Une fois n’est pas coutume, je laisse à un autre le soin de publier, ici, un billet d'humeur qui débute par un peu d’histoire afin de prendre conscience de certaines réalités et poursuivre la réflexion sur l'avenir du Parti Socialiste..... J'espère surtout que cela vous incitera à voter pour Françoise DUMAS (Nîmes-Vistrenque) et Robert CRAUSTE (Nîmes-le Grau du Roi) .
En 1958, le Général de Gaulle accède au pouvoir et fonde la cinquième république, un coup d’état dira François Mitterrand, propos repris plus tard par Arnaud Montebourg. En 1969, suite au référendum, le grand Charles s’exile à Colombey, il sera remplacé à la tête de l’Etat par Pompidou. Le décès rapide de Pompidou donne à la France Giscard comme nouveau Chef de l’Etat. Pourtant la gauche était prête à assumer cette fonction, Mitterrand avait au congrès d’Epinay pris le pouvoir sur le PSU et… l’avait changé en Parti Socialiste, un véritable outil politique de conquête, raté en 1974, mais de peu et surtout faute de temps de préparation. En 1981, le bonheur, la gauche après 23 ans d’opposition accède à la fonction suprême et y restera 14 courtes années. En parallèle de cela, un certain Chirac crée en 1977, une véritable machine à gagner le RPR et ce ne seront pas les multiples déviances de ce Parti qui l’empêcheront de gagner les élections présidentielles de 1995. Un peu plus tard, certainement sur ordre, « le meilleurs d’entre nous » fonde avec d’autre structure de droite l’UMP, l’ex premier ministre est rattrapé par les affaires ou plutôt accepte de servir de valve de décompression, bref suite à sa condamnation, le maire de Bordeaux se retrouve innelligible et se contraint à l’exil au Canada. Le secrétaire Général de ce Parti neuf, un certain Nicolas S s’en approprie les rênes… J’éviterai de relater la suite des événements et notamment un certain 6 mai 2007, très frais dans notre esprit et surtout encore très blessant pour beaucoup d’entre nous. Alors pourquoi nos dirigeants actuels n’ont pas eu cette analyse ? Une petite précision et parenthèse je ne remets nullement en cause ni ne conteste toutes les merveilleuses mesures prise par le PS depuis plus de 30 ans, là n’est pas le propos… Par contre ce Parti Socialiste en tant qu’outil de conquête du pouvoir suprême, n’a eu de vie et il faut en avoir conscience, que de 1971 à 1981. Alors que s’est il passé, est-ce les ambitions parfois démesurées des uns et des autres, pas de réponse pour cette action de préservation parfois ringarde d’une structure et de ses institutions. Même Tony Blair a restructuré son Labour et l’a changé en New Labour avant de prendre le pouvoir en Grande Bretagne. J’ai beau me creuser la tête, aucune réponse censée me vient à l’esprit, je me permettrai de reprendre une formule des journalistes malgaches, qui quand ils sont dépassés par un événement ou une situation inexplicable pour leurs lecteurs écrivent je cite « nous ne pouvons pas vous en dire plus, sachez que c’est de la haute politique » formule honnête en soi que bon nombre de nos journalistes devrait reprendre parfois afin d’éviter d’écrire n’importe quoi. Ce qui de plus est rageant dans cette histoire, c’est que pour la première, voire la deuxième (en 1988 Mitterrand a été réélu de par sa légitimité) depuis le début de la Cinquième République et grâce à la personnalité de notre candidate et du changement honnête et profond qu’elle inspirait, la Gauche aurait pu accéder au pouvoir non par défaut mais par une véritable légitimité. Rappelez vous, François Mitterrand ne fut élu en 1981 que grâce à l’aide apportée par Chirac et son RPR qui rejetait Giscard, en 1997 c’est le bilan « du meilleur d’entre nous » et son rejet dans l’esprit des électeurs qui après dissolution a permis au gouvernement Jospin de prendre vie. Et même le grand chelem aux régionales, dont certains encore se glorifient, n’est pas une victoire nette mais un désaveu d’un Chirac qui envers et contre tout maintenait un certain Raffarin. Alors messieurs les bien pensant du Parti Socialiste, monsieur le premier secrétaire, écartez vos ego, organisez nous un congrès et pas fin 2008 comme je l’ai entendu, mais en octobre 2007. Permettez moi de vous dire, malgré tout le respect que j’ai parfois pour vous, que vos calculs, vos visions politiques et vos motions molles (comme cette dernière au Mans) n’ont fait que desservir la base militante qui de plus en plus exprime un certain dégoût, non pas pour les idées, mais pour une malhonnête façon de faire parfois. Et beaucoup de notre électorat est tenté par les paillettes de « l’ennemi ». Comme l’ont été, et je terminerai par cela, Bernard, Jean-Pierre, Martin, Georges Marc, Eric et les autres… Cette fameuse équipe d’ouverture « soudée », présentée comme telle par notre nouveau locataire de l’Elysée. Alors sachez messieurs qu’en dehors de strass et des paillettes vous vous êtes gentiment fait avoir (et je reste poli quand je prétends cela). Votre position ne sert qu’un seul homme le petit Nicolas et j’en veux pour preuve que vous soyez ministre ou simple conseiller du Président, vous n’avez pas les coudés franches… Bernard qui ne peut choisir son cabinet et dont les attributions sont limités, l’initiateur (sic) du promeneur du champs de mars (conseiller culturel à l’Elysée) qui se fait snober par la nouvelle ministre de la culture qui crie haut et fort à qui veut l’entendre qu’elle ne sera jamais tributaire de la « mouche du coche », ce pauvre Martin qui a du mal a se faire entendre par la nouvelle ministre de la santé (celle de « garez vos voiture à l’ombre ») etc. etc. Alors messieurs que vous arrivent-il, un « pétage » de plomb, une fin de carrière, comment expliqueras tu mon cher Martin ta position à l’abbé Pierre si toutefois tu le rejoins au paradis. Je ne parlerai pas de Georges Marc B. et encore moins d’Eric B. tout a été dit. Ah si encore, une petite chose sur Jean Pierre J., le camarade de promotion et néanmoins ami (ex) de notre premier secrétaire. François Hollande a déclaré à la presse que Jean-Pierre avait toujours eu quelques orientations le cœur à droite, dommage de s’en rendre compte maintenant, surtout que le fameux Jean Pierre n’a été autre que le directeur de cabinet du premier ministre, un certain Jospin, mais si rappelez-vous celui qui quitta le navire en… 2002. Je finirai sur Bernard, celui qui a accepté ce poste aux affaires étrangères, proposé à Hubert dans un premier temps (Vedrine devait être plus exigeant et surtout moins malléable). Enfin Bernard, n’oublies pas d’où tu viens, n’oublies pas toutes les extraordinaires actions menées au cours de ta vie, n’oublies pas ton utopisme, n’oublies pas notre extraordinaire admiration pour toi… Coluche prétendait que tu étais, je cite « un tiers mondain, deux tiers mondiste » je me permettrai juste de rajouter, ne deviens pas un tiers hautain, deux tiers autiste. Patrick Profit, animateur du comité Désirs d'Avenir de Clamart
patrick.profit@desirsdavenir-clamart.org







