Alain est né le 27 Juin 1957 à Nîmes, ville à laquelle il est attaché, et où il travaille depuis une trentaine d'année. La profession de ses parents, sa vie privée et professionnelle l'ont conduit à Beaucaire, Les Angles, Gagnières, Courry, Bessèges, Langlade, Gallargues, villes et villages du Gard dont il garde une part de nostalgie, celle du temps qui passe, sans oublier, au delà du rhône, Avignon (où il fit ses études secondaires, ayant même été Président des élèves du lycée F. Mistral) et Paris.
Alain adhére au Parti Socialiste au lendemain du coup d'Etat au Chili fin septembre 1973.
Il le quitte en Février 2008.
Proche du cercle des amis du regretté Gilles Martinet (cofondateur du Nouvel-observateur et ancien secrétaire national du PSU) il le suit pour rejoindre Michel ROCARD, l'homme de l'autogestion et du socialisme de la responsabilité participant au débat sur la "deuxième gauche", avant que ce dernier n'évolue vers le centre.
20 ans plus tard il est appelé par Martine AUBRY afin de créer le mouvement AGIR; séduit par sa pugnacité, le combat social sur l'insertion par l'économie, la réduction du temps de travail, la lutte contre l'extrème droite...alain répond présent et parle toujours de cette rencontre avec des yeux pétillants! C'est vous dire s'il est heureux de son retour au premier plan pour affirmer la force à gauche d'un Parti Socialiste rénové.
Cet homme aurait pu être un apparatchik, mais il n'a pas, à la vérité, cette conception étriquée de la politique. Régulièrement il choisit les leaders nationaux qu'il soutient en fonction des idées qui le structurent et non pas, comme c'est souvent le cas, l'inverse.
Il a été secrétaire départemental du Mouvement des Jeunes Socialistes à la fin des années 70 et membre du Conseil National des Jeunes Socialistes en 1979.
ici avec Michel VAUZELLE qui sera ministre de François Mitterrand avant d'être Président de la Région P.A.C.A et Edgard TAILHADES, ancien Sénateur-Maire de Nîmes il anime un débat sur la justice organisé par le M.J.S.
En 1990 il est élu Premier Secrétaire fédéral du P.S. dans le Gard et réélu pendant près de 13 ans;il a été Membre du Conseil National du P.S. de 1990 à 2003; secrétaire de section locale pour LES ANGLES (30133) puis à GAGNIERES(30160) jusqu'en 1995, avant d'adhérer à Nîmes-ouest puis Nîmes-ville.
Alain a toujours voulu garder sa liberté de pensée et il a pris, avec d'autres, l'initiative de créer dans les années passées divers clubs à Nîmes et dans le Gard afin de pouvoir librement discuter et progresser dans la réflexion:"Intervention"et "Convaincre" sur la base de 2 revues de réflexions proches de michel Rocard, "Agir" dont il était l'un des co-fondateurs national, "désirs d'avenir Nîmes métropole" étant le premier élu gardois à soutenir la démarche de Ségolène ROYAL pour l'élection présidentielle et, aujourd'hui il travaille au sein de "la gauche en tête", association politique de l'agglomération nîmoise.
Ce même désir de comprendre les enjeux de la Liberté l'a conduit à adhérer quelques années à la Ligue des Droits de l'homme alors qu'il était étudiant en Droit,puis,au début des années 90, à la Maison de l'Europe de Nîmes.
Opposé à la professionnalisation de la vie publique,tout au long de son engagement il a gardé une activité professionnelle, de petits boulots dans le privé, puis collaborateur d'élus avant d'intégrer la fonction publique territoriale. Le sceau de l'indépendance face au pouvoir de l'argent et des mécaniques institutionnelles, même locales.
Militant associatif, je sais qu'il est très fier d'avoir participé, avec l'ancien Sénateur Rouvière, à la création du Centre d'études et de Vulgarisation des Energies Nouvelles, marquant là son intéret constant pour les questions de développement durable qui l'avait fait s'engager contre la construction de la centrale au charbon d'Aramon en son temps.
1ères rencontres du CEVEN avec le vulcanologue Haroun Tazieff, alors ministre de l'environnement.
Il a créé et animé une association culturelle à Gagnières, village de 800 habitants dans les cévennes alésiennes, qui mis en place entre 1987 et 1996 une véritable politique de la lecture (bibliothèque, festival du Conte "paillettes de mots", projet pédagogique,..), installé une cantine scolaire, créé une course pédestre, animé au quotidien la vie du village,...C'est d'ailleurs là qu'il rencontra l'ancien chancelier social démocrate allemand et prix Nobel de la Paix Willy BRANDT avec qui il apprit beaucoup sur la paix,la tolérance et l'ouverture aux autres.
Je sais que son engagement mutualiste, peu connu, s'inscrivait dans le droit fil des sociétés de secours créées par le mouvement ouvrier au 19ème siècle et qu'à ce titre, Président de la section Gard-Lozère de sa mutuelle professionnelle (poste dont il démissionna après son élection à l'Assemblée Nationale), il s'est battu pour la diversification des produits mutualistes; aujourd'hui il s'inquiète des coups de boutoir portés à l'économie sociale et aux mutuelles par les politiques libérales: forfait hospitalier, franchises médicales, déremboursements, ....
Je sais,aussi, qu'il aime à rapporter un mot de l'ancien Premier Ministre,Lionel JOSPIN,qui lui disait que l'expérience de la municipalité nîmoise de 1995 avait été le creuset de la Gauche Plurielle gagnante en 1997.
Ces diverses formes de réflexion, d'engagements, se sont traduites par des batailles politiques, parfois perdues, souvent gagnées et non pas gagnées à titre personnel dans des bastions de gauche, mais là où la Droite semblait installée: à Gagnières, en 1989, où il fut Adjoint au Maire; à Nîmes en 1995 dont il fut le Maire Adjoint,inventeur de la notion de municipalité bicéphale avec le communiste alain CLARY; je note ici que les grands débats qui structurent la vie municipale depuis 1995 portent son sceau ou celui de proches: Université de Nîmes et du Gard, création de la Communauté d'Agglomération, A.E.F, filière oleïcole et mas d'escattes, transport en site propre, bataille pour l'emploi avec des entreprises de haute technologie et des plates-formes de distribution pour les moins qualifiés, politique de la ville avec la Z.F.U. et la rénovation de l'habitat, sécurité et police de proximité, assainissement des finances locales, baisse des impots, traitement des entrées de ville, place du train et gare multimodale.....
Alors même qu'il ne souhaitait pas être candidat aux élections municipales il anticipait le nécessaire rassemblement de la gauche dès le 1er tour avec son ami Alain Clary. Ce geste, partagé avec d'autres, permettait à la gauche nîmoise de sauver la face. Il paye son engagement responsable d'une exclusion du P.S. ce qui lui permet de réfléchir sur l'horizon immense de toutes les gauches.
L'homme blessé: il me faut dire, aussi, qu'à l'aube des années 2000, des problèmes familiaux, la maladie combattue et guérie, une désillusion certaine sur la nature humaine et le sens de l'amitié lui avaient fait prendre quelques années de recul au point qu'il envisagea d'abandonner tout engagement public fin 2004.
L'amitié d'Arnaud Montebourg, alors,de quelques amis, un nouveau combat pour changer les institutions et marcher vers la 6ème République, le refus d'une Europe ultra libérale, la bataille pour une mondialisation équitable, l'éternel combat pour la dignité des plus faibles l'ont ramené dans l'arène politique.
Alain a décidé de répondre à l'urgence sociale et politique que représentait l'échéance présidentielle de 2007. Tout en restant fidèle aux idées forgées au long de son engagement, il a créé un comité participatif "désirs d'avenir à Nîmes" pour soutenir la candidature de Ségolène ROYAL parcequ'il pensait qu'elle était la seule en situation de battre Sarkozy. Même s'il s'interroge, aujourd'hui, sur la pertinence de son choix, Il y retrouvait quelques un de ses thèmes favoris: la Cohésion Sociale, le droit au logement, la Démocratie Participative, le Partage, le développement durable et l'écologie, la valeur travail et l'emploi, la Mondialisation et la parité; nouveau combat au service d'une femme politique et de son projet, acte dont il a l'habitude tant sur le plan local que national ! A preuve il a mené combat, aux législatives de 2007, auprès de la candidate socialiste dans la 1ère circonscription, Françoise Dumas; avant il s'était retiré,fin 2001,après quelques mois de mandat municipal de la présidence du groupe socialiste au conseil municipal en faveur de michèle El Baz.
D'ailleurs chaque fois qu'il fut en responsabilité, avant toutes règles de quotas internes au PS ou de parité fixées par la Loi, il a travaillé à la présence des femmes que ce soit dans le mouvement associatif ou en politique.
Aujourd'hui son histoire continue, son engagement à gauche est indubitable, c'est à lire dans ce blog, la presse locale, c'est à "dire" en le rencontrant.







