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Publié le Mercredi 14 mai 2008
Par fabre-pujol
A entendre beaucoup de commentateurs, la journée s'annonçait pourtant sans histoire au Palais Bourbon. L'examen du texte sur les O.G.M. en deuxième lecture avait commencé vers 16 h 30 ce Mardi 13 Mai. Quelques heures plus tôt, les groupes PS et PC avaient déposé in extremis 800 amendements pour retarder l'adoption définitive du projet de loi, initialement prévue mardi soir. À la tribune, Jean-Louis Borloo invite les députés à adopter le projet de loi pour «mettre fin à dix années d'esquives et de non-dits». Nathalie Kosciusko-Morizet qui avait provoqué une vive polémique voilà quelques semaines fait profil bas. Tandis qu'elle achève son intervention, José Bové fait son apparition dans les tribunes du public. Puis vient le temps des motions de procédure, qui permettent aux orateurs de l'opposition d'inviter l'Assemblée à rejeter le texte en débat sans passer à l'examen des articles. Mon ami, le socialiste Germinal Peiro (Dordogne) soutient une exception d'irrecevabilité, rejetée par 114 voix contre 85. La parole revient ensuite au communiste André Chassaigne et les députés tendent l'oreille. En première lecture, celui-ci avait réussi à faire adopter un de ses amendements grâce au concours de trois UMP et deux centristes sur l'article 1 du projet de Loi. Lorsque le scrutin est annoncé, les députés de la majorité semblent peu pressés de gagner l'Hémicycle. À l'annonce du résultat, peu avant 18 heures, une clameur part des bancs de la gauche:136 voix contre 135, la "question préalable" est adoptée et le texte ne sera pas débattu. Mais nous devons tous rester mobiliser, comme ceux qui organisaient un pique nique devant le siège des députés gardois de Droite hier. En effet ce vote ne signifie pas pour autant que le projet de loi soit enterré. François Fillon a annoncé mardi qu'il allait réunir cet après-midi une commission mixte paritaire, composée de sept députés et sept sénateurs, pour rétablir le texte rejeté. Le vote des conclusions de cette CMP dans chacune des deux Assemblées, synonyme d'adoption définitive du texte, devrait intervenir «dans les semaines à venir», a annoncé Roger Karoutchi, secrétaire d'État (UMP) aux Relations avec le Parlement. Mardi soir sur TF1, Jean-Louis Borloo estimait que le texte était «le plus restrictif au monde», semblant ainsi exclure qu'il soit profondément modifié. Bien décidé à pousser son avantage, le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, a répliqué qu'il demandait à être reçu par Nicolas Sarkozy, à qui il demande de «ne pas passer en force» sur ce texte. L'opposition triomphe C'est un coup de tonnerre dans le ciel des semenciers et des multinationales agro-alimentaire. Il n'y a plus de texte sur les OGM, il est sorti de l'ordre du jour, le gouvernement est maintenant obligé de reprendre la procédure au départ avec le même chemin de croix, c'est à dire la désapprobation profonde d'une partie de sa propre majorité sur sa libération des OGM en France. Ségolène Royal s'est réjouie «du vote de l'Assemblée nationale, qui stoppe la progression des OGM et consolide ainsi la situation de la Région Poitou-Charentes que j'avais déclaré hors OGM dès 2004 pour protéger les agricultures et les appellations d'origine contrôlée». Elle ajoute que, «à la prochaine réunion du Conseil régional, la Région se déclarera à nouveau hors OGM en s'appuyant sur la décision de l'Assemblée nationale». Martin Malvy, président socialiste du conseil régional de Midi-Pyrénées, première région de France en superficie de cultures biologiques, estime que «le gouvernement a récolté ce soir à l'Assemblée le fruit de ses incohérences et de ses valses hésitations». Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, estime que «l'absence des députés UMP lors du vote est un signe politique». Aurélie Filippetti, porte-parole du groupe PS à l'Assemblée, juge quant à elle que «cette victoire illustre la formidable mobilisation des parlementaire de l'opposition, qui, par un travail sans concession, a renvoyé aux oubliettes un texte inepte qui dénaturait les engagements du Grenelle de l'environnement». Pour le député Verts Noël Mamère, «c'est une très belle leçon donnée au gouvernement et à Nicolas Sarkozy, j'espère qu'à l'instant où je parle le président de la République est en train de manger la moquette de l'Elysée, parce que c'est une victoire des Français contre le gouvernement qui voulait faire passer une loi en force». Quant au Parti communiste, qui est à l'origine de la motion de procédure adoptée, il a exhorté «la droite battue» à «accepter de tourner la page et ne pas re-proposer ce texte dont décidément personne ne veut». Les députés anti-OGM de la majorité se félicitent Parmi les parlementaires UMP, certains s'étaient élevés contre la loi issue de ses modifications par les sénateurs. C'est le cas du député UMP de Moselle François Grosdidier, pour qui «ce vote aura démontré le malaise de beaucoup de députés de la majorité qui ne se retrouvent pas dans ce texte et qui n'ont pas voulu se mobiliser aujourd'hui». Les associations écologistes ravies Greenpeace s'est dit «heureux» de ce rejet, estimant que le projet de loi présenté «ne garantissait pas la perennité des choix sans OGM». Même satisfaction du côté de France nature environnement, qui estime que ce rejet est « une opportunité pour faire évoluer le texte» pour qu'il soit «plus conforme au principe de précaution». De son côté, Attac se félicite du «sursaut lucide et courageux» de l'Assemblée nationale. Pour José Bové, qui parle de «victoire historique», ce rejet «montre que ce texte est un mauvais texte. Si les députés de la majorité n'étaient pas dans l'hémicycle, c'est qu'en fait ils n'acceptent pas ce texte». Le militant altermondialiste demande «un nouveau débat» à Nicolas Sarkozy.
Publié le Lundi 12 mai 2008
Par fabre-pujol
Publié le Samedi 10 mai 2008
Par fabre-pujol
dans le département où vécu le Marquis de Montcalm, plus particulièrement dans la circonscription dans laquelle j'ai été élu Député de 1997 à 2002, comment passer sous silence le 400ème anniversaire de la création de la ville de Québec? Je le fais avec la reproduction d'un courrier de ségolène Royal, en hommage à une ville et une Province où j'ai séjourné il y a quelques années à l'invitation du Parti Québécois (souverainiste et social démocrate) À La Rochelle, mémoire et Francophonie, par Ségolène ROYAL.

Les 7 et 8 mai, La Rochelle a fêté le 400ème anniversaire de la fondation de la ville de Québec. Nous étions 70 à 80 000 personnes à être présents au cœur des festivités de la célébration, côté français.
C’est dans ce cadre que j’ai été sollicitée par le lycée maritime et aquacole de La Rochelle pour être la marraine de son bateau qui s’apprêtait à lever l’ancre avec 48 autres navires, en direction du Québec. Le 7 mai, après avoir brisé la traditionnelle bouteille de champagne sur la coque du navire pour le baptiser (à la 3ème tentative seulement, je l’avoue), j'ai adressé un message d'encouragements aux lycéens, formés aux métiers de la mer et encadrés par deux enseignants skippers, qui vont avoir la chance de suivre les traces de Samuel Champlain, le fondateur de Québec. Un projet qui leur tient particulièrement à cœur puisque c’est eux qui l’ont choisi au travers du Budget participatif des lycées.
La journée du 8 mai a été l’occasion pour moi de témoigner de l’amitié et des liens historiques étroits qui existent entre la Région Poitou-Charentes et la province de Québec. L'histoire retient surtout les voyages du Royannais Dugua de Mons, le premier colonisateur du Canada, et du Saintongeais Samuel Champlain, fondateur de la ville de Québec et père de la « Nouvelle France ». Mais au-delà des trajectoires illustres de ces deux grands noms, de nombreux anonymes issus des anciennes provinces que sont l'Aunis, le Poitou, le Saintongeais ou encore l'Angoumois, sont partis peupler le Canada, en y apportant une culture riche.
Après la cérémonie franco-canadienne du 8 mai et un déjeuner servi par les associations de quartiers de La Rochelle à près de 10 000 personnes, l’après midi fut réservé aux cérémonies institutionnelles avec l’arrivée de la Gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, une femme dynamique que j’avais rencontrée avec plaisir l’année dernière lors de ma visite au Québec. S’en sont suivis la cérémonie du Don du Grand Livre de Champlain et le discours d’adieu aux équipages se préparant pour la grande traversée, comme leurs aïeux il y a plus de quatre siècles. J’ai tenu à insister, lors d’un discours pour l’inauguration d’un centre de mémoire à la Tour de la Chaîne de la Rochelle, sur la courageuse persévérance des Québécois, depuis quatre siècles, à préserver la langue française qui est au cœur de leur identité et de leur culture.
Faut-il rappeler que le français est, avec l’anglais, la seule langue parlée sur tous les continents ? La langue n’est pas qu’un vernis ou une marchandise, elle est ce qui porte et structure la pensée. Je dirais même que la monoculture appauvrit la pensée comme elle appauvrit les sols. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il y a un lien direct entre le combat culturel et le combat environnemental, c’est-à-dire entre la diversité culturelle et la biodiversité – deux sciences du vivant, en réalité.
Antonine Maillet, romancière et dramaturge canadienne francophone, raconte que, jusqu’à Rabelais, la langue française avait un lexique de 100 000 mots. Avec Racine, on est tombé à 5 000 mots. Et se demandant où sont passés les autres, elle répond : « Au Québec et aux Antilles. » J’ajouterais aussi : en Afrique.
En raison de leur combat et de leur entêtement, les Québécois possèdent l’ardeur et la lucidité qui font parfois défaut à ceux qui n’ont pas dû défendre leur langue ou leur culture. Ils ont, bien avant nous, pris des mesures dont nous nous sommes ensuite inspirés pour préserver notre langue, comme les quotas de chansons en langue française à la radio, par exemple.
Nous partageons avec eux cette conviction que la culture ne peut se réduire à une marchandise comme les autres ; qu’elle justifie un soutien clairvoyant et tenace des pouvoirs publics si l’on ne veut pas du règne sans partage des produits standardisés et de la loi commerciale du plus fort.
Cette langue partagée sous toutes les latitudes, cette langue française est une ressource extraordinairement positive. La solidarité linguistique francophone, j’en suis convaincue, est un facteur rassurant dans un monde qui bouge à vive allure et dans lequel les citoyens ont besoin de repères. Notre commune identité francophone n’est pas un repli ; c’est une identité ouverte et rationnelle. C’est une affinité qui n’exclut pas. Tenir à sa langue, c’est se respecter soi-même et, sachant ce que l’on veut pour soi, le vouloir également pour les autres. Défendre le français, ce n’est pas seulement l’affaire des pays où il est langue première ou officielle, mais celle de tous ceux où on l’aime, où on le parle aux côtés d’autres langues. Notre francophonie n’est pas ennemie du plurilinguisme mais au contraire attentive à tous les « passeports pour l’autre ».
Avec la Gouverneure générale du Canada, les crises internationales
La Gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, est la représentante de la reine d’Angleterre et possède le rang de chef d’État. Nous avons eu un entretien, le 9 mai au matin, de près d’une heure, au cours duquel nous avons évoqué certaines crises internationales.
- Le Liban. Dans la nuit qui a précédé cette rencontre, les affrontements entre partisans de l’opposition et membres de la coalition gouvernementale ont repris à Beyrouth. La Gouverneure générale m’a fait part de sa grande préoccupation, au regard notamment de la forte présence canadienne au Liban (47 000 ressortissants). Nous avons lancé en commun, devant la presse, un appel au calme et au dialogue.
- La Birmanie. La junte militaire craint l’aide internationale par peur de voir s’ouvrir la Birmanie aux étrangers et à leurs valeurs démocratiques. Une seule solution : que la communauté internationale continue à faire pression.
- L’Afghanistan ; Le sujet est délicat pour le gouvernement canadien. L’opinion publique est de plus en plus partagée quant à la présence de soldats canadiens sur place, dont certains ne reviennent que dans des cercueils. Le Canada a toujours été présent dans des missions de maintien de la paix. Pour la première fois, ses troupes se retrouvent au front. Michaëlle Jean a néanmoins défendu l’utilité de la présence canadienne, et les réalisations de cette dernière en faveur du développement de l’Afghanistan. Réalisations utiles, à condition que la population locale se les approprient pleinement. Pour ma part, j’ai rappelé le débat français sur l’envoi de nouvelles troupes et les raisons pour lesquelles je m’y suis opposée.
Ségolène Royal
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Publié le Lundi 05 mai 2008
Par fabre-pujol
publié dans un premier temps le 26 avril cet article fait l'objet de suites que je vous communique ce jour. Après quelques semaines d'exercice de son nouveau mandat il m'a semblé nécessaire d'interroger monsieur le Maire sur sa politique taurine dans le cadre d'une question écrite déposée ce Samedi 26 Avril en séance du conseil municipal. Ce sujet manque de lisibilité alors que l'animation de l'une des plus grandes "plazzas" du monde et les retombées économiques (donc les emplois) que cela représente pour notre ville et sa périphérie, nécessitent, à mon sens que chacun sache ce qu'il en est et ce, sans remettre en cause la créativité du délégataire, Simon Casas. -dans un premier temps j'ai rappelé qu'il n'y avait plus d'élu délégué à la tauromachie ce qui me semble problématique au regard des charges de travail: suivi minutieux de la Délégation de service public, défense des valeurs et traditions taurines, contacts avec l'union des villes taurines, relations avec les clubs taurins, réflexion sur le taux de T.VA. ... -dans un deuxième temps j'ai rappelé que le conseil municipal du 29 Mars 2008 avait délibéré sur les tarifs des places de corridas de la Féria de Pentecôte alors que les billets étaient déjà à la vente, ce qui est une anomalie politique et administrative, montrant que la relation entre la Ville et son prestataire doit être mieux assurée, sauf à accepter que la ville passe sous les fourches caudines du délégataire ce qui ne serait pas sans poser un problème de droit quant au contenu du cahier des charges de la D.S.P. -dans un 3ème temps, j'ai rappelé que la commission taurine extra municipale avait été dissoute à cause d'un désaccord sur la production, à cette Féria, d'un élevage de taureaux qui avait triché lors de sa dernière venue à Nîmes en présentant des taureaux "affeités", ce qui a été constaté par une analyse dont je rappelle qu'elle est à la charge du contribuable nîmois et que cela est contraire au droit coutumier; les clubs taurins menaçant même de ne pas assurer les diverses délégations des corridas à venir (présidence, piques, cavalerie,...) Face à ces désordres je souhaitais que monsieur le Maire dise quelle serait sa politique taurine quelles qu'en soient les origines: landaise, camarguaise, espagnole. Je n'ai eu comme réponse que divers atermoiements dilatoires dont je retiens que le plus fort symbole est que monsieur le Maire exerce l'autorité taurine de Nîmes (ce qui est la règle, même lorsqu'il y a un élu délégué!), que nous n'avions plus de lien avec les villes taurines de France, que la commission allait être réinstallée avec 23 clubs (ce qui est très peu au regard des clubs existants), et rien sur les autres demandes faites à propos de la D.S.P., de la course camarguaise, de la réflexion à mener sur la TVA et à porter sur le plan national, du musée taurin,... Décidemment le Maire a toujours du mal avec le débat démocratique et manifestement ne maîtrise pas très bien ce dossier. Les évènements qui ont marqué ce long W-E du 1er Mai m'ont donné raison, malheureusement. La commission taurine nouvelle est élue et installée; une première remarque, suivie d'une menace de boycott et le Maire suspend les travaux de la dite commission extra municipale aussitôt remplacée par ses séides. Plutot casser que donner l'impression de céder en ouvrant le débat! Il ne reste plus qu'à espérer que par un de ses habituels tour de magie Casas fasse oublier les excès de son mentor, que toros et toreros soient au rendez vous et que le beau temps rende le sourire à chacun....Mais même à Rome le césarisme "Panem et circenses" n'a duré qu'un temps! Alain Fabre-Pujol, Président du groupe "Les Socialistes pour l'Union".
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