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CELUI CI NE SERAT PLUS ACTUALISE


Coup de gueule d'un responsable EDF concernant le 20h de mercredi soir 12
mars 08.

Vous l'avez peut être vu, hier soir au 20h sur TF1, un illuminé nous a donné
une leçon sur les économies d'énergie. En cette période de grand froid,
c'était plutôt bien placé, et ça changeait un peu du réchauffé sur le
raz-de-marée de 2004, les attentats en Irak, le procès de la pédophilie, les accidents
de la route et autres images noires qu'on nous passe à la pelle tous les
soirs....

Mais notre illuminé, il nous a pris pour des idiots : Il nous a
expliquéqu'en coupant toutes les veilleuses de nos appareils électriques, on pouvait
économiser 15% de notre consommation. Il a raison, faut couper les veilleuses...
mais il nous prend pour des cons !
Car ce ne sont que 2 à 3% d'économie qui sont envisageables ... sauf si on
possède 10 télévisions, 15 chaînes hi-fi et 20 magnétoscopes !

Ensuite notre illuminé nous a expliqué qu'en mettant des lampes à économie
d'énergie, on pouvait économiser 30 à 35% d'énergie. Il a raison, faut mettre
des lampes à économie d'énergie, mais encore une fois faut pas nous prendre
pour des cons ! Car c'est 4 à 5 % que l'on peut économiser, sauf si la maison
est équipée comme celle de l'arrière-grand -père, c'est à dire juste des lampes
et pas de frigo,micro onde, lave linge, lave vaisselle, sèche-linge et j'en
passe, car si il y a tout ces appareils là, l'éclairage ne pèse pas lourd
dans la consommation.

Pour couronner le tout, une brillante journaliste de TF1 a pris le relais et
a fait le total des économies qu'on peut faire, pour une fois elle comptait
autre chose que des morts, des enfants violés ou des voitures brûlées :
15 % sur les veilleuses + 35% sur les lampes ça fait 50% d'économie
d'énergie !...
Elle ne l'a pas dit, mais on a deviné que demain,on va pouvoir arrêter la
moitié des centrales électriques !... C'est trop con, mais pourquoi est ce qu'on
nous a pas expliqué tout ça avant !

Pour continuer dans la connerie, la TF1 girl's nous a ensuite dit que pour
les 50% restants, on pouvait les alimenter avec des panneaux solaires qui
produisent de l'électricité 'verte', en nous montrant une photo d'une belle
maison avec un petit panneau solaire derrière. Là, j'ai failli tomber de ma
chaise, car on n'avait encore jamais vu un niveau de désinformation pareil, une
absurdité aussi monumentale, car en effet, pour produire ces 50 % restants, si
on se base sur une consommation moyenne de 6 Kw (un abonnement sans chauffage
électrique), il faudrait que chaque maison possède 140 mètres de panneaux
solaires pour un coût de 89 628 Euros (c'est bon pour le porte-monnaie de celui
qui les vend !)

Dans le chapitre 'c'est bon pour la planète', il convient d'ajouter que les
panneaux solaires, on ne sait pas quoi en faire quand ils arrivent en fin de
vie, car ils contiennent plein de silicium et autres métaux lourds très
polluants .

Le TF1 reportage d'hier soir s'arrête là. Pour de l'info qu'on diffuse à 20h
à tous les Français, c'est grave. La production d'électricité, je connais
très bien j'ai donc repéré tout suite l'arnaque à l'info. Mais pour le reste, ce
que je ne connais pas bien, je suis persuadé qu'on nous raconte les mêmes
conneries, alors maintenant je ne crois plus à grand chose. C'est vraiment
dommage pour les gamins car eux ils ont tout à apprendre et ils gobent
facilement.

Ne croyez surtout pas que je suis contre les économies d'énergies, je suis à
100% pour, quand elles sont réalistes, mais ça me fout en rogne d'entendre
des conneries pareilles !
Pour continuer dans l'intox, connaissez vous Biville sur mer en Seine
Maritime ?
C'est un petit village du littoral près de Dieppe, où 6 éoliennes sont
récemment sorties de terre. Six engins de dernière génération qui occupent 4 kms
de notre littoral normand et dont les pales culminent à 85 m de hauteur.
Chaque éolienne à une puissance maxi de 2 mégawatts... quand le vent souffle fort.
Ce n'est pas grand chose comparé au 2600 mégawatt qui sortent en permanence
de la centrale nucléaire voisine, mais c'est toujours ça, surtout quand il
fait très froid comme en ce moment,d'autant plus que cette année les barrages
sont vides suite à la sécheresse de cet été. Dommage quand même que cette
énergie renouvelable soit si chère et non maîtrisable (4 fois plus chère que
celle de l'atome), mais c'est pas grave, EDF à obligation de le racheter (et
cher).
Ça reste marginal, ça ne ce voit pas trop sur la facture des clients.

Mai s revenons à nos 6 éoliennes ; depuis quelques jours il n'y a qu'une
seule éolienne qui tourne, les 5 autres seraient elles privées de vent ?
Que nenni, du vent il n'y en a pas depuis plusieurs jours, ce qui est
généralement le cas quand il fait très froid, ou très chaud. C'est la nature,
l'homme ne lui dicte pas encore sa loi.
Mais alors, s'il n'y a pas de vent comment expliquer qu'une et une seule des
éoliennes tourne ?
La réponse est très simple : On veut nous faire croire à fond aux énergies
renouvelables , alors on n'hésite pas à tricher pour en cacher le mauvais coté.
Ben oui, ça ferait pas bien pour les habitants de la région qui n'ont pas
encore accepté ça dans leur paysage, de voir toutes les éoliennes à l'arrêt
alors qu' il fait - 4 degrés dehors.
Alors, tout simplement, on en fait tourner une .en moteur (oui c'est
possible, en lui donnant du courant!). Ça consomme un peu d'électricité, mais ça
fait croire que ça produit de l'énergie.
Il est temps d'arrêter de nous rabâcher tous les soir à la météo 'c'est bon
pour la planète', parce que là, on sait plus trop ou est le bien et le mal,
et on va finir par penser que ceux qui donnent des conseils sont les plus
'dégueulasses '.
Ne croyez surtout pas que je suis contre les énergies renouvelables. Au
contraire, si elles pouvaient remplacer nos centrales nucléaires, au charbon ou
au fioul, j'en serais ravi. Mais malheureusement , de l'électricité 'dite
propre' sans fumées, sans CO2, sans atomes, disponible quand on en a besoin, à un
prix qui ne détruise pas nos emplois et ne saborde pas notre confort, ça
n'existe pas.
Dans 20, 30 ou 50 ans peut être....
Dans mon entourage, je ne connais personne qui lave du linge propre, ou qui
met en route son lave vaisselle vide... Alors il est grand temps que les
médias et certains idéaux politiques arrêtent de nous prendre pour des demeurés
avec des reportages orientés, tronqués et des leçons de civisme qui ne
tiennent pas la route.

Ah oui, j'allais l'oublier : j'ai même entendu il y a environ 3 semaines,
Evelyne Dhéliat nous dire, après sa page météo, qu'il ne faut pas mettre trop de
chauffage dans la voiture car ça consomme du carburant et 'c'est pas bon
pour la planète'. Evelyne, si tu avais pris des cours de mécanique, tu saurais
que le chauffage de la voiture récupère la chaleur de l'eau du circuit de
refroidisseme nt du moteur et cette eau chaude il faut absolument la refroidir en
la faisant passer soit dans le radiateur principal (celui qui se trouve
derrière la calandre), soit dans le radiateur du chauffage de l'habitacle, sinon
c'est la mort du moteur ! Si cette eau n'est pas assez refroidie, c'est même
le ventilateur du circuit de refroidissement qui doit s'en charger en
consommant de l'électricité pour tourner! Et ça ...'c'est pas bon pour la planète'
par contre!
On pourrait aussi évoquer les biocarburants, présentés comme carburants
verts alors que s'engager dans cette voie, c'est un désastre écologique et humain
à brève échéance : flairant l'aubaine, de grands groupes agro-alimentair es
défrichent en ce moment des forêts entières et remplacent des cultures
destinées à l'alimentation humaine par ces plantations destinées à la production de
carburant 'vert'. Vous vous doutiez de cet effet pervers du biocarburant?

Mais c'est un autre débat et j'ai des palpitations déjà rien que d'y
penser...

Surtout, surtout, je vous en prie ... INFORMEZ-VOUS !

Et diffusez ceci si cela vous interpelle.


_____________ _______________
Publié le 29/05/2008 à 09:24
Par dalembert
Humeur : Gaie
Magazine «Time» (États-Uni) : Au Japon le communisme se porte bienVendredi 22 juin 2007Article de BRYAN WALSHTraduction du Parti communiste du Québec (section du Parti communiste du Canada) Mignonne comme «Hello Kitty», personnage créé par la société japonaise Sanrio, Michiko Suzuki, âgée de 19 ans ressemble à la plupart des milliers d'adolescentes qui font du lèche-vitrines dans la rue des magasins de mode du quartier de Harajuku de Tokyo, et lieu de rencontre de la jeunesse.  Mais après avoir fait leurs devoirs et avoir longuement disserté sur Marx, les étudiantes et les étudiants de l'université de Wako, se répandent dans les rues pour distribuer des tracts politiques.  Si ses camarades de classe pensent que le Parti est un lieu de réunion où les jeunes peuvent apporter leur appareil de karaoke, Michiko sait que le Parti est l'organisation d'avant-garde révolutionnaire de la lutte de classe.  C'est que Michiko est une adolescente communiste. Le bolchevisme a de profondes racines au sein de la famille de Michiko.  Fille et petite-fille de membres du Parti communiste japonais (PCJ), elle y a adhéré dès qu'elle a eu dix-huit ans.  «Je pense que c'est «cool» de voir mes camarades lutter inébranlablement», dit Suzuki en souriant timidement.  Et elle ajoute : «J'aime beaucoup le mot «inébranlable»». L'idée que des membres du PCJ soient encore sur le pied de guerre au sein de la seconde plus importante économie mondiale une quinzaine d'années après la chute de l'Union soviétique peut faire penser aux soldats japonais qui étaient restés longtemps cachés dans des îles isolées du Pacifique parce que personne ne leur avait dit que la Seconde guerre mondiale était finie.  Or le PCJ est loin d'être éteint.  Il déclare avoir 400 000 membres, et a recueilli aux élections législatives de 2005    7,3% des votes, soit 4,36 millions de votes. «Le PCJ est probablement le Parti communiste qui, sans être au pouvoir, remporte le plus de succès en Asie et peut-être dans le monde» déclare Lam Peng-er, chercheur attaché de l'Université nationale de Singapore au sein de l'East Asian Institute. Ce succès est dû à la longue histoire du Parti au Japon.  Il a été fondé en 1922, en tant que section de l'Internationale communiste, fédération internationale des partis marxistes-léninistes créé par Moscou.  Le PCJ s'est rapidement adapté aux conditions locales.  C'est l'un des rares groupes politiques japonais à s'être opposé à la montée des militaristes japonais peu avant la Seconde guerre mondiale, et, pour cela, à avoir payé très chèrement cet opposition. «Le PCJ est le seul parti politique à s'être opposé à la guerre d'agression, au prix du sacrifice d'un grand nombre de ses membres», affirme Kazuo Shii.  Vêtu comme un travailleur ordinaire, Shii est le président du Parti communiste japonais.  Par cette ferme position de principe, le Parti communiste a gagné le respect d'un grand nombre de Japonaises/ais à la fin de la guerre.  À ce moment, devenu légal, le Parti a été autorisé à se présenter aux élections.  Mais les rapides succès du Parti communiste ont effrayé les autorités étatsuniennes d'occupation.  Craignant une infiltration soviétique, ces dernières ont commencé à essayer de briser l'influence du Parti.  Au cours de la "Purge des rouges" de 1949, ils ont destitué tous les communistes et les autres membres de la Gauche des postes qu'ils occupaient au Japon, permettant ainsi au Parti démocratique libéral de dominer les politiques du pays pendant des décennies.  Malgré cela, le Parti communiste japonais a établi, au cours de toutes ces années, un bloc d'opposition de gauche fiable au moyen du Parti socialiste japonais, plus étendu et plus traditionnel, fermement pacifiste et opposé à une alliance de sécurité avec les États-Unis.  Bien sûr, les Partis communistes d'autres pays du monde industrialisé, qui ont suivi ce modèle, ont perdu de leur importance au cours des années 1990.  Mais le PCJ, bien que plus faible qu'à son apogée, demeure important dans le domaine politique au Japon. Kazuo Shii attribue la survie du PCJ à son indépendance politique continuelle par rapport à Moscou.  Mais l'endurance du PCJ est plutôt due à son rôle dans les affaires politiques locales.  Les plus grands partis politiques du Japon manquent d'identité claire et cohésive, fonctionnent plutôt en tant qu'alliances d'intérêts manquant de cohésion, n'ont que peu de différences politiques distinguables, et reçoivent de l'appui moins en fonction de leur ligne idéologique qu'en fonction de réseaux personnels de clientélisme établi avec des candidats.  «C'est comme le Tammany Hall», affirme Lam.  L'appui aux partis en tant que tels est faible et s'affaiblit, alors que l'électorat japonais, toujours plus exigeant quant à leurs intensions de votes, cherchent de meilleurs choix politiques. Le PCJ gagne du prestige parce qu'il a vraiment une position, celle de préparer «la société socialiste / communiste», comme l'indique son Manifeste.  «Le PCJ est un parti qui sert de vitrine à des idées mais c'est le seul parti politique du Japon ayant une forte organisation de militantes/ants à la base», déclare Lam.  «D'une certaine façon, les communistes constituent probablement le parti politique le plus moderne du Japon». Bien qu'il n'occupe que 18 des 722 sièges à la Diète, le PCJ est souvent la seule véritable opposition à la manière de faire de la politique à Tokyo, c'est-à-dire comme d'habitude et non autrement.  Le PCJ est pratiquement seul parmi les partis japonais à insister inlassablement pour que le premier ministre Shinzo Abe et les autres politiciens n'étouffent pas la question que le Japon, pendant la Seconde Guerre mondiale, a forcé des milliers de femmes asiatiques à servir de prostituées.  Les politiciens communistes ont à maintes reprises révélées des scandales financiers au sein du gouvernement qui ont été très dommageables.  Ils sont trop éloignés du pouvoir pour être happés par l'engrenage de la corruption endémique qui règne à Tokyo.  «Nous maintenons une surveillance, mais nous faisons plus que cela», affirme Shii.  «Je crois que si le Parti progresse, que nous pourrons jouer un rôle politif majeur au Japon." Peut-être.  Le PCJ est sans doute le plus progressiste des partie dans le domaine de la politique au Japon, mais il adhère encore au marxisme.  (Quand j'ai demandé sur un ton à demi-sérieux à un jeune membre du Parti en âge d'aller au secondaire s'il lisait les classiques, il a ouvert son sac a dos et a sorti la brochure numéro 2 de la traduction en japonais du Capital, qui se compose de 13 brochures.)   Et la cohésion du Parti existe aux dépens de la flexibilité et de l'ouverture, car la discipline léniniste s'applique toujours, et quand le Comité central a adopté une position sur une question, les membres la défendent.  «Cela est incroyablement déphasé par rapport au Japon post-moderne», déclare Lam.  «Mais le PCJ croit que s'il abandonne ces principes, le Parti perdra de sa cohésion». Les résultats du PCJ ne changeront pas les résultats des élections législatives de juillet, qui pourraient décider du sort du premier ministre Shinzo Abe.  Sa popularité a dégringolé au niveau le plus bas au cours des dernières semaines en raison de la colère publique relativement aux fonds de pensions qui ont été mal administrés.  Il pourrait être forcé de démissionner si le Parti démocratique libéral au pouvoir perd trop de sièges.  Mais la majorité de l'électorat japonais choisira sans enthousiasme soit le Parti démocratique libéral soit le Parti démocratique d'opposition.  Mais le Parti communiste japonais recueillera les votes de protestation et peut-être davantage, si les jeunes Japonaises/ais suivent l'exemple de Michiko Suzuki.  «Je crois que mes amies/is et que les personnes qui m'entoure ont beaucoup de difficulté à s'y retrouver, à avoir confiance en elles-mêmes ou en eux-mêmes», dit Michiko.  «Mais étant membre du Parti communiste japonais, j'ai une vision plus large de l'avenir.  Je sais que nous avons des possibilités».  Qui a dit que la guerre est finie? 
Publié le 15/05/2008 à 18:23
Par dalembert
Anvers n’est pas Ankara 

Le 7 février dernier, les juges de la Cour d’appel d’Anvers ont rendu un jugement proprement magistral en offrant à mes camarades et à moi-même un ticket retour vers la liberté.

 

Contre toute attente, ils ont écarté d’un revers de la main les élucubrations du procureur fédéral sur la « dangerosité » et le « caractère criminel » des militants inculpés. Ils ont en outre pulvérisé les sinistres projets du procureur qui consistaient à établir des tribunaux d’exception en Belgique, à criminaliser la résistance à l’oppression des Etats et à condamner des idées, en l’occurrence, marxistes. Leur courage et leur intégrité méritent sans aucun doute le respect et les compliments de tous les démocrates de ce pays et d’ailleurs.

 

En effet, grâce à eux, depuis le 7 février dernier, dans ce pays, on peut à nouveau se dire communiste et militer pour un idéal révolutionnaire sans risquer de se retrouver derrière les barreaux. Mais pour combien de temps encore ? Côté procureur fédéral, ce n’est que partie remise, car il a décidé de se pouvoir en cassation.

En attendant la suite de cette saga judiciaire époustouflante, j’aimerais revenir sur certains cas bien moins heureux, notamment celui de mon petit frère de lutte Ferhat Gerçek, que j’ai évoqué dans un précédent numéro. Ferhat est ce tout jeune Turc âgé de 16 ans originaire de Giresun en Mer noire et habitant un quartier pauvre d’Istanbul. En octobre dernier, un policier lui a tiré dans le dos alors qu’il distribuait l’hebdomadaire de gauche «Yürüyüs». Depuis, il est condamné à se déplacer en chaise roulante. Ferhat a récemment assuré qu’il pourra remarcher grâce à l’amour de ses camarades. Malgré la lésion par balle dont il souffre à la moelle épinière, le voilà déjà accomplir ses premiers pas dans les couloirs de son hôpital. Son agresseur en uniforme n’a jamais été interpellé.

Il est d’ailleurs toujours à son poste. Normal puisque pour la police et la magistrature turques, prôner le socialisme en Turquie, même à travers la distribution d’un journal, est en soi une activité terroriste. On se rappellera que cette logique unilatérale fut défendue bec et ongles par le procureur fédéral, tout au long de notre procès.

 

Mes pensées vont également aux nombreux activistes incarcérés pour avoir dénoncé dans une conférence de presse, l’exécution en décembre dernier d’une révolutionnaire du DHKP-C dénommée Kevser Mirzak ou pour avoir assisté à ses funérailles. Parmi les victimes de ces rafles, il y a Ethem Açikalin, président de la section de Adana de l’association turque des droits de l’homme (IHD), Meryem Özsögüt, une dirigeante du syndicat de la santé (SES) ainsi que plusieurs membres d’associations de quartier. Participer à une conférence de presse ou à des funérailles est en l’occurrence interdit par les lois turques lorsque la victime est labellisée « terroriste ». D’ailleurs, « victime » n’est pas le mot car en Turquie, un « terroriste » n’est jamais « victime ». Notre procureur fédéral et national n’en pense pas moins…

 

Que dire aussi de ces innombrables intellectuels et manifestants kurdes arrêtés ces dernières semaines pour avoir dénoncé les récentes opérations de l’armée turque visant les guérilleros du PKK retranchés dans le Kurdistan irakien ?

 

Sur décret du gouvernorat, de la police et du quatrième tribunal d’assises de la ville de Van, il est aujourd’hui interdit de crier « assez » en kurde au motif que « Êdi Bessé » (qui rappelle le très latino et non moins sympathique « Ya Basta ») est un slogan en faveur du PKK. En réalité, « Êdi bessé » est le nom de la nouvelle campagne menée par le parti pro-kurde DTP pour le droit à l’éducation en langue kurde, pour l’arrêt de la guerre menée au Kurdistan et pour la levée du régime d’isolement dont souffre Abdullah Öcalan, le dirigeant suprême du PKK, qui occupe à lui tout seul l’île-prison d’Imrali…

 

Déclarer son ras-le-bol en langue kurde devient ainsi de facto un acte terroriste.

 

Heureusement, en Belgique, nous n’en sommes pas encore là. Dans l’affaire du DHKP-C, le spectre du maccarthysme qui hantait le tribunal d’Anvers, a dû ravaler sa langue fourchue, rendre son tablier (ou sa toge, c’est selon) et plier bagages, la queue entre les jambes. Pour le procureur Delmulle, c’était le monde à « l’Anvers » ! Mais pour combien de temps encore…

 

Bahar KIMYONGÜR


Publié le 15/05/2008 à 18:20
Par dalembert
Humeur : Rebelle
Anvers n’est pas Ankara 

Le 7 février dernier, les juges de la Cour d’appel d’Anvers ont rendu un jugement proprement magistral en offrant à mes camarades et à moi-même un ticket retour vers la liberté.

 

Contre toute attente, ils ont écarté d’un revers de la main les élucubrations du procureur fédéral sur la « dangerosité » et le « caractère criminel » des militants inculpés. Ils ont en outre pulvérisé les sinistres projets du procureur qui consistaient à établir des tribunaux d’exception en Belgique, à criminaliser la résistance à l’oppression des Etats et à condamner des idées, en l’occurrence, marxistes. Leur courage et leur intégrité méritent sans aucun doute le respect et les compliments de tous les démocrates de ce pays et d’ailleurs.

 

En effet, grâce à eux, depuis le 7 février dernier, dans ce pays, on peut à nouveau se dire communiste et militer pour un idéal révolutionnaire sans risquer de se retrouver derrière les barreaux. Mais pour combien de temps encore ? Côté procureur fédéral, ce n’est que partie remise, car il a décidé de se pouvoir en cassation.

En attendant la suite de cette saga judiciaire époustouflante, j’aimerais revenir sur certains cas bien moins heureux, notamment celui de mon petit frère de lutte Ferhat Gerçek, que j’ai évoqué dans un précédent numéro. Ferhat est ce tout jeune Turc âgé de 16 ans originaire de Giresun en Mer noire et habitant un quartier pauvre d’Istanbul. En octobre dernier, un policier lui a tiré dans le dos alors qu’il distribuait l’hebdomadaire de gauche «Yürüyüs». Depuis, il est condamné à se déplacer en chaise roulante. Ferhat a récemment assuré qu’il pourra remarcher grâce à l’amour de ses camarades. Malgré la lésion par balle dont il souffre à la moelle épinière, le voilà déjà accomplir ses premiers pas dans les couloirs de son hôpital. Son agresseur en uniforme n’a jamais été interpellé.

Il est d’ailleurs toujours à son poste. Normal puisque pour la police et la magistrature turques, prôner le socialisme en Turquie, même à travers la distribution d’un journal, est en soi une activité terroriste. On se rappellera que cette logique unilatérale fut défendue bec et ongles par le procureur fédéral, tout au long de notre procès.

 

Mes pensées vont également aux nombreux activistes incarcérés pour avoir dénoncé dans une conférence de presse, l’exécution en décembre dernier d’une révolutionnaire du DHKP-C dénommée Kevser Mirzak ou pour avoir assisté à ses funérailles. Parmi les victimes de ces rafles, il y a Ethem Açikalin, président de la section de Adana de l’association turque des droits de l’homme (IHD), Meryem Özsögüt, une dirigeante du syndicat de la santé (SES) ainsi que plusieurs membres d’associations de quartier. Participer à une conférence de presse ou à des funérailles est en l’occurrence interdit par les lois turques lorsque la victime est labellisée « terroriste ». D’ailleurs, « victime » n’est pas le mot car en Turquie, un « terroriste » n’est jamais « victime ». Notre procureur fédéral et national n’en pense pas moins…

 

Que dire aussi de ces innombrables intellectuels et manifestants kurdes arrêtés ces dernières semaines pour avoir dénoncé les récentes opérations de l’armée turque visant les guérilleros du PKK retranchés dans le Kurdistan irakien ?

 

Sur décret du gouvernorat, de la police et du quatrième tribunal d’assises de la ville de Van, il est aujourd’hui interdit de crier « assez » en kurde au motif que « Êdi Bessé » (qui rappelle le très latino et non moins sympathique « Ya Basta ») est un slogan en faveur du PKK. En réalité, « Êdi bessé » est le nom de la nouvelle campagne menée par le parti pro-kurde DTP pour le droit à l’éducation en langue kurde, pour l’arrêt de la guerre menée au Kurdistan et pour la levée du régime d’isolement dont souffre Abdullah Öcalan, le dirigeant suprême du PKK, qui occupe à lui tout seul l’île-prison d’Imrali…

 

Déclarer son ras-le-bol en langue kurde devient ainsi de facto un acte terroriste.

 

Heureusement, en Belgique, nous n’en sommes pas encore là. Dans l’affaire du DHKP-C, le spectre du maccarthysme qui hantait le tribunal d’Anvers, a dû ravaler sa langue fourchue, rendre son tablier (ou sa toge, c’est selon) et plier bagages, la queue entre les jambes. Pour le procureur Delmulle, c’était le monde à « l’Anvers » ! Mais pour combien de temps encore…

 

Bahar KIMYONGÜR

Publié le 05/05/2008 à 09:15
Par dalembert
Humeur : Rebelle
5 mai 2008- communiqué de presse - Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)Site : www.initiative-communiste.fr Contact : G. Gastaud 0321424372  Communiqué de G. Hage, député honoraire, G. Gastaud, philosophe, J.-Pierre Hemmen commission histoire du PRCF, V. Flament (rédacteur d’Initiative communiste), L. Landini, a. Officier FTP-MOI, J. Coignard, a. métallurgiste et dirigeant du PCF 22, Annie Lacroix-Riz, historienne, Université Paris VII, B. Foucambert, prof. d’histoire, M.-O. Gavois, prof. d’histoire, J.-F. Maison, secr. adjoint du PRCF 62, N. Pomiès, directeur de Mutuelles, Odile Hage, sec. Section PCF de Douai.

à propos du 250ème anniversaire de la naissance à Arras de Maximilien Robespierre le 6 mai 1758.
 
OUI, le 6 MAI FUT AUSSI UNE DATE HEUREUSE DANS L’HISTOIRE DE LA REPUBLIQUE ! 

Le 6 mai 1758, voici 250 ans, naissait à Arras Maximilien Robespierre. Malgré la campagne de calomnie que la réaction n’a cessé de mener contre sa mémoire, Robespierre fut le principal dirigeant de la Révolution française, le plus grand événement progressiste de l’histoire mondiale depuis la révolte de Spartacus et avant la Révolution russe de 1917 conduite par Lénine, lequel a aujourd’hui l’honneur de partager avec Robespierre la haine revancharde de la contre-révolution et des renégats du communisme.
 C’est Robespierre, ce grand lecteur de Rousseau et du Contrat social, qui affirma les conceptions démocratiques au début de la révolution contre l’idée d’un compromis « libéral » à l’anglaise entre la grande bourgeoisie et la monarchie. C’est lui qui, avec Saint-Just et le grand journaliste révolutionnaire Marat, fut le vrai fondateur de notre 1ère République, l’intraitable défenseur des Sans-culottes et du suffrage universel, l’ennemi acharné de l’esclavage colonial, l’inlassable animateur du combat de la France révolutionnaire contre la coalition monarchique et ses alliés, les aristocrates français émigrés à Coblence, et contre l’insurrection royaliste de Vendée. C’est Robespierre qui incarna, parmi les députés de la Montagne, l’orientation sociale de la Révolution avec ses projets sur l’instruction publique et sur le droit des pauvres aux « subsistances ». C’est lui en définitive qui avec Saint-Just, et Carnot son futur ennemi, fut le vrai vainqueur de l’Europe réactionnaire coalisée contre la France républicaine. C’est lui qui comprit que le gouvernement démocratique ne pouvait être solidement fondé sans l’implacable répression populaire des menées royalistes et girondines et sans l’alliance du Comité de salut public et de la démocratie jacobine et sans-culottes. C’est de Robespierre que nous avons hérité ce précieux héritage de la Révolution démocratique bourgeoise que sont les principes de souveraineté nationale et populaire, d’organisation communale, de République une et indivisible, de séparation de l’Etat et des cultes constitués (ce qui n’empêcha pas Robespierre de combattre les persécutions anti-religieuses des « déchristianisateurs »). Robespierre est mort en martyr de la révolution, abattu par un regroupement hétéroclite de politiciens corrompus et de dupes politiques, les Thermidoriens ; ceux-ci brisèrent l’élan populaire de la Révolution pour mettre en place une république bourgeoise anti-populaire qui allait se discréditer dans l’affairisme pour laisser rapidement place au despotisme militariste de Bonaparte. Alors qu’elle doit le pouvoir aux grands Jacobins, la bourgeoisie et ses suiveurs sociaux-démocrates (il n’y a même pas une rue Robespierre, même pas une rue Marat à Paris sous la Municipalité de B. Delanoë associé au PCF !) n’ont jamais pardonné à Robespierre d’avoir pris appui sur les artisans, paysans et ouvriers sans crainte de faire du peuple travailleur un acteur autonome de l’histoire. Les historiens anti-robespierristes de la bourgeoisie savent en effet que c’est en prenant appui sur la mobilisation populaire autonome de la grande Révolution, en particulier sur celle de l’An II (93) que le mouvement ouvrier du 19ème siècle a pris son essor. Ils savent que Gracchus Babeuf, le premier fondateur du mouvement communiste en France, reconnut sa dette politique envers l’Incorruptible après s’être un moment mépris à son sujet au moment de Thermidor. C’est cela, et non les violences de la Terreur, -incontournable dans les conditions d’une lutte acharnée entre révolution et contre-révolution, que la bourgeoisie a toujours reproché à Robespierre. Sinon comment expliquer que le nom de Robespierre, dont le corps guillotiné fut jeté dans la chaux vive par les Thermidoriens, n’ait jamais été cité pour l’entrée au Panthéon alors que l’ultra-sanglant Napoléon Bonaparte et tant d’autres assassins de peuples, reposent dans le sanctuaire de l’actuelle « République » bourgeoise, devenue de plus en plus réactionnaire, anti-patriote, antisociale, anti-laïque, anti-jacobine et « européenne » ?  Quoi d’étonnant dans ces conditions si la France officielle de Sarkozy et de l’UMPS ne fait rien au contraire, pas plus que la direction « euroconstructive » du PCF, pour commémorer la naissance du fondateur de la France républicaine ? Sarkozy préfère célébrer La Fayette, le massacreur des ouvriers révolutionnaires en place de Grève, l’homme qui a déserté pendant les guerres révolutionnaires, celui qui en 1830, à l’issue des Trois Glorieuses, a brillamment manœuvré pour frustrer les ouvriers républicains de leur victoire sur le régime légitimiste de Charles X et faire proclamer le « roi bourgeois » Louis-Philippe. Le même Sarkozy de Nagy-Bocsa, avec son sbire idéologique Jacques Marseille, prépare en catimini la réhabilitation de Napoléon III, l’assassin de la Seconde République. Quant aux médias et aux institutions officiels comme le Grand Palais, ils ne cessent de s’épancher sur Marie-Antoinette, « l’Autrichienne » exécrée du peuple parisien, qui transmettait les positions de l’armée française aux généraux de l’armée ennemie ! A chaque classe sociale ses « femmes historiques » et ses « grands hommes » ; comme le chante J. Ferrat dans « Ma France », la France des travailleurs « répond toujours du nom de Robespierre », comme elle défend la mémoire diabolisée des Thorez, Frachon et autres Duclos. Mais en ce triste anniversaire du 6 mai 2007, où l’arrogant proconsul du MEDEF, de Bush et de Bruxelles s’enroule dans le drapeau tricolore pour « rompre » avec l’héritage démocratique de 68 (fortes augmentations de salaires, droit syndical…), de 45 (retraites, sécu, nationalisations, statuts, droit du travail, école démocratique, CNRS, tout cela mis en place par les ministres et administrateurs communistes Thorez, Croizat, Billoux, Tillon, M. Paul, Grenier, Wallon, Joliot…), de 36 (40 heures, hausses de salaires, congés payés) et même de 89-93 (souveraineté nationale détruite par l’euro-constitution bis, régionalisation de la République, violations répétées par Sarkozy de la loi laïque de 1905, démontage de l’Education nationale, alignement militaire de la France sur l’Empire US…), il est une raison de plus de célébrer l’œuvre de Robespierre. N’est-ce pas lui qui nous a appris, après Rousseau et avant la Commune de Paris, que les élus doivent en permanence des comptes au peuple, et non le peuple aux élus qui le trahissent ? N’est-ce pas lui qui fit inscrire dans la Constitution de 1793 qui fondait la 1ère République, cette phrase qui cingle toujours au visage les apprentis-tyrans et qui guide toujours les vrais républicains : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour toute portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». Vive la République sociale, souveraine et indivisible ! Honneur à Robespierre, à Marat et au peuple « sans-culottes » ! A l’action tous ensemble contre Sarkozy et ses complices de la social-eurocratie qui détruisent l’héritage républicain de la France pour construire la nouvelle Sainte-Alliance de Maastricht et de l’impérialisme américain ! P.S. de G. Gastaud. Le 5 mai 1818 naissait à Trèves Karl Marx. En 1848 paraissait le Manifeste du Parti communiste, au moment même où la Révolution de 1848 à Paris déclenchait le « printemps des peuples » en Europe. En 1948 les mineurs du Pas-de-Calais menaient une grève dure contre les attaques portées à leur statut. En 1968 éclatait la plus grande grève ouvrière de l’histoire. Alors, célébrons l’anniversaire de ces évènements positifs pour l’émancipation sociale de l’humanité en « faisant sa fête » tous ensemble et en même temps à Sarkozy et à son gouvernement réactionnaire.  
Publié le 05/05/2008 à 09:03
Par dalembert
Humeur : En colère

Jusqu’ou ira le PCF dans le suivisme anti-OGM ?

  

« Les progrès scientifiques, les savoirs faire des agriculteurs pourraient permettre de nourrir une planète bien plus peuplée qu’aujourd’hui » ainsi commence l’éditorial de P Le Hyaric de l’Huma Dimanche du 17 avril consacré à la crise alimentaire mondiale. L’éditorial, les articles ainsi que l’interview du Directeur général de la FAO, démontre que la crise alimentaire est la conséquence de choix politiques pris par les institutions internationales et par les forces dominantes des pays en voie de développement. A aucun moment n’est fait mention d’une quelconque responsabilité des entreprises capitalistes qui fournissent les technologies au monde agricole dans ce désastre alimentaire. Pourtant ce sont bien elles qui sont rendues responsables par certains de l’asservissement du monde agricole ? Qui manipule qui ?

Le développement de la recherche fait que la technologie prend et prendra de plus en plus d’importance dans l’agriculture au détriment des pratiques empiriques de l’agriculture vivrière.

Les progrès du machinisme agricole, de la chimie, de la connaissance des sols, de la biologie et très récemment de la recherche spatiale, modifient en profondeur les pratiques agricoles. Si l’agriculture est en crise ce n’est pas la conséquence des pratiques agricoles (empiriques ou modernes), mais des choix politiques découlant de la nature de classes des institutions internationales et des Etats. Face aux crises sociales conséquences de choix politiques, certaines forces proposent de revenir à un monde agricole protégé de l’environnement économique par l’autosuffisance alimentaire et l’exclusion de la technologie. Ces forces proposent que la société s’organise autour des valeurs traditionnelles de l’agriculture ancestrale. Ce courant idéologique représenté au gouvernement par Mme Kosciusko-Morizet est celui de l’écologie profonde, qui se décline en France et dans le monde par toute une série d’associations environnementalistes.

Ces associations ont en commun le rejet de la technologie qui est présentée comme la cause fondamentale des maux de notre planète. L’approfondissement de la crise du capitalisme avec son cortège de violence sociale, de tensions internationales favorise le développement de l’irrationnel  qui constituent le terreau de cette idéologie. La crise du mouvement révolutionnaire, l’absence de perspectives contribue à son développement. Les OGM, représentés comme une intrusion étrangère au monde agricole cristallisent la peur de l’avenir.

Il est consternant que le PCF qui s’est toujours battu pour l’appropriation sociale des technologies a fait sienne l’idéologie des  associations environnementalistes.

1°) Dans son éditorial du N°9 de Communisme et Ecologie, Alain Hayot illustre le glissement opéré par le PCF vers les thèses de l’Ecologie profonde « refuser l’idée de décroissance absolue nous conduit à poser en termes nouveaux ces questions ; produire comment, pour quoi faire, en faveur de qui, pour répondre à quels besoins, à quels désirs individuels et collectifs tout en garantissant la liberté de choix pour chacun et chacune ». Ce discours présente une grande homologie avec les thèses défendues dans la revue l’Ecologiste dirigée et financée par le multimilliardaire T Goldsmith. Les associations environnementalistes sont parées de toutes les vertus, leur souci de protection de l’environnement en ferait des références dont il faudrait reproduire les discours et les idées. Communisme et Ecologie sous couvert d’une publication du PCF n’est ni plus ni moins qu’une caisse de résonnance de l’idéologie des ces associations, dont les financements et la gouvernance sont d’une grande opacité.

Alain Hayot refuse tout débat sur la question des OGM. Il préfère organiser des débats sur le développement durable comme en septembre 2006 avec …Mme C Lepage et … J Attali où à la dernière fête de l’Humanité avec un membre d’Attac et la Secrétaire d’Etat N Kosciusko-Morizet.

Le N°9 de Communisme et Ecologie est une compilation de déclarations reproduisant les différentes déclinaisons du discours anti-OGM. A l’exception de la CGT-INRA dont les dirigeants sont membres du Parti des travailleurs pour qui tout ce qui sort des entreprises capitalistes est intrinsèquement suspect, tout le reste n’est que la reprise du discours des associations environnementalistes. Je rappelle qu’au Grenelle de l’environnement les scientifiques et les organismes de recherche n’étaient pas invités. Indécosa-CGT travaille depuis de nombreuses années avec la Confédération paysanne, Greenpeace, le CRIIGEN, il n’y a rien de surprenant à ce qu’elle reproduise leurs discours. J’attire l’attention sur le texte de Roland Charlionet, Productivisme et production, qui constitue un cadre politique aux textes anti-OGM qui suivent. Il est affirmé que dans le système capitaliste, la production n’est réalisée qu’en vue du seul profit. Certes, mais le profit ne se réalise que s’il y a vente de la marchandise produite, qu’elle soit produit fini, intermédiaire ou service. La vente d’une marchandise est avant tout la satisfaction d’un besoin social. Il n’y a production que s’il y a marché. Produire pour produire n’a aucun intérêt pour le capitaliste, toute production doit être socialisée. Cette condamnation du productivisme sert à justifier une agriculture dont la production est essentiellement domestique. Cette agriculture autosuffisante n’a pas besoin de technologie, le savoir ancestral sert de référence, le marché est tout au plus local, le système de vente est celui de la vente directe. C’est le socialisme qui était productiviste, car il produisait pour produire sans se préoccuper du marché, sans se préoccuper de satisfaire les besoins sociaux. Les salariés avaient de l’argent, mais ne pouvaient le dépenser puisque ce qui était en vente ne correspondait pas à leurs besoins. A l’inverse, en système capitaliste les salariés ont toutes les difficultés à acheter des marchandises qui sont en abondance. Cette réalité fondamentale est gommée dans le discours de R Charlionet. Il ne reste que le productivisme qui détruit la nature. La solution qui en découle on peut l’appeler comme on veut, raisonnée, absolue, c’est la décroissance. Les 7 millions de Français qui vivent ou plutôt survivent en dessous du seuil de pauvreté (moins de 819 €/mois) ne font pas partie des préoccupations de R Charlionet.

Ces points fondamentaux étant évacués, il est possible de passer aux OGM instruments de Monsanto et de la dégradation de l’environnement, c’est ce à quoi s’emploie page suivante Cl Seureau, pour qui « J Bové est une forme de communisme » docte sentence prononcée lors d’une AG des communistes de Vitry. La mouvance Bové est bien représentée à la commission Ecologie et Développement Durable puisque nous y trouvons J Perreux, son ex directeur de campagne électorale à la présidentielle.

La Direction du PCF a délégué sa réflexion et ses initiatives à la mouvementologie environnementaliste. Le N°7 de « Communisme et Ecologie » prend d’ailleurs ses distances avec le nucléaire. La démocratie participative thème à la mode au PCF aboutit à faire des élus les relais des associations environnementalistes.

Afin de valider son orientation anti-OGM, A Hayot recherche la caution de scientifiques. C’est là que le bât blesse. Qui sont ces scientifiques anti-OGM ?

C Velot et GE Seralini sont signataires d’une pétition en ligne intitulée pour une médecine écologique qui demande la légalisation des médecines dites traditionnelles, c'est-à-dire du charlatanisme. (http://www.acecomed.org/manifeste/index.php?petition=2). Quelques pages du site internet sont consacrées à dénigrer la vaccination. Un lien (http://www.coordiap.com/index.htm) renvoie à un manifeste pour la liberté de conscience, en clair la défense des sectes « persécutées ». En plus de C Velot et GE Seralin,i nous trouvons parmi les signataires deux autres militants anti-OGM notoires, J M Pelt du CRIIGEN et G Kaestler de semences paysannes. Voilà qui relativise le caractère progressiste de la lutte anti-OGM. Anti-OGM et charlatanisme se confondent. M Robin spécialiste du reportage bidonné est aussi une adepte du paranormal ; voir son reportage très complaisant « Le sixième sens : science et paranormal » précédemment diffusé sur CANAL + et sur ARTE. Le salon de la Marguerite est en Alsace un salon dédié aux médecines parallèles et pseudo sciences en tout genre. Nous y trouvons deux scientifiques anti-OGM C Velot et J Testart discourant sur les OGM avec F Grosdidier président d’une association écologiste et …député UMP.

GE Seralini, C Velot, PA Gouyon, JM Pelt, enseignants chercheurs, sont membres du GRIIGEN de « la camarade » C Lepage  du MODEM. Le CRIIGEN est principalement financé par Carrefour qui comme chacun sait est une société à but non lucratif. JM Pelt est un mystique impliqué dans nombre d’organisations écologistes avec le multimilliardaire T Goldsmith financier international des associations écologistes prônant l’écologie fondamentale. J Testart est le dirigeant de « Sciences citoyennes », nous y retrouvons C Velot. Pour cette association, les scientifiques sont les maîtres d’œuvre des politiques scientifiques, ils portent une lourde responsabilité dans les dérèglements sociaux et écologiques. Ils doivent être sous le contrôle des citoyens. J Testart exonère le capital et les forces politiques qui gèrent les Etats. Le Pacte pour la Recherche et la Loi de Responsabilité des Universités qui donnent au Capital et au gouvernement la maitrise totale de l’appareil de recherche et d’enseignement supérieur ne font pas partie des préoccupations de J Testart ni de C Velot. J Testart directeur de recherche INSERM et son association sont aux abonnés absents des luttes contre les profondes restructurations en cours dans les organismes publics de recherche notamment à l’INSERM. J Testart écrit une chronique dans « La Décroissance , le journal de la joie de vivre» la publication du Parti de la décroissance. Le numéro d’avril est intitulé «Merde au pouvoir d’achat», celui de février avait pour une « Et si on limitait les salaires ! ». Quant à JP Berlan, économiste, Directeur de recherche à l’INRA il est membre d’ATTAC. Voilà pour les 6 principaux, il y a bien quelques seconds couteaux mais ils sont moins en pointe dans les média.

Tous ont en commun de ne pas travailler dans la transgénèse végétale ! Les scientifiques publient leurs résultats dans des revues à comités de lecture, ils se rencontrent confrontent leurs point de vue, établissent des collaborations dans des colloques, des congrès. La recherche est une activité internationale faite de compétitions et de collaborations dans lequel s’affrontent en permanence des théories, des points de vue. Ce sont les données expérimentales qui valident et infirment ces théories et ces points de vue. Or nos chevaliers anti-OGM ne publient pas dans le domaine de la transgénèse végétale, et par conséquent ne rencontrent pas dans les congrès leurs collègues travaillant dans cette discipline. Tous les deux ans se tient un symposium international sur la biosécurité des plantes génétiquement modifiées, le 10e aura lieu cette année en Nouvelle Zélande en septembre, nos paladins anti-OGM partisans de la médecine non scientifique n’y seront pas.

Contrairement à ce que certains osent affirmer, les travaux scientifiques concernant les OGM sont légions. Une correspondance dans « Nature Biotechnology » comptabilise 31848 publications (comptes arrêtées en 2003) sur les biotechnologies végétales, dont 30624 dans le domaine « science et technologie » et 1224 sur «l’alimentation, les aspects sociologiques, politiques, éthiques et légaux » 4480 publications concernaient directement les plantes GM et 1678 leurs aliments dérivés, ce qui inclut un total de 2189 consacrées à la «sécurité». De ces dernières, 692 sont des «études de recherche» qui sont distinguées des «commentaires». Les études sur l’environnement (détection, flux de gène, effets sur insectes non-cibles, etc) étaient au nombre de 455 et celles sur l’alimentation et la santé (composition, toxicologie, nutrition, etc.) de 237 (dont plus de 100 étaient des études nutritionnelles). http://www.nature.com/nbt/journal/v25/n6/full/nbt0607-624b.html.

Toutes les données expérimentales vont dans le sens d’une innocuité des OGM aussi bien pour l’environnement que pour la santé animale et humaine ! Pour être commercialisés, les OGM sont soumis à des procédures définies internationalement auxquelles aucun aliment n’a jusqu’à maintenant été soumis. Les procédures d’autorisations des OGM sont détaillées dans les 3 liens suivants : http://imposteurs.over-blog.com/article-18527214.html, http://imposteurs.over-blog.com/article-18527494.html, http://imposteurs.over-blog.com/article-18527698.html.

Les autorisations données par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire comme son équivalent européen ne sont pas données à la légère. L’agence européenne vient d’ailleurs de répondre au gouvernement français qu’elle n’avait aucune raison objective de changer son opinion quant à l’innocuité du MON810 !

GE Seralini comme Lyssenko 60 ans auparavant soumet la démarche scientifique à son idéologie. Alors que les autorités sanitaires française et européennes n’avaient rien trouvé à redire à innocuité du maïs MON863. Il soutint qu'un réexamen statistique des données initiales mettait en évidence des différences pondérales significatives entre les rats nourris avec cet OGM et les témoins ainsi qu’un impact sur le foie et les reins. A la demande de la commission européenne, l’Agence européenne de sécurité alimentaire a diligenté un groupe d’experts européens en biostatistique pour réexaminer en détail les travaux de GE Seralini. Les experts ont rencontré GE Seralini afin de se faire préciser sa méthodologie. Le rapport d’expertise est sans appel. Il met en cause la méthodologie employé par GE Seralini qui n’est pas biostatisticien et conclut à l’absence de différences significatives entre les rats nourris au MON863 et les témoins. Qu’à cela ne tienne, relançant la polémique le CRIIGEN, l’officine de C Lepage, a mis en cause la durée du test jugée insuffisante appelant à prolonger les tests au delà de 90 jours. C’est chose faite, avec une étude japonaise de 52 semaines qui conclut à l’innocuité du MON863. Autant la presse et les média furent prolixes pour relayer le discours alarmiste de M Séralini, autant ils furent silencieux quand les résultats infirmaient l’idéologie de ce dernier. Il s’apparente d’ailleurs  plus au prédicateur millénariste qu’au scientifique : http://imposteurs.over-blog.com/article-18357100.html.Pour ceux qui façonnent l’opinion, le point de vue des scientifiques n’a aucune valeur, seules  comptent les opinions de Séralini, Velot, Testart, etc. Si vous êtes pour les OGM, votre discours est suspect, vous êtes achetés d’une façon ou d’une autre à Monsanto, où à un quelconque semencier. L’Association Française pour l’Information Scientifique a été accusée d’être financée par Monsanto, pour avoir dénoncé les inexactitudes du film de propagande de Mme Robin. Et l’Union rationaliste aussi achetée par Monsanto, et Hélène Langevin et Jean Pierre Kahane, eux aussi sont achetés par Monsato !L’imbécillité n’a plus de limites. Les semenciers seraient des vampires qui s’enrichiraient sur le dos des paysans. La sélection variétale serait un moyen d’asservir les paysans, n’est ce pas ce que JP Berlan et J Bové affirment en prétendant que les variétés hybrides n’ont été créées que pour faire dépendre les paysans des semenciers !Après tout on pourrait bien se passer des lycées agricoles, de l’INRA. Le bon sens paysan voilà la vertu cardinale autour de laquelle doit s’organiser la société ? Revenons à la sélection massale pratiquée depuis des millénaires. Laissons l’agriculteur sélectionner et conserver lui-même ses semences comme il l’entend. Nous préserverons ainsi la spécificité des terroirs, les traditions ancestrales face à l’économie mondialisée. « La terre ne ment jamais » disait Ph Pétain. L’humanité s’est développée en acquérant des connaissances sur le monde et en développant des techniques qui lui ont permis de s’abstraire des contingences de la nature. Les OGM font partie de ces techniques. L’amendement Chassaigne, sous prétexte de préserver les terroirs visait à réduire au maximum la culture des OGM. Il n’est pas étonnant que cet amendement ait fédéré tout ce que l‘Assemblée compte de plus réactionnaires : Mme Kosciusko-Morizet, grande adepte du bio, grande copine de Seralini (elle l’a reçu en septembre au Ministère et l’a fait très récemment Chevalier de l’Ordre National du Mérite pour l’ensemble de sa carrière en biologie !!!!, supportrice des petits malfras de Kokopelli, les députés UMP qui chassent sur les terres du FN, dont l’écologiste F Grosdidier, grand pourfendeur de la musique rap, et de mariages blancs sur sa commune, les Verts de N Mamère qui comme D Voynet aime bien cumuler les fonctions électives et qui hormis de supprimer le nucléaire civil et de faire aller tout le monde à vélo n’a pas grand-chose à proposer, et bien les super opportunistes que sont les socialistes. Pour les socialistes il en est des OGM comme pour le Tibet, pas question d’aller à l’encontre de ceux qui manipulent l’opinion. R Ménard, J Bové, voilà les balises de la social-démocratie !Soyons sérieux, si les OGM comportent un risque : pas de faux semblant, il faut les interdire ! Nous importons 11 millions tonnes de maïs et 5 millions de tonnes de soja transgéniques ! Mais cela est impossible, pas tant à cause des règles communautaires mais parce qu’il n’y a rien d’objectifs à leur opposer.En valorisant le discours anti-OGM, le PCF renie ses principes fondateurs. Marx à la poubelle, Seralini, Velot, Bové (lui dont l’intelligence est celle d’une huitre passée au micro-onde !), voilà les références des élus et des responsables du PCF!La lecture des discours du député A Chassaigne et du sénateur G Le Cam laisse perplexe, comment est il possible en aussi peu de lignes de prononcer autant d’énormités? Parler comme G Le Cam de transgression à propos des OGM c’est adopter le discours mystique de J M Pelt et des activistes de Greenpeace ! Les élus du PCF sont à des milliers d’années lumière de monde de la recherche !La transgénèse végétale est dans la continuité des méthodes utilisées par l’Homme pour améliorer les plantes cultivées. La sélection par croisements se heurte à des obstacles de plus en plus insurmontables qui en limitent les potentialités. L’introduction d’un gène exogène (de la même espèce ou d’une autre espèce) dans le génome de la cellule permet de contourner tous les obstacles que n’arrive pas à dépasser la sélection par croisement. Le transfert de gènes entre espèces différentes est un processus naturel. Les virus et les bactéries sont les vecteurs de ce transfert. L’Homme ne fait qu’imiter un phénomène naturel existant. La technique la plus couramment utilisée pour produire des OGM végétaux est adaptée d’un processus naturel de génie génétique réalisé par une bactérie du sol. La transgénèse n’est qu’un outil supplémentaire qui ne déroge pas à l’histoire des techniques. Jusqu’ici l’Homme améliorait avec la sélection classique les espèces proches les unes des autres, le caractère inédit des réalisations que permet la transgénèse la fait considérer par certains comme non naturelle. Ce n’est qu’un changement de degré dans la technologie et non un changement de nature de la technologie ?Alors que le capital a maintenant la maitrise de la totalité du système de recherche et d’enseignement supérieur avec le pacte pour la recherche et la loi de responsabilité des universités, il y a quelque chose de pathétique à voir un Parti qui s’est toujours battu pour le développement des forces productives reproduire et valoriser les idées de ceux qui combattent la technologie. A force de suivre la mouvance environnementaliste le groupe communiste va finir par nous présenter un projet de loi visant à légaliser les médecines traditionnelles issues des pratiques ancestrales des terroirs et respectueuses de l’environnement !Certains me reprocheront le ton agressif de mes écrits. Mais dans quel pays vivons nous ? Dans la patrie de Descartes les scientifiques sont ignorés, l’irrationnel règne en maitre dans les médias et la presse. Les associations environnementalistes sont considérées comme des académies dont les jugements ont valeur de principes !! Si les OGM représentent un quelconque danger, c’est à l’Etat de les détruire et non à des groupes autoproclamés défenseurs de la nature. Les méthodes de Bové ne sont pas plus acceptables que celles de R Ménard. La fin ne justifie pas les moyens. En tant que scientifique, j’enrage de voir des travaux de recherche dont des thèses détruits, des laboratoires vandalisés, j’enrage de voir mon pays perdre ses compétences dans le domaine stratégique des biotechnologies du végétal, j’enrage de voir le rabougrissement de l’enseignement de la biologie végétale à l’université. J’enrage de voir l’irrationnel, la peur du nouveau devenir la trame culturelle du journalisme.Camarades, membres de la Direction du PCF, camarades députés et sénateurs, je vous propose de rencontrer des scientifiques dont la transgénèse végétale est la discipline qui ne font pas de l’idéologie qui ne sont pas prima dona des médias et essayent de faire vivre leur laboratoire avec beaucoup de difficultés, je vous propose de rencontrer des agriculteurs qui se sont mis aux OGM, ils vous diront pourquoi ils plébiscitent ces variétés. Venez confronter vos convictions anti-OGM avec les scientifiques et les agriculteurs qui défendent le principe de cette technologie. Vous ne cessez de réclamer un débat sur les OGM, je vous en donne l’opportunité, ne la refusez pas ! Gilles Mercier  

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