopies de fausses attestations de CMU et d'AME. Deux d'entre eux ont été placés en détention provisoire, le troisième a été libéré sous contrôle judiciaire.
Deuxième maillon de la chaîne : les revendeurs, trois hommes âgés de 26 à 35 ans, originaires de Tunis et de Bagdad, et en situation irrégulière. Munis de leurs ordonnances et de fausses attestations CMU ou AME, ils s'approvisionnaient, sans bourse délier, dans l'une des six pharmacies du réseau, indiquent les enquêteurs.
Chez l'un des trois revendeurs présumés, ils ont mis la main sur plus de 200 plaquettes de Subutex, plus de 100 ordonnances vierges et un très grand nombre de photocopies de fausses attestations de CMU. De quoi alimenter les toxicomanes parisiens, mais aussi, semble-t-il, les pays d'Europe de l'Est et aussi la Finlande où ces cachets sont revendus très cher à l'unité. Les trois revendeurs présumés ont été placés en détention provisoire.
Accoutumance. Enfin, dernier maillon : les six pharmaciens localisés à Paris, Villejuif et Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), dont une femme de 83 ans. Selon la brigade des stupéfiants, l'une de ces officines a écoulé 12 000 boîtes de Subutex et près de 1 000 de Skénan depuis décembre. Ce réseau aurait occasionné, depuis 2004, un préjudice supérieur à 500 000 euros pour la Sécurité sociale. Les six pharmaciens ont été placés sous contrôle judiciaire.
Le Subutex, dérivé de l'opium, est davantage prescrit en France que dans les pays voisins qui ont plus souvent recours à d'autres produits de substitution, notamment la méthadone. Lorsqu'il est détourné de son usage et utilisé par voie intraveineuse, le Subutex provoque une forte accoutumance et de redoutables effets secondaires.
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Ma photo
Les Ravages du Subutex
Mon bloc perso.
Donc je tente de monter un blog pour parler des drogues et tout particulièremen t du subutex et ces ravages sur le corps humain.

J’es père que si des personnes hésite encore a shooter du subutex ou autre drogues après avoir vue le peut d’images et infos que j’ai put réunir les dissuade sur le champ.

Amica lement, Eflie
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