|
Mes liens
Mes blogs favoris
Mes catégories
Trafic
Noter ce blog :
281 connectés
6193 visiteurs
Ce blog est classé 1546ème
Score de ce blog : 3,67
|
Mon bloc perso.
DESORMAIS NOUS AVONS UN NOUVEAU BLOG
http://ency clopedie-marxis te.over-blog.co m CELUI CI NE SERAT PLUS ACTUALISE Coup de gueule d'un responsable EDF concernant le 20h de mercredi soir 12 mars 08. Vous l'avez peut être vu, hier soir au 20h sur TF1, un illuminé nous a donné une leçon sur les économies d'énergie. En cette période de grand froid, c'était plutôt bien placé, et ça changeait un peu du réchauffé sur le raz-de-marée de 2004, les attentats en Irak, le procès de la pédophilie, les accidents de la route et autres images noires qu'on nous passe à la pelle tous les soirs.... Mais notre illuminé, il nous a pris pour des idiots : Il nous a expliquéqu'en coupant toutes les veilleuses de nos appareils électriques, on pouvait économiser 15% de notre consommation. Il a raison, faut couper les veilleuses... mais il nous prend pour des cons ! Car ce ne sont que 2 à 3% d'économie qui sont envisageables ... sauf si on possède 10 télévisions, 15 chaînes hi-fi et 20 magnétoscopes ! Ensuite notre illuminé nous a expliqué qu'en mettant des lampes à économie d'énergie, on pouvait économiser 30 à 35% d'énergie. Il a raison, faut mettre des lampes à économie d'énergie, mais encore une fois faut pas nous prendre pour des cons ! Car c'est 4 à 5 % que l'on peut économiser, sauf si la maison est équipée comme celle de l'arrière-grand -père, c'est à dire juste des lampes et pas de frigo,micro onde, lave linge, lave vaisselle, sèche-linge et j'en passe, car si il y a tout ces appareils là, l'éclairage ne pèse pas lourd dans la consommation. Pour couronner le tout, une brillante journaliste de TF1 a pris le relais et a fait le total des économies qu'on peut faire, pour une fois elle comptait autre chose que des morts, des enfants violés ou des voitures brûlées : 15 % sur les veilleuses + 35% sur les lampes ça fait 50% d'économie d'énergie !... Elle ne l'a pas dit, mais on a deviné que demain,on va pouvoir arrêter la moitié des centrales électriques !... C'est trop con, mais pourquoi est ce qu'on nous a pas expliqué tout ça avant ! Pour continuer dans la connerie, la TF1 girl's nous a ensuite dit que pour les 50% restants, on pouvait les alimenter avec des panneaux solaires qui produisent de l'électricité 'verte', en nous montrant une photo d'une belle maison avec un petit panneau solaire derrière. Là, j'ai failli tomber de ma chaise, car on n'avait encore jamais vu un niveau de désinformation pareil, une absurdité aussi monumentale, car en effet, pour produire ces 50 % restants, si on se base sur une consommation moyenne de 6 Kw (un abonnement sans chauffage électrique), il faudrait que chaque maison possède 140 mètres de panneaux solaires pour un coût de 89 628 Euros (c'est bon pour le porte-monnaie de celui qui les vend !) Dans le chapitre 'c'est bon pour la planète', il convient d'ajouter que les panneaux solaires, on ne sait pas quoi en faire quand ils arrivent en fin de vie, car ils contiennent plein de silicium et autres métaux lourds très polluants . Le TF1 reportage d'hier soir s'arrête là. Pour de l'info qu'on diffuse à 20h à tous les Français, c'est grave. La production d'électricité, je connais très bien j'ai donc repéré tout suite l'arnaque à l'info. Mais pour le reste, ce que je ne connais pas bien, je suis persuadé qu'on nous raconte les mêmes conneries, alors maintenant je ne crois plus à grand chose. C'est vraiment dommage pour les gamins car eux ils ont tout à apprendre et ils gobent facilement. Ne croyez surtout pas que je suis contre les économies d'énergies, je suis à 100% pour, quand elles sont réalistes, mais ça me fout en rogne d'entendre des conneries pareilles ! Pour continuer dans l'intox, connaissez vous Biville sur mer en Seine Maritime ? C'est un petit village du littoral près de Dieppe, où 6 éoliennes sont récemment sorties de terre. Six engins de dernière génération qui occupent 4 kms de notre littoral normand et dont les pales culminent à 85 m de hauteur. Chaque éolienne à une puissance maxi de 2 mégawatts... quand le vent souffle fort. Ce n'est pas grand chose comparé au 2600 mégawatt qui sortent en permanence de la centrale nucléaire voisine, mais c'est toujours ça, surtout quand il fait très froid comme en ce moment,d'autant plus que cette année les barrages sont vides suite à la sécheresse de cet été. Dommage quand même que cette énergie renouvelable soit si chère et non maîtrisable (4 fois plus chère que celle de l'atome), mais c'est pas grave, EDF à obligation de le racheter (et cher). Ça reste marginal, ça ne ce voit pas trop sur la facture des clients. Mai s revenons à nos 6 éoliennes ; depuis quelques jours il n'y a qu'une seule éolienne qui tourne, les 5 autres seraient elles privées de vent ? Que nenni, du vent il n'y en a pas depuis plusieurs jours, ce qui est généralement le cas quand il fait très froid, ou très chaud. C'est la nature, l'homme ne lui dicte pas encore sa loi. Mais alors, s'il n'y a pas de vent comment expliquer qu'une et une seule des éoliennes tourne ? La réponse est très simple : On veut nous faire croire à fond aux énergies renouvelables , alors on n'hésite pas à tricher pour en cacher le mauvais coté. Ben oui, ça ferait pas bien pour les habitants de la région qui n'ont pas encore accepté ça dans leur paysage, de voir toutes les éoliennes à l'arrêt alors qu' il fait - 4 degrés dehors. Alors, tout simplement, on en fait tourner une .en moteur (oui c'est possible, en lui donnant du courant!). Ça consomme un peu d'électricité, mais ça fait croire que ça produit de l'énergie. Il est temps d'arrêter de nous rabâcher tous les soir à la météo 'c'est bon pour la planète', parce que là, on sait plus trop ou est le bien et le mal, et on va finir par penser que ceux qui donnent des conseils sont les plus 'dégueulasses '. Ne croyez surtout pas que je suis contre les énergies renouvelables. Au contraire, si elles pouvaient remplacer nos centrales nucléaires, au charbon ou au fioul, j'en serais ravi. Mais malheureusement , de l'électricité 'dite propre' sans fumées, sans CO2, sans atomes, disponible quand on en a besoin, à un prix qui ne détruise pas nos emplois et ne saborde pas notre confort, ça n'existe pas. Dans 20, 30 ou 50 ans peut être.... Dans mon entourage, je ne connais personne qui lave du linge propre, ou qui met en route son lave vaisselle vide... Alors il est grand temps que les médias et certains idéaux politiques arrêtent de nous prendre pour des demeurés avec des reportages orientés, tronqués et des leçons de civisme qui ne tiennent pas la route. Ah oui, j'allais l'oublier : j'ai même entendu il y a environ 3 semaines, Evelyne Dhéliat nous dire, après sa page météo, qu'il ne faut pas mettre trop de chauffage dans la voiture car ça consomme du carburant et 'c'est pas bon pour la planète'. Evelyne, si tu avais pris des cours de mécanique, tu saurais que le chauffage de la voiture récupère la chaleur de l'eau du circuit de refroidisseme nt du moteur et cette eau chaude il faut absolument la refroidir en la faisant passer soit dans le radiateur principal (celui qui se trouve derrière la calandre), soit dans le radiateur du chauffage de l'habitacle, sinon c'est la mort du moteur ! Si cette eau n'est pas assez refroidie, c'est même le ventilateur du circuit de refroidissement qui doit s'en charger en consommant de l'électricité pour tourner! Et ça ...'c'est pas bon pour la planète' par contre! On pourrait aussi évoquer les biocarburants, présentés comme carburants verts alors que s'engager dans cette voie, c'est un désastre écologique et humain à brève échéance : flairant l'aubaine, de grands groupes agro-alimentair es défrichent en ce moment des forêts entières et remplacent des cultures destinées à l'alimentation humaine par ces plantations destinées à la production de carburant 'vert'. Vous vous doutiez de cet effet pervers du biocarburant? Mais c'est un autre débat et j'ai des palpitations déjà rien que d'y penser... Surtout, surtout, je vous en prie ... INFORMEZ-VOUS ! Et diffusez ceci si cela vous interpelle. _____________ _______________ Publié le 29/05/2008 à 09:24
Humeur : Gaie
Magazine «Time» (États-Uni) : Au Japon le communisme se porte bien
> Ajouter un commentaire
Publié le 15/05/2008 à 18:23
Le 7 février dernier, les juges de la Cour d’appel d’Anvers ont rendu un jugement proprement magistral en offrant à mes camarades et à moi-même un ticket retour vers la liberté. Contre toute attente, ils ont écarté d’un revers de la main les élucubrations du procureur fédéral sur la « dangerosité » et le « caractère criminel » des militants inculpés. Ils ont en outre pulvérisé les sinistres projets du procureur qui consistaient à établir des tribunaux d’exception en Belgique, à criminaliser la résistance à l’oppression des Etats et à condamner des idées, en l’occurrence, marxistes. Leur courage et leur intégrité méritent sans aucun doute le respect et les compliments de tous les démocrates de ce pays et d’ailleurs. En effet, grâce à eux, depuis le 7 février dernier, dans ce pays, on peut à nouveau se dire communiste et militer pour un idéal révolutionnaire sans risquer de se retrouver derrière les barreaux. Mais pour combien de temps encore ? Côté procureur fédéral, ce n’est que partie remise, car il a décidé de se pouvoir en cassation. En attendant la suite de cette saga judiciaire époustouflante, j’aimerais revenir sur certains cas bien moins heureux, notamment celui de mon petit frère de lutte Ferhat Gerçek, que j’ai évoqué dans un précédent numéro. Ferhat est ce tout jeune Turc âgé de 16 ans originaire de Giresun en Mer noire et habitant un quartier pauvre d’Istanbul. En octobre dernier, un policier lui a tiré dans le dos alors qu’il distribuait l’hebdomadaire de gauche «Yürüyüs». Depuis, il est condamné à se déplacer en chaise roulante. Ferhat a récemment assuré qu’il pourra remarcher grâce à l’amour de ses camarades. Malgré la lésion par balle dont il souffre à la moelle épinière, le voilà déjà accomplir ses premiers pas dans les couloirs de son hôpital. Son agresseur en uniforme n’a jamais été interpellé. Il est d’ailleurs toujours à son poste. Normal puisque pour la police et la magistrature turques, prôner le socialisme en Turquie, même à travers la distribution d’un journal, est en soi une activité terroriste. On se rappellera que cette logique unilatérale fut défendue bec et ongles par le procureur fédéral, tout au long de notre procès. Mes pensées vont également aux nombreux activistes incarcérés pour avoir dénoncé dans une conférence de presse, l’exécution en décembre dernier d’une révolutionnaire du DHKP-C dénommée Kevser Mirzak ou pour avoir assisté à ses funérailles. Parmi les victimes de ces rafles, il y a Ethem Açikalin, président de la section de Adana de l’association turque des droits de l’homme (IHD), Meryem Özsögüt, une dirigeante du syndicat de la santé (SES) ainsi que plusieurs membres d’associations de quartier. Participer à une conférence de presse ou à des funérailles est en l’occurrence interdit par les lois turques lorsque la victime est labellisée « terroriste ». D’ailleurs, « victime » n’est pas le mot car en Turquie, un « terroriste » n’est jamais « victime ». Notre procureur fédéral et national n’en pense pas moins… Que dire aussi de ces innombrables intellectuels et manifestants kurdes arrêtés ces dernières semaines pour avoir dénoncé les récentes opérations de l’armée turque visant les guérilleros du PKK retranchés dans le Kurdistan irakien ? Sur décret du gouvernorat, de la police et du quatrième tribunal d’assises de la ville de Van, il est aujourd’hui interdit de crier « assez » en kurde au motif que « Êdi Bessé » (qui rappelle le très latino et non moins sympathique « Ya Basta ») est un slogan en faveur du PKK. En réalité, « Êdi bessé » est le nom de la nouvelle campagne menée par le parti pro-kurde DTP pour le droit à l’éducation en langue kurde, pour l’arrêt de la guerre menée au Kurdistan et pour la levée du régime d’isolement dont souffre Abdullah Öcalan, le dirigeant suprême du PKK, qui occupe à lui tout seul l’île-prison d’Imrali… Déclarer son ras-le-bol en langue kurde devient ainsi de facto un acte terroriste. Heureusement, en Belgique, nous n’en sommes pas encore là. Dans l’affaire du DHKP-C, le spectre du maccarthysme qui hantait le tribunal d’Anvers, a dû ravaler sa langue fourchue, rendre son tablier (ou sa toge, c’est selon) et plier bagages, la queue entre les jambes. Pour le procureur Delmulle, c’était le monde à « l’Anvers » ! Mais pour combien de temps encore… Bahar KIMYONGÜR Publié le 15/05/2008 à 18:20
Humeur : Rebelle
Anvers n’est pas Ankara
Le 7 février dernier, les juges de la Cour d’appel d’Anvers ont rendu un jugement proprement magistral en offrant à mes camarades et à moi-même un ticket retour vers la liberté. Contre toute attente, ils ont écarté d’un revers de la main les élucubrations du procureur fédéral sur la « dangerosité » et le « caractère criminel » des militants inculpés. Ils ont en outre pulvérisé les sinistres projets du procureur qui consistaient à établir des tribunaux d’exception en Belgique, à criminaliser la résistance à l’oppression des Etats et à condamner des idées, en l’occurrence, marxistes. Leur courage et leur intégrité méritent sans aucun doute le respect et les compliments de tous les démocrates de ce pays et d’ailleurs. En effet, grâce à eux, depuis le 7 février dernier, dans ce pays, on peut à nouveau se dire communiste et militer pour un idéal révolutionnaire sans risquer de se retrouver derrière les barreaux. Mais pour combien de temps encore ? Côté procureur fédéral, ce n’est que partie remise, car il a décidé de se pouvoir en cassation. En attendant la suite de cette saga judiciaire époustouflante, j’aimerais revenir sur certains cas bien moins heureux, notamment celui de mon petit frère de lutte Ferhat Gerçek, que j’ai évoqué dans un précédent numéro. Ferhat est ce tout jeune Turc âgé de 16 ans originaire de Giresun en Mer noire et habitant un quartier pauvre d’Istanbul. En octobre dernier, un policier lui a tiré dans le dos alors qu’il distribuait l’hebdomadaire de gauche «Yürüyüs». Depuis, il est condamné à se déplacer en chaise roulante. Ferhat a récemment assuré qu’il pourra remarcher grâce à l’amour de ses camarades. Malgré la lésion par balle dont il souffre à la moelle épinière, le voilà déjà accomplir ses premiers pas dans les couloirs de son hôpital. Son agresseur en uniforme n’a jamais été interpellé. Il est d’ailleurs toujours à son poste. Normal puisque pour la police et la magistrature turques, prôner le socialisme en Turquie, même à travers la distribution d’un journal, est en soi une activité terroriste. On se rappellera que cette logique unilatérale fut défendue bec et ongles par le procureur fédéral, tout au long de notre procès. Mes pensées vont également aux nombreux activistes incarcérés pour avoir dénoncé dans une conférence de presse, l’exécution en décembre dernier d’une révolutionnaire du DHKP-C dénommée Kevser Mirzak ou pour avoir assisté à ses funérailles. Parmi les victimes de ces rafles, il y a Ethem Açikalin, président de la section de Adana de l’association turque des droits de l’homme (IHD), Meryem Özsögüt, une dirigeante du syndicat de la santé (SES) ainsi que plusieurs membres d’associations de quartier. Participer à une conférence de presse ou à des funérailles est en l’occurrence interdit par les lois turques lorsque la victime est labellisée « terroriste ». D’ailleurs, « victime » n’est pas le mot car en Turquie, un « terroriste » n’est jamais « victime ». Notre procureur fédéral et national n’en pense pas moins… Que dire aussi de ces innombrables intellectuels et manifestants kurdes arrêtés ces dernières semaines pour avoir dénoncé les récentes opérations de l’armée turque visant les guérilleros du PKK retranchés dans le Kurdistan irakien ? Sur décret du gouvernorat, de la police et du quatrième tribunal d’assises de la ville de Van, il est aujourd’hui interdit de crier « assez » en kurde au motif que « Êdi Bessé » (qui rappelle le très latino et non moins sympathique « Ya Basta ») est un slogan en faveur du PKK. En réalité, « Êdi bessé » est le nom de la nouvelle campagne menée par le parti pro-kurde DTP pour le droit à l’éducation en langue kurde, pour l’arrêt de la guerre menée au Kurdistan et pour la levée du régime d’isolement dont souffre Abdullah Öcalan, le dirigeant suprême du PKK, qui occupe à lui tout seul l’île-prison d’Imrali… Déclarer son ras-le-bol en langue kurde devient ainsi de facto un acte terroriste. Heureusement, en Belgique, nous n’en sommes pas encore là. Dans l’affaire du DHKP-C, le spectre du maccarthysme qui hantait le tribunal d’Anvers, a dû ravaler sa langue fourchue, rendre son tablier (ou sa toge, c’est selon) et plier bagages, la queue entre les jambes. Pour le procureur Delmulle, c’était le monde à « l’Anvers » ! Mais pour combien de temps encore… Bahar KIMYONGÜR Publié le 05/05/2008 à 09:15
Humeur : Rebelle
5 mai 2008- communiqué de presse - Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)
à propos du 250ème anniversaire de la naissance à Arras de Maximilien Robespierre le 6 mai 1758. Le 6 mai 1758, voici 250 ans, naissait à Arras Maximilien Robespierre. Malgré la campagne de calomnie que la réaction n’a cessé de mener contre sa mémoire, Robespierre fut le principal dirigeant de la Révolution française, le plus grand événement progressiste de l’histoire mondiale depuis la révolte de Spartacus et avant la Révolution russe de 1917 conduite par Lénine, lequel a aujourd’hui l’honneur de partager avec Robespierre la haine revancharde de la contre-révolution et des renégats du communisme. Publié le 05/05/2008 à 09:03
Humeur : En colère
Jusqu’ou ira le PCF dans le suivisme anti-OGM ? « Les progrès scientifiques, les savoirs faire des agriculteurs pourraient permettre de nourrir une planète bien plus peuplée qu’aujourd’hui » ainsi commence l’éditorial de P Le Hyaric de l’Huma Dimanche du 17 avril consacré à la crise alimentaire mondiale. L’éditorial, les articles ainsi que l’interview du Directeur général de la FAO, démontre que la crise alimentaire est la conséquence de choix politiques pris par les institutions internationales et par les forces dominantes des pays en voie de développement. A aucun moment n’est fait mention d’une quelconque responsabilité des entreprises capitalistes qui fournissent les technologies au monde agricole dans ce désastre alimentaire. Pourtant ce sont bien elles qui sont rendues responsables par certains de l’asservissement du monde agricole ? Qui manipule qui ? Le développement de la recherche fait que la technologie prend et prendra de plus en plus d’importance dans l’agriculture au détriment des pratiques empiriques de l’agriculture vivrière. Les progrès du machinisme agricole, de la chimie, de la connaissance des sols, de la biologie et très récemment de la recherche spatiale, modifient en profondeur les pratiques agricoles. Si l’agriculture est en crise ce n’est pas la conséquence des pratiques agricoles (empiriques ou modernes), mais des choix politiques découlant de la nature de classes des institutions internationales et des Etats. Face aux crises sociales conséquences de choix politiques, certaines forces proposent de revenir à un monde agricole protégé de l’environnement économique par l’autosuffisance alimentaire et l’exclusion de la technologie. Ces forces proposent que la société s’organise autour des valeurs traditionnelles de l’agriculture ancestrale. Ce courant idéologique représenté au gouvernement par Mme Kosciusko-Morizet est celui de l’écologie profonde, qui se décline en France et dans le monde par toute une série d’associations environnementalistes. Ces associations ont en commun le rejet de la technologie qui est présentée comme la cause fondamentale des maux de notre planète. L’approfondissement de la crise du capitalisme avec son cortège de violence sociale, de tensions internationales favorise le développement de l’irrationnel qui constituent le terreau de cette idéologie. La crise du mouvement révolutionnaire, l’absence de perspectives contribue à son développement. Les OGM, représentés comme une intrusion étrangère au monde agricole cristallisent la peur de l’avenir. Il est consternant que le PCF qui s’est toujours battu pour l’appropriation sociale des technologies a fait sienne l’idéologie des associations environnementalistes. 1°) Dans son éditorial du N°9 de Communisme et Ecologie, Alain Hayot illustre le glissement opéré par le PCF vers les thèses de l’Ecologie profonde « refuser l’idée de décroissance absolue nous conduit à poser en termes nouveaux ces questions ; produire comment, pour quoi faire, en faveur de qui, pour répondre à quels besoins, à quels désirs individuels et collectifs tout en garantissant la liberté de choix pour chacun et chacune ». Ce discours présente une grande homologie avec les thèses défendues dans la revue l’Ecologiste dirigée et financée par le multimilliardaire T Goldsmith. Les associations environnementalistes sont parées de toutes les vertus, leur souci de protection de l’environnement en ferait des références dont il faudrait reproduire les discours et les idées. Communisme et Ecologie sous couvert d’une publication du PCF n’est ni plus ni moins qu’une caisse de résonnance de l’idéologie des ces associations, dont les financements et la gouvernance sont d’une grande opacité. Alain Hayot refuse tout débat sur la question des OGM. Il préfère organiser des débats sur le développement durable comme en septembre 2006 avec …Mme C Lepage et … J Attali où à la dernière fête de l’Humanité avec un membre d’Attac et la Secrétaire d’Etat N Kosciusko-Morizet. Le N°9 de Communisme et Ecologie est une compilation de déclarations reproduisant les différentes déclinaisons du discours anti-OGM. A l’exception de la CGT-INRA dont les dirigeants sont membres du Parti des travailleurs pour qui tout ce qui sort des entreprises capitalistes est intrinsèquement suspect, tout le reste n’est que la reprise du discours des associations environnementalistes. Je rappelle qu’au Grenelle de l’environnement les scientifiques et les organismes de recherche n’étaient pas invités. Indécosa-CGT travaille depuis de nombreuses années avec la Confédération paysanne, Greenpeace, le CRIIGEN, il n’y a rien de surprenant à ce qu’elle reproduise leurs discours. J’attire l’attention sur le texte de Roland Charlionet, Productivisme et production, qui constitue un cadre politique aux textes anti-OGM qui suivent. Il est affirmé que dans le système capitaliste, la production n’est réalisée qu’en vue du seul profit. Certes, mais le profit ne se réalise que s’il y a vente de la marchandise produite, qu’elle soit produit fini, intermédiaire ou service. La vente d’une marchandise est avant tout la satisfaction d’un besoin social. Il n’y a production que s’il y a marché. Produire pour produire n’a aucun intérêt pour le capitaliste, toute production doit être socialisée. Cette condamnation du productivisme sert à justifier une agriculture dont la production est essentiellement domestique. Cette agriculture autosuffisante n’a pas besoin de technologie, le savoir ancestral sert de référence, le marché est tout au plus local, le système de vente est celui de la vente directe. C’est le socialisme qui était productiviste, car il produisait pour produire sans se préoccuper du marché, sans se préoccuper de satisfaire les besoins sociaux. Les salariés avaient de l’argent, mais ne pouvaient le dépenser puisque ce qui était en vente ne correspondait pas à leurs besoins. A l’inverse, en système capitaliste les salariés ont toutes les difficultés à acheter des marchandises qui sont en abondance. Cette réalité fondamentale est gommée dans le discours de R Charlionet. Il ne reste que le productivisme qui détruit la nature. La solution qui en découle on peut l’appeler comme on veut, raisonnée, absolue, c’est la décroissance. Les 7 millions de Français qui vivent ou plutôt survivent en dessous du seuil de pauvreté (moins de 819 €/mois) ne font pas partie des préoccupations de R Charlionet. Ces points fondamentaux étant évacués, il est possible de passer aux OGM instruments de Monsanto et de la dégradation de l’environnement, c’est ce à quoi s’emploie page suivante Cl Seureau, pour qui « J Bové est une forme de communisme » docte sentence prononcée lors d’une AG des communistes de Vitry. La mouvance Bové est bien représentée à la commission Ecologie et Développement Durable puisque nous y trouvons J Perreux, son ex directeur de campagne électorale à la présidentielle. La Direction du PCF a délégué sa réflexion et ses initiatives à la mouvementologie environnementaliste. Le N°7 de « Communisme et Ecologie » prend d’ailleurs ses distances avec le nucléaire. La démocratie participative thème à la mode au PCF aboutit à faire des élus les relais des associations environnementalistes. Afin de valider son orientation anti-OGM, A Hayot recherche la caution de scientifiques. C’est là que le bât blesse. Qui sont ces scientifiques anti-OGM ? C Velot et GE Seralini sont signataires d’une pétition en ligne intitulée pour une médecine écologique qui demande la légalisation des médecines dites traditionnelles, c'est-à-dire du charlatanisme. (http://www.acecomed.org/manifeste/index.php?petition=2). Quelques pages du site internet sont consacrées à dénigrer la vaccination. Un lien (http://www.coordiap.com/index.htm) renvoie à un manifeste pour la liberté de conscience, en clair la défense des sectes « persécutées ». En plus de C Velot et GE Seralin,i nous trouvons parmi les signataires deux autres militants anti-OGM notoires, J M Pelt du CRIIGEN et G Kaestler de semences paysannes. Voilà qui relativise le caractère progressiste de la lutte anti-OGM. Anti-OGM et charlatanisme se confondent. M Robin spécialiste du reportage bidonné est aussi une adepte du paranormal ; voir son reportage très complaisant « Le sixième sens : science et paranormal » précédemment diffusé sur CANAL + et sur ARTE. Le salon de la Marguerite est en Alsace un salon dédié aux médecines parallèles et pseudo sciences en tout genre. Nous y trouvons deux scientifiques anti-OGM C Velot et J Testart discourant sur les OGM avec F Grosdidier président d’une association écologiste et …député UMP. GE Seralini, C Velot, PA Gouyon, JM Pelt, enseignants chercheurs, sont membres du GRIIGEN de « la camarade » C Lepage du MODEM. Le CRIIGEN est principalement financé par Carrefour qui comme chacun sait est une société à but non lucratif. JM Pelt est un mystique impliqué dans nombre d’organisations écologistes avec le multimilliardaire T Goldsmith financier international des associations écologistes prônant l’écologie fondamentale. J Testart est le dirigeant de « Sciences citoyennes », nous y retrouvons C Velot. Pour cette association, les scientifiques sont les maîtres d’œuvre des politiques scientifiques, ils portent une lourde responsabilité dans les dérèglements sociaux et écologiques. Ils doivent être sous le contrôle des citoyens. J Testart exonère le capital et les forces politiques qui gèrent les Etats. Le Pacte pour la Recherche et la Loi de Responsabilité des Universités qui donnent au Capital et au gouvernement la maitrise totale de l’appareil de recherche et d’enseignement supérieur ne font pas partie des préoccupations de J Testart ni de C Velot. J Testart directeur de recherche INSERM et son association sont aux abonnés absents des luttes contre les profondes restructurations en cours dans les organismes publics de recherche notamment à l’INSERM. J Testart écrit une chronique dans « La Décroissance , le journal de la joie de vivre» la publication du Parti de la décroissance. Le numéro d’avril est intitulé «Merde au pouvoir d’achat», celui de février avait pour une « Et si on limitait les salaires ! ». Quant à JP Berlan, économiste, Directeur de recherche à l’INRA il est membre d’ATTAC. Voilà pour les 6 principaux, il y a bien quelques seconds couteaux mais ils sont moins en pointe dans les média. Tous ont en commun de ne pas travailler dans la transgénèse végétale ! Les scientifiques publient leurs résultats dans des revues à comités de lecture, ils se rencontrent confrontent leurs point de vue, établissent des collaborations dans des colloques, des congrès. La recherche est une activité internationale faite de compétitions et de collaborations dans lequel s’affrontent en permanence des théories, des points de vue. Ce sont les données expérimentales qui valident et infirment ces théories et ces points de vue. Or nos chevaliers anti-OGM ne publient pas dans le domaine de la transgénèse végétale, et par conséquent ne rencontrent pas dans les congrès leurs collègues travaillant dans cette discipline. Tous les deux ans se tient un symposium international sur la biosécurité des plantes génétiquement modifiées, le 10e aura lieu cette année en Nouvelle Zélande en septembre, nos paladins anti-OGM partisans de la médecine non scientifique n’y seront pas. Contrairement à ce que certains osent affirmer, les travaux scientifiques concernant les OGM sont légions. Une correspondance dans « Nature Biotechnology » comptabilise 31848 publications (comptes arrêtées en 2003) sur les biotechnologies végétales, dont 30624 dans le domaine « science et technologie » et 1224 sur «l’alimentation, les aspects sociologiques, politiques, éthiques et légaux » 4480 publications concernaient directement les plantes GM et 1678 leurs aliments dérivés, ce qui inclut un total de 2189 consacrées à la «sécurité». De ces dernières, 692 sont des «études de recherche» qui sont distinguées des «commentaires». Les études sur l’environnement (détection, flux de gène, effets sur insectes non-cibles, etc) étaient au nombre de 455 et celles sur l’alimentation et la santé (composition, toxicologie, nutrition, etc.) de 237 (dont plus de 100 étaient des études nutritionnelles). http://www.nature.com/nbt/journal/v25/n6/full/nbt0607-624b.html. Toutes les données expérimentales vont dans le sens d’une innocuité des OGM aussi bien pour l’environnement que pour la santé animale et humaine ! Pour être commercialisés, les OGM sont soumis à des procédures définies internationalement auxquelles aucun aliment n’a jusqu’à maintenant été soumis. Les procédures d’autorisations des OGM sont détaillées dans les 3 liens suivants : http://imposteurs.over-blog.com/article-18527214.html, http://imposteurs.over-blog.com/article-18527494.html, http://imposteurs.over-blog.com/article-18527698.html. Les autorisations données par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire comme son équivalent européen ne sont pas données à la légère. L’agence européenne vient d’ailleurs de répondre au gouvernement français qu’elle n’avait aucune raison objective de changer son opinion quant à l’innocuité du MON810 ! GE Seralini comme Lyssenko 60 ans auparavant soumet la démarche scientifique à son idéologie. Alors que les autorités sanitaires française et européennes n’avaient rien trouvé à redire à innocuité du maïs MON863. Il soutint qu'un réexamen statistique des données initiales mettait en évidence des différences pondérales significatives entre les rats nourris avec cet OGM et les témoins ainsi qu’un impact sur le foie et les reins. A la demande de la commission européenne, l’Agence européenne de sécurité alimentaire a diligenté un groupe d’experts européens en biostatistique pour réexaminer en détail les travaux de GE Seralini. Les experts ont rencontré GE Seralini afin de se faire préciser sa méthodologie. Le rapport d’expertise est sans appel. Il met en cause la méthodologie employé par GE Seralini qui n’est pas biostatisticien et conclut à l’absence de différences significatives entre les rats nourris au MON863 et les témoins. Qu’à cela ne tienne, relançant la polémique le CRIIGEN, l’officine de C Lepage, a mis en cause la durée du test jugée insuffisante appelant à prolonger les tests au delà de 90 jours. C’est chose faite, avec une étude japonaise de 52 semaines qui conclut à l’innocuité du MON863. Autant la presse et les média furent prolixes pour relayer le discours alarmiste de M Séralini, autant ils furent silencieux quand les résultats infirmaient l’idéologie de ce dernier. Il s’apparente d’ailleurs plus au prédicateur millénariste qu’au scientifique : http://imposteurs.over-blog.com/article-18357100.html. |
Mon calendrier
Tribune libre
Contactez-moi
Mail :
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||