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Le blog de fabre-pujol
Publié le Mardi 12 mai 2009
Par fabre-pujol
    Eric ANDRIEU, Vice-Président du Conseil Régional du Languedoc Roussillon, élu de l'Aude et candidat aux élections européennes, tiendra une réunion publique ce Mercredi 13 Mai à 19h à l'hôtel holliday-in en ville active à Nîmes dans le cadre de la campagne électorale. 
    Je ne doute pas que l'ensemble des leaders socialistes du Gard seront là pour montrer leur soutien à leur liste et à son programme anti libéral le "manifesto"!

ici à Toulouse avec (de gauche à droite) Khader ARIF Député Européen, qui devrait être présent ce soir, et l'amie Martine AUBRY, aujourd'hui première secrétaire du P.S., pour le lancement de la campagne électorale des européennes des socialistes du grand sud ouest.
Publié le Lundi 11 mai 2009
Par fabre-pujol
 lettre ouverte aux 5 Députés, aux 3 Sénateurs du Gard, à monsieur le Préfet et à monsieur l'Inspecteur d'Académie         Ce lundi matin, 11mai, 8h 30, avec d’autres élus, j’étais aux cotés des parents d’élèves de l’école Pierre SEMARD qui initiaient une occupation symbolique de l’école. Ils entendaient protester contre les "réformes" de l’enseignement qui les frappe directement. Voilà un mot bien galvaudé. Peut on parler de réformes quand on envisage d’affaiblir les écoles maternelles, en commençant par supprimer  la scolarité des enfants de 2 / 3 ans tout en laissant le secteur privé créer plus de 60 places à l'institut d'Alzon? 
     Peut on parler de "réformes" quand le gouvernement se permet de supprimer deux heures hebdomadaires   pour tous les écoliers français surchargeant les programmes scolaires ?
    Peut on parler de "réformes" lorsque l’on nous annonce la suppression de milliers de  postes d’enseignants, alors que dans le Gard, on enregistre 200 postes d’enseignants absents tous les jours qui ne sont pas remplacés ?      
    Et que le gouvernement met en cause la formation des enseignants, veut mettre des adultes qui ne sont pas formés au métier d’enseignant avec pour conséquences la baisse de qualité de l’enseignement, remettant en question la compétence et la légitimité même du rôle de l’enseignant ; sans parler de l’introduction d’emplois  précaires, dans l’enseignement public.  Ainsi que je l'ai déjà dénoncé lors d'un conseil d'administration du collège Jules Vallès pour un "enseignement" du marocain. 
    Peut on parler de "réformes" lorsque l’on met en  place des programmes qui marginalisent les activités d’éveil, de créativité et de construction de la pensée ? Mais aussi des évaluations nationales et un livret de compétences, inadaptés, inutilisables pédagogiquement, sinon pour quantifier et comparer les écoles ?  
    Peut on parler de "réformes" lorsque  parle de futurs Établissements publics d’enseignement primaire (E.P.E.P. regroupement d’écoles, administrés par des Conseils d’Administration où les enseignants seront largement minoritaires entraînant la fermeture d’écoles dites moins… "rentables") ?
    Peut on parler de réformes, lorsque l’on analyse les  lourdes conséquences pour les enfants en difficulté, de la disparition de 3000 membres du RASED ? Vous savez que les RASED  contribuent à assurer, avec les équipes pédagogiques, la prévention des difficultés que peuvent rencontrer nos enfants (préjudiciables à la progression dans le cursus scolaire ou à une bonne insertion dans la vie collective).

    Il semble souhaitable que le gouvernement prenne en compte l’inquiétude grandissante des parents d’élèves et des enseignants sur ces diverses questions.

Publié le Samedi 09 mai 2009
Par fabre-pujol
    Et si nous profitions de ce W.E. pour réfléchir à notre mode de vie? Voici une façon décapante d'ouvrir la réflexion avec un article paru dans LIBERATION:

    Interview intéressante lundi 4 Mai au matin lors de l'émission
Médialogues sur la RSR. Vincent Cheynet y expliquait en quoi les médias participent à cette furia, cette obsession, cette idée fixe de la "croissance économique" comme seul et unique objectif. Furia particulièrement exprimée en temps de crise, où ils s'agit uniquement de la "relancer", de la "remuscler", de la "soutenir", on en passe et des meilleurs.

    Cheynet se concentre sur la critique des médias, propriétés en majeure partie de "puissances économiques", qui ont intérêt à cautionner cette "doxa dominante", à nous pousser dans le sens de "la croissance et de la consommation sans limite". Les vrais limites sont pourtant bien réelles, concrètes et palpables: celle de vivre dans un espace fini (la terre) et d'aller au pas de course face à un mur (la fin des réserves naturelles). L'idée de décroissance et d'anti-productivisme est dès lors déconsidérée, ostracisée, peu relayée, etc.

Chaîne usine

Mais il y a, semble-t-il, un autre angle à prendre, un autre terrain où ce débat devrait naître et se développer de façon contradictoire: l'entreprise elle-même, le monde du travail pardi! Car cette obsession de la croissance permanente va avec ses corollaires dans le cadre de l'organisation du travail, de notre façon même de penser notre vie en société. D'autres maux en découlent en effet, que nous subissons tous:

  • l'obsession de la productivité: avec l'idée que la consommation nationale est un ventre sans fin qu'il faut gaver, au sortir des chaînes de production matérielles (héritage du fordisme et du taylorisme) mais aussi servicielles (immatérielles). Avez-vous déjà visité un call center (centre de contacts)? On y comprend de suite cette folie furieuse du "toujours plus, toujours plus vite" pas si éloigné du stakhanovsime...
  • l'obsession de la performance: exprimée dans les +20% et +30% fixés comme objectifs permanents par des directions et managers qui perdent le sens de la mesure, et surtout ne donnent pas les moyens de les réaliser... D'où la prise en étau.
  • l'obsession de l'évaluation: modèle anglo-saxon de plus en plus imposé chez nous, qui place l'audit en méthode de management opérationnel et l'évaluation des salariés (avec entretien et notation) en outil RH (ressources humaines, ndlr) incontournable.
  • l'obsession du paraître: sur-travailler, sur-produire, sur-consommer...tout cela a aussi ses codes, son langage, son imaginaire. Qui s'exprime par des vestimentaires dispendieux, 4x4 imposants, panoplie high tech envahissante...
  • l'obsession de la possession: qui est aussi une forme de névrose, de course à combler un manque (lequel?) inscrit dans notre éducation même. Les "anciens" accumulaient les denrées alimentaires par réflexe, en ayant connu le manque sous la guerre; les "jeunes" accumulent par habitude et rythmique, sans plus de discernement.

    A l'étage supérieur, nous entrons au cœur d'une certaine rhétorique libérale qui bouleverse les repères, déstabilise et bloque toute contestation. Et qui a eu des précédents. Je l'avais par exemple noté dès 2003 sur le webzine Econobug, avec cette question de "la croissance, c'est + ou -?", face à des discours d'analystes particulièrement brumeux et imprécis; puis en 2005 sur Les Médiaboliques, avec cette idée de "la croissance qui détruit", dite par un certain Guillaume Sarkozy, alors n°2 du Medef... Non seulement on baigne dans le culte de la croissance permanente, mais en plus on nous fait perdre les repères évidents sur ce qu'elle embrasse.

    Le journaliste -Fabrice Gaudiano, de la rubrique économique de la RSR- qui s'exprimait en contrepoint après Cheynet ce lundi matin, relativisait aussi grandement sa critique. Un peu comme une douche froide après "l'enfièvrement" de la pensée. Une claque quoi! Pour lui, le modèle est très aisé à comprendre, il ne souffre pas d"analyse socio-comportementale compliquée ni de façon de couper les cheveux en quatre. Son équation: "Si les gens ne consomment pas, il n'y a pas de croissance, s'il n'y a pas de croissance les entreprises ferment et les gens se retrouvent au chômage... c'est aussi simple que cela". La boucle est bouclée? Cet horizon est unique? Sans aller jusqu'au "détravail" ou à "l'anti-travail", on pourrait sans doute repenser notre façon de nous imaginer, de bâtir nos vies et nourrir nos projets. Encore une fois (c'est un leitmotiv sur Serial Worker ;-) vous l'avez compris...), replacer l'humanisme au cœur de nos actions.

    Pour prolonger : quelques sources en ligne à consulter et explorer, dans une forêt de blogs, sites travaillant quotidiennement ce sujet et portant ce débat sur la place publique.

Publié le Jeudi 07 mai 2009
Par fabre-pujol
    Avec ma collègue Catherine CALMET-ROATTA nous avons suivi l'épisode de MERKAMUEBLE à Nîmes.
    Nous apprenons la fermeture brutale et soudaine de l'enseigne espagnole de mobilier Merkamueble qui devait créer plus de 100 emplois ici. Nos premières pensées vont, d'évidence, aux 16 salariés licenciés ainsi qu'à leurs familles.
cette situation est malheureusement l'une de celles qui caractérisent le mieux les pratiques du système ultra-libéral en crise, cette douloureuse affaire nîmoise l'illustrant de la pire des façons. Des capitaux vagabonds à la recherche d'un profit rapide et sans discernement, profitant ça et là d'opportunités foncières et d'aides publiques, considérant les salariés comme de simples variables d'ajustement que l'on peut au gré des conditions du moment, embaucher à bas prix ou licencier sans état d'âme. Ce sont justement les amis du MEDEF de messieurs SARKOSY, FOURNIER, LACHAUD et PROUST qui défendent cette théorie économique.
    Certes, il est impossible d'imputer à la majorité municipale l'entière responsabilité de ce gâchis et nous avons même, par le passé, salué certaines de ses initiatives en matière économique. 
   
    Par contre, les propos d'un Adjoint au Maire sur "des pistes éventuelles et le remplacement sans problème par une autre enseigne" sont plus que préoccupants car il ne prend pas la mesure de la crise violente et destructive du système libéral.
    Et ce d’autant que la Majorité municipale en oublie que la venue de Merkamueble n’était que le paravent de l’échec de l’implantation d’IKEA à Nîmes.

    Cette politique d'installations d'enseignes "Kleenex" au gré des opportunités foncières méprise absolument le facteur humain. Il convient en économie durable de réduire au maximum le facteur chance, le hasard et la rentabilité à courte vue. La vie de nombreuses familles dépend pour beaucoup de cet enseignement.


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