|
Publié le Mardi 29 septembre 2009
Par fabre-pujol
La France aura une taxe carbone et inaugurera une fiscalité écologique dont les recettes devaient être orientées vers les collectivités locales. Vivant dans l'une des villes de France les plus imposées et les plus endettées, régulièrement mise en alerte "ozone" ceci a attiré mon attention. Conclusion: Belle idée mise en oeuvre au rabais par le communicant en chef de l'élysée. Le dispositif gouvernemental contribue, en l'état, à ridiculiser l’idée même d’une fiscalité écologique, pourtant indispensable pour participer à la lutte contre le réchauffement climatique, et ce au bénéfice d'un effet d'annonce. Espérons que le Parlement influera sur ce non-choix. Tous les experts préconisaient un prix de départ de la tonne de CO2 entre 32 et 45 euros pour avoir un minimum d’efficacité, pour amorcer la division par quatre en 2050 de nos émissions de gaz à effet de serre. Le prix ne sera que de 17 euros (Il s’aligne sur le cours le plus bas du marché spéculatif des permis d’émission). Ce choix est d’autant plus néfaste que des quotas d’émission sont distribués gratuitement aux entreprises jusqu’en 2012. Ce système ne couvre que 40% des émissions de gaz à effet de serre et ne concerne pas la consommation électrique particulièrement peu économe pour les ménages et peu écologique puisque les périodes de pointe sont couvertes par des centrales thermiques. Par ailleurs l'absence d'annonce d'un calendrier à moyen terme ne permet pas de se projeter dans l'avenir et de préparer le changement de nos comportements. Le remboursement aux ménages de l’intégralité du produit de la taxe carbone signifie, aussi, que pas un centime ne pourra être utilisé pour initier des politiques publiques en faveur des énergies alternatives pour la production, les transports publics et la rénovation des logements. Aucun moyen d'importance ne sera mis en place pour assurer un investissement dans les technologies peu polluantes, assurer une planification des énergies renouvelables liées au secteur géographique, créer un pôle public de l'énergie, ...... La restitution de la taxe sous forme de réduction d’impôt sur le revenu aux ménages imposables et d’impôt négatif aux non imposables représente un simulacre de justice sociale car elle évite de remettre à plat le système fiscal français, totalement injuste (faible progressivité de l'impôt sur le revenu et fiscalité locale inadaptée). D'ailleurs, dans le même temps, le gouvernement est muet sur la réforme de la fiscalité locale qui, nous le savons tous, est la plus inégalitaire qui soit. Cette contribution climat énergie est dans la suite logique du "Grenelle de l’environnement" : battage médiatique, détournement des véritables enjeux et réalisations concrètes médiocres. La France a besoin d’une véritable fiscalité écologique, insérée dans des programmes d’investissements publics susceptibles à la fois de préparer l’avenir et de réduire les inégalités. ici, à Nîmes, nous vivons concrètement ce décalage. Alors que nous sommes l'une des 2 villes les plus chères de France pour la fiscalité locale, régulièrement inquiétée par des alertes "ozone", rien n'est fait en matière environnementale. Certes les documents sont adoptés (PLU,PDU, Charte Vélo, charte de la garrigue...) mais la réalité c'est un parc auto municipal classique, un TCSP qui prilégie des bus au gazole (ni hybride, ni électrique), des pistes cyclables en déshérence, aucune aide à l'architecture innovante y compris dans les bâtiments publics, l'urbanisation continue des garrigues et de la plaine agricole,.......... Justice sociale et écologique doivent aller de pair pour qu'un nouvel impôt soit accepté. Ce n'est pas le cas de la taxe carbone.
Publié le Vendredi 25 septembre 2009
Par fabre-pujol
Président du groupe "les socialistes pour l'union", en mairie de Nîmes, j'ai participé ce Vendredi à la conférence de presse relative à l'organisation d'une votation citoyenne le 3 octobre prochain avec la coordination départementale: CGT, PCF, Parti Socialiste, Parti de Gauche, Les Verts, le NPA, F.O., SUD, CFDT, des comités locaux de défense de La Poste, les alternatifs,...... J’ai eu l’occasion de présenter brièvement une action commune des 3 groupes d'opposition à la mairie, due à mon initiative, sous la forme d'un vœu relatif à l’avenir de La Poste à l'occasion du Conseil Municipal du 3 octobre prochain. Réforme de La Poste, Projet de vœu pour la séance du conseil municipal du 3 Octobre présenté par le groupe "les socialistes pour l'union", après consultation des groupes "communistes", "parti socialiste et radical de gauche" Le service public postal est un des fondements de notre République ainsi que le rappelait, entre autres, le programme du Conseil National de la Résistance. L’existence et la pérennité des bureaux de poste garantissent un aménagement du territoire qui puisse répondre aux exigences de notre temps. La rapidité et la régularité de l’acheminement et de la distribution du courrier chez les particuliers et les entreprises sont nécessaires au développement économique et à la vie démocratique de notre pays. Les services financiers de La Poste permettent à tous l’accessibilité bancaire et des moyens de paiement. La Poste est une entreprise de réseau avec des coûts fixes importants, ce qui ne peut être toléré par les marchés financiers qui pousseront à la réduction des services dans les zones les plus sensibles : qu’adviendrait-il, après cette prétendue réforme, des bureaux de poste du Chemin Bas d’Avignon, Pissevin, Beausoleil voire des espoirs de Valdegour et du Mas de Mingue ? Comment sera assurée la distribution du courrier au même prix sur l’ensemble du territoire, du centre de tri aux dernières habitations de garrigues ? Egalité d’accès, péréquation financière, proximité, voilà les valeurs du service public menacées par la Loi de transposition de la directive postale européenne mettant fin au monopole de La Poste et transformant cet établissement public en société anonyme. Afin d’éviter une erreur de jugement qui obligerait l’Etat à intervenir ultérieurement pour réparer ce qui aura été détruit, en ce jour de votation populaire, le Conseil municipal de la ville de Nîmes souhaite que le projet de Loi réformant le statut de La Poste soit soumis à référendum.
Publié le Mercredi 23 septembre 2009
Par fabre-pujol
Semaine de la mobilité en septembre, tiède journée"climat" des Nations Unies hier, conférence des métropôles urbaines à paris ce jour, conférence de Copenhague en décembre, contribution climat énergie (taxe carbone),.... la fin de 2009 est marquée par la question du bilan carbone de nos modes de vie et la volonté "affichée" de réduire la production des gaz à effets de serre. A Nîmes la pollution marque sa présence (ozone sur le territoire de l'Agglo, dioxyde de carbone en centre-ville, gaz carbonique sur l'axe Saint cézaire/gare centrale),et ce n'est pas quelques brochures sur papier glacé qui feront barrage. La majorité de Droite ne répond pas aux défits présents: -retard sur les projets structurants (le projet TCSP est sur le bureau du maire depuis 2001, le dossier tram/train depuis 2004), les parkings relais ne sont toujours pas construits; l'absence de coordination entre les autorités organisatrices de transports (agglo, département) pour les bus pénalise; sans compter le quasi abandon de la plate forme multi-modale de la gare centrale dès la fin du chantier; parlant de gare il semble que la municipalité bloque les divers projets ferroviaires en cours qu'ils soient à destination d'Alès ou la Grande Vitesse et le frêt entre nous et l'Espagne en raison de caprices locaux; -erreurs de choix avec la préférence à la ligne centre/sud au lieu d’est-ouest pour le TCSP, des moteurs à gazole au lieu d’hybrides ou électriques pour les bus BHNS; -plan vélo sans cohérence de mise en place et ce qui est fait (route de beaucaire) est discuté ; -transport pédestre sans véritable perspective avec des projets tels la diagonale verte au point mort, l’écusson qui n’est pas étendu, les trottoirs restant souvent en l’état malgré les financements par les conseils de quartier; -circulation automobile qui attend la voie urbaine sud inachevée tout comme le contournement ouest (2x2 voies nîmes/alès). A quand un lien entre l’organisation des territoires, l’urbanisme et l’exploitation de la voierie ? Les plus optimistes répondront en 2014!
Publié le Jeudi 17 septembre 2009
Par fabre-pujol
Communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme (Paris, le 16 septembre 2009) Après avoir aménagé des centres de rétention pour y enfermer des enfants et même des nourrissons, après avoir osé prétendre qu'en France on a l'habitude de ne pas séparer les enfants de leurs parents lorsqu'on les rafle... Avant qu'un préfet ne propose au contraire à des parents en voie d'expulsion d'abandonner leurs enfants aux services sociaux français, le gouvernement poursuit à sa manière la préparation du 20e anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant : il envisage tout simplement... la suppression de l'institution du Défenseur des enfants, créée par la loi du 6 mars 2000. Sans doute madame VERSINI, l'actuelle Défenseure des enfants, a-t-elle déplu en prenant au sérieux la défense des enfants et de leurs droits, comme la Commission nationale de déontologie des forces de sécurité avait eu le tort de reconnaître l'existence de violences policières, ce qui lui avait valu naguère une tentative d'étranglement budgétaire. La punition sera donc la même pour ces deux Autorités trop indépendantes : elles disparaissent au profit du Défenseur des droits prévu par la récente révision constitutionnelle, institution généraliste et donc moins gênante. Dans le projet débattu en Conseil des ministres, on ne trouve pas même une référence, fût-elle symbolique, au respect de la Convention internationale des droits de l'enfant. La France, si ce projet devait être adopté, se singulariserait une fois encore tristement parmi les démocraties européennes. Et pour que la forme soit digne du fond, le gouvernement a soigneusement évité de consulter la Défenseure des enfants et même de répondre à ses demandes de concertation : la « rupture » avec la tradition républicaine concerne le respect des contre-pouvoirs et du dialogue institutionnel autant que la garantie des droits fondamentaux. La Ligue des droits de l'Homme appelle toutes celles et ceux qui considèrent que le respect des droits des enfants doit être préservé des manœuvres politiciennes à se mobiliser pour éviter cette inacceptable régression de l'Etat de droit. contact nîmois:Michel TAVERNIER RESF 30 : 06 20 46 36 27 courriel : resf30@laposte.net Pétition pour le maintien d'un Défenseur des enfants indépendant : http://www.defenseurdesenfants.fr/pourundefenseurdesenfantsindependant.php
 |
|
<
|
Nov. 2009 |
|
| L |
M |
M |
J |
V |
S |
D |
| | | | | | | 1 | | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | | 30 | | | | | | |
Noter ce blog :
3628 connectés
118911 visiteurs
|