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Publié le 02/06/2007 à 18:47
Par Elo
 les Rois Hérétiques

Dans le monde des Cinq Royaumes, la guerre pour le pouvoir fait rage. Le fanatique Himerius, chef de l'ordre religieux des Inceptines, obtient que les étrangers et les magiciens de la cité d'Hebrion soient mis à mort. Mais trois des cinq rois ramusiens se soulèvent contre cette nouvelle puissance spirituelle : ils devront d'abord organiser la résistance pour garder leur trône, quitte à faire face à une véritable guerre civile. Pendant ce temps, plus à l'est, Corfe le guerrier parvient à repousser l'assaut des combattants medruks. Il prend sous sa protection le haut pontife Macrobius, dont la vie est menacée par les intrigues politico-religieuses. Quant au noble Hawkwood, parti à la recherche du continent légendaire à bord de sa caravelle, avec un équipage de sorciers et de hors-la-loi exilés d'Hebrion, il touche enfin terre, pour devoir aussitôt se confronter à un nouvel ennemi mystérieux. Pendant ce temps, dans le monastère de Charibon, deux humbles moines découvrent un très ancien manuscrit, la biographie du saint Ramusio lui-même. Un texte qui pourrait changer la face de ce monde...

Publié le 28/05/2007 à 19:09
Par Elo





Archives de la présidence de la République.
Valéry Giscard d’Estaing (1974-1981)



Les fonds de la présidence de la Ve République occupent aux Archives nationales une place à part. Leur teneur leur confère en effet une force particulière, car on se situe là au plus haut sommet de l’État, à l’ultime niveau du processus de décision politique.

Parmi ces fonds, celui de la Présidence de Valéry Giscard d’Estaing est le premier à avoir été constitué de manière systématique et raisonnée. Il représente ainsi un ensemble complet et homogène, composé d’une part des dossiers du Président lui-même, d’autre part de ceux de ses collaborateurs (secrétaires généraux, chefs de cabinet, conseillers diplomatiques, politiques et économiques), enfin de ceux des services de fonctionnement élyséens (service du protocole, service de presse ou service photographique).

C’est aussi le premier fonds présidentiel à être entré aux Archives nationales sous le régime que l’on appelle aujourd’hui “ protocole de remise ”. Avant Valéry Giscard d’Estaing, on traite les fonds de la Présidence comme des fonds privés ; après lui, leur statut public est clairement établi. Ce changement de perspective, inspiré de l’expérience américaine, illustre le souci d’innovation et de transparence du chef de l’État, doublé d’une volonté de laisser aux historiens un matériau de qualité. Cette pratique fut par la suite reprise et développée par François Mitterrand, et fait désormais partie intégrante des usages institutionnels de la République.

Cet instrument de recherche largement illustré retrace de manière singulière une facette de l’histoire du septennat giscardien et plus généralement des années soixante-dix. Il vient en outre compléter une collection qui couvre déjà la Présidence de la IVe République et celle de Georges Pompidou.

Archives de la présidence de la République. Valéry Giscard d’Estaing, répertoire numérique détaillé établi par Pascal Geneste, assisté de Violaine Chatelain et Gabrielle Vitali. Paris, Archives nationales – Somogy, éditions d’art, 2007, 707 p., 45 euros. ISBN-10: 2757200801 ISBN-13: 978-2757200803


Publié le 28/05/2007 à 13:36
Par Elo
Encore une fois , je vous fais partager le bouquin que je lis actuellement. Les monarchies divines sont en 5 tomes.
La cité Ramusienne, Aekir, vient de tomber sous les coups des armées du sultan Aurungzeb. Dans le feu, les massacres, les viols et destructions inévitables c’est l’exode des populations aux quatre coins du monde des cinq royaumes connus. Les Inceptines forment dans la ville d’Hebrion un groupement de fanatiques religieux dont la profession de foi n’est ni plus ni moins l’éradication de toute magie sur terre. Le Roi Abeyleyn 4 désespère sur les moyens pour contrecarrer ce pouvoir religieux qui chaque jour progresse dans le royaume, comme le mal insigne préludant quelque futur malheur. Les castes de magiciens pensent au pire et Bardolin le Mage songe à l’exil, un départ qu’il finira par entreprendre avec une jeune lycanthrope chassée elle aussi par la folie de l’Eglise qui monte en puissance. C’est là que le jeune noble Hawkwood va faire son apparition. Arrivé en navire au port d’Abrusio, il va voir son équipage en grande partie arrêté et sa vie mise à mal par le nouvel ordre qui peu à peu se met en place. Un autre continent, territoire vierge de tout pas humain, se trouverait, dit un cousin du roi, par delà les mers connues, et au bout, la mort ou la vie, le retour ou la disparition. Engagé dans ce périple au bout d’un monde encore plat dans la conscience des hommes, Hawkwood va embarquer avec un équipage composé des sorciere et magiciens reclus, rejetés par le nouveau dogme, pour un voyage qui les mènera aux confins des frontières connues, comme si au-delà se trouvait la chute irrémédiable dans les abysses de mille enfers. Sur cette trame fascinante, Kearney brode un récit de haute volée où une narration très élaborée, très descriptive, nous dresse le portrait d’une époque réinventée, avec des considérations socio-religieuses qui, pour peu qu’elles soient "exotiques" dans leur déploiement et à des lieux de nos concepts, n’en constituent pas moins un miroir vivant des vicissitudes humaines et des déboires des états ayant tourné le dos à une laïcité organisatrice pour abdiquer face au dogmatisme d’une religion.


Voici un commentaire que j'ai trouvé sur internet:

Petite histoire de Kearney

Une fois n’est pas coutume, il va falloir parler du mystère Kearney comme en France il y eut jadis un mystère Steven Erickson. En effet, l’édition américaine ne nous avait pas habituée à pareille attitude (quoique) , mais le fait que la saga de Kearney ait dû attendre sept ans pour voir le bout du nez au pays de la liberté est quand même assez étonnant. Ce natif d’Irlande du Nord s’est vu durant quelques temps ignoré par le gratin de l’édition américaine qui l’avait peut-être un peu facilement dénigré pour d’obscures raisons. Il semblerait même que le fait que le couple Kearney bien que devenus citoyens américains depuis n’ait en rien amélioré cette situation. C’est le Canadien Steven Erickson qui parvint un jour à susciter de l’intérêt pour l’auteur et de fait le sortir définitivement de cet anathème littéraire. Parallélisme des chemins, parcours confondus, il semblerait que Erickson ait subit la même chose mais en notre chère patrie de France. Un premier volume paru chez Buchet Chastel, meilleure vente dans le genre sur plusieurs mois, puis c’est l’interruption soudaine, sans aucune autre raison qu’un changement soudain de politique éditoriale chez l’éditeur. Et depuis, plus rien, en France on fait facilement "Tabula Rasa" pour du beurre, ce qui ne peut susciter que dégoût et ressentiment. Bref, s’il n’y avait pas eu Erickson, inutile de dire que ce pauvre Kearney aurait connu la même chute dans les gouffre sans fonds des éditeurs peu scrupuleux. Alors qu’on attend toujours que la remarquable saga des "Brûleurs de ponts" du grand Erickson reparaisse un jour en France (Ououuuu y’a un éditeur présent ? ) , les Editions du Rocher nous font l’honneur de découvrir enfin une autre grande série de Fantasy entièrement originale et novatrice. Encore un choix judicieux de la part d’Adèle Schnur des Editions du Rocher, qui, après le cycle de Mitchell Graham, provoque de nouveau la même agréable surprise, et hisse de fait sa maison d’édition au niveau de Bragelonne, Atalante, Mnémos ou Fleuve Noir. Un deuxième coup d’essai et un coup de maître pour Adèle, merci encore chère Adèle.........

Des identifications topologiques

Première grande qualité de la saga, les topos usités par la prose parfaite de l’auteur font preuve d’une étonnante familiarité avec les topos de notre histoire. En outre, ces "métaphorisations" de notre géopolitique passée réitèrent à merveille les conflits passés entre orient et occident. Ainsi, les Royaumes de Ramusie correspondent quelque peu à nos royaumes chrétiens de l’époque, Hebrion pourrait correspondre à l’Hébron actuelle, sorte de Jerusalem terrestre, le Royaume de Torun serait un équivalent à la Hongrie, la grande ville d’Aekir à Constantinople, le royaume du Merduk aux Turcs, et la ville de Torunna à Vienne. Kearney parvient à mettre en scène ces royaumes dans un monde en proie aux conflits répétés avec réalisme et force, et les soubresauts politiques rythment les spectaculaires scènes de batailles impliquant charges de cavalerie, scènes de guerres avec force tirs au canon et destructions de villes. Cela renforce la cohésion de sa prose et la dynamique de son intrigue où politique et guerres, géostratégie et batailles sont intimement liées.

Des luttes religieuses

Pouvoir Papal et culte magique sont les deux épigones du monde de Kearney, chacun représentant en quelque sorte les parangon de ce qu’on nomme de nos jours intégrismes et minorités religieuses. Une autre qualité de la saga de Kearney est cette extension des conflits entre royaumes dans le microcosme d’un groupe d’individus qui s’embarquent pour un voyage vers l’inconnu. Ambitions contrariées, piétisme voilé, intolérance religieuse, subterfuges de la magie, rumeurs de conspiration, tous ces invariants socioculturels font preuve d’une écriture travaillée et réfléchie, une écriture qui, tout en se plaçant dans le registre de la grande aventure, n’en distille pas moins de remarquables vues sur les conflits de pouvoirs et, en toile de fond, cette idée de la survivance, que ce radeau de la méduse partie vers l’inconnu symbolise à merveille. Conte sur la lutte des pouvoirs, rivalité entre pouvoirs, cette saga qui compte quatre autres volumes en langue américaine, fait montre d’une grande subtilité sur la quête de factions diverses pour l’hégémonie, une hégémonie qui doit s’installer motivée uniquement par un soucis d’indépendance royale, que cela se fasse au prix de l’intolérance ou de l’égalité, deux modalité interchangeables. Une vision juste de notre monde mise en métaphore par les besoins d’une Uchronie emprunte de magie et de cette foi naïve typique de l’époque de Christophe Colomb, où le voyage était souvent prétexte à installer et reconduire ce qu’il y a somme toute de plus important : Le Pouvoir. Voilà pourquoi, le pouvoir Papal ayant ses propres limites, les ambitions des magiciens exclus doivent elles être également limitées (les sept arts magiques étant un moyen de diviser la magie pour mieux la dominer) grâce à la verve d’un auteur qui se hisse au niveau des plus grands......... Encore un choix remarquable de la part d’Adèle Schnur, et encore une preuve de la nouvelle vitalité de la traduction en France dont les choix sont de plus en plus plus pertinents."

Publié le 20/05/2007 à 14:04
Par Elo
Humeur : Gaie
Comme tout le monde le sait, je travaille dans un service d'Archives départementales. Je suis chargée de la série J, qui est ma série préférée!!!

Origine
La série J rassemble des archives d'origine privée entrées par " voie extraordinaire " aux Archives départementales, c'est-à-dire par don, dépôt ou achat et non par versement réglementaire. C'est une série très variée qui ne cesse de s'enrichir.

Composition et typologie
A leur entrée, les documents isolés et les petits fonds sont placés les uns à la suite des autres dans une sous-série unique dite " J continu " (J 1 à l'infini). Les fonds plus volumineux, près de deux cents, reçoivent un numéro d'ordre individuel et constituent ainsi des sous-séries particulières. Une description de chaque fonds est donnée des répertoires.

On y distingue plusieurs catégories :
Archives familiales et personnelles
Elles regroupent d'une part des chartriers et des fonds familiaux, d'autre part des papiers provenant de particuliers  ou de personnalités locales : hommes politiques, religieux, scientifiques.

Archives du monde du travail
On y trouve des archives d'entreprises,de syndicats, de commerçants.

Une place particulière est accordée en Seine-Maritime aux archives d'architectes avec treize fonds conservés à ce jour dont le fonds de l'ordre régional des architectes.

Archives religieuses

Outre les archives de l'archevêché, on conserve les fonds de paroisses catholiques et protestantes, les archives de communautés religieuses et des fonds des établissements scolaires catholiques.

Archives d'associations
Souvent des archives d'associations historiques, archéologiques ou autres...

Communicabilité
La communicabilité des archives privées est libre, sous réserve, parfois, de l'accord du déposant.

Instruments de recherche
Répertoires numériques dactylographiés et récolements.
Interrogation informatique
Intérêt de la série
La variété des fonds conservés en série J en fait une série indispensable tant pour l'histoire familiale et religieuse que pour l'histoire économique, sociale et politique du département.


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