J'ai pu lire ce W.E. une longue et belle interview de Lilou Clary-Bonfils publiée dans un quotidien local à l'occasion de la campagne de dépistage du cancer du sein: la vie à tout prix.
Avec élégance et pudeur Lilou évoque la douloureuse expérience qu'elle traverse, celle du combat contre le cancer; elle le fait, non pour se plaindre, mais pour dire la nécessité d'une meilleure information, d'une meilleure politique de dépistage et d'information avant la maladie et, aussi, pendant le traitement lorsqu'elle est là.
Tout en saluant la qualité des centres de cancérologie de Montpellier, Nîmes, Marseille, elle dit que le manque d'informations des uns, la célébrité des autres, les budgets squelettiques de la Santé en France font que la maladie se trouve traitée à 2 vitesses. Les "marqueurs" pour celles et ceux qui savent (ou à qui on les prescrit d'office) permettant un dépistage rapide d'un cancer et augmentant ses chances de guérison, la politique comptable pour les autres. Exprimant son désarroi face à la faillite éthique et morale que représente ce traitement à double vitesse, elle souhaite que la vie ne soit pas résumée à un chiffre dans une case. 18,50€ pour un examen sanguin qui n'est pas systématiquement pratiqué, ce serait combien de vies sauvées? Combien de combats longs, douloureux, coûteux et parfois sans issues évités?
Lilou a saisi le Président de la République, les parlementaires gardois..... Un autre combat pour la vie!







