http://lagaucheentetenimes.blogspot.com/
vous trouverez sur le blog tous les comptes rendus de nos réunions.
La dernière séquence électorale à Nîmes, municipale et cantonales de mars 2008, a mis des femmes et des hommes de gauche de cette ville face à leurs responsabilités politiques. Le constat est clair:
les forces de gauche sont fragmentées, empêtrées dans des querelles de personnes qui les éloignent des préoccupations des nîmois-e-s; leurs propositions ne sont pas audibles et leur audience ne franchit pas la barre des 45% de l'électorat qui s'exprime alors même que l'abstention augmente (40% du corps électoral ne s'est pas prononcé à la municipale) menaçant sérieusement la crédibilité du processus démocratique.
Conçue comme un outil de la résilience politique nécessaire pour sortir de cette ornière, «La Gauche en Tête» doit
1) reprendre le combat des idées, à gauche,
2) être un lieu de rencontre, d'échange et de convergence des gauches,
à partir de problématiques locales de Nîmes et de l'agglomération.
Par le débat avec les citoyens, les forces de gauche, associatives, syndicales, politiques de notre Cité, collectivement, nous voulons Comprendre, Converger et nous avons l'ambition de Convaincre.
Depuis un an, nous avons voulu réveiller le débat public sur des sujets d'intérêt général en plantant les premiers éléments d'un projet de gauche crédible pour les femmes et les hommes qui vivent sur le territoire de Ville et son agglomération; nous constatons qu'il y a une attente forte de nos concitoyens d'être entendus mais aussi -mais surtout-d'être écoutés! Alors si le débat démocratique est un outil nécessaire pour construire un projet politique de gauche, c'est au coeur même du projet que la démocratie devra résider!
Les enjeux des débats
Le 27 mai 2008, notre premier débat portait sur les libertés publiques, attaquées dans toute la France et à Nîmes par une droite sécuritaire.
«Fichiers, rétention de sûreté...vers une société librement surveillée et démocratiquement totalitaire?»
Les atteintes aux libertés individuelles n'épargnent pas les nîmois-e-s : dans notre belle ville, toujours plus minéralisée, ce sont les caméras qui fleurissent; les policiers municipaux devraient y travailler plus intensément sans pourtant «gagner plus» et si vous visitez Nîmes, faites un tour au Centre de Rétention Administrative! On y enferme des hommes, des femmes mais aussi des enfants!
En plus du questionnement sur le tout sécuritaire qui vise au contrôle du corps social et sur les méthodes autoritaires de la droite qui provoque maintenant en retour, des réactions de désobéissance citoyenne, y compris à Nîmes, quelle est l'utilité des mesures prises par la municipalité Fournier et les maires des communes péri-urbaines: augmentation des effectifs de la police municipale, caméras ? L'engagement financier ne pourrait-il pas être mieux investi ?
Le1° juillet 2008, nous avons ouvert un cycle de débat sur la culture dont la place est nécessairement centrale dans une vision de gauche de la Cité tant du côté du vivre ensemble que de celui de l'autonomie de l'individu.
«Quelle politique pour la culture? les limites de la démocratisation culturelle».
Nîmes, c'est 2000 ans d'Histoire mais depuis 2001 pas de politique culturelle! Parce qu'on ne peut appeler politique culturelle ni la conservation des monuments romains (néanmoins utile) ni la privatisation de leur gestion en attendant, sans doute, l'ouverture d'un camp des légionnaires de César qui transformera Nîmes en un décor de film peplum...et pendant ce temps terminés le festival du Mas de Mingue, celui de Valdegour qui associaient les habitants de ces quartiers.
Ce débat a mis en lumière la nécessité pour atteindre un objectif de démocratisation, de penser une politique culturelle dans le temps et la diversité des actions, sur le terrain.
Depuis Janvier 2009, on ne peut pas parler à Nîmes, de Culture sans que cela renvoie au triste spectacle de la Rome française en état de siège quand, en janvier 2009, le Chef de l'Etat a choisi notre Ville pour s'adresser au monde de la Culture; la Droite pourrait tout de même changer de registre pour distraire les nîmois!
Début 2009, nous avons choisi d'ouvrir la «boite noire» de l'agglomération de Nîmes Métropole;
ce fil conducteur permet d'aborder les aspects institutionnels autant que la vie quotidienne des habitants de l'agglomération.
Le 3 février, le premier débat «Parle à mon agglo, ma commune s'étiole» a montré la méconnaissance de ce qu'est l'intercommunalité; une couche de plus dans le mille feuille territorial si difficile à cerner. La Gauche en Tête a déjà ouvert un chantier sur la démocratie locale (réunion du 26 mars), mais il faudra revenir sur l'efficacité de l'EPCI et la pertinence de ses choix actuels;
nous avons à « décortiquer » les choix budgétaires mais aussi chacune des compétences ( habitat,
politique de la ville, transports, eau et assainissement... ); nous avons à nous prononcer sur la métropolisation annoncée comme l'avenir des agglos de Nîmes et d'Ales.
Le Jeudi 26 mars 2009, avec Rémi Lefèbvre, enseignant chercheur en science politique, spécialiste des partis politiques nous disons :
«La démocratie est une chose trop sérieuse pour être abandonnée aux professionnels de la
politique ! » (19h au Libanim).
Les perspectives de La GeT
Notre premier constat: les «milieux de gauche» à Nîmes et dans le Gard sont bien vivants; les associations, les collectifs se réunissent, débattent et résistent à l'uniformisation qui lamine la société française; nous voulons nous inspirer de cette vitalité et la transposer pour investir le champ politique.
Notre second constat: la droite délaisse des pans entiers de la vie de nos concitoyens ou au mieux s'arrange avec en transformant la sociologie de la ville, en ne mettant aucune politique en oeuvre pour favoriser la mixité sociale; il y a moyen d'agir sur l'école, sur l'habitat, sur les transports, sur la culture pour empêcher que ne se créent de façon irréversible des ghettos de riches et des ghettos de pauvres; si on laisse faire, Nîmes sera transformée en ville musée, en ville de retraités, en ville banlieue d'on ne sait quelle métropole.
Dans un esprit constructif, nous voulons assumer nos différences à Gauche et en faire un levier pour
affronter la droite locale.
Le Comité directeur de la GeT
françoise Akoum, Présidente; catherine Calmet-Roatta; emmanuel Carrière; jean-pierre Charaix; alain Fabre-Pujol; nadja Flank; christophe Geneix; alain Jourdan; marie noëlle Lauga; serge Velay







