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Le blog de fabre-pujol
Publié le Dimanche 08 février 2009
Par fabre-pujol
   Stupéfaction totale ce samedi à la lecture de la presse régionale: le ministre de la Défense annonce l'abandon total de l'aéroport de Nîmes-Garons dont l'exploitation de la tour de contrôle en 2010. Voilà bien un homme sans parole (il promettait l'inverse il y a quelques mois) qui, sachant que personne ne peut exploiter seul la tour de contrôle et la Piste, donne un nouveau coup de poignard dans le dos de notre communauté de destin avec la complicité du Député Lachaud (son n°3 au Nouveau Centre, Parti de Droite masqué sous l'appellation centriste).
   Nous avions dénoncé, lors de la révision de la politique militaire, l'erreur de stratégie en matière de défense nationale, les conflits se situant plutôt autour du bassin méditerranéen et demandé le maintien de l'activité de l'aéronavale dans son rôle de veille; le coup porté à l'économie locale; le gaspillage de deniers publics alors que les collectivités locales avaient beaucoup investi sur la réfection de la piste et de la Tour ainsi que sur nombre d'équipements publics; nous proposions que la 2ème piste aérienne en Languedoc soit celle de Nîmes, évitant un investissement redondant sur Montpellier, la 2ème piste Sud de France à laquelle le Président du Conseil Régional semblait consentir.
   Nous avions ajouté à cette première proposition que l'idée d'une nouvelle gare T.G.V. se faisant plus pressante il pouvait être créé une plate forme multimodale sur le plateau de Nîmes-Garons-Saint Gilles: Aéroport civil et militaire, T.G.V., Noeud autoroutier existant, transport en commun en site propre, Train Régional, Parkings relais.


   Plus que jamais, après les déclaration irresponsables du Ministre de la Défense, nous remettons sur la table nos propositions et nous disons que nous revoterons le même type de voeu que celui qu'avait alors présenté le Président du Syndicat mixte d'exploitation de l'Aéroport, par ailleurs Sénateur UMP et Maire de Nîmes, surtout s'il avait la sagesse de nous associer à la contre offensive nécessaire pour défendre notre bassin économique et reprendre, pouquoi pas, tout ou partie de nos propositions. Il s'agit de sauver plus de 800 emplois directs ou induits dans un secteur ( l'aéronautique) en crise, alors que le Président de la République vient d'annoncer la suppression de la Taxe Professionnelle et que nous connaissons une crise économique et sociale sans précédent, fruit d'un libéralisme financier cher à monsieur Sarkozy.
Publié le Samedi 07 février 2009
Par fabre-pujol
   Le délire sécuritaire qui a bloqué notre ville lors du météorique passage de Nicolas SARKOZY rappelle l’échec de la politique de sécurité mise en place par la municipalité de Jean-Paul FOURNIER.
  Le dévouement des magistrats, policiers, gendarmes, personnels civils et pénitentiaires, éducateurs n'est pas en cause.
   Alors que la municipalité veut faire de Nîmes un symbole sécuritaire, rien n'y fait: ni la coûteuse vidéo surveillance (2 millions d'€ pour 74 caméras, plus 30% en fonctionnement), ni l'inflation des policiers et des arrêtés municipaux, sans oublier le centre de rétention et celui des mineurs, n'empêchent notre cité d'être la première de sa strate pour son taux de criminalité (125/1000 h.).
   L'avalanche des lois et textes, au gré des faits divers, cache mal la baisse des moyens de la justice, de la police, des prisons et souligne l'erreur de la suppression de la police de proximité.
   Elle ne peut cacher que le désordre économique et social du libéralisme est générateur de délinquance. Pour une meilleure sécurité des personnes et des biens, il manque l'essentiel, la recherche permanente de l'équilibre entre la prévention, la dissuasion, la sanction, la réparation qui ne peut s'obtenir qu'avec l'engagement de tous dans la concertation au sein du Conseil Local de Sécurité, créé par la Gauche.
   Il
est lamentable que l'une des images à retenir de cette visite présidentielle, à vocation culturelle, soit celle de policiers municipaux enchainés pour protester contre leurs conditions de travail et l'état d'abandon dans lequel ils sont.
   Nous devrons aussi y remédier pour la tranquillité de tous. 
Publié le Mercredi 04 février 2009
Par fabre-pujol
   Pour avoir participé à la création du "pays Garrigues/Costières", impulsé le projet de Communauté d'Agglomération depuis la Loi de 1999 jusqu'en 2001, j'ai naturellement suivi les travaux d'installation de Nîmes-Métropole et pris connaissance du rapport de la Chambre Régionale des Comptes publié le 26 janvier 2009.
   à ce titre, mon amie Françoise AKOUM, Présidente de l'association "la Gauche en Tête", m'a demandé de faire une communication sur le budget de l'Agglo ce mardi 3 Février. Ce budget est équilibré à 204 Millions d'€, les budgets annexes des transports à 50 M€, de l'eau à 29 M€, de l'assainissement à 23 M€ et la dette à 26 M€.
   Je partage l'analyse des magistrats de la chambre régionale qui soulèvent l'absence de réflexion, la faiblesse du nombre de compétences délégués, la démocratie défaillante et les incohérences sur la politique de l'habitat (la Com. d'Agglo n'est pas compétente sur l'OPAH, ni sur le logement étudiant, ni sur le S.C.O.T.).
   Ces éléments soulignent combien le budget de l'agglo est délétère avec le plus faible coéfficient d'intégration fiscale des Agglos françaises ce qui provoque une baisse constante des aides de l'Etat qui sont passées à 7,2 M€.
   Le choix de redistribuer les recettes perçues dans un montant supérieur au produit de la taxe professionnelle unique (53,8 M€ reversés aux communes pour 47,5 M€ de Taxe prélevés dont 42,88 pour Nîmes), joint à la hausse de la fiscalité de 6% et du versement transport porté de 1 au taux maximum de 1,8 permet aux collectivités locales membres de connaitre une embellie avant la tempête.
   En effet certaines en auront profité pour se désendetter, d'autres pour investir, comme à la Calmette; mais ce choix de redistribution à visée politique, va provoquer 2 difficultés: le financement à venir des projets communautaires et le maintien de l'équilibre budgétaire des communes si l'on ne souhaite pas une forte hausse de la dette, un nouvel impot ou une augmentation du prix des services publics. J'ajoute que cette hausse du prélèvement sur l'activité économique, en temps de crise n'aide pas les acteurs économiques privés et publics.
   Il faut espérer que l'absence de maîtrise dans la prévision budgétaire corrigera cela; en effet depuis près de 7 ans le budget primitif n'est réalisé qu'à hauteur de 42,45% à l'exception du budget transport utilisé à 63%. Ce budget transport en augmentation constante de 22% par an dépense 20,4 M€ pour 14 M€ de recettes...on comprend la multiplication des effets d'annonce qui reportent de semestre en semestre la mise en oeuvre du T.C.S.P. et le choix de la ligne la plus courte même si ce n'est pas la plus utile (sud/nord).
   La lecture de divers chiffres peuvent permettre de dire que la Communauté d’Agglomération connaît une bonne santé financière : capacité d’autofinancement, dette faible, budget d’investissement équilibré (mais grâce au tour de passe- passe sur Némausa), épargne brute de bonne capacité. Malheureusement ceci est du à un nombre de compétences exercées très faible, à une évolution en dent de scies des investissements, au transfert de compétences en cours et sans qu’un sens politique donne l’orientation à venir de notre Communauté.
   Et déjà de noirs nuages s’accumulent avec une explosion du budget de fonctionnement en hausse de 133%, la mauvaise prévision budgétaire déjà évoquée, l’actif brut en hausse de 44% par an, inférieur aux ressources dégagées. Et ce texte est écrit avant l'annonce, ce jeudi 5 Février, par le Président de la République de la suppression de la Taxe Professionnelle en 2010.
   Cette première (et rapide) étude montre qu’il est nécessaire de briser l’inertie régnante, de réveiller petit à petit la Gauche et les élus des communes membres, de souhaiter que le conseil du développement durable se mette en place, que l’opacité de la gouvernance de Nîmes Métropole cesse… .
   Mais tout ceci est un débat public et politique qui doit être mené sur le moyen terme pour donner un sens à notre communauté de destin avant que la métropolisation évidente des décennies à venir nous muselle technocratiquement.
Publié le Lundi 02 février 2009
Par fabre-pujol
         
                                                   
 INVITATION

MARDI 3 FEVRIER 2009 à 19H.

libanim (salle du bas)

1 rue de la république à Nîmes
                                                                                       

« La Gauche en Tête » poursuit concrètement la construction du projet politique local nécessaire à gauche et, pour les 10 ans de la Loi Chevènement, ouvre le débat sur



les enjeux politiques de la communauté d'agglomération Nîmes Métropole

ou

"Parle à mon agglo, ma commune s'étiole !"


Que savent les habitants qui vivent sur le territoire de l'agglo de ses compétences, des pouvoirs de ses dirigeants ? Comment peuvent-ils orienter les politiques mises en oeuvre dans des domaines pourtant essentiels à leur vie quotidienne? Suffit-il de leur dire « à l'agglo tout va bien » pour faire leur bonheur?

Au cours de ce premier débat dun cycle qui sera développé dans le temps, nous présenterons la collectivité et nous aborderons, en présence d'invités-témoins, une des compétences de l'agglo « Habitat et Politique de la Ville »

Françoise Akoum

Présidente de La GeT        

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