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Le blog de fabre-pujol
Publié le Mardi 28 août 2007
Par fabre-pujol

message d'Yvette ROUDY, ancienne Ministre, Députée honoraire, aux amis d'Arnaud Montebourg.
   Chers amis,

   (Personnel)......
   Plus que jamais il est important -je sais de nous retrouver, d’échanger, de réflechir ensemble.

   Rarement avons-nous eu à traverser passage aussi difficile; Il faut avoir au coeur des convictions solides pour ne pas céder au découragement devant les paroles, les jugements, les comportements de certains d’entre nous dont les situations doivent tout à notre parti et qui sont les premiers à participer à sa destruction

   Parce qu’enfin si on veut à tout prix trouver un bouc émissaire à notre échec à la Présidentielle, - le 3° nous savons - n’est ce pas un peu facile de charger essentiellement la candidate. Au-delà de quelques erreurs mineures, elle restera celle qui à rendu l’espoir, ouvert les portes, amorcer la rénovation, rassemblé 17 millions d’électeurs.

   Nul n’ignore aujourd’hui que la responsabilité première de notre échec réside dans l’hostilité, l’aigreur, la vanité, la misogynie que ceux qui n’ont jamais accepté sa désignation par plus de 60% de nos militants, mais qui hélas détenaient et détiennent toujours les commandes d’un appareil qui ne manque ni de bras, ni de moyens financiers mais qui manque d’une seule qualité politique si rare aujourd’hui : le courage!

   Je voudrais remercier Arnaud pour les remarquables services qu’il a rendu pendant la campagne. Pour ceux aussi qu’il se prépare à rendre encore, à l’Assemblée Nationale, où il a enfin trouver la place qu’il mérite sans oublier le Parti où il doit faire entendre sa voix davantage. Pour cela il a besoin de nous tous autour de lui parce qu’il incarne - tout comme Ségolène - le renouveau du socialisme que nous attendons. Je le répète : ces deux là sont faits pour s’entendre

   Vous tous représentez non seulement les nouvelles générations le jeunissme n’étant pas une valeur - mais vous représentez surtout le courage politique, l’esprit de conquête, d’entreprise, indispensables à la reconstruction d’un socialisme moderne dont l’esprit premier la lutte contre les inégalités reste une des plus grandes idées de notre époque . Une grande idée qui a encore beaucoup de beaux jours devant elle.


Yvette Roudy

Ancienne Ministre , Parlementaire honoraire.

Publié le Lundi 27 août 2007
Par fabre-pujol
   notre ami Gérard DENECKER était présent à la Fête de la Rose à Melle autour de la candidate qui a su rassembler 17 millions de Français en mai dernier. Noyé parmi les 2000 participants, il a écouté le discours et pu échanger avec nombre de présents, dans la chaude ambiance de cette fête estivale. 
   Sérénité de Ségolène Royal, sans esprit de revanche, sans  amertume, en contraste avec « la chaude affection littéraire qui l’entoure en cette rentrée (1). « La priorité aussi donnée au « travail collectif de longue haleine » et la volonté de participer  à une « rénovation profonde de nos méthodes et de certaines de nos valeurs », en rejetant tout esprit de compétition. « Il faut être inventifs, créatifs, ne pas seulement déplorer ce qui n’est plus, mais repérer et comprendre les prémisses d’autres possibles ». Des propos soucieux de tenir compte des « leçons de la présidentielle » pour redéfinir des réponses socialistes « en prise directe sur la société », pour organiser un « grand parti moderne, portes et fenêtres largement ouvertes », en partant d’une « analyse sans œillères des réalités » telles qu’elles sont, autant que des attentes des Français.  Des propos qui amorcent la réflexion dans le cadre de cette réalité qu’est l’économie de marché, « sans pour autant lui faire confiance pour assurer la justice sociale et la cohésion démocratique des sociétés ». Des propos pour réfléchir au bien fondé de la critique de gauche de l’individualisme, une gauche pourtant si soucieuse des droits de chaque être humain au travail, au logement, au savoir, à la santé afin d’assurer le plein épanouissement de chacun dans un cadre collectif de justice et de solidarité. Ce discours de Melle est le premier grand discours politique à gauche depuis la présidentielle, intervention longuement applaudie par des militants dont nombre ont déclaré retrouver confiance.
   Un discours extérieur aux mesquines querelles, ouvert sur des pistes de réflexion nouvelles pour rebâtir un grand parti moderne au service de la France et des Français. Et il est réconfortant d’entendre Ségolène inviter les socialistes à adopter « 
la même attitude intellectuelle que celle d’un chercheur devant un problème nouveau : modestie mais obstination, esprit de curiosité et d’inventivité, rassemblement des intelligences, invention de nouvelles façons de faire, de se parler et de réfléchir ».
Gérard Denecker
1 )  C’est dit par Ségolène Royal avec humour et sérénité au moment où quelques nostalgiques se défoulent en livres polémiques allant jusqu’à accuser la candidate d’avoir " de complicité idéologique avec la droite" (Liennemann) 
Publié le Mercredi 15 août 2007
Par fabre-pujol
Humeur : Tendre
 
il est des chansons éternelles que l'on redécouvre au hasard de l'été; celle ci est l'une de celles qui ont bercé une partie de ma soirée d'hier, écrite et chantée par Jacques BREL: LA QUETE....J'aurais pu choisir "quand on n'a que l'amour", mais j'ai fait un rêve.........
   rêver un impossible rêve
   porter le chagrin des départs
   brûler d'une possible fièvre
   partir où personne ne part
   aimer jusqu'à la déchirure
   Aimer,même trop, même mal,
   tenter, sans force et sans armure,
   d'atteindre l'inacccessible étoile
   telle est ma quête.
   suivre l'étoile
   peu m'importe mes chances
   peu m'importe le temps
   ou ma désespérance
   et puis lutter toujours
   sans question ni repos se damner
   pour l'or d'un mot d'amour.
   je ne sais si je serai ce héros
   mais mon coeur serait tranquille
   et les villes s'éclabousseraient de bleu
   parcequ'un malheureux
   brûle encore,bien qu'ayant tout brûlé
   brûle encore,même trop, même mal
   pour atteindre à s'en écarteler
   pour atteindre l'inaccessible étoile.
Publié le Lundi 13 août 2007
Par fabre-pujol

Montebourg : « La République doit payer les vacances du président » Propos recueillis par Béatrice Houchard ("Aujourd'hui en france" du 11 aout 2007)

 

Selon Arnaud Montebourg, la fonction présidentielle est affaiblie par Nicolas Sarkozy. Le député PS, quitte à prendre l'opinion à rebrousse-poil, propose que les contribuables payent les vacances du chef de l'Etat.

Député socialiste de Saône-et-Loire, ancien porte-parole de Ségolène Royal, Arnaud Montebourg critique le choix de Nicolas Sarkozy (qui déjeune aujourd'hui avec George Bush) des Etats-Unis pour ses premières vacances de président. Et parle de la « convalescence » du Parti socialiste.

Les vacances du président de la République doivent-elles forcément faire l'objet de polémique ?

Arnaud Montebourg .

De polémique, certainement pas. D'observation, oui. M. Sarkozy n'est pas un citoyen ordinaire. Il est le président de tous les Français. Le choix de ses lieux de vacances n'est pas sans conséquence politique. Lorsqu'il va, juste après son élection, dans ce paradis fiscal qu'est Malte, sur le yacht battant pavillon de complaisance d'un ami milliardaire, lorsqu'il choisit pour ses premières vacances les Etats-Unis, où il attend pendant trois jours le coup de fil de confirmation d'un déjeuner avec George Bush, le président affaiblit l'autorité symbolique de sa fonction en donnant le sentiment d'une dépendance à l'égard de l'argent et de la puissance des autres. Et il froisse l'image d'indépendance que la France détient aux yeux du reste du monde.

Selon vous, il n'aurait pas dû choisir les Etats-Unis ?

Il aurait dû rencontrer le président américain lors d'un voyage d'Etat, pour mettre sur la table des lourds sujets de désaccord comme l'Irak ou la non-ratification par les Etats-Unis du protocole de Kyoto. Il aurait dû prendre la décision d'ouvrir le débat avec nos amis américains, qui sont nos alliés historiques, de puissance à puissance. Il eût été, de sa part, plus consensuel de prendre ses premières vacances en Europe afin de montrer son attachement à celle-ci plutôt qu'au bord d'un lac luxueux en attendant les bonnes grâces de la Maison-Blanche...

Vous pensez qu'il n'est allé aux Etats-Unis que pour cela ?

Je ne sais pas. Le vrai problème, c'est cette manière de réhabiliter l'aristocratie financière internationale, ce qu'on appelle la jet-set. Un président de la République doit se situer au-delà des groupes de pression et des intérêts privés. Ce sont des amis multimillionnaires qui lui paient ses vacances. Un président qui a des amis richissimes est toujours porté à les remercier en faisant commerce du pouvoir qu'on lui a confié. Nous sommes très, très loin de Guy Môquet le communiste et de Jean Jaurès le socialiste. Ça ne me gênerait pas que la République paie au président des vacances, même chères, pourvu que ce soit aux frais des contribuables. Je ne souhaite pas que le président de la République, de toute la République, dépende de milliardaires. Ils ont d'ailleurs déjà été remerciés avec le paquet fiscal qui, de fait, a supprimé pour eux l'impôt sur la fortune.

« Une lourde régression démocratique »

Qu'attendez-vous de la commission d'enquête sur la libération des infirmières bulgares ?

Les Français doivent connaître l'étendue de nos accords avec la Libye, cet Etat qui est à peine sorti du terrorisme, et qui s'est comporté dans cette affaire comme un preneur d'otages rançonnant les Etats européens. Donner à la Libye des outils nucléaires et militaires sans exiger qu'elle respecte les règles élémentaires du droit international et la morale attachée aux droits de l'homme est source d'inquiétude pour la communauté internationale. La France est-elle à ce point en difficulté économique qu'elle ne serait plus regardante sur les contrats qu'elle signe ?

Avez-vous été choqué par l'intervention de Cécilia Sarkozy dans cette affaire ?

Le président de la République fait ce qu'il veut avec son épouse et ses émissaires. Ce qui n'est pas normal, c'est qu'il signe des accords secrets. Sur l'affaire libyenne, les institutions n'ont pas fonctionné et les mensonges se sont succédé. Là encore, nous manquons d'une vision d'homme d'Etat capable de montrer les choix de politique étrangère que nous défendons, qui formule sérieusement nos intérêts et les buts que la France poursuit, en Libye comme ailleurs. La commission d'enquête devra tirer tout cela au clair.

Pourquoi dites-vous qu'avec Nicolas Sarkozy on change d'époque ?

Le changement de système politique que, par son comportement, M. Sarkozy essaie d'imposer aux institutions montre toutes ses limites. Les ministres ne s'expriment plus. Le Premier ministre reste silencieux. L'entourage du président remplace le gouvernement dans les fonctions vitales de l'Etat alors qu'il n'est responsable ni devant les citoyens ni devant le Parlement. Cette concentration abusive des pouvoirs se retournera contre son instigateur. C'est une lourde régression démocratique pour la France.

Comment va le Parti socialiste ?

Il est en convalescence. C'est une vieille porcelaine fragile. Il faut le ménager et l'amener à évoluer en respectant les délais qui ont été fixés et en travaillant à recoudre les blessures et les fractures multiples. C'est un travail de dentellière. Il y faudra de la patience et de la délicatesse.

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