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Publié le Lundi 25 mai 2009
Par fabre-pujol
monsieur le Préfet,
le 5 Mai dernier le citoyen Nicolas Sarkozy tenait une réunion publique pour le compte de l'UMP et du Nouveau Centre, à Nîmes, assurant le 4e lancement de campagne pour les élections européennes de la droite parlementaire. Il y tenait un propos sans ambigüité disant ses préférences pour une Europe qui décide et protège, qu'une autre europe est possible, demandant de changer d'europe, tout ceci faisant écho à diverses déclarations qu'il a pu faire, ici et ailleurs, "quand l'Europe veut, l'Europe peut". Ce slogan est d'ailleurs celui de l'affiche électorale de l'UMP et du Nouveau Centre pour la campagne des élections européennes qui est officiellement ouverte ce jour. Or il s'avère que ce serait avec le statut de Président de la République que monsieur Sarkozy se serait déplacé en notre bonne ville de Nîmes avec l'ensemble des moyens de l'Etat: frais et moyens de déplacement de la Présidence, mobilisation des forces de l'ordre, 15 000 invitations envoyées par la Préfecture du Gard, personnels de l'Etat mobilisés pour assurer la réception de personnalités, ........ Si je peux comprendre que le déplacement du citoyen Sarkozy, au regard de ses fonctions de Président de la République, fasse l'objet d'une attention particulière, le mélange des genres serait une grande première depuis les débuts de la Ve République; en 51 ans aucun Président ne s'est permis de financer ainsi une participation à une campagne électorale. Ces faits, avérés, constitueraient le financement d'une campagne électorale sur des fonds publics, pratique illégale, qui devrait renvoyer le citoyen Sarkozy devant la Haute Cour de Justice puisque celui ci est aujourd'hui le Président de la République française. Je souhaite monsieur le Préfet que vous puissiez lever tout doute sur ce déplacement, ce dont je vous remercie par avance. Dans l'attente de vous lire je vous prie de croire à l'expression de mes sentiments distingués. alain FABRE-PUJOL ancien Député conseiller municipal de Nîmes Président du groupe "les socialistes pour l'union"
Publié le Samedi 23 mai 2009
Par fabre-pujol
lettre ouverte à Damien ALARY, Président du conseil général du Gard et Vice président du Conseil Régional Languedoc roussillon.
Monsieur le Président et cher ami, Berceau du vin rosé en France, la Provence s’est lancée dans une croisade contre “l’hérésie” consistant à couper du vin blanc avec du vin rouge, technique à laquelle l’Union européenne s’apprête à donner son feu vert. Les viticulteurs du Languedoc peuvent eux aussi s’inquiéter de ce projet de l’Union Européenne qui a valu une des plus belles volte-face du gouvernement français et de son ministre de l’agriculture Michel Barnier qui après avoir donné son aval à Bruxelles le 27 janvier a demandé le report au lendemain des élections européennes pour lesquelles il est candidat.
En Provence, du petit producteur aux hommes politiques, tous partis confondus, la mobilisation est totale avant la décision finale des experts des Vingt-Sept sur ces nouvelles pratiques œnologiques, attendue le 19 juin à Bruxelles.
Sur le fronton du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), dirigé par notre ami Michel Vauzelle (PS), une immense banderole a été déployée pour la défense du terroir. Idem du côté du conseil de la communauté du pays d’Aix présidé par Maryse Joissains (UMP), qui regroupe 34 communes et qui a voté à l’unanimité le principe d’une plainte pour “contrefaçon” au cas où l’UE confirmait l’autorisation du coupage. Je vous suggère d’en faire autant sur le Bâtiment du Conseil Général du Gard et de la Maison de la Région, pour l’affichage, surtout en cette époque de Féria, et pour examiner un éventuel dépôt de plainte.
Le vin rosé s’obtient par un véritable procédé de vinification : une brève macération de la pulpe et de la peau de raisins rouges. Si l’essentiel de la production française vient de Provence, d’autres régions comme La Loire, la Corse, le Sud-Ouest et la nôtre en produisent également.
De son côté, le vin de coupage que l’on appellerait aussi “rosé” serait issu du mélange de 98% de vin blanc et 2% de vin rouge, pratique aujourd’hui utilisée en Afrique du Sud, aux Etats-Unis ou en Australie.
Nous devrions avoir le droit d’étiqueter nos flacons “vin rosé traditionnel” ou “vin rosé véritable”. Devons-nous nous satisfaire de cela ? Clairement non, l’essentiel des consommateurs ne connait pas grand chose aux procédés de vinification et à la culture du vin. Si on en reste là, qui se souviendra dans 5 ans de cet épisode et fera la différence entre les rosés traditionnels et les rosés frelatés ?
L’objectif officiel recherché par la Commission européenne, présidée par la droite, à l’origine de la proposition, est de permettre aux viticulteurs européens de concurrencer l’Afrique du Sud, l’Australie ou encore le Chili sur les marchés d’exportation, comme en Asie.
On peut évidemment redouter des conséquences graves pour la filière et la dénaturation de l’image des vins rosés avec un déséquilibre du marché, une perte de confiance du consommateur encore une fois abusé alors que l’on peut parfaitement concurrencer le rosé de coupage en faisant de la qualité. On n’est pas obligé de céder au lobby du négoce pour cela.
On peut évidemment penser que ce projet fumeux n’est qu’un paravent pour permettre à certains opérateurs de profiter de la montée du rosé pour caser certains stocks de vin blanc difficilement vendables…
Le 26 mai à Bruxelles, les viticulteurs français tiendront une conférence de presse commune avec leurs homologues espagnols, italiens, allemands et suisses. La bataille s’est organisée sur internet. Sur le site www.coupernestpasrose.com une pétition a déjà recueilli 30 000 signatures.
Sur le plan économique, l’enjeu est de taille car le marché du vin rosé est en pleine expansion à l’inverse des vins rouges et blancs qui se vendent plus difficilement. La première victime sera assurément la viticulture méditerranéenne. Michel Vauzelle, président de la région PACA, parle même d’un “séisme” à venir à cause de cette “hérésie”. “Une chose est certaine, des milliers d’emplois sont en jeu (entre 6 000 et 25 000) ! Les choses pressent car si les nouvelles règles européennes devaient être adoptées, elles seraient appliquées dès le 1er août 2009. amicalement, Alain FABRE-PUJOL, Ancien Député, Conseiller municipal de Nîmes (les socialistes pour l’union)
Publié le Mardi 19 mai 2009
Par fabre-pujol
Le regard de Philippe Labro. journaliste, écrivain et cinéaste. Alors que dans l'indifférence quasi générale une femme se battait pour la Démocratie, contre la puissance des multinationales (dont le groupe TOTAL), pour la mise à bat d'un régime militaire issu d'un coup d'état qui la privait d'une victoire électorale sans précédent, j'ai reçu une délégation du gouvernement Birman en exil au début des années 2000. Depuis, je suis son combat avec beaucoup d'émotions, mais sans faillir à la parole donnée à ses émissaires. à nous tous de rendre la voix de la liberté plus forte. je laisse place au beau texte de philippe LABRO.
 C'est le combat entre le jasmin et l'acier, entre la grâce et l'épaisseur, entre le visage diaphane et exigeant de la liberté et le masque repu et obtus de la répression. C'est le contraste absolu entre une femme seule et un général dictatorial. Mais les choses ne sont jamais aussi simples à résumer, car la femme est silencieusement soutenue par la majorité d'un peuple (ils sont des millions de Birmans) alors que, de son côté, l'homme possède 500 000 militaires à ses ordres et une cour rapprochée de fantoches imbéciles et médaillés, quelques généraux aussi cruels que lui. C'est l'histoire d'Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix 1991, emprisonnée par Than Shwe, chef de la junte birmane. C'est une des femmes les plus célèbres du monde et, cependant, l'une des moins visibles. J'essaie d'étudier, scruter, analyser ce qui se lit dans son beau et grave regard tel que je le découvre à travers la dernière photo que l'on possède d'elle et qui date du 2 février 2009. Il serait surprenant que l'on trouve un cliché plus récent, dans la mesure où l'homme qui la hait d'une haine viscérale frisant l'hystérie, vient de la faire incarcérer dans une prison dont on dit qu'elle constitue le plus horrible trou du plus obscur des enfers sur la terre. Dérision : la prison s'appelle Insein - prononcez «Insane» -, ce qui se passe de commentaire. Tout est tristement symbolique, dans l'affaire Aung San Suu Kyi, cet emblème de l'opposition birmane à la junte militaire dominée par le gras et courtaud monarque proclamé, le général Than Shwe. Nous savons désormais que le sort de cette femme va se jouer à partir d'aujourd'hui, à Rangoon, au cours d'un procès qui sera tronqué, et cela grâce à une manipulation, un piège ourdi par les autorités afin de l'accuser d'avoir enfreint la loi - mascarade qui donne à la junte le droit «légal» de la priver, à nouveau, de liberté. La «communauté internationale» a bien compris qu'il s'agissait d'une manœuvre grossière venue de loin, et que les partisans de la Dame au jasmin redoutaient à mesure qu'on approchait de la date «légale», elle aussi, de la levée, le 27 mai prochain, de sa détention en résidence surveillée. Lamentable stratagème qui prouve à quel point les militaires birmans, malgré leur omniprésence, le verrouillage des opinions et des médias, la complaisance muette de la puissance voisine (la Chine) craignent cette petite personne d'1,62 m et de moins de 50 kg, dont l'état de santé inquiète ceux qui l'aiment. Mais que dit et que fait la «communauté internationale» ? Ce terme pompeux prête à sourire, car ladite «communauté» ne réagit réellement que lorsqu'elle est certaine de ne heurter aucune sensibilité d'État, ne perturber aucun accord commercial géant, n'entraver en rien la bonne marche des affaires et de la realpolitik. Détermination Revenons plutôt à cette photo. Visage comme lavé par les épreuves, lissé par le temps passé, soit en prison, soit dans sa résidence surveillée de l'avenue de l'Université à Rangoon. Si l'on compte bien, cela fait plus de 13 ans d'allers et retours, de surveillance policière constante, de contrôle quotidien des paniers de nourriture qu'on livre à sa porte, de prétextes répétés pour étouffer l'expression de sa conviction dans la démocratie. Tout cela se voit sur cette figure qui ne sourit plus mais conserve, à 63 ans, la singulière lumière de sa détermination, sa sérénité, sa foi bouddhiste. Les yeux noirs en amande fixent l'objectif, comme s'ils allaient au-delà de l'appareil, comme s'ils contemplaient sa propre vie, le souvenir du père disparu - le héros de l'indépendance birmane - auquel elle ressemble tant : même ovale, même lèvres fines, même élégance aristocratique ; les séquences de violence (tentative d'attentat à Depayin en mai 2003) ; la victoire écrasante au cours des élections générales en 1990, immédiatement étouffée par la junte qui refuse le verdict des urnes ; la mort de son mari à l'étranger, et le sacrifice qu'elle fait en choisissant de ne pas aller à ses funérailles, puisqu'elle sait qu'on l'empêcherait de revenir en Birmanie, et ses enfants, éloignés dans d'autres pays. Sa solitude malgré les prix, les pétitions, les lettres de dirigeants du monde entier, et puis l'admiration de tout son peuple. Il fallait voir, pendant sa période de liberté que j'ai baptisée le “Printemps de Rangoon”, en 1995, raconte Thierry Falise, comment ils venaient de partout, paysans, ouvriers, étudiants, cadres et moines pour l'écouter. Certains avaient fait 7 heures de marche afin de suivre ses discours en public. Sobriété Grand reporter indépendant, auteur d'une remarquable biographie de 340 pages (Le Jasmin ou la Lune, parue chez Florent Massot, avec une préface de Jane Birkin), Falise, 52 ans, qui vit et travaille à Bangkok où je l'appelle, sait décrire le charme et la personnalité de celle qui ne put pas aller chercher son Nobel à Stockholm mais distribua le million et demi de dollars du prix aux indigents et aux pauvres de Birmanie. «On la dit fragile, frêle, mais c'est un leurre. Elle est costaud. Elle tient le coup. Quand elle souriait, j'étais frappé par les petites plissures d'adolescence autour des narines, le frémissement de ses hautes fossettes. Je la revois, comme si c'était hier, à l'époque où, malgré sa détention, elle pouvait encore s'exprimer.» Avec une frange de cheveux noirs coquettement partagée en plusieurs mèches sur une moitié de son front, avec cette silhouette en blouse jaune (la couleur de la défiance), avec la sobriété de son sarong, qu'on appelle longyi, avec ce profil typique des croisements de race entre Inde et Asie, sa denture parfaite, cette voix au ton un peu professoral, teinté des sonorités d'Oxford où elle fit ses études, elle parlait pendant trois heures, tous les week-ends, derrière le portail de sa résidence, juchée sur une petite échelle, devant un micro tenu par un fidèle. Liberté Aujourd'hui, on ne l'entend plus. On ignore dans quelle cellule de la prison folle la junte l'a consignée. On imagine qu'ils la traitent de façon plus déférente que les détenus de droit commun, car ils savent qu'ils ne gagneraient rien à sa disparition. Sa mort pourrait déclencher une vraie guerre civile. Jane Birkin, qui l'a rencontrée il y a longtemps, avait été impressionnée par sa fierté, son humour, la malice avec laquelle elle s'était définie «prudemment téméraire». «Je suis sûre, continue Jane, que Gandhi faisait le même effet sur les gens. Elle vous demande : “comment allez-vous, que faites-vous», elle parle peu d'elle-même. Elle possède la capacité de résistance de ceux qui s'adonnent à la contemplation intérieure. Elle m'avait dit : “je serai toujours libre puisque la liberté, c'est le pouvoir de se libérer de la peur.”» Il paraît que la traduction littérale du nom de la Birmane est «collection brillante de victoires étranges». On est en droit d'espérer que l'incarcération brutale et le procès inique d'Aung San Suu Kyi aboutiront paradoxalement à son ultime «étrange victoire». C'est une théorie avancée par mes interlocuteurs. La junte birmane, en effet, ce coup-ci, est peut-être allée trop loin et la courageuse «communauté internationale» aura peut-être, enfin, uni ses efforts pour faire libérer la femme-liberté. C'est un espoir, mais il est aussi fragile que la fleur de jasmin qu'Aung San Suu Kyi fiche délicatement derrière son oreille. La Fontaine a écrit quelque part : «Jasmins dont un air doux s'exhale, fleurs que les vents n'ont pu ternir.»
Publié le Lundi 18 mai 2009
Par fabre-pujol
le Conseil Municipal de ce Samedi 16 avait, en point 80 de son ordre du jour, un projet de délibération sur la Délégation de Service Public : restauration collective cantines scolaires. Partisans de l’économie mixte nous ne sommes pas opposés à l’action privée dans le périmètre de notre communauté : -qu’il s’agisse d’activités purement commerciales : spectacles, buvette de arènes, sport professionnel, foires et marchés tels « les puces »,…… -qu’il s’agisse de projets créés par le mouvement associatif porteur de lien social comme, par exemple le festival de la Bande Dessinée, animations de club taurins, ou les anciens festivals dans les quartiers. Mais dès lors qu’il s’agit de l’intérêt général nous sommes sur la même position que l’observatoire national des services publics qui dénonce l’opacité, le manque d’efficacité, l’absence de contrôle sérieux et le surcoût des D.S.P. : ainsi des transports, de la culture, du nettoiement, des centres de loisirs, de l’eau et de l’assainissement…et de la restauration scolaire. Sans remettre en cause le travail de qualité des services municipaux, sous la houlette de deux adjoints au maire sérieux (éducation et marchés publics) qui ont permis de notables avancées au regard de l’ancienne D.S.P. (bio, cuisine centrale, personnel,….) pour nos 45 restaurants scolaires, nous avons voté contre la délibération proposée au Conseil Municipal. Président du groupe "les socialistes pour l'union"J’avais pris soin d’en parler à nos camarades des groupes « communistes », « socialistes et radical » pour un vote commun: « contre ». Chaque Président de groupe ayant donné son aval nous avons été surpris du vote d’abstention du groupe socialiste qui vaut quitus à la majorité municipale, à l’exception de l’élue radicale de gauche qui a tenu, elle, l‘engagement de son groupe. Ce vote est motivé par notre souhait de ne pas changer les éléments d’un système, celui de la droite libérale en responsabilité municipale, mais de changer le système ; avec la prudence nécessaire pour tenir compte du mauvais état financier de la Ville. Il est montré que dans beaucoup de domaines le service public rend une meilleure prestation à un meilleur prix (l’exemple de l’eau à Nîmes est criant à cet égard et celui de la tauromachie tout autant). La Droite restant dans sa logique de démantèlement du Service Public, comme sur le plan national et sur le plan européen avec MM Sarkozy et Barroso, a fait adopter cette délibération.
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