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Le blog de fabre-pujol
Publié le Mardi 16 septembre 2008
Par fabre-pujol
 Le Réseau Education Sans Frontières de Nîmes organise
 une bodéga ce Vendredi 19 Septembre 2008
 
Publié le Dimanche 14 septembre 2008
Par fabre-pujol

   Le ministère de l’immigration vient de faire paraître un appel d’offre relatif à « l’information en vue de l’exercice » des droits des étrangers dans les centres de rétention administrative suite à la publication d’un décret en date du 22 août 2008.
   Cet appel d’offre intervient dans un contexte très préoccupant, que traduisent notamment :
 - les quotas d’expulsion, qui induisent non seulement des interpellations tous azimuts, mais aussi des dérives scandaleuses de la part des services des préfectures et de la police,
 - la généralisation des rafles d’étrangers,
la mise en place de fichages de tous les étrangers (fichier Eloi) ou de leurs soutiens (fichier Edvige), fichier dont j'avais déjà dénoncé l'existence en Août, avant que la vague de protestation de début septembre n'oblige le gouvernement à reculer sur ce dernier texte.
 - l’adoption de la directive de la honte dite « retour », le 18 juin 2008, par le Parlement Européen, qui systématise l’enfermement des migrants
 - la construction exponentielle des centres de rétention dans toute la France,
 - l’externalisation des lieux de rétention hors des frontières de l’Union européenne,
 - les conditions quotidiennes de rétention dénoncées tant par les retenus étrangers, les associations et les parlementaires que par des instances européennes ou internationales,
 - l’arrogance du gouvernement face aux critiques de sa politique d’immigration, qui détruit des familles, expulse des enfants, pousse au désespoir et va jusqu’à provoquer des morts,
 - la remise en cause du travail de la Cimade, qui permet à des milliers d’étrangers de faire valoir leurs droits devant les juridictions françaises (tant sur leurs conditions d’interpellation, de rétention et de reconduite à la frontière) et de faire connaître ce qui se passe dans les lieux de rétention, ce dont je peux témoigner, ici, à Nîmes avec le combat de la CIMADE et de RESF que j'accompagne le plus régulièrement qu'il m'est possible.
 - les tentatives (notamment dans le cadre d’une réforme constitutionnelle) de mettre au pas les juges qui sanctionnent les pratiques illégales des préfectures et les violations des droits des étrangers retenus.
   Aujourd’hui, le gouvernement veut rendre muettes et dociles les associations qui interviendraient dans les centres de rétention en :
 - divisant en « lots », pour mieux régner, les divers sites d’intervention des associations,
 - écartant les regroupements d’associations de l’appel d’offres, ce qui rendra très difficile l’élaboration de bilans nationaux sur la situation dans les lieux de rétention,
 - obligeant ces associations à distribuer la documentation fournie par l’administration,
 - imposant à ces intervenants – sous la menace financière d’une rupture sans indemnité - un devoir de neutralité et de confidentialité, obligations incompatibles avec la défense effective des droits des étrangers placés en rétention.
   En bref, le ministre de l’immigration veut des associations aux ordres, afin que les centres de rétention, loin de tout regard critique, redeviennent des espaces sans contrôle. »

Publié le Samedi 13 septembre 2008
Par fabre-pujol
   Surprise!
 Dans cette bonne ville de Nîmes qui vit son maire supprimer en avril dernier la commission extra-municipale taurine, dire qu'il n'y aurait plus de contrôle sur les cornes des toros (bonjour les trafics), confirmer que notre ville n'était plus membre de l'Union des Villes Taurines de France,.... Il existe un règlement taurin auquel il est fait référence au dos des billets de corrida; et on ne se refait pas, c'est l'article relatif au trouble de l'ordre public qui est rappelé!.
   les aficionados sont comblés de savoir qu'un règlement existe mais restent perplexes: est ce le règlement taurin espagnol? Le règlement français? ou un règlement nîmois faisant appel à la tradition orale du mundillo fourniériste?
   Réponse de monsieur le maire attendue bientôt.........
Publié le Vendredi 12 septembre 2008
Par fabre-pujol
 Par Guillaume Duval,
 rédacteur en chef d’Alternatives économiques
auteur de « Sommes-nous des paresseux ? Et trente autres questions sur la France et les Français » aux éditions du Seuil

Le 21 août dernier, Christine Lagarde, Ministre de l’économie, se félicitait du succès de la loi TEPA, et tout particulièrement de son volet heures supplémentaires. Une semaine plus tard, l’ANPE confirmait la remontée du chômage au mois de juillet. Quantitativement le succès des heures supplémentaires détaxées est indéniable mais, dans le contexte économique actuel, il traduit une politique digne des Shadoks ou du père Ubu. Face au risque de récession le gouvernement devrait au contraire revenir d’urgence sur une mesure qui aggrave la situation de l’emploi.

Le nombre des heures supplémentaires déclarées - 182 millions au second trimestre 2008 - s’est accru de 6 % par rapport au premier trimestre 2008 et de près de moitié par rapport au premier trimestre 2007. Du coup, les exonérations correspondantes ont déjà coûté 1 355 millions à la Sécurité sociale sur les six premiers mois de l’année, auxquelles il faut ajouter les pertes d’impôt sur le revenu pour le budget de l’Etat. Soit un coût total estimé à 4 milliards d’euros en 2008 pour les finances publiques par Christine Lagarde. Quasiment la moitié du déficit de la Sécurité sociale cette année. Une politique qui profite surtout aux plus grandes entreprises : 85 % des entreprises de plus de 2000 salariés ont eu recours à ce dispositif contre moins du tiers des entreprises de moins de dix salariés.

Parallèlement, l’INSEE vient d’annoncer un recul du PIB de 0,3 % au second trimestre 2008 et la perte de plus de 12 000 emplois dans le secteur concurrentiel pour la première fois depuis début 2004. Avec en particulier un recul de 45 000 postes d’intérimaires, signe que la dégradation de l’emploi ne fait probablement que commencer : si l’activité n’a pas reculé davantage au second trimestre 2008 c’est notamment parce que les entreprises ont gonflé leurs stocks à hauteur de 0,3 points de PIB, une tendance qui n’a aucune chance de se poursuivre. De plus la productivité a baissé parallèlement de 0,5 % dans l’économie française, indiquant que les entreprises ont retardé l’ajustement à la baisse de leurs effectifs. Côté emploi, le pire est donc probablement à venir. Côté chômage, les derniers chiffres de l’ANPE confirment sa remontée. Le nombre des chômeurs de catégorie 1 n’a certes encore progressé que de 11 000 personnes depuis avril dernier. Mais le nombre total des inscrits à l’ANPE (en dehors de ceux qui ont un emploi et en cherchent un autre) a bondi de 39 800 personnes en l’espace d’un mois, de juin à juillet. L’impact de cette hausse sur le chiffre officiel du chômage a été limité parce que le nombre des demandeurs d’emploi envoyés en formation (et donc retirés de cette statistique) s’est accru lui aussi de 25 000 personnes en un seul mois... Cette quasi stabilité ne devrait de toute façon malheureusement pas résister à l’arrivée massive cet automne des nouveaux diplômés sur un marché du travail très déprimé : c’est déjà surtout chez les moins de 25 ans que la remontée du chômage est sensible. De plus le gouvernement veut restreindre à partir de 2009 l’accès au dispositif « carrières longues », permettant aux salariés de plus de 56 ans qui ont commencé à travailler très tôt de partir en retraite avant 60 ans. Une initiative qui devrait contribuer à aggraver significativement la situation du marché de l’emploi dans la mesure où c’était pour une bonne part le succès inattendu de ce dispositif qui explique la rapide décrue du chômage ces dernières années. A quoi vont s’ajouter les effets de la toute nouvelle loi « portant rénovation de la démocratie sociale et réforme de la durée du travail » votée au début de l’été qui multiplie encore les possibilités de faire faire des heures supplémentaires et d’allonger le temps de travail des salariés en « forfaits jours ».

Bref, en période de croissance relativement rapide et de baisse du chômage, comme c’était le cas en 2007 lorsque Nicolas Sarkozy est devenu président de la République, il était déjà étrange d’inciter, avec force argent public, les entreprises à faire faire des heures supplémentaires aux salariés déjà en poste plutôt que d’embaucher des chômeurs ou des jeunes qui sortent de l’école. Alors qu’avec 8,5 % de chômeurs en juillet 2007, la France se situait toujours dans le peloton de tête du chômage au sein de l’Europe des 27, précédée seulement par la Grèce, la Pologne et la Slovaquie… Mais aujourd’hui, il est tout simplement surréaliste de se féliciter de l’accroissement de ces heures supplémentaires. Un petit calcul de coin de table illustre l’absurdité d’une telle démarche dans le contexte actuel : un emploi salarié coûtait en 2007 41 000 euros en moyenne en France. Au lieu de dépenser 4 milliards d’euros avec comme résultat de dissuader les entreprises qui le pourraient d’embaucher, l’Etat pourrait donc, avec la même somme, financer entièrement 100 000 emplois supplémentaires ou encore, avec une subvention correspondant au tiers de leur coût, 300 000 de plus... Si les pouvoirs publics doivent aider des gens à « travailler plus pour gagner plus », qui pourrait contester que ce soient d’abord les chômeurs, dont le nombre augmente de nouveau, qui doivent en priorité profiter de cette aide ?

Christine Lagarde et Nicolas Sarkozy ne sont, bien entendu, responsables ni de la crise des subprime, ni de la hausse des prix du pétrole et des produits alimentaires. Et donc a fortiori de la récession qui menace désormais la France et l’Europe. Mais dans un contexte profondément transformé par rapport à celui de l’été 2007, il n’est pas interdit de ranger l’idéologie au placard et de faire preuve d’un peu de pragmatisme... Errare humanum est, perseverare diabolicum, disait-on autrefois...

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