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Le blog de fabre-pujol
Publié le Samedi 28 février 2009
Par fabre-pujol

Jubilé d’André ROUVIERE, Bessèges, le 27 Février 2009

 

    Quelle idée saugrenue a bien pu traverser l’esprit d’André Rouvière lorsqu’il décida de créer le Centre d’Etudes et Vulgarisation des Energies nouvelles ?

  
lors des 2èmes journées du CEVEN avec haroun Tazieff ,vulcanologue, alors ministre de l'environnement.
Certains exprimaient leur surprise, leur dédain, pour ne pas dire plus, en 1981. Aujourd’hui chacun n’a qu’un mot à la bouche « maîtrise des énergies et développement durable ». L’esprit pionnier du Sénateur Maire de Bessèges venait une fois encore de frapper.

   C’était aussi la volonté d’afficher que Bessèges et sa région, née du charbon pouvait renaître des énergies nouvelles et renouvelables.

   A ceux qui haussaient des épaules André Rouvière ne pouvait qu’opposer cette volonté de fer, acquise dans une famille de mineur, celle des hommes forts, ne craignant pas l’épreuve, sachant cacher dans la dignité la douleur d’une vie terrible par respect pour le voisin qui connaît, allez savoir, une vie plus dure et, a contrario, le respect encore, de « monsieur l’ingénieur des mines », certes celui qui pouvait réprimer un mouvement social, mais aussi et surtout celui qui avait pu s’élever par l’étude et le savoir, faisant sien le mot de Montaigne « le gain de notre étude est d’en être meilleur et plus sage ».   Lorsque j’ai su que j’aurai à m’exprimer devant vous, devant lui, ces deux éléments m’ont sauté aux yeux parce qu’ils disent déjà l’essentiel de sa vie.

   On le dit prudent et je vous demande de vous inscrire en faut à travers quelques exemples :

 -Le CEVEN que je viens d’évoquer ;

-le Comité Départemental du tourisme où pressentant l’éclosion du tourisme rural il a travaillé sur les sentiers de randonnée ;

-Le Centre de Gestion de la Fonction publique territoriale qu’il a su mettre en place anticipant sur l’ampleur de la Décentralisation avec la construction d’un Bâtiment en 1985 et des recrutements adéquats ;

-Le Sénat, où il a été présent, notamment dans le domaine des relations internationales et où il a travaillé à la réconciliation des peuples chypriotes, forçant le respect de ses pairs au point d’être désigné au Parlement de l’OTAN ;

-Le Sénat encore où il travailla sur le rapprochement des services de Police et de Gendarmerie qui s’opère aujourd’hui :

-Le conseil Général du Gard au redressement duquel il a participé, en faisant élire un socialiste à la présidence contre un politicien passé à droite, prenant là un risque d’importance pour sa vie politique.

   Alors pensez vous toujours qu’il fut continuellement  prudent ?

  On le dit aussi timide jusqu’ à en être hautain. Timide j’ai la faiblesse de le croire ; hautain non. Il a la retenue de celles et de ceux qui se sont élevés grâce à l’ascenseur social de la République créé par Jules Ferry avec l’école obligatoire, libre et gratuite et confirmé par le programme du Conseil National de la Résistance auquel s’attaque sans cesse Nicolas Sarkozy.  
   Depuis sa naissance en Avril 1936 dans une famille de mineur il a pu faire des études à l’école de Bessèges avant d’entrer à l’Ecole Normale d’Instituteurs de Nîmes puis à la faculté de lettres de Montpellier où il obtint une Licence de philosophie.  
   Peut on dire qu’il a forgé là

-les sources de son engagement politique,

-son goût pour la lecture,

-sa fine analyse de l’âme humaine,

-sa capacité de travail qui lui permet de bien connaître ses dossiers et d’être un des rares élus qui fut, en responsabilité, aussi brillant avant et après la Décentralisation mise en œuvre par cet ancien élève du Lycée Daudet de Nîmes qu’était Gaston Defferre,

-sa distance à l’évènement nécessaire à la réflexion et à l’action face aux imprévus de la vie qu’ils soient joyeux puisque André prend le chemin d’une 3ème carrière, avec sa femme Solange toujours présente à ses côtés, celle d’être arrière grand père (là je m’étais trompé, le trouvant trop jeune pour cela, mais c’est bien ça) après avoir eu déjà quatre petits enfants……ou que ces évènements soient douloureux, cruels comme la trahison qui frappe ce qui fut le cas au CDG30 vainqueur dans les urnes, battu par la fourberie au conseil d’administration ; ce qui fut le cas aux municipales de 1989 et plutôt dans sa carrière, pour la Présidence du Conseil Général à laquelle il pouvait légitimement prétendre après le décès du regretté Président Gourdon.

   Je crois que depuis cette époque il a, par un travail acharné, un dévouement sans faille, gagné puis conservé la confiance de ses concitoyens, élu et réélu conseiller municipal de 1965 à 2001, dont 28 ans comme maire ; élu et réélu de 1967 à 2004 Conseiller Général du canton.  
   Ce travail ses pairs l’ont reconnu en l’élisant pendant 18 ans aux fonctions de vice-président du conseil général et en l’élisant à trois reprises (1980, 1989, 1998) Sénateur du Gard.  
   Sa formation, sûrement les conseils du regretté Pierre Planche, secrétaire de la section locale du P.S., dans ses premiers pas de jeune élu, l’intérêt supérieur de Bessèges, du Canton, de la Vallée de la Cèze et de la ganière font que j’ai appris de lui qu’un mandat électif était un contrat moral entre l’élu et le peuple souverain, qu’un mandat électif ce n’est pas une ligne supplémentaire sur une carte de visite mais un outil de travail au service de l’intérêt général et que l’on peut exercer les plus hautes fonctions sans plier sur ses valeurs, le socialisme démocratique pour ce qui le concerne.

   Et je peux, je veux, témoigner ici que rien ne l’arrête quand il s’agit de travailler pour les habitants de cette vallée. J’ai entendu beaucoup de critiques, mais qui sait combien de montagnes il a du soulever pour participer au maintien d’une activité économique, sociale et culturelle ici, nous faisant profiter de ses diverses présidences : celle du SMERBI d’ALÈS, de la SEMIGA, de la SEGARD, de sa présence au Conseil Régional du Languedoc (1980/1986), de ses responsabilités départementales et nationales. Je pourrais égrener les entreprises installées, les zones d’activité créées, le développement du tourisme rural, les opérations de rénovation qu’on n’appelait pas encore urbaine, les aides obtenues contre vents et marées pour la prestigieuse course cycliste l’étoile de Bessèges, le salon de la Photo, les journées du CEVEN, ceci vaut pour Bessèges mais aussi pour les autres communes du canton et de la vallée. L’ancien président de l’association culturelle de Gagnières que je suis ne peut oublier l’aide apportée pour la venue du biblio bus départemental et les subventions pour le festival « paillettes de mots » que nous avions créé. Mais je pourrai citer tant d’exemples en matière de voierie, d’équipements sportifs ou culturels, de rénovation du collège et d’écoles….

   Je suis persuadé qu’il marquait là son attachement à sa terre natale et, dans ce domaine, difficile de faire mieux puisqu’il habite toujours la maison familiale et que, lorsqu’il a voulu trouver, normalement, une résidence secondaire pour goûter des moments de repos en famille  ou entre amis, il ne s’est pas précité aux Baléares, sur le bassin d’Arcachon ou à saint-Trop. ; non c’est tout simplement en Ardèche qu’il a trouvé ce lieu de repos.
 
  
   Outre ce que j’ai déjà énoncé c’est en regardant un instant dans le rétroviseur que l’on peut trouver quelques autres leçons à tirer de ce parcours :

   La morale de l’action, dans un département en mutation économique et sociale avec la disparition de la mono industrie du charbon, de la sidérurgie (ici Vallourec, Péchiney dans la vallée du Rhône), l’urbanisation des zone agricoles dans le sud, l’affaiblissement de l’activité nucléaire dans la région de Bagnols au maintien de laquelle il a participé comme Président de la S.F.E.N ….. mais aussi un département en mutation politique avec la disparition progressive des élus issus de la résistance par de plus jeunes ce qui fut le gage d’une vie politique agitée dans le Gard, et Bessèges n’a pas été en reste.

   Mais aussi le sens de l’amitié, indéfectible, inébranlable !

-Combien de fois m’a-t-il défendu, avec d’autres, à la tête de la Fédération du Gard du Parti Socialiste sur la base de la confiance que se porte deux amis au-delà de choix parfois différents. Nous avions un parcours commun avec michel Rocard, lui a poursuivi avec Dominique Strauss Khan, moi avec Martine AUBRY ; Premier Secrétaire Départemental je mettais en place le rassemblement de toute la gauche dans le Gard et à Nîmes, et c’était, héritage de notre histoire, enfants communs de Jaurès, plus compliqué par ici.

-Comment a-t-il résisté aux violentes attaques portées contre son amie et collaboratrice Josette Bonnefoy, trop tôt disparue, que ce soit comme Adjointe au Maire ou comme Assistante Parlementaire. Peut être parce qu’ils partageaient tout deux la même rage au service des plus démunis.

-Et je sais avec quelle bienveillance, mais dans la limite de ses moyens, il suit avec attention le parcours de celles et de ceux qui ont participé à son cheminement.

     En fait, vous l’aurez compris, je n’ai trouvé qu’un seul défaut à notre ami André ROUVIERE, c’est sa réserve naturelle, sa timidité, qui font dans ce monde de paillettes sa difficulté à se mettre en avant, à se valoriser seul. 
   Cette leçon de vie, j’espère qu’elle inspirera les jeunes générations,  
   Et après ce long propos, sachant ton goût pour les joies simples de la vie de la belotte à la marche en passant par la lecture et la vie de famille, j’en arrête là, au nom de nous tous, présents en cette fin d’après midi, ou excusés, je te dis, seulement, simplement, merci !
Publié le Jeudi 26 février 2009
Par fabre-pujol
Ce devait être une réunion de conseil de quartiers habituelle que celle du 24 février, elle fut particulière.
   Non pas parce qu'il y fut abordé la question du surpeuplement des sangliers, particulièrement dans le Bois de Nice et derrière Fonteron, qui nécessite selon la fédération des chasseurs et le lieutenant de louveterie présents des mesures préventives mais parce que deux éléments ont provoqué de vives mais courtoises discussions.
  
   Tout d’abord notre collègue Joël Vincent, maire de Saint Gervasy et vice président de la Communauté d’Agglomération est venu présenter le projet de S.M.A.C. (salle de musique actuelle et contemporaine) qui doit être construite près de l’aérodrome de Courbessac. C’est un beau projet architectural mais j’ai du lui dire, avec d’autres, que pour l’heure ce n’était qu’un bâtiment puisqu’il venait d'expliquer qu’aucune étude de faisabilité, de programmation, de zone de rayonnement n’avaient été réalisées. Rappelons ici que ce projet date de 2001 (municipalité de gauche) : terrain disponible, projet architectural finalisé, financements acquis, chef de projet recruté,… et coûtait, alors, 4M€. 
   Le maire UMP/Nouveau-Centre ayant déchiré la copie (coût de la dénonciation 1M€) ce sera, 10 ans plus tard, 13 millions d’€ sans compter le coût de toutes les études à faire qui pourraient, en plus, soulevées la question de la pertinence d’un tel projet en 2011 au niveau d’une agglomération de 250 000 habitants.
   Après ce débat le Conseil de quartier devait aborder le financement de diverses opérations dans les quartiers Mas de Mingue, La Gazelle/route d’Uzès, Pont de Justice, Ventabren, Courbessac, Jean Bouin. Et là, surprise ! Des représentants des comités de quartiers disent qu’ils ne sont pas d’accord avec le travail préparé par l’administration municipale qui transforme le conseil de quartier en supplétif du service voierie de la Ville avec la moitié de son maigre budget décidé d’avance…. Ou presque, puisque, sous la menace de nombreux membres de quitter la salle, madame la Présidente du Conseil de Quartier a, sagement, décidé de lever la séance pour reprendre le travail en plus grande concertation.
   Vérification grandeur nature de ce que j’avais déclaré le 10 Juin 2008 (page du 11 Juin 2008 sur ce blog) : verrouillage des Conseils, budgets dérisoires, nomination des membres pour les ¾, détournement de la Loi « Chevènement » sur la Démocratie de Proximité… tout cela devait un jour arrivé à un blocage de cette institution créé pour dynamiser la démocratie locale et dévoyé à Nîmes en courroie de transmission de la Majorité municipale.
   Nous nous reverrons dans quelques semaines.
Publié le Dimanche 22 février 2009
Par fabre-pujol
cartouche de la lettre d'information "Cimade info"
Appel à souscription aux signataires de la pétition

Même après la Saint Valentin,
soutenez les Amoureux au ban public
en réservant votre CD

Chers amis,

Vous êtes nombreux à participer aux actions menées par le mouvement des «Amoureux au ban public» dans le cadre de la campagne pour le droit des couples mixtes à vivre en famille et nous vous en remercions vivement.

vignetterecto.jpgAujourd'hui, pour donner un écho plus large à cette campagne, plusieurs artistes se sont associés à notre action.
Sensibles à la situation des couples franco-étrangers, Rodolphe Burger, Claire Denis et Mathilde Monnier, ont mobilisé d'autres talents pour la conception de chansons et de vidéos autour d'une reprise de Georges Brassens, « Les amoureux des bancs publics ».
Jacques Higelin, Sandra Nkaké, Petra Magoni, Rokia Traoré, Spleen, ainsi qu'un groupe de slameurs, Spoke orchestra et le dessinateur Wozniak ont répondu à cet appel.
Et pour l'occasion, les couples mixtes se sont également engagés sur le plan artistique en se constituant en chorale et en participant au film.

Au-delà de la médiatisation de nos actions, la commercialisation de ce disque se veut un moyen de contribuer au fonctionnement de la campagne pour en assurer la pérennité.

Nous faisons appel aujourd'hui à votre soutien pour finaliser ce projet dans de bonnes conditions. En effet, malgré une participation bénévole des artistes, de nombreux frais incompressibles ont été engagés (frais de déplacement des artistes et des couples, fabrication du CD, etc..)

Une souscription au prix de 15 euros vous permettra de réserver votre disque que vous recevrez début avril.


> Pour plus d'informations et des extraits du projet en vidéo,
visitez notre site.

>Réserver directement votre cd

Nous vous remercions par avance pour votre engagement dans le combat que nous menons ensemble pour que la liberté d'aimer la personne de son choix ne soit plus en péril.



Publié le Vendredi 20 février 2009
Par fabre-pujol
Certes, depuis la première corrida dans les arènes en 1853, la "passion" est une règle mais le "mundillo" de Nîmes a connu un mois de février particulièrement agité.


   Le conseil municipal du 7 devait décider du mode  de gestion de l'activité taurine à Nîmes: régie directe, délégation de service public (D.S.P.), affermage,... Autant nous sommes pour que l'activité publique reste dans le giron de la puissance publique: éducation, police, équipements culturels, régies pour l'eau, l'assainissement ou les transports, ...Autant ceci ne nous semble pas obligatoire pour diverses activités relevant du sport, des traditions, de la culture; ainsi de l'activité taurine qui peut être en D.S.P. ce que le groupe municipal "les socialistes pour l'union" a voté.    
   Toutefois j'avais en préalable souligné que le maire déléguant à un adjoint l'activité taurine me donnait raison sur la nécessité d'avoir un élu à plein temps sur ce secteur d'importance pour la culture, le tourisme et l'économie locale; j'ai aussi souligné, ce 7 Février, que les clubs taurins étaient, après la dissolution de la commission extra municipale pour cause de désobéissance au maire, sanctionnés par une baisse de subvention (de 10 000€ à 6 800€). J’ai, aussi, souhaité que le cahier des charges de la D.S.P. oblige le titulaire à travailler sur l'apprentissage et l'éducation avec 2 ou 3 becerradas organisées en divers lieus de la ville, au respect du règlement taurin dans sa version française ou espagnole (moins nîmo/nîmoise), à la création d'un comité d'éthique rassemblant des journalistes, des clubs, des élus : ceci aurait évité l’exclusion de la ville de Nîmes de l’union des villes taurines à cause de la prestation de Toros de PALHAS « affeités », de DOMECQ malades,…. Et je terminais sur l'organisation du printemps des aficionados sous l'égide des clubs taurins de la ville qui devait connaître sa 4ème édition à la mi-Février.

   Je ne savais pas, alors, que nous vivrions un épisode rocambolesque que nous réserve le monde taurin et qui se termine par l’annulation de cette belle opération de sensibilisation et un procès contre l’une des grandes figures du milieu taurin local. Pas d’enfants au campo, pas de tienta de macho et de vaches, plus d’exposition, ni conférence,…. parce que l’empresa des arènes considère qu’il a la main mise sur tout ce qui touche au taureau, ici, à moins qu’il ait été affecté par l’excellence du programme annoncé. Tauromachie rime avec autocratie en notre bonne ville de Nîmes. Tant pis pour les bénévoles, les apprentis, les curieux, les aficionados…. Aucune activité d’importance ne peut échapper à la société Casas-Production.

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