LES FRIGOS ONT HORREUR DU VIDE
J'avais envie d'ecrire, je ne savais pas par quel bout commencer. Vu que j'avais envie d'être lue... ben oui ! J'ai commencé par éplucher un livre rassemblant des listes et des listes de concours. Un concours pour moi c'était un thème, des contraintes, une date limite et... le cas échéant plus d'un lecteur. J'ai participé à des tas de concours de nouvelles sans en gagner aucun. En revanche, en lisant les textes primés j'ai réalisé que je n'étais pas, mais alors pas du tout sur la même longueur d'onde ! J'ai quand même essayé ce que je croyais être cette longueur d'onde là, pour voir mais j'ia encore loupé mon coup. Il était temps de tester autre chose.
Un concours de roman par exemple, de polar pour être plus précis. J'ai écrit "les frigos ont horreur du vide" en m'eclatant vraiment. J'ai tenu les délais pour le concours evidemment mais je n'ai rien gagné du tout. Bon 3 pages pour une nouvelle, je pouvais m'asseoir dessus, un roman entier je n'en ai pas eu envie. Du coup je l'ai expédié à des éditeurs. 7 en tout. Ca paraît simple comme ça, mais non, rien que pour avoir le courage d'imprimer le texte il m'a fallu des mois, pour affronter une photocopieuse, chercher des adresses, faire une lettre d'accompagnement, des paquets, aller à la poste, des mois et des mois de plus. Ben oui ! Un roman écrit, je pouvais toujours m'imaginer qu'il allait être publié, rêver, alors qu'un roman expédié chez des éditeurs et refusé, ça m'aurait fait moins rêver...
Bref 7 lettres de refus. J'ai fini par découvrir qu'au verso de l'une d'elle il y avait une lettre manuscrite de JJ Reboux, le directeur de la collection "canaille revolver" chez Baleine. Il me disait qu'il n'avait pas lu mon livre mais me demandait, au vu des deux notes de lectures de retravailler mon texte puis de lui renvoyer. J'avais déjà renoncé à espérer, je n'ai donc rien fait du tout. Pendant 6 mois.
Un jour, traînant mes guêtres dans une bibliothèque, j'ai voulu jeter un oeil à "canaille revolver", j'ai emprunté un livre d'Anne Matalon publié dans cette collection, je l'ai lu et... je me suis traitée de cinglée. Il était si évident que quelqu'un ayant adoré ce livre-là ne pourrait qu'adorer le mien ! Je me suis précipité sur mon manuscrit, je l'ai trafiqué pendant un jour ou deux et je l'ai renvoyé toute tremblante. Et là, miracle des miracles... Il a été publié ! Et j'ai signé un contrat avec le Seuil en plus, vu qu'entre temps il avait racheté Baleine....
Ah... vous n'avez rien appris sur "les frigos" ben lisez-le, il est même dans un tas de bibliothèques !
Ou alors faites un tour sur mon vieux, vieux site...
(cherchez roman puis frigos)
http://elise.fugler.ifrance.com/
A bientôt !
Un concours de roman par exemple, de polar pour être plus précis. J'ai écrit "les frigos ont horreur du vide" en m'eclatant vraiment. J'ai tenu les délais pour le concours evidemment mais je n'ai rien gagné du tout. Bon 3 pages pour une nouvelle, je pouvais m'asseoir dessus, un roman entier je n'en ai pas eu envie. Du coup je l'ai expédié à des éditeurs. 7 en tout. Ca paraît simple comme ça, mais non, rien que pour avoir le courage d'imprimer le texte il m'a fallu des mois, pour affronter une photocopieuse, chercher des adresses, faire une lettre d'accompagnement, des paquets, aller à la poste, des mois et des mois de plus. Ben oui ! Un roman écrit, je pouvais toujours m'imaginer qu'il allait être publié, rêver, alors qu'un roman expédié chez des éditeurs et refusé, ça m'aurait fait moins rêver...
Bref 7 lettres de refus. J'ai fini par découvrir qu'au verso de l'une d'elle il y avait une lettre manuscrite de JJ Reboux, le directeur de la collection "canaille revolver" chez Baleine. Il me disait qu'il n'avait pas lu mon livre mais me demandait, au vu des deux notes de lectures de retravailler mon texte puis de lui renvoyer. J'avais déjà renoncé à espérer, je n'ai donc rien fait du tout. Pendant 6 mois.
Un jour, traînant mes guêtres dans une bibliothèque, j'ai voulu jeter un oeil à "canaille revolver", j'ai emprunté un livre d'Anne Matalon publié dans cette collection, je l'ai lu et... je me suis traitée de cinglée. Il était si évident que quelqu'un ayant adoré ce livre-là ne pourrait qu'adorer le mien ! Je me suis précipité sur mon manuscrit, je l'ai trafiqué pendant un jour ou deux et je l'ai renvoyé toute tremblante. Et là, miracle des miracles... Il a été publié ! Et j'ai signé un contrat avec le Seuil en plus, vu qu'entre temps il avait racheté Baleine....
Ah... vous n'avez rien appris sur "les frigos" ben lisez-le, il est même dans un tas de bibliothèques !
Ou alors faites un tour sur mon vieux, vieux site...
(cherchez roman puis frigos)
http://elise.fugler.ifrance.com/
A bientôt !
