Sous une banderole « Rassembler et fédérer les socialistes nîmois », l’actuel conseiller général Bernard Casaurang et l’ancien Bruno Mangin ont présenté leur candidature commune à l’investiture socialiste pour les municipales de mars prochain. Un ticket composé de deux acteurs légitimés sur Nîmes : s’il ne s’est pas représenté en 2004, Bruno Mangin a tenu six ans le canton de Nîmes V jusqu’à obtenir la présidence des HLM du Gard. Bernard Casaurang, conseiller général de Nîmes III et toujours (du moins en titre) premier vice-président du Conseil général, songe depuis longtemps à l’investiture municipale. Les autres candidats PS à l’investiture ont jusqu’à vendredi pour se déclarer. Au PS, les alliances restent à trouver En faisant leur annonce de candidature aussi rapidement, Bernard Casaurang et Bruno Mangin ont taillé l’herbe sous les pieds de beaucoup de monde. A commencer par Françoise Dumas, candidate PS légitimée par un score plus qu’honorable aux dernières législatives (43% au second tour), qui dès hier déclarait dans Midi libre son intention de ne pas briguer la mairie, préférant s’orienter vers le canton de Nîmes VI. En évitant, du même coup, de jouer le rôle de cocu de l’affaire. Hier, le ticket Casaurang/Mangin appelait néanmoins de ses vœux un ralliement à la liste de Françoise Dumas, lui promettant « une vraie place » au sein de l’équipe municipale, sans en préciser les contours. Seconds perdants de l’annonce Casaurang/Mangin, les quatre élus d’opposition PS de Nîmes (michèle El Baz, Catherine Calmet, Bernard Finiel et l'ex Député alain Fabre-Pujol). Officiellement tous ont accompagné la démarche et Alain Fabre-Pujol était là hier pour en attester. Officieusement, ils n’ont aucune garantie sur le rôle qu’ils pourraient jouer dans une liste d’union. On voit pourtant mal quelqu’un comme Alain Fabre-Pujol, maire-adjoint aux côtés d’Alain Clary de 1995 à 2001, et qui depuis 2001 joue pleinement son rôle d’opposant, accepter d’être en position non-éligible dans la liste. C’est-à-dire au-delà du sixième rang ce qui, en cas de défaite, l’éliminerait automatiquement des bancs. Quid du Parti communiste dans cette affaire ? Côté Alain Clary, on préfère vanter la démarche des ateliers-citoyens menée dans la cité nîmoise. Une façon de dire que le projet passe avant le nom des candidats et que les « préoccupations des gens » doivent être au cœur du programme. L’ancien maire n’oublie néanmoins pas de préciser : « sans union, la Droite vivrait encore de beaux jours »… Enfin Bernard Casaurang et Bruno Mangin ne ferment pas la porte au Modem pour une alliance élargie. Mais elle devra naître « sur la base d’un projet » insiste Bruno Mangin. A moins que le pharmacien de l’église Saint-Paul ne sache déjà que le Modem tente de monter une liste de son côté. Et que l’introduction de membres du Modem dans une coalition pourrait faire fuir les Communistes et autres alliés de gauche. Quand un Alain Clary a réalisé près de 15% au premier tour des Législatives sur Nîmes, le choix de l’alliance demande effectivement réflexion… François DESMEURES . |







