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Publié le Mercredi 16 mai 2007
Portant la parole du groupe socialiste lors de l'examen du compte administratif 2006 présenté au conseil municipal du 12 Mai j'ai pu souligner combien il y avait loin de la coupe aux lèvres.
Très loin du discours de propagande, la réalité des chiffres est cruelle pour la majorité UMP-UDF à bout de souffle: -section de fonctionnement supérieure au ratio national des villes de la même strate démographique en raison du poids continue de la dette héritée des années Bousquet/fournier; produit des impositions directes supérieur de 30% à la moyenne nationale; dépenses du personnel inférieures à la moyenne nationale (44,30 contre 49,43) malgré une hausse due aux recrutements clientélaires; baisse de la dette par la vente douteuse de notre patrimoine municipal et un faible niveau d'investissements; hausse importante des frais de représentation et de communication,.... -section d'investissement: à écouter le maire,hors le domaine de la voierie, nous pensions trouver une photographie budgétaire montrant un redressement des investissements comme promis lors du vote du budget primitif 2006. Il n'en est rien. les dépenses d'investissements sont de 245€ par habitant à Nîmes contre une moyenne nationale de 290€ et sur les 57 millions d'euros de dépenses prévues pour 2006 c'est seulement 35 millions qui auront été investis sur la ville (l'un de ses plus faibles niveau connu). Fiscalité élevée, opacité des transferts à la communauté d'agglomération, investissements faibles, dette mal financée, politique de la ville absente du mandat,..... tout ceci me conforte dans l'idée que les municipales pourront être emportées par la gauche menée par les socialistes au printemps 2008, puisqu'ici, à Nîmes, malgré la qualité de ses projets, la gauche gagne traditionnellement la confiance des électeurs pour sauver la ville des erreurs de la droite! Maitrise de la dette et de la fiscalité, reprise des investissements utiles économiquement et socialement constituerons le socle du projet municipal à venir, je n'en doute pas. Publié le Mercredi 09 mai 2007
Cher ami,
merci du fond du coeur. Nous avons fait une très belle campagne. La rénovation va continuer. Tu peux compter sur ma fidélité. Ségolène ![]() Publié le Mercredi 09 mai 2007
Comme d'autres, en France et dans le Gard, j'ai reçu le message suivant de mon ami Arnaud Montebourg. Partageant son analyse je le publie ici afin de poursuivre la réflexion des uns et des autres et de commencer ainsi le travail de rénovation du mouvement socialiste et de la gauche comme je le suggérais dans ma page du 7 Mai (voir ci-dessous). Rendons donc d’abord et avant tout justice à Ségolène Royal des changements considérables qu’elle a imposé aux socialistes dans sa campagne de modernisation accélérée : Révolution démocratique avec la VIème République, nouveaux outils de régulation économiques et fiscaux, priorité écologique, redéfinition et réorientation d’un projet européen protecteur et volontaire, ambition pour l’égalité scolaire, parité authentique. Sur tous ces points, Ségolène Royal aura imposé en 6 mois au parti des avancées pour lesquelles nous nous battions depuis 5 ans sans succés. Il faudra d’ailleurs rappeler à ceux qui ont la mémoire courte et dénoncent les errements de la période 2002-2007 que nous avons eu la constance de refuser la paresse idéologique et doctrinale dans laquelle nous ont enfermés les congrès de Dijon et du Mans et que nous n’avons jamais abandonné nos combats pour quelques responsabilités d’appareil. Cela nous rend plus fort pour soutenir le début de rénovation engagée par la campagne de Ségolène Royal, consacrer désormais toutes nos forces à la redéfinition d’un projet de gauche adapté à la société d’aujourd’hui et souhaiter vivement que Ségolène Royal fasse le choix de s’y investir, quels que soient les choix difficiles qu’il faudra assumer. Car la rénovation d’un appareil sclérosé par 10 ans de gestion de compromis misérables sera tache difficile. Elle impliquera de s’ouvrir puissamment sur la société, d’associer à notre réflexion intellectuelle, hommes et femmes de gauche d’autres formations politiques et d’inventer le cadre politique de ce travail d’envergure. Le Nouveau parti socialiste ? C’est toujours notre démarche, l’intention d’alors est désormais évidence pour tous. Mais il y a déjà urgence car 5 années, c’est court. Prendre la mesure véritable de l’état de la société et des aspirations des citoyens, définir un projet ambitieux et crédible, rénover les pratiques et les équipes, bref rattraper le retard stratégique considérable que nous avons pris vis a vis de la droite nécessitera beaucoup de temps, qu’il faudra accomplir dans un délai record ! Il faut donc engager ce travail sans attendre, un congrès de la rénovation, pouvant se muer en assises de la gauche rénovée, devra donc se tenir d’ici la fin de l’année. Nous n’accepterons pas les tergiversations qui, visant à reporter l’inventaire des raisons de la défaite, auraient pour conséquence de faire en sorte que rien ne change. On ne rejouera pas 2002 en 2007. Pas plus qu’on ne doit changer l’objet de la réflexion. Déjà, les plus fatigués du travail politique nous invitent à engager une réflexion sur notre stratégie d’alliance. "A gauche toute" disent les uns ; "avec le centre" déclarent les autres ! Ce n’est pas ainsi que nous concevons la rénovation. Il serait d’abord stupide de devoir choisir l’une ou l’autre de ces stratégies. Un parti socialiste rénové devra pouvoir rassembler à sa droite et à sa gauche, faute de quoi il serait condamné à dépérir au bénéfice de formation plus jeunes et plus audacieuses. Mais surtout, la stratégie d’alliance n’est que l’aboutissement de la réflexion programmatique, en aucun cas son préalable. Quand nous devons repenser nos objectifs politiques et nos outils, il faut d’abord investir toute son énergie sur le projet. Viendra ensuite la stratégie d’alliance et les éventuels compromis. "Rénover maintenant !" écrivions nous apès le Mans. C’est toujours et plus que jamais notre projet après la défaite. Mais ce combat dépasse désormais notre seule sensibilité. Il doit devenir celui du parti tout entier, voire celui de toute la gauche de gouvernement. C’est désormais à cela, plus qu’aux vaines querelles d’appareil, que nous devons nous consacrer. - Arnaud MONTEBOURG, Député de Saône et Loire Publié le Mardi 08 mai 2007
je ne peux résister au plaisir de publier ici le texte d'hommage de Bernard henry Levy à Ségolène Royal. Cet intellectuel iconoclaste, pourfendeur des idées formatées, sans allégeance à quiconque, rarement sur le terrain où on l'attend me surprendra toujours. Mais n'est ce pas le rôle des intellectuels que d'éveiller les consciences et d'ouvrir les esprits au débat? |
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