iBLOG précédent iBLOG suivant



Mes catégories
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Trafic
Noter ce blog :
1 5
1 connecté
4851 visiteurs
Ce blog est classé 1546ème
Score de ce blog : 3,67
Mon bloc perso.
DESORMAIS NOUS AVONS UN NOUVEAU BLOG

http://ency clopedie-marxis te.over-blog.co m

CELUI CI NE SERAT PLUS ACTUALISE


Coup de gueule d'un responsable EDF concernant le 20h de mercredi soir 12
mars 08.

Vous l'avez peut être vu, hier soir au 20h sur TF1, un illuminé nous a donné
une leçon sur les économies d'énergie. En cette période de grand froid,
c'était plutôt bien placé, et ça changeait un peu du réchauffé sur le
raz-de-marée de 2004, les attentats en Irak, le procès de la pédophilie, les accidents
de la route et autres images noires qu'on nous passe à la pelle tous les
soirs....

Mais notre illuminé, il nous a pris pour des idiots : Il nous a
expliquéqu'en coupant toutes les veilleuses de nos appareils électriques, on pouvait
économiser 15% de notre consommation. Il a raison, faut couper les veilleuses...
mais il nous prend pour des cons !
Car ce ne sont que 2 à 3% d'économie qui sont envisageables ... sauf si on
possède 10 télévisions, 15 chaînes hi-fi et 20 magnétoscopes !

Ensuite notre illuminé nous a expliqué qu'en mettant des lampes à économie
d'énergie, on pouvait économiser 30 à 35% d'énergie. Il a raison, faut mettre
des lampes à économie d'énergie, mais encore une fois faut pas nous prendre
pour des cons ! Car c'est 4 à 5 % que l'on peut économiser, sauf si la maison
est équipée comme celle de l'arrière-grand -père, c'est à dire juste des lampes
et pas de frigo,micro onde, lave linge, lave vaisselle, sèche-linge et j'en
passe, car si il y a tout ces appareils là, l'éclairage ne pèse pas lourd
dans la consommation.

Pour couronner le tout, une brillante journaliste de TF1 a pris le relais et
a fait le total des économies qu'on peut faire, pour une fois elle comptait
autre chose que des morts, des enfants violés ou des voitures brûlées :
15 % sur les veilleuses + 35% sur les lampes ça fait 50% d'économie
d'énergie !...
Elle ne l'a pas dit, mais on a deviné que demain,on va pouvoir arrêter la
moitié des centrales électriques !... C'est trop con, mais pourquoi est ce qu'on
nous a pas expliqué tout ça avant !

Pour continuer dans la connerie, la TF1 girl's nous a ensuite dit que pour
les 50% restants, on pouvait les alimenter avec des panneaux solaires qui
produisent de l'électricité 'verte', en nous montrant une photo d'une belle
maison avec un petit panneau solaire derrière. Là, j'ai failli tomber de ma
chaise, car on n'avait encore jamais vu un niveau de désinformation pareil, une
absurdité aussi monumentale, car en effet, pour produire ces 50 % restants, si
on se base sur une consommation moyenne de 6 Kw (un abonnement sans chauffage
électrique), il faudrait que chaque maison possède 140 mètres de panneaux
solaires pour un coût de 89 628 Euros (c'est bon pour le porte-monnaie de celui
qui les vend !)

Dans le chapitre 'c'est bon pour la planète', il convient d'ajouter que les
panneaux solaires, on ne sait pas quoi en faire quand ils arrivent en fin de
vie, car ils contiennent plein de silicium et autres métaux lourds très
polluants .

Le TF1 reportage d'hier soir s'arrête là. Pour de l'info qu'on diffuse à 20h
à tous les Français, c'est grave. La production d'électricité, je connais
très bien j'ai donc repéré tout suite l'arnaque à l'info. Mais pour le reste, ce
que je ne connais pas bien, je suis persuadé qu'on nous raconte les mêmes
conneries, alors maintenant je ne crois plus à grand chose. C'est vraiment
dommage pour les gamins car eux ils ont tout à apprendre et ils gobent
facilement.

Ne croyez surtout pas que je suis contre les économies d'énergies, je suis à
100% pour, quand elles sont réalistes, mais ça me fout en rogne d'entendre
des conneries pareilles !
Pour continuer dans l'intox, connaissez vous Biville sur mer en Seine
Maritime ?
C'est un petit village du littoral près de Dieppe, où 6 éoliennes sont
récemment sorties de terre. Six engins de dernière génération qui occupent 4 kms
de notre littoral normand et dont les pales culminent à 85 m de hauteur.
Chaque éolienne à une puissance maxi de 2 mégawatts... quand le vent souffle fort.
Ce n'est pas grand chose comparé au 2600 mégawatt qui sortent en permanence
de la centrale nucléaire voisine, mais c'est toujours ça, surtout quand il
fait très froid comme en ce moment,d'autant plus que cette année les barrages
sont vides suite à la sécheresse de cet été. Dommage quand même que cette
énergie renouvelable soit si chère et non maîtrisable (4 fois plus chère que
celle de l'atome), mais c'est pas grave, EDF à obligation de le racheter (et
cher).
Ça reste marginal, ça ne ce voit pas trop sur la facture des clients.

Mai s revenons à nos 6 éoliennes ; depuis quelques jours il n'y a qu'une
seule éolienne qui tourne, les 5 autres seraient elles privées de vent ?
Que nenni, du vent il n'y en a pas depuis plusieurs jours, ce qui est
généralement le cas quand il fait très froid, ou très chaud. C'est la nature,
l'homme ne lui dicte pas encore sa loi.
Mais alors, s'il n'y a pas de vent comment expliquer qu'une et une seule des
éoliennes tourne ?
La réponse est très simple : On veut nous faire croire à fond aux énergies
renouvelables , alors on n'hésite pas à tricher pour en cacher le mauvais coté.
Ben oui, ça ferait pas bien pour les habitants de la région qui n'ont pas
encore accepté ça dans leur paysage, de voir toutes les éoliennes à l'arrêt
alors qu' il fait - 4 degrés dehors.
Alors, tout simplement, on en fait tourner une .en moteur (oui c'est
possible, en lui donnant du courant!). Ça consomme un peu d'électricité, mais ça
fait croire que ça produit de l'énergie.
Il est temps d'arrêter de nous rabâcher tous les soir à la météo 'c'est bon
pour la planète', parce que là, on sait plus trop ou est le bien et le mal,
et on va finir par penser que ceux qui donnent des conseils sont les plus
'dégueulasses '.
Ne croyez surtout pas que je suis contre les énergies renouvelables. Au
contraire, si elles pouvaient remplacer nos centrales nucléaires, au charbon ou
au fioul, j'en serais ravi. Mais malheureusement , de l'électricité 'dite
propre' sans fumées, sans CO2, sans atomes, disponible quand on en a besoin, à un
prix qui ne détruise pas nos emplois et ne saborde pas notre confort, ça
n'existe pas.
Dans 20, 30 ou 50 ans peut être....
Dans mon entourage, je ne connais personne qui lave du linge propre, ou qui
met en route son lave vaisselle vide... Alors il est grand temps que les
médias et certains idéaux politiques arrêtent de nous prendre pour des demeurés
avec des reportages orientés, tronqués et des leçons de civisme qui ne
tiennent pas la route.

Ah oui, j'allais l'oublier : j'ai même entendu il y a environ 3 semaines,
Evelyne Dhéliat nous dire, après sa page météo, qu'il ne faut pas mettre trop de
chauffage dans la voiture car ça consomme du carburant et 'c'est pas bon
pour la planète'. Evelyne, si tu avais pris des cours de mécanique, tu saurais
que le chauffage de la voiture récupère la chaleur de l'eau du circuit de
refroidisseme nt du moteur et cette eau chaude il faut absolument la refroidir en
la faisant passer soit dans le radiateur principal (celui qui se trouve
derrière la calandre), soit dans le radiateur du chauffage de l'habitacle, sinon
c'est la mort du moteur ! Si cette eau n'est pas assez refroidie, c'est même
le ventilateur du circuit de refroidissement qui doit s'en charger en
consommant de l'électricité pour tourner! Et ça ...'c'est pas bon pour la planète'
par contre!
On pourrait aussi évoquer les biocarburants, présentés comme carburants
verts alors que s'engager dans cette voie, c'est un désastre écologique et humain
à brève échéance : flairant l'aubaine, de grands groupes agro-alimentair es
défrichent en ce moment des forêts entières et remplacent des cultures
destinées à l'alimentation humaine par ces plantations destinées à la production de
carburant 'vert'. Vous vous doutiez de cet effet pervers du biocarburant?

Mais c'est un autre débat et j'ai des palpitations déjà rien que d'y
penser...

Surtout, surtout, je vous en prie ... INFORMEZ-VOUS !

Et diffusez ceci si cela vous interpelle.


_____________ _______________
Publié le 02/04/2008 à 14:33
Par dalembert
Humeur : Rebelle

Lettre ouverte aux communistes

 

Depuis plus de 10 ans, les plantes génétiquement modifiées (PGM) sont l’objet d’une campagne d’hostilité menées par une multitude d’associations qui les accusent ayant été conçues uniquement pour servir les intérêts des multinationales d’asservir la paysannerie de mettre en danger la biodiversité et la santé des individus qui les consomment.

Chercheur en biologie, je n’avais aucune opinion tranchée sur la question des PGM. Afin de m’en forger une je fis la lecture de 3 ouvrages, (La guerre au vivant -OGM & les mystifications scientifiques JP Berlan, Agonne) le second de GE Seralini (OGM, le vrai débat, poche), le dernier de L M Houdebine (OGM, le vrai le faux, Le Pommier). Après 30 pages j’ai du abandonner la lecture du premier ouvrage, tellement la caricature était grossière. De la lecture de l’ouvrage de GE Seralini, opposé aux PGM, je ressentais une image négative des biotechnologies appliquées au végétal et l’auteur ne dégageait aucune perspective. Celui de L M Houdebine favorable aux PGM répondait plus à la raison même de mon activité de recherche. Mais la lecture décisive dans la compréhension de la problématique des PGM[1] fut celle de « La marchandise » de K Marx qui me fit comprendre la nature profondément réactionnaire des mouvements anti-PGM.

Depuis je me suis engagé dans le combat que j’estime être celui de la rationalité et de la défense de tous mes collègues scientifiques calomniés pour leur contribution au développement d’une technologie que je considère comme majeure dans l’histoire de l’Humanité.

A cette fin j’ai écrit trois tribunes dans l’Humanité sur cette question (Les petits propriétaires terriens, 18 septembre 2003, le titre n’est pas de moi mais de la rédaction !, L’obscurantisme : cela suffit ! 10 septembre 2004, De la technologie à la stratégie, 2 aout 2007 (pour cette tribune la Direction du journal a effacé mon appartenance au PCF, ne tenant visiblement pas à ce qu’un membre du PCF apparaisse favorable au PGM) ainsi que Libéralisme et Capitalisme ne sont pas synonymes avec Jean Claude Delaunay, 15 septembre 2006). Aucun dirigeant du PCF à commencer par Alain Hayot ne m’a porté la contradiction sur les PGM, ce sont les membres d’ATTAC à qui la Direction du journal a complaisamment ouvert ses colonnes qui s’en sont chargés.Le PCF n’a jamais eu de réflexion sur les PGM. Il n’a fait que reprendre à son compte une idéologie portée par d’autres.J’ai décidé d’écrire cette lettre ouverte à la suite du numéro du 5 mars de l’Humanité où le journal consacrait 4 pages dont la une à faire du marketing pour le film « Le monde selon Monsanto » programmé par Arte.

Afin qu’il n’y ait aucune ambigüité dans ma démarche, j’ai écrit le texte qui suit en tant que travailleur scientifique (Chargé de recherche Inserm), syndiqué à la CGT et membre du Parti Communiste Français.

 

****

 A°) Le monde réel Mme MM Robin, l’auteur du film d’Arte est connue dans la profession des journalistes pour son manque de rigueur. Le texte de la présentation de son précédent reportage diffusé sur ARTE le 17 septembre 2006 et précédemment sur CANAL + le 3 juin 2004 (reportage doublé lui aussi par un livre) montre le penchant de Mme Robin pour le sensationnel au détriment de la rationalité scientifique.Le sixième sens : science et paranormalLe paranormal est-il soluble dans la science ? Notre cerveau possède-t-il des capacités encore insoupçonnées ? Une voyante, un extralucide et un guérisseur se prêtent aux expérimentations des scientifiques… avec des résultats étonnants.Alors que les États-Unis et nombre de pays européens reconnaissent la parapsychologie comme une science à part entière, le sujet reste tabou en France. Même si les phénomènes paranormaux n’ont jamais été prouvés, de nombreux laboratoires font des expériences sur les états modifiés de conscience qui révèlent des capacités insoupçonnées de notre cerveau. Marie-Monique Robin a rencontré plusieurs extralucides qui se sont prêtés à des expérimentations scientifiques : la célèbre voyante Maud Kristen, dont on mesure les ondes cérébrales lors des séances divinatoires ; un ancien agent de la CIA, qui a acquis un don de vision à distance depuis son expérience de “mort imminente”, ce qui lui a permis de sauver des otages et de donner des renseignements stratégiques fondamentaux à ses collègues ; et un guérisseur français qui, grâce à l’apposition des mains, est parvenu à soigner des patients atteints d’une grave maladie de la peau.http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/Les-pouvoirs-caches-de-l_E2_80_99esprit/Programme/1317020,CmC=1316996.html

Mme MM Robin comme pour « Le monde selon Monsanto » n’aime visiblement pas la critique  http://www.metapsychique.org/A-propos-du-documentaire-La.html

Elle avait auparavant réalisé un reportage « vol d’yeux » basé sur des informations non recoupées.

Son film sur Monsanto procède de la même démarche : faire partager ses convictions aux spectateurs. Tout le film est structuré autour d’une trame : le caractère nocif de Monsanto. Ce n’est pas un film d’enquête mais de propagande. Il est truffé d’approximations, de contrevérités et de falsifications. Ainsi les plantes monstrueuses présentées comme des croisements du maïs local avec le maïs transgénique sont en fait des plants d’Arabidobsis Taliana une autre plante dont le caractère « fleur double » est du à une mutation. La rigueur scientifique n’est pas le souci de la réalisatrice. Yann Arthus-Bertrand militant anti OGM expliquait sans détour la démarche militante des écologistes le 19 novembre 2006, dans l’émission de France 5 Arrêt sur image « Je pense que tous les moyens sont bons pour faire avancer les choses ». « On peut se tromper, ça peut être mal fait, manipulateur, n’empêche que c’est bien ». Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ! Le but de cette opération est d’associer, les PGM avec l’agent orange. Bayer a conçu et produit l’ypérite ainsi que l’aspirine. Faut il rejeter le second au nom du premier ? Entreprise de chimie Monsanto a entrepris une reconversion dans les biotechnologies végétales. Faut il associer les PGM à l’impérialisme américain ? Les pratiques commerciales de toutes entreprises capitalistes condamnent-elles ce qu’elles produisent ? Quel est le but réel de ce film ? Le pseudo débat qui a suivi le film avec deux militants anti-PGM (C Vélot et J Bové) et le blog d’Arte y répondent, dénoncer les OGM à travers Monsanto.

Il y a du TF1 dans la stratégie d’Arte. La chaine a supprimé son émission scientifique « Archimède » malgré les très nombreuses protestations pour surfer sans aucune rigueur sur des sujets controversés dans le sens du vent pseudo-radical à seule fin d’élargir son audience.

Ce qu’il faut retenir du pamphlet de Mme Robin : Monsanto étend son emprise sur la planète par la corruption des autorités, des scientifiques et en terrorisant les paysans.

La conclusion coule de source: arracher les OGM c’est lutter contre la stratégie de Monsanto Paraphrasant A Bebel qui disait que « l’antisémitisme est le socialisme des imbéciles », je dirais «que « l’anti-Monsanto ou l’anti-PGM est l’anticapitalisme des imbéciles ».  

Reprenons l’argumentaire anti-PGM.

 

1°) Par le brevetage des semences les firmes s’approprieraientt le vivant et assujettiraient la paysannerie.

 

Ce ne sont pas firmes qui décident du régime de la propriété intellectuelle. En matière de semences, les entreprises américaines appliquent le droit américain qui est celui des brevets. En Europe c’est le certificat d’obtention végétal (COV) qui régit la propriété intellectuelle, il s’applique pour les semences conventionnelles comme pour les semences génétiquement modifiées. Ce système vise à protéger le travail de l’entreprise semencière qui a produit la variété tout en maintenant le libre accès à la ressource génétique pour les autres entreprises semencières. Le Burkina Faso qui développe un vaste programme de développement de PGM en collaboration avec Monsanto et Syngeta a imposé le COV à ses partenaires.

Concernant l’achat des semences la transposition en droit français (article 6 de la loi du 29 novembre 2004) de la directive européenne 98/44/EC (journal officiel L213 du 30 juillet 1998) prévoit l’application des modalités de l’article 14 du règlement CE n° 2100/94. Ce règlement s’appliquait déjà pour les semences conventionnelles protégées par un COV. Le législateur européen et français a choisi d’homogénéiser le droit pour les agriculteurs de ressemer une partie de sa récolte qu’il s’agisse de semences conventionnelles ou ayant intégré une innovation biotechnologique couverte par un brevet. Cela ne concerne pas bien entendu les semences des plantes hybrides (maïs et betterave).

La création de nouvelles variétés repose de plus en plus sur la recherche scientifique et nécessite la validation de nombreux tests et essais. La valeur ajoutée se déplace dans les laboratoires. Cette évolution ne plait pas à tout le monde. L’association « semences paysannes » de G Kaestler milite pour que les paysans puissent commercialiser leurs récoltes obtenues à partir de semences non certifiées, c'est-à-dire non génétiquement homogènes. Il est impossible dans ces conditions d’assurer une pureté variétale et une quelconque qualité des semences. Ceci est en totale contradiction avec le sacro-saint principe de précaution mis en permanence en avant par les mêmes pour refuser les PGM. Mais il est vrai que l’essentiel est de se libérer de la tutelle des firmes qui par la maitrise de la technologie domineraient la paysannerie !

Qui assujettit la paysannerie ? Celui qui lui vend la technologie ou celui qui lui achète ses productions ?

Monsanto pèse 7,5 milliards de dollars de chiffre d’affaire, quand Carrefour, un des bailleurs de fond du mouvement anti-PGM en France pèse 80 milliards d’euros.

Les centrales d’achat des grandes surfaces prolétarisent la profession agricole maraichère, en lui imposant ses prix et les variétés à cultiver. Il est pour le moins curieux que les tenants « de l’agriculture paysanne »  soient silencieux sur cette dépendance économique !

 2°) Les PGM favorisent les grands propriétaires 

La technologie augmente la puissance de travail. Cet accroissement bénéficie à tous ceux qui ont les moyens d’investir. Cet accroissement sera d’autant plus important que l’investissement technologique est important. La technologie ne fait qu’amplifier une différence entre ceux qui ont les moyens d’investir et ceux qui n’ont pas d’autre choix que d’investir pour survivre. Fallait il empêcher l’introduction des machines à commandes numériques et garder les tours et autres fraiseuses pour garder les petites entreprises ? C’est tout le sens du combat anti-PGM s’opposer au progrès technologique au lieu de combattre un ordre social. Il y a une confusion entre la technologie et la politique agricole. L’Etat doit aider la paysannerie à accéder à toutes les innovations technologiques lui permettant d’améliorer la qualité de ses productions.

 

3°) Les PGM représentent un danger potentiel pour la biodiversité et la santé de l’Homme 

 

Si les scientifiques qui travaillent sur les PGM sont achetés par Monsanto, il est logique que les PGM présentent de tels dangers. La théorie du complot à ses limites car cela fait quant même beaucoup de monde soldés par Monsanto à travers le monde.

Pour qui prend-on les scientifiques ? Ces derniers seraient des docteurs Folamour qui se désintéresseraient des conséquences de leur recherche. Il est vrai qu’il est plus facile de s’en prendre aux scientifiques qu’à la nature de l’ordre social. Beaucoup de laboratoires, d’institutions académiques travaillent sur les PGM à travers le monde. Leurs travaux donnent lieux à publications dans des revues à comités de lecture, à des colloques, à des congrès. Et tous feraient semblant de ne rien voir, de masquer les dangers. Comme si l’influence des PGM sur leur environnement ne faisaient pas partie de la démarche scientifique ! Le principe d’équivalence en substance que réfutent les anti-PGM est un principe international qui a été défini conjointement par l’OMS, la FAO et l’OCDE qui bien entendu sont tous complices de la multinationale. Les risques sont liés aux caractéristiques d’un produit et non à la manière avec laquelle il a été obtenu. Il a continuité entre les PGM et les plantes classiques et non rupture, il faut donc évaluer le produit et non la technique.

Il n’y a aucun résultat scientifique qui montre une quelconque dangerosité des PGM et ce ne sont pas les recherches qui manquent. Toutes les opérations alarmistes (papillon monarque, pomme de terre Putzaï, maïs Starlink, contamination maïs mexicain, maïs mon863) se sont effondrées malgré le relai particulièrement actif des médias. Cela fait plus de 12 ans que les PGM sont cultivés en plein champ et il n’y rien mais rien de concret à leur opposer. 10,5 millions d’hectares soit 7 % des terres sont cultivés en PGM. 10, 5 millions d’agriculteurs dont 90 % dans les pays en voie de développement utilisent des semences génétiquement modifiées et tout ce petit monde serait à l’insu de son plein gré subordonné à Monsanto et assimilés !!! Si des paysans se suicident en Inde ce n’est pas à cause des PGM mais de l’usure (le PC indien ne condamne pas les PGM, mais les conditions de prêts des banques aux agriculteurs). Ce ne sont pas les PGM qui sont responsables de la déforestation mais le gouvernement argentin qui ne fait rien pour réguler l’extension des surfaces cultivées.

Si les paysans passent de plus en plus nombreux aux semences génétiquement modifiées c’est tout simplement parce qu’elles ont une valeur d’usage supérieure aux semences conventionnelles.

Si en France nous sommes passés de 40 h de maïs génétiquement modifiés à 22 000 h en 4 ans, c’est que vraisemblablement ce maïs doit présenter un quelconque avantage sur les variétés conventionnelles. Le réchauffement climatique se traduit par un développement des infestations. Dans le sud ouest les agriculteurs sont confrontés à 2 et maintenant 3 cycles d’infestation par la pyrale et la sésamie, ce qui oblige à 8 traitements (minimum) d’insecticides ! Le maïs transgénique Bt présente un taux quasi nul de mycotoxines. Les mycotoxines sont produites par les champignons qui infectent la plante attaquée par les ravageurs. Les mycotoxines (ochratoxine A, trichothécènes, zéaralènone, fumosines, etc..) sont responsables de pathologies chez l’animal. Les fumosines pourraient être impliqués dans le cancer de l’œsophage chez l’Homme. L’aflatoxine est la principale cause du cancer du foie chez l’Homme en Afrique et en Asie. Quasiment absente en Europe, elle a fait son apparition en Italie il y a quelques années et a été détectée il y a peu dans le sud ouest de la France, vraisemblablement du fait de l’évolution climatique. Les teneurs en mycotoxines des PGM sont 100 fois inférieures à celle des plantes bio. Avec le réchauffement climatique, les mycotoxines risquent de constituer un problème de santé publique rendant incontournable le recours aux PGM

Les PGM actuellement cultivées le sont essentiellement pour leur résistance aux pesticides. Il faut 8 ans entre la mise au point d’un PGM et sa commercialisation. Celles qui sont dans les champs ont été élaborées à partir des connaissances scientifiques d’il y a plus de 15 ans. Depuis l’évolution des connaissances a permis de mettre au point de nouvelles variétés qui sont en cours d’évaluation (besoin hydrique moindre, adaptation à des salinités élevées, capacité à fixer l’azote,…). Cette dernière propriété permet de se passer d’engrais azoté (respect de l’environnement et économie d’énergie, il faut 2 tonnes d’équivalent pétrole pour une tonne d’engrais azoté).

Je souligne que la transgénèse a sauvé la papaye d’Hawaï, menacée de disparition par un virus.

La recherche scientifique démultiplie les possibilités de la transgénèse. Ainsi la découverte il y a quelques années chez les plantes, d’un mécanisme de blocage spécifique de la synthèse de protéine par des ARN double brin a permis la création de plantes transgéniques bloquant spécifiquement les fonctions de virus détruisant les récoltes. Les premiers essais montrent que ces plantes transgéniques (non productrices de protéines exogènes) sont totalement protégées des virus infectants. L’impact économique de cette application est considérable.

Pour l’ensemble du dossier scientifique je renvoie le lecteur au lien http://agribiotech.free.fr/

 4°) Les dégâts du mouvement anti-PGM 

Ces avancées majeures n’ont pas été obtenues en France. Il n’y a plus de recherche privée dans notre pays sur les PGM. Les acteurs privés nationaux suite aux arrachages permanents sont partis en Inde et aux USA. Il ne faut pas être hypocrite en affirmant être pour la recherche sur les PGM, mais uniquement en milieu confiné, à moins bien sur de transformer les terres cultivées en « mer de plastique » comme en Andalousie. Le milieu confiné est un milieu théorique qui ne peut reproduire la diversité des milieux ouverts.

L’agriculture est une activité humaine donc artificielle. Un champ est un espace artificiel dans lequel l’Homme s’est attaqué à la biodiversité pour produire des plantes qu’il a développé pour sa subsistance. Ces plantes sont incapables de pousser en dehors de l’intervention permanente de l’Homme. Dans les jachères, sur les iles volcaniques ce ne sont que des plantes sauvages qui poussent. Les variétés génétiquement modifiées ne se différencient des variétés conventionnelles d’origine que par l’expression ou la disparition d’un nombre restreint de propriétés. Concernant le transfert de gènes, la séparation est quasi-totale entre plantes cultivées et plantes sauvages à l’exception d’une vingtaine d’espèces dont la plupart appartiennent à la famille des crucifères. Le colza qui est une plante hybride du chou et de la navette fixée par l’Homme il y a 4000 ans dans le bassin méditerranéen peut échanger ces gènes avec plusieurs crucifères sauvages. Les PGM sont des outils puissants pour étudier les échanges de gènes entre plantes. L’INRA s’est intéressé, en utilisant une variété transgénique, à la capacité du colza à croiser avec plusieurs crucifères présentes dans le sud-ouest de la France. Ce travail de recherche n’a pu être poursuivi du fait des arrachages répétés des défenseurs autoproclamés de la planète et du genre humain. Il ressort de ce travail de recherche non abouti que la capacité à croiser avec le colza varie suivant les crucifères, que les hybrides formés sont viables mais que leur fécondité diminue très fortement à chaque génération. Bien que le colza existe depuis 4000 ans et qu’il est cultivé à très grande échelle sur plusieurs continents, aucune variété hybride avec les crucifères jouxtant ces cultures n’a été détectée. Les arrachages ont pour but d’empêcher d’apporter la preuve de l’innocuité de ces cultures.

Les expériences en plein champs sont quasiment clandestines. La recherche publique sur les PGM est exsangue ! Cette année, Il n’y a plus d’appel d’offre de l’ANR sur les PGM, Ies réponses aux précédents appels d’offre n’ayant cessé de diminuer. La France est en train de décrocher dans la maitrise des biotechnologies du végétal. L’obscurantisme des talibans anti-PGM n’ayant pas de limites, ils s’en sont pris à plusieurs reprises à la société RAGT, qui bien que ne faisant pas de PGM a le tort d’être une société de biotechnologies pour le monde agricole.

L’enseignement du végétal à l’université est sinistré du fait de la complaisance de la presse et des média à l’égard de la diabolisation des biotechnologies appliquées au végétal.

Après les USA, la Chine et l’Inde ont entrepris un effort considérable dans la création de variétés génétiquement modifiées, qui peut croire que la France pourra ad aeternam se passer des PGM alors que nous ne sommes qu’au début de cette technologie ?

 B°) L’idéologie 1°) Le retour du Lyssenkisme 

Il y a plus de 60 ans l’idéologie a commandé à la science. La science nouvelle celle du prolétariat allait montrer sa supériorité sur la science bourgeoise. Des biologistes de la science prolétarienne affirmaient avoir transformé des bactéries en virus, des cellules végétales en cellules animales. Cette science nouvelle permettait de démasquer les scientifiques bourgeois. L’agronome Vavilov finit ses jours au Goulag. En Tchécoslovaquie, la statue de Mendel fut abattue. En France, Marcel Prenant fut exclu du Comité central en 1947 et démis de toutes ses responsabilités. Les biologistes membres du PCF quittèrent le Parti sur la pointe des pieds. Ayant euthanasié la biologie, le lyssenkisme s’en prit à la psychanalyse puis à la relativité d’Einstein. Mais le lyssenkisme se cassa les dents sur la physique une discipline déjà bien établie dont les applications tant militaires que civiles validaient le bien fondé. Ce fut le début de sa fin.

Le bilan du prima de l’idéologie sur la démarche scientifique fut terrible. La biologie et l’agronomie soviétique mirent 30 années à s’en remettre.

Que de similitudes entre le lyssenkisme et l’idéologie anti PGM! Que de similitudes entre Lyssenko et Bové !Les scientifiques bourgeois ont été remplacés par ceux qui sont à la solde de Monsanto et des multinationales. La science citoyenne a remplacé la science prolétarienne.Le lyssenkisme et le mouvement anti-PGM reposent sur le reflexe pavlovien de l’anti-américanisme qui a l’avantage d’éliminer toute réflexion. Le lyssenkisme réfutait la génétique, les anti-PGM diabolisent les biotechnologies. Les méthodes sont les mêmes, campagnes hystériques, exagération, propos mensongers, intimidations. Les conséquences sont les mêmes : ceux qui veulent poursuivre leur travaux sont amenés à s’exiler. Avec le lyssenkisme comme avec les anti-PGM, on ne discute pas on se soumet !

Lyssenko comme Bové instrumentalisés par le pouvoir ne doivent leur notoriété qu’à lui et à la presse, relai de ce dernier.

 2°) Quelle est l’idéologie des anti-PGM ? 

« Quand la bourgeoisie m’applaudit je me demande quelle bêtise j’ai bien pu commettre » déclarait A Bebel. La bourgeoisie est d’une grande mansuétude à l’égard des anti-PGM. Une partie d’entre elle ne reprend elle pas cette idéologie ?

Lutter contre les OGM serait lutter contre l’ordre des multinationales. Il est pour le moins étonnant de trouver à la pointe de ce combat des personnalités et des journaux qui sont les défenseurs de cet ordre.Mme C. Lepage du Modem, M N.  Mamère des Verts (qui a « déstalinisé » Bègles, avec l’aide de l’UMP ) ne nous avaient pas habitués à de tels combats. Le CRIIGEN de Mme Lepage n’est il pas financé par la multinationale Carrefour, grande adepte du bio. Mme S. Royale, qui protège le Poitou de l’intrusion mortifère des PGM ne considère-t-elle pas le smic à 1500 € brut comme démagogique ! Que dire des journaux Le Monde et Libération financés par le capital et qui régulièrement relaient le discours anti-PGM ? En Europe, l’Autriche et la Pologne en pointe dans le conservatisme des idées (et la dérégulation sociale pour la Pologne) le sont tout autant dans le combat anti-PGM.

Quant à José Bové, il bénéficie d’une sympathie des médias et de la presse ainsi que d’un statut d’extraterritorialité dont n’a jamais bénéficié aucun militant syndical salarié. Lui, qui accumule les peines de prisons avec sursis, bénéficie d’une mansuétude stupéfiante de la part de la justice qui jusqu’à présent n’avait pas l’habitude de plaisanter avec le viol du droit de propriété. Sa grève de la faim commencée après les fêtes, fut particulièrement bien couverte par les médias. Il bénéficia de la visite de Mme Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat chargée de l’écologie, qui payant de sa personne, n’hésita pas à lui faire la bise. Mme Royale, toujours elle, vint lui dire tout le bien qu’elle pensait de son combat ! il fut même reçu par Michel Barnier, ministre de l’agriculture !

Les scientifiques ne sont nullement à l’abri des idéologies. Aux USA des scientifiques publiant dans des revues à comité de lecture sont partisans du créationnisme. L’organisation de la cellule est d’une telle complexité qu’elle ne peut être le fruit que d’un dessein intelligent et non de l’évolution. Ceux qui sont opposés aux PGM ne le sont pas sur la base de données objectives mais d’un à priori idéologique. Ils reconnaissent être minoritaires dans la profession. La plupart sont très méfiants à l’égard des biotechnologies qui leur apparaissent modifier l’ordre naturel. Ainsi Jean Marie Pelt, du comité scientifique du CRIIGEN écrit dans Plantes et Aliments transgéniques :- « La transgénèse est une transgression qui va à l’encontre des principes éternels établis par les mythologies les plus anciennes »- « L’idéologie du mélange sans limite prend à revers toute la tradition occidentale. Qu’il s’agisse des audaces de Prométhée dans la mythologie grecque ou de l’exclusion du Jardin d’Eden…on assiste toujours à la même mise en garde : Ne franchissez pas la ligne, sinon il risque de vous en cuire »- « Le désenchantement de la nature et l’absence complète de prise en compte de ses dimensions spirituelles se trouvent à l’origine des errances et des probables errements du génie génétique ». GE Seralini, C Velot, et J Testart, les deux premiers maitres de conférence, le troisième directeur de recherche Inserm sont à la pointe du combat anti-PGM. Aucun d’entre eux n’est impliqué dans la lutte des travailleurs scientifiques contre l’asservissement de la recherche publique à la stratégie du capital et du pouvoir politique. Pour J Testart, nous serions dans une société scientiste ou les scientifiques décideraient des choix de société. Fidèle à ses idées trotskystes originelles J Testart rend les scientifiques responsables des choix des forces dominantes, c’est ce qu’il appelle la techno-science. Il y aurait environ 90 000 salariés (les chercheurs, ingénieurs, les enseignants chercheurs du système public de recherche et d’enseignement supérieur) qui non soumis à aucune subordination hiérarchique, décideraient des choix scientifiques et technologiques ! Exit le pacte pour la recherche, l’ANR, l’AERES ainsi que la LRU. Il est compréhensible que les idées de J Testart ne recueillent pas beaucoup d’oreilles attentives parmi le monde des scientifiques confrontés à la réalité quotidienne de la recherche permanente de moyens financiers pour travailler.

J Testart, président de l’association « Sciences citoyennes » milite pour que les citoyens interviennent dans les choix scientifiques. Ce qui est non seulement démagogique mais profondément réactionnaire. « On peut s’interroger sur la place qui sera donnée à la société civile par rapport aux scientifiques dans les futures instances d’évaluation, comme la Haute Autorité sur les OGM ? … Les scientifiques ne doivent pas être les seuls à décider ». Mais décider de quoi ? De cultiver des PGM ou de décider si tel PGM présente ou non des avantages particulier d’ordre économique et sanitaire ?

La société de J Testart est celle des USA ou chaque communauté locale choisit démocratiquement ce que l’école va enseigner (la Bible, le dessein intelligent ou l’évolution).

Sciences citoyennes veut que la société civile interviennent dans les choix de recherche. L’association est membre du réseau international des boutiques des sciences qui est un lobby ayant pour but de fournir ;

«  un support de recherche indépendant et participatif qui répond aux préoccupations de la société civile. Les boutiques de sciences sont des organisations qui offrent à des groupes de citoyens un accès très peu cher aux connaissances et recherches scientifiques et technologiques afin qu’ils puissent acquérir des améliorations sociales et environnementales. Leurs activités sont basées sur le fait que des organisations de la société civile ont leurs propres besoins en terme de recherche, en plus des demandes de l’état et du marché. Les boutiques se veulent un outil démocratique dans la production des connaissances scientifiques et servent alors d’interphase entre des groupes de citoyens (des organisations et associations à but non-lucratif, des collectifs, des syndicats) et des institutions scientifiques (universités, instituts de recherches) pour satisfaire une demande croissante.Les organisations de la société civile pour J Testart c’est le monde associatif de l’écologie. En plus d’être vassalisé par l’Etat et les entreprises, les scientifiques doivent subir « les demandes » des lobbies écologistes. Testart ne s’attaque pas à la politique du pouvoir, il demande tout simplement que son lobby puisse mener une politique de pilotage de la recherche à coté de celle du gouvernement.« Les lanceurs d’alerte » sont le moyen de contraindre la recherche à se plier à ce lobby. Suite au Grenelle de l’environnement, C Lepage, Sciences citoyennes et la sénatrice Vert MC Blandin veulent créer un statut de « lanceurs d’alerte »  qui auront pour fonction d’alerter la société, les autorités sur tels ou tels dangers. Il s’agit d’opposer à certains lobbies industriels, un autre lobby celui des khmers verts ! Le second est vraisemblablement pire que le premier parce que c’est celui de la décroissance et des forces les plus réactionnaires de ce pays.En effet, parmi la galaxie anti-PGM nous trouvons une vingtaine de députés UMP dont l’idéologie est proche de celle du FN. Parmi eux, nous trouvons C Vanneste député homophobe, François Grosdidier, grand pourfendeur de rap et dirigeant de l’association « Ecologie Responsable ». Ce dernier s’est retrouvé en novembre 2005 avec C Velot, J Testart au salon de la Marjolaine (produits bio, médecines alternatives…) pour un débat « les OGMs en question… ». Ph de Villers pour ne pas être en reste a demandé en janvier 2007 « l’interdiction immédiate et totale de toute culture et de tout essai d’OGM en milieu ouvert ».Les liens suivants (http://www.pourlafrance.fr/actualites_detail.php?id_com=1075) (http://orta.dynalias.org/archivesrouge/article-rouge?id=7296) montrent que Ph de Villiers et Rouge l’hebdomadaire de la LCR tiennent des discours peu différents concernant les multinationales de l’agroalimentaire ! L’altermondialisme et son avatar français l’antilibéralisme ont donné une coloration contestataire à une idéologie portée par des forces que je qualifie des ténèbres. Il y a beaucoup de recouvrement entre les associations qui combattent les PGM au nom d’une pseudo-contestation de l’ordre social et celles qui les combattent au nom de la protection de l’environnement.Jacques Ellul et Bernard Charbonneau furent les pères de l’écologie politique française. Ce dernier n’hésitait pas à déclarer que « l’entreprise écologique peut être qualifiée de révolution conservatrice ». Ce mouvement a connu une impulsion décisive dans les années 70 suite au rapport du Club de Rome qui sous prétexte de protéger la nature promouvait la décroissance afin de justifier les fermetures massives d’entreprises que le patronat commençait à planifier. Ce sont des anglais, les frères Jimmy et Teddy Goldsmith qui après s’être considérablement enrichis aux USA grâce à la déréglementation financière initiée par R Reagan ont créé une internationale de la décroissance à travers le financement d’une nébuleuse d’associations technophobes prônant le retour à une société de communautés agricoles auto-suffisantes. Le journal The Ecologist et sa déclinaison française, l’Ecologiste, diffusent les idées de la famille Goldsmith. Le discours est anti-nucléaire, anti-OGM, anti pesticide, anti-industrie chimique, anti-production.Jean Marie Pelt du CRIIGen de C Lepage créa avec Teddy Goldsmith, l’association Ecoropa. Cette association est un laboratoire d’idées qui mit sur orbite électorale R Dumont, B Lalonde, A Waechter, S Fernex. Ph de Villiers est un grand ami de Jimmy qui aide beaucoup financièrement le vicomte.

Mais la gauche aussi est présente dans les carnets d’adresse des frères Goldsmith avec JP Berlan et Agnès Bertrand ami de longue date de Teddy qui secrétaire générale d’Ecoropa était aussi membre … du comité de direction d’Attac. Revenons à Ecoropa qui fonctionne grâce à un réseau mondial de correspondants qui partagent ses analyses. Pour Ecoropa,  « les sociétés industrielles fondées sur des idéologies dépassées issues du XIXe siècle ont admis comme objectif dominant la production de bien matériels, ce qui implique inévitablement de graves déséquilibres » Ecoropa veut en 1979 « au-delà du Marché commun et des Etats-nations » promouvoir une « démocratie écologique dans une Europe régionale et fédérale » Ecoropa souhaite faire reposer l’unité de l’Europe sur une fédération de régions autonomes. Dans les années 90 Ecoropa s’engagea dans une « alliance paysans écologistes consommateurs » destinées à lutter contre l’agriculture intensive et à promouvoir une alimentation de qualité. Nous retrouvons avec elle la Confédération paysanne, France nature environnement les amis de la terre, etc… Les campagnes vont se multiplier contre le GATT, l’OMC avec les mêmes partenaires. Je renvoie à l’ouvrage de Jean Jacob « l’antimondialisation aspects méconnus d’une nébuleuse » Berg international éditeurs. En 2002 tout ce petit monde avec le Monde Diplomatique organisa un colloque à l’Unesco J Bové, A Gresh, JM Pelt, Ivan Illich, Teddy Goldschmitt, S Latouche y participèrent. On y fit l’apologie des sociétés sans Etats, des communautés agricoles, du commerce sans intermédiaires (les AMAP). Les actes du colloques intitulés « défaire le développement, refaire le monde » furent un hymne à la décroissance. J Bové se proposa d’« en finir avec l’idéologie du progrès » il expliquait pourquoi les paysans du tiers monde doivent absolument continuer à travailler à la main « Aujourd’hui, sur la planète, 28 millions de paysans travaillent avec un tracteur, 200 millions travaillent avec la traction animale et plus de 1.3 milliard travaillent à la main … Que deviendront ces populations si l’agriculture rentre dans la logique productiviste au niveau mondial ? Ce ne sont pas des millions de paysans qui disparaîtront, comme en Europe ou en Amérique du Nord, mais des centaines de millions, peut-être 1 milliard ou plus » et de conclure que « ces gens là n’auraient plus de place »

« Si nous voulons survivre sur cette planète, il faut nous inspirer des sociétés traditionnelles : vivre dans des villages presque autosuffisants, se consacrant à la production de leur propre nourriture et à la manufacture d’objets techniquement simples » Teddy Goldsmith, l’Ecologiste n° 8 octobre 2002.

Ce discours est aussi celui d’ex trotskystes reconvertis dans la communication, comme Jean Claude Besset et Denis Pingaud. Leur parcours est assez similaire. Après des débuts à la JCR et à Rouge suivi d’un passage au Matin de Paris, ils se recyclèrent dans le cabinet de L Fabius, premier ministre, comme chargé de mission et chargé de communication. L’un passa à Libération puis à Politis comme rédacteur en chef puis enfin au Monde qu’il quitta en 2004. Il fit la connaissance de N Hulot qui le chargea de la confection de son pacte écologique et de sa précampagne électorale. L’autre se lança dans la communication et devint directeur de la stratégie du cabinet Euro-RSCG qui conseille Alstom, Areva, Carrefour, Lagardère, Novartis,etc…Or D Pingaud est un proche de J Bové, il est très souvent à ses cotés, il n’est pas pour rien dans la promotion marketing de ce dernier et dans la présence systématique des media et de la presse à chacune des opérations impliquant Bové. J P Besset a pour adversaire « les lobbies industriels et la cléricature scientifique ». Il explicite son ralliement à l’écologie en ces termes « Les grandes organisations écologistes-Greenpeace, Friends of the Earth, WWF occupent dans la contestation de l’ordre du monde, la place qui étaient hier celle de l’internationale ouvrière » !!WWF France fait partie de l’écologie radicale (pas de PGM, agriculture bio, soutien et développement des AMAP, soutien à une agriculture locale sans intrant chimique) mais la maison mère a pour financiers : Coca-Cola, Wall-Mart, Carrefour, Toyota, Canon, IBM, Gaz de France. Ces dirigeants ont été PDG de Royal Dutch Shell, ou d’Hoffmann Laroche. WWF n’est pas un cas isolé. La consanguinité entre ONG défenseurs de la nature et les grandes entreprises capitalistes n’est pas le fait du hasard. Les premières sont suspectées de servir de paravent aux secondes pour des objectifs peu louables, notamment, la bioprospection d’espèces végétales dans les territoires qu’elles sont censées protéger ?

La radicalité prônée par les défenseurs de l’ordre naturel s’accommode très bien de la manne de fondations gérant des fonds cotées en bourse.

 3°) Pourquoi cette idéologie a-t-elle autant pignon sur rue ? 

a) L’idéologie de défiance dans le progrès n’est pas neuve. Jacques Ellul et Robert Charbonneau les pères fondateurs de l’idéologie de la décroissance suscitèrent des vocations « Ce sont ces deux hommes (Ellul et Charbonneau) qui ont éveillé et éduqué mon esprit critique et qui m’ont amené à l’écologie dès mes vingt ans » (Noêl Mamère, Ma République ). Ce mouvement est resté très marginal jusqu’au début des années 1970. Ses idées furent validées par le rapport Sico Manshold du Club de Rome cité plus haut.

La crise idéologique générée par le reniement « apparent » du PS de ces promesses d’avant 1981 va constituer le terreau du mouvement écologiste. Ce mouvement né à droite (l’empreinte d’Ecoropa) ne s’intéressant qu’à la nature a intégré un discours social pseudo contestataire au fur et à mesure du recul du mouvement de lutte et de la naissance d’Attac. L’effondrement du socialisme, le recul du PCF, ouvre l’espace à la contestation spontanée. L’union économique et monétaire puis la mondialisation portent au paroxysme la lutte que se livrent les entreprises capitalistes. Chaque Etat va épauler ses multinationales en désocialisant le maximum de richesses au profit de l’accumulation du capital. Des catégories salariales et de travailleurs indépendants vont subir une baisse conséquente de leur niveau de vie, de leurs conditions de travail. Au lieu de s’en prendre à la nature de classe de la société elles vont remettre en cause ce qui leur apparaît comme étant à l’origine de la remise en cause de leur statut social : la technologie. C’est effectivement la technologie qui accélère les transits d’informations, de marchandises, et de voyageurs à travers la planète.

Depuis l’effondrement du socialisme. Le capitalisme règne en maitre sur la planète. La dérégulation, la violence sociale fragilise les individus. Au plan international, les conflits se multiplient. L’avenir est très incertain. Cette crise profonde de la société est un terrain propice pour l’irrationnel.

C’est le titre « Alerte au soja fou » du journal Libération du 1er novembre 1996 qui déclencha la campagne d’hystérie contre les PGM. Ce titre faisait l’amalgame entre le débarquement à Anvers de cargaisons de Soja transgénique venant des USA et la maladie de la vache folle.

Le terrain avait été préparé par les scandales sanitaires (sang contaminé, vache folle, amiante). Le sang contaminé était du à la décision des autorités française de retarder l’agrément du test de la société US Abbott afin de permettre à Pasteur vaccin de rattraper son retard dans la mise au point de son test. La vache folle est la conséquence de la modification par une société privée anglaise des conditions de traitement des farines animales pour des raisons d’économie. C’est le désintérêt des gouvernements successifs pour la santé des travailleurs qui est responsable des victimes de l’amiante.

C’est l’agriculture qui va cristalliser les peurs et le rejet de la technologie. L’idéologie des anti-PGM est celle d’un monde agricole immuable dont les valeurs doivent servir de référence à la société. Tout ce qui perturbe ce monde et remet en cause ses valeurs doit être combattu. En 1788, les cahiers de doléances de la paysannerie, la remise en cause des pratiques agricoles nouvelles introduites par les fermiers généraux accompagnaient les revendications sociales. Les luddites anglais de 1807 demandaient au Roi l’application de Chartes tombées en désuétude depuis longtemps. Face à la mondialisation capitaliste, les anti-technologie proposent de revenir à un monde de petits producteurs indépendants dans lequel les agriculteurs produiraient essentiellement pour eux-mêmes et pour un marché local par la vente directe (AMAP). Dans ce monde, il n’est nul besoin de technologie, qui artificialise le lien que l’Homme entretien avec la nature. L’agriculture bio en évacuant la chimie ramène à l’essence même de l’agriculture ; le naturel…

Pour la mouvance J Bové comme pour celle de JM Pelt, plus l’agriculteur intègre la technologie plus il perd de son indépendance. Le travailleur libre est le travailleur indépendant !

Il en est de même au niveau international. Les pays en voie de développement doivent garder leur indépendance en se préservant de la technologie occidentale qui ne peut que les dominer. Certains appellent cela la souveraineté alimentaire. Ainsi le différentiel entre ces pays et les pays développés ne fera que s’accroitre ce qui les rendra encore plus dépendants de ces derniers. La souveraineté alimentaire n’est qu’un prétexte pour que ces pays restent dans le sous développement afin de ne pas concurrencer sous une forme ou sous une autre les pays capitalistes développés.

b) Le recul de rationalité est la conséquence de la mise à l’écart de la communauté scientifique dans la définition des stratégies de recherche. Les différents gouvernements n’ont eu de cesse de vassaliser le système de recherche à la stratégie des entreprises et de l’Etat. S’attaquer au statut des organismes de recherche, au statut de leurs personnels afin d’en finir avec la liberté de recherche est l’axe des pouvoirs politiques de droite comme sociaux démocrates. Le Pacte pour la recherche, la loi LRU constituent le levier de cette politique. La marginalisation de toutes les instances scientifiques a ôté à la communauté scientifique tous les moyens d’expression et d’intervention sur les enjeux et les stratégies de recherche qui ne sont plus abordées que dans les Académies et les sociétés savantes.
Publié le 20/03/2008 à 12:54
Par dalembert
Humeur : Rebelle
Quand le Dalaï Lama était au pouvoir, 95% des Tibétains pouvaient être vendus comme des marchandises
Zang Yanping  Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer
 
Lorsque le Dalaï Lama et la classe des propriétaires étaient au pouvoir au Tibet, 95% de la population étaient des serfs féodaux, sans aucun droit humain. Ils pouvaient être vendus comme des marchandises. Ils étaient fréquemment insultés et battus ou devaient même affronter des châtiments d’une rare violence : par exemple, on leur arrachait les yeux, on leur coupait la langue ou les oreilles, les mains ou les pieds, on leur arrachait les tendons, à moins qu’on ne les noyât ou qu’on ne les projetât dans le vide depuis le sommet d’une falaise. Il était interdit de sortir de sa classe.
 
Titre original : La « démocratie », la parure trompeuse du dalaï-lama
14 novembre 2007
Traduit par Jean-Marie Flémal pour Investig'Action

Afin de conférer au 14e dalaï-lama une apparence de respectabilité, sa clique le présente, lui, l’ancienne figure de proue principale du servage féodal à structure sociopolitique théocratique, comme un « représentant de la démocratie » et elle prétend que « la démocratie a de tous temps été son idéal » et qu’il « fait la promotion de la démocratie parmi les Tibétains en exil ».
Tout le monde sait que la société humaine passe par trois stades d’évolution : la théocratie, la monarchie et les droits civiques. Il est tout simplement ridicule, sinon bizarre, de décrire le dalaï-lama, ce symbole vivant de la théocratie, sous les traits d’un « combattant pour la démocratie ».
Que s’est-il réellement passé au Tibet, avant 1959, lorsqu’il était dirigé par ce dalaï-lama qui prétend que la démocratie est son idéal ? Avant 1959, les terres et les habitants du Tibet n’étaient autres que les fiefs des institutions des gouvernements, monastères et nobles tibétains locaux, c’est-à-dire les trois principales catégories de propriétaires qui soutenaient le servage féodal tibétain. Constituant moins de 5 pour cent de la population totale du Tibet, ces trois principales catégories de propriétaires possédaient la quasi-totalité des terres arables, des prairies, des forêts, des montagnes, des cours d’eau et du bétail. Elles étaient non seulement habilitées à exploiter les serfs de façon vampirique, mais elles exerçaient également un pouvoir dominateur sur leurs personnes. Les serfs et les esclaves, qui représentaient 95 pour cent de la population du Tibet, ne disposaient d’aucun droit fondamental de l’homme et n’avaient aucune liberté. Dès la naissance, les serfs appartenaient à un propriétaire. Leur existence, leur mort et leur mariage étaient à l’entière disposition de leur propriétaire. Traités comme du bétail, les serfs pouvaient être vendus, achetés, transférés, proposés en guise de dot, offerts à titre gracieux à d’autres propriétaires de serfs, utilisés pour apurer des dettes ou échangés contre d’autres serfs.
Afin de protéger leurs propres intérêts, les propriétaires féodaux de serfs maintenaient en place un système social hiérarchisé et strict en même temps qu’ils exerçaient un pouvoir cruel. Les Treizième et Seizième Codes, qui ont été utilisés jusqu’à la fin des années 1950, stipulaient clairement le prix de la vie des diverses catégories sociales, allant de personnes aussi bon marché qu’un vulgaire cordage de paille à d’autres, plus chères que l’or. Les gouvernements locaux étaient dotés de cours de justice et de prisons et les grands monastères, de même que les nobles, avaient leurs propres prisons aussi. Les serfs qui osaient se révolter étaient persécutés selon le bon plaisir des seigneurs, sous cette dictature cruelle.
Ils étaient fréquemment insultés et battus ou devaient même affronter des châtiments d’une rare violence : par exemple, on leur arrachait les yeux, on leur coupait la langue ou les oreilles, les mains ou les pieds, on leur arrachait les tendons, à moins qu’on ne les noyât ou qu’on ne les projetât dans le vide depuis le sommet d’une falaise.
Les trois principaux ordres de propriétaires forçaient les serfs à assurer toutes sortes de corvées et à payer un loyer, ils les exploitaient en pratiquant l’usure. Les serfs devaient non seulement assurer des corvées pour les diverses institutions des gouvernements locaux, les fonctionnaires et l’armée, mais ils devaient également travailler sans le moindre salaire à l’entretien des récoltes et du bétail au profit des seigneurs, tout en payant diverses taxes. Certains d’entre eux devaient également s’acquitter de taxes et de corvées au profit des monastères.
Des statistiques ont montré que les taxes collectées par les gouvernements locaux du Tibet étaient répertoriées en plus de deux cents catégories et que les corvées assumées par les serfs au service des trois principaux ordres de propriétaires représentaient plus de 50 pour cent de leur travail, voire entre 70 et 80 pour cent en certains endroits. Avant la réforme démocratique, le montant total de l’usure au Tibet était deux fois plus élevé que celui de la production totale des serfs.
Les trois principaux ordres de propriétaires qui dirigeaient le Tibet ancien vivaient principalement dans des agglomérations ou des villes comme Lhassa. Ils étaient étroitement liés par des intérêts communs. Leurs membres – les fonctionnaires, les nobles et les moines supérieurs des monastères – changeaient parfois de rôle pour constituer des cliques dirigeantes puissantes ou pour arranger des mariages entre clans du même rang social dans le but de consolider leurs alliances.
Ils observaient également une règle stricte stipulant que les personnes de rang élevé et de basse extraction devaient être traitées différemment, ce qui, tant que le plan éthique que dans la réalité, consolidait les privilèges et intérêts des propriétaires de serfs. Les descendants des nobles restaient des nobles à jamais mais les serfs, qui constituaient la majeure partie de la population tibétaine, ne pouvaient jamais s’extraire de leur misérable condition politique, économique et sociale.
Le degré élevé de concentration du pouvoir et le gel du passage d’une classe sociale à l’autre allaient mener tout droit à la corruption et à la dégénérescence de la classe dirigeante ainsi qu’à la stagnation et à la décadence de l’ensemble du système social.
« L’intégration de la politique et de la religion » constituait le fondement du servage féodal au Tibet. Sous un tel système, la religion était non seulement une croyance spirituelle, mais également une entité politique et économique. L’oppression et l’exploitation existaient dans les monastères, qui jouissaient eux aussi des privilèges féodaux. Le despotisme culturel régnant sous cette structure sociopolitique théocratique ne pouvait fournir au peuple l’occasion de choisir sa propre croyance religieuse, pas plus qu’elle ne pouvait lui permettre de bénéficier d’une véritable liberté religieuse.
Les serfs n’avaient aucun droit de l’homme, même le plus élémentaire, et ils vivaient dans une indigence extrême. Un dixième des jeunes hommes du Tibet entraient dans un monastère et se faisaient moines. De la sorte, ils n’étaient pas tenus à la production matérielle ni à la reproduction humaine, et cela aboutit à une dépression économique ainsi qu’à un déclin de la population du Tibet. Avec cet asservissement spirituel et la promesse de la béatitude dans une vie ultérieure, le groupe privilégié des moines et des nobles privaient les serfs non seulement de leur liberté physique, mais encore de leur liberté spirituelle.
Le dalaï-lama, à l’époque principal représentant du servage féodal tibétain et chef du gouvernement local tibétain, ne s’est jamais embarrassé de « démocratie » ou de « droits de l’homme ». En fait, c’est par crainte de la réforme démocratique que le 14e dalaï-lama et la clique au pouvoir déclenchèrent une rébellion armée en 1959 et gagnèrent l’exil après son échec.
Après s’être enfuie à l’étranger, la clique du dalaï-lama maintint toujours le cadre politique de base de l’intégration de la politique et de la religion. Selon ce qu’il appelle la « constitution » tibétaine, la dalaï-lama, en tant que figure de proue religieuse, exerce non seulement la fonction de « chef de l’État », mais il bénéficie également du pouvoir décisionnel final dans toutes les questions majeures auxquelles est confronté son « gouvernement en exil ».
Un phénomène intéressant, ici, c’est que les frères et sœurs du 14e dalaï-lama ont successivement occupé des postes clés, dans ce « gouvernement en exil » dirigé leur frère, prenant ainsi en charge des départements importants. Cinq membres de la famille du dalaï-lama ont été « bkha’ blon supérieurs » ou « bkha’ blon » (très hauts fonctionnaires des gouvernements locaux tibétains de l’ancien régime). La famille du dalaï-lama et plusieurs autres familles contrôlent le pouvoir politique, économique, éducationnel et militaire du « gouvernement en exil » ainsi que ses principaux circuits financiers. Il semble que, ces dernières années, ils se soient mis à suivre les exemples occidentaux en organisant des « élections démocratiques » et en adoptant la « séparation des pouvoirs » mais, en fait, le dalaï-lama est toujours nanti de l’ultime pouvoir décisionnel, son « gouvernement en exil » est toujours étroitement lié à la religion et la fonction de « bkha’ blon supérieur » ne peut toujours être exercée que par des moines. Peu importe donc la façon dont la clique du dalaï-lama se pare d’ornements démocratiques puisque, en fait, elle constitue toujours une structure politique théocratique et une coalition de moines de rangs supérieurs et de nobles. La « démocratie » est-elle vraiment possible sous le pouvoir d’une structure politique théocratique et d’une alliance de moines et de nobles ? Le Tibet et d’autres éléments de la communauté tibétaine en Chine ont réalisé voici longtemps la séparation entre la politique et la religion, ils ont accompli des réformes démocratiques et mis en place des gouvernements régionaux autonomes et sont aujourd’hui engagés dans la construction politique et démocratique du socialisme.
Contrastant avec une telle réalité, le discours creux sur la démocratie que nous servent le dalaï-lama et ses partisans internationaux n’est qu’une parure à bon marché qu’ils exhibent pour abuser le public.

Xinhua News Agency
(China Daily, 14 novembre 2007, p. 10)
Publié le 22/06/2007 à 14:27
Par dalembert
Humeur : Rebelle
(pour laissez un commentaire aller en bas-de-page,merci d'avance de voter pour notre site)

POURQUOI ?
Pour prolonger le site que nous avons crée, il y a plusieurs années.
(
www.encyclopedie-marxiste.com )
Sur notre site, nous mettons en ligne de nombreux documents, divers et variés, mais nous souhaiterions prolonger cette politique de développement de la Culture et de l'éducation marxiste, par ce blog.

Nous y ouvrirons des forumes sur le contenu des questions que peuvent posés des publications théoriques marxistes, par définitions, toujours soumis à la critique, mais aussi à l'évolution de la socièté.

Vous pourrez nous y faire part de vos critiques, bien sur, mais aussi et surtout de vos propositions de mises en ligne de documents (classique ou spécifique ), y compris par vous.

Car ni le site, ni le blog, ne peuvent vivre sans l'implication des internautes, sinon marxistes, du moins de ceux qui pensent que l'éducation et la culture marxiste, sont un apport déterminant, de la Lutte de Classe.
Le C.D.RM.

VERSEZ A LA SOUSCRIPTION PERMANENTE POUR LE BLOG ET LE SITE
Envoyer vos chèques (zone Euro uniquement) à :
CDRM
135 AVENUE LACASSAGNE
F.699003 LYON
FRANCE  


EXPRIMER VOUS UTILISER LA TRIBUNE LIBRE
Envoyer vos contributions par mail à :

participation@encylopedie-marxiste.com

TRIBUNE LIBRE
Conseils au nouveau Président de la République
Vous venez de nommer à votre gouvernement l'ancien DIKTATEUR du Kosovo ( Heil Kouchner ), au poste de ministre des affaires étrangères et européennes, comment un homme qui fut dictateur et donc chef de l'Etat (non élu) pourrait-il ne pas comploter pour redevenir un jour dictateur, et cette fois de la France, à moins qu'il ne préfére être le dictateur de l'Union Européenne ? Un repris de justice vient d'être également nommer ministre ( Alain Juppé ), faites attention, si le "meilleur d'entre-vous" est un délinquant, qu'advient-il des autres ???? Ils ne peuvent qu'être pires assassins criminels de guerre (tiens revoila Kouchner....). Un dernier conseil, méfier vous du traître ( Eric Besson ) que vous venez de nommer, depuis Juda l'on sait que "Traître un jour, traître toujours", vus me direz à juste titre que cela est l'apanage des socials-démocrate. Et personnellement je n'ais pas d'atomes crochus avec les socialistesq français, qui ont effectivement toujours trahis la classe ouvrière.
Je trouve que pour une "meilleur équipe de France",  l'on peut faire mieux.
Et je vous dis à très bientôt, pour votre très cuisante première défaite.
RAY

Une Pseudo langue d'OC
Certains veulent nous faire croire que la langue d'Oc, soit disant parlé dans "l'Occitanie", est la langue de leurs ancêtre, foutaise, il s'agit d'un charrabia fabriqué par de pseudos linguiste, qui ont pris dans des hameaux des mots de patois, qu'ils ont mis dans un mixer, bien agiter et on pond une langue qui sémantiquement, ne veut rien dire. le but rechercher est en réalité de diviser les travailleurs, en leurs faisant croire qu'ils n'appartiennents pas à la Nation Française. Ils suffit  de voir quels candidats aux élections présidentielles qui viennent d'avoir lieue en Mai , les soutiennes: BAYROU et VOYNET, les plus PRO-EUROPENS de tous. Ceux-La même qui pronaits le OUI.
OTHON

APPEL A COLLABORATION
Nous avons en préparation un Dictionnaire des Organisations Révolutionnaire, nous recherchons des camarades intesseré par le sujet, et qui participerait à sa rédaction. contacter nous par mail si vous désirez participer à:
 participation@encyclopedie-marxiste.com
Pages : 1 2
Mon calendrier
< Oct. 2008  
L M M J V S D
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  
Tribune libre
Contactez-moi
Mail :
Ma photo
Le blog du site www.encyclopedie-marxiste.com