Fondée le 11 avril 1909 sur un désert de dunes au nord du port arabe de Jaffa, TEL AVIV est devenue la ville la plus peuplée d'Israël avec 400.000 habitants.
TEL AVIV héberge aujourd'hui les principales institutions politiques et militaires de l'Etat. C’est là que j’ai eu le plaisir de rencontrer, il y a quelques années, le Prix Nobel de
"Jérusalem n'est pas une ville, c'est un symbole et un lieu que les habitants préfèrent quitter", explique Yael Dayan, présidente du conseil municipal de TEL AVIV et fille de Moshé Dayan, général et grande figure politique du pays. "Ma ville est l'exact opposé: c'est la cité du vivre et du laisser vivre, un modèle pour le futur d’Israël."
C’est ce visage de grande liberté que je veux garder de ce pays où se mêlent juifs orthodoxes et non pratiquants, agnostiques et chrétiens, musulmans et athées, jeunes occidentalisés, homo et hétérosexuels, cadres dynamiques et vieux agriculteurs.
C’est un autre visage qui est sous nos yeux. Celui d’un gouvernement paranoïaque, guidé par une volonté de normalisation religieuse, refusant tout processus sérieux de paix
A l’heure où j’écris ces lignes un ministre du Likoud se dit d’accord avec le leader d’extrême droite Avigdor Lieberman, ministre des affaires étrangères pour dire son opposition aux accords d’Annapolis et remettre à plus tard la feuille de route qui doit conduire à la création de 2 états indépendants, vivant côte à côte dans la paix.
Alors que des organisations non gouvernementales, une commission d’enquête militaire, de nombreux témoignages convergent pour condamner l’attitude de Tsahal lors du dernier conflit armé il me semble, citoyen de gauche et ami d’Israël, que je ne peux rester plus longtemps silencieux.
Imaginez en France un gouvernement présidé par SARKOZY dont Martine AUBRY, première secrétaire du PS serait ministre de la défense et jean marie Le Pen, ministre des affaires étrangères, avec françois Bayrou dans l’opposition ; personne ne peut le croire ! C’est ce qui se passe avec la forfaiture d’Ehud Barak qui a entraîné avec lui le Parti Travailliste.
Une seule chose peut être faite pour condamner cette alliance contre nature, pour condamner la guerre, sans soutenir les terroristes d’où qu’ils viennent, c’est demander que le Parti Travailliste Israélien quitte l’Internationale Socialiste.
Ce serait un geste fort, équivalent au boycott de l’Autriche lorsque l’extrême-droite participait à un gouvernement de coalition avec la droite.
Ce n’est pas un geste de colère mais l’expression que personne ne peut, ne doit collaborer, avec les porteurs de haine et de mort que sont les représentants de l’extrême droite sans se salir et salir ses ancêtres, sans injurier l’avenir.







