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Le blog de fabre-pujol
Publié le Samedi 04 juillet 2009
Par fabre-pujol
   Les trois groupes de l'opposition municipale (les socialistes pour l'union, communiste, socialiste et radical) ont posé une question commune à monsieur le Maire lors de la séance du conseil municipal de ce samedi 4 Juillet.
   la mise en cause judiciaire du sénateur maire de Nîmes dans le dossier dit du "diamant noir" n'est pas une affaire privée: elle concerne les intérêts de nos concitoyens et ceux des habitants de la communauté d'agglomération. Sans porter atteinte à l'indépendance de la justice et considérant la présomption d'innocence dont jouit chaque citoyen, il nous parait indispensable que lors de cette séance du conseil municipal, qui est le lieu premier du débat municipal, vous preniez le temps de donner à notre Assemblée une information précise sur le sujet. Il en va de la transparence et de la démocratie  dans la gestion de notre ville. Il en va également de l'image de la cité, dont les élus municipaux, et en premier lieu ceux de la majorité, sont les représentants et les garants.
   M
onsieur le Maire nous a renvoyé à la lecture de son blog et refusé, contrairement au règlement intérieur de suspendre la séance...... à quand les conseils municipaux par SMS?
Publié le Jeudi 02 juillet 2009
Par fabre-pujol
Copie d'un recours gracieux à Monsieur le Sénateur - Maire de Nîmes (copie à Monsieur le Préfet du Gard).
   Monsieur le Maire,
   Lors du Conseil Municipal du 16 mai 2009, à l'occasion de la présentation de la délibération relative à l'approbation du Compte Administratif 2008 et du Compte de Gestion 2008 du receveur municipal, je vous ai demandé de départir votre projet de délibération en deux délibérations, l'une portant sur l'approbation du Compte Administratif, l'autre portant sur l'approbation du Compte de Gestion.
   Vous ne l'avez pas souhaité, comme les années précédentes.
Il me semble que conformément au Décret du 29 décembre 1962 portant règlement général de la comptabilité publique et aux dispositions du Code Général des Collectivités Territoriales vous avez commis une erreur manifeste d'appréciation et que M LACHAUD, votre Adjoint aux finances, vous a mal conseillé.
   En effet, le vote sur lequel je vous demande de revenir ne semble pas conforme au Droit sur trois points, à savoir:
- au regard des textes précités deux délibérations auraient du être présentées.
- un document succinct aurait du accompagner la présentation du Compte de Gestion.
 - un Président de séance aurait du être élu afin de procéder au vote du Compte de gestion puis au vote du Compte Administratif.
   Aucun de ces éléments n'a été respecté. 
   Je vous demande, en conséquence, de bien vouloir inscrire les projets de délibérations modificatives à l'ordre du jour de notre prochain Conseil Municipal prévu le 4 juillet.
  mise à jour Septembre 2009: monsieur le maire m'a répondu en maintenant sa position après une démonstration juridique que je continue à contester. Nous en reparlerons l'année prochaine.....
Publié le Dimanche 28 juin 2009
Par fabre-pujol
   Poul Nyrup Rasmussen, président du PSE, m'a fait passer une analyse de l'avenir du socialisme en Europe (depuis sa réception le quotidien Libération l'a publiée dans son édition du 1er juillet). Cette pièce me semble importante pour nourrir le débat qui s'est ouvert à gauche depuis le refus du traité constitutionnel européen jusqu'à la défaite de la gauche aux élections européennes (à 2 pays près) en passant par la perte de l'élection présidentielle en France. Je ne sais pas pas comment vont se positionner les différentes composantes de la gauche française pour préparer les débats à venir, sociaux et politiques. Ce que je sais, c'est qu'à la lueur du dernier scrutin le premier des socialistes européens invite à une rupture de la social démocratie d'avec ses anciennes pratiques pour conjuguer ses fondamentaux de justice sociale avec l'avenir de la question environnementale, cap à gauche!
   
    Les citoyens européens ont fait leur choix. Le Parlement européen et la Commission européenne seront dirigés par une coalition de droite.
   La complexité du processus de décision communautaire ainsi les traditionnels arrangements créeront sans doute la confusion auprès des citoyens sur qui sera responsable de l’orientation de l’Europe pour les cinq années à venir. Mais les gouvernements et les partis de la droite européenne, ainsi que leurs députés au Parlement européen, doivent maintenant assumer pleinement les conséquences de leur victoire à la Pyrrhus, basée sur des taux d’abstention record. Je crois qu'ils vont décevoir beaucoup de ceux qui leur ont fait confiance le 7 juin.
   Les dirigeants de la droite européenne, et en particulier du PPE, utilisent aujourd'hui une rhétorique sociale-démocrate pour tromper leurs électeurs. Des engagements ont été pris sur la politique sociale, sur la lutte contre le changement climatique, sur la régulation des marchés financier et sur bien d'autres sujets encore ; ils ne seront pas tenus.
   La tradition de légiférer par consensus va sans doute perdurer à Bruxelles et à Strasbourg. Mais j’ai la conviction que l’heure est venue de mettre davantage en évidence les différences politiques entre la gauche et la droite. Après cette défaite aux élections européennes, la social démocratie doit-elle faire comme si de rien n'était, et ainsi prendre le risque d'aider la droite à brouiller un peu plus les clivages politiques dans les années à venir? Je ne crois pas que ce soit la voie à suivre. Pour commencer, nous devons nous battre pour nos engagements de campagne : un nouveau plan de relance européen et une réforme en profondeur du système européen de régulation financière.      
   Mais, dès à présent, nous devons aller beaucoup plus loin. La social-démocratie doit se renouveler.
   Les valeurs sur lesquelles nous avons fondé nos combats et nos succès politiques depuis plus d'un siècle doivent rester notre inspiration. Mais nous devons repenser notre projet dans le monde d’aujourd’hui, en perpétuelle mutation. Nous devons être audacieux, fiers de ce que nous représentons et plus efficaces dans la manière d'exprimer nos idées et nos projets. Nous devons apprendre à être au plus plus proche des gens, de ceux qui se sentent exclus de la société et ne croient plus à la politique, en répondant à leurs peurs et à leurs rêves. Nous, partis socialistes et sociaux-démocrates européens, devons plus que jamais travailler ensemble. Nous devons aussi être ouverts aux personnes et aux idées progressistes au-delà de nos propres partis. Mais nous devons aller encore plus loin.   
   Notre impératif, aujourd’hui, est d’intégrer à notre pensée politique les dynamiques d’un monde en pleine évolution. Prenons l’environnement. Nous nous sommes battus pour la protection des ressources naturelles, de la biodiversité, de la qualité de l'air et de l'eau. Mais comment lier cela à nos combats naturels pour la justice sociale et l’égalité ? Nous avons été incapables de développer une vision cohérente à long terme pour le développement écologique de nos économies et de nos sociétés. Si nous n'arrivons pas à trouver une manière de combiner notre combat de toujours contre les inégalités avec l’environnement, nous serons contraints de faire des compromis impossibles. Nous devons parvenir à plus de clarté et de crédibilité politique sur cette question essentielle qu’est le développement durable.
   Prenons l’économie mondiale. Nous devons trouver de meilleures réponses aux aspects les plus néfastes de la mondialisation. Nous avons oeuvré pour un système économique global plus durable et plus juste. Mais les inégalités demeurent scandaleuses. Et la création de nouvelles richesses écologiquement durables, qui doivent être plus équitablement réparties, ne répond pas aux besoins des milliards de personnes qui vivent aujourd'hui dans la pauvreté. Nous devons trouver de nouvelles réponses à ce défi mondial, et nous devons les trouver rapidement. Sinon comment peut-on prétendre continuer d'incarner le principal mouvement politique internationaliste?
   Prenons l’Europe. Nous avons peur de défendre une Europe politique plus forte. Nos discours sont hésitants, et parfois même contradictoires. Une fois encore, si nous n'arrivons pas à élaborer un projet clair et ambitieux pour l'avenir politique de l'Europe, nous ne pourrons pas convaincre les citoyens de nous soutenir pour construire une Europe capable de les protéger dans la mondialisation.
   Nous avons perdu une élection, mais pas la guerre des idées politiques. Nous n’en sommes qu’au début. Pour les cinq années à venir, les institutions européennes seront dominées par la droite. Nous devons utiliser cette période pour engager un changement audacieux. Si nous y parvenons, les citoyens retrouveront confiance en nous, peut-être pour longtemps. Si nous échouons, et surtout si nous refusons de changer en continuant comme avant, nous mourrons.
Poul Nyrup Rasmussen,
ancien premier ministre du Danemark 
Président du Parti Socialiste Européen
 
Publié le Vendredi 26 juin 2009
Par fabre-pujol
   Le « râteau de Versailles » était le titre de Libération pour qualifier la coûteuse prestation du Président Sarkozy devant le Parlement réuni en Congrès ce 22 Juin.
   Il est vrai que mis à part l’annonce d’un remaniement ministériel et la levée d’un emprunt (pourquoi ? par qui ?) rien d’important.
   Seule une lecture plus précise peut interroger les nîmois : la taxe professionnelle, recette principale de l’Agglomération serait supprimée et remplacée par une taxe carbone en 2011 ; bonne idée écologique mais rien n’est dit sur le mode de calcul (recette forcément dégressive puisque destinée à la dissuasion de trop consommer) et quel contribuable la paiera ? Par contre nous savons qu’à recettes et structure constante l’Agglo de Nîmes sera, elle, endettée de plus de 190M€ en 2014.
   La question de la démocratie locale, de la structure des collectivités et du contrôle des élus, est renvoyée aux calendes grecques ; seule la réduction du nombre d’élus (après 2014) est envisagée, soit une économie de 0,15% sur les budgets des Départements et des Régions. Là encore rien sur le financement des RMI/RSA qui étouffent les départements dont le nôtre au premier chef. Rien sur les retraites; rien sur les services publics menacés : la Poste, le pôle emploi, les écoles et universités, les hôpitaux, les transports en commun… dont nous savons tous à Nîmes les difficultés, quartier par quartier.
   2 sénateurs et 1 Député Nîmois, parmi plus de 700 parlementaires, mobilisés à Versailles pour avoir confirmation de la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2012, vraiment, un communiqué de presse aurait suffi.

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