Publié le Mercredi 25 juin 2008
Par fabre-pujol
Ce mercredi 25 juin, avec mon amie catherine Calmet-Roatta , tout deux conseillers municipaux « les socialistes pour l’union »,ici à Nîmes, nous avons accompagné près de 100 militants et amis de RESF du Gard, pour entendre la sentence « collective » pour plus de 70 sans papiers arrivés du Centre de rétention de vincennes partiellement détruit par un incendie; vers 22h30, après près de 5 heures d'attente, la sentence tombe : « maintenu en rétention au CRA de Nîmes ». Une poignée a bénéficié de vices de procédure et leur rétention a pris fin c'est-à-dire qu’ils sont sortis du CRA, loin de tout, sans papier, sans argent le plus souvent, au bord de la route de Courbessac. Mais catherine et moi, au-delà de l’émotion de voir des gens privés de liberté, sommes restés perplexes pour 2 raisons :
-Premier étonnement lorsque l’un des avocats du gouvernement, a téléphoné vers Paris avant le prononcé officiel des délibérations: « on a gagné ».
-La deuxième surprise est constituée par le fonds, diamétralement opposé à celui de la veille, où de nombreuse remises en liberté avaient été rendues pour vice de forme, avant que le gouvernement ne fasse ouvertement pression ce mercredi. La politique du chiffre (28 000 expulsions par an voulues par le gouvernement UMP-Nouveau Centre, à raison de 25 000€ par expulsion) semble supérieure au Droit. C’est une mauvaise manière faite à la République ! Sommes nous encore au pays de la Liberté et des Droits de l’homme ?
Nous nous associons à l’appel de RESF pour ce Vendredi 27 juin à 18h place de la Maison Carrée.